Tagebuch

18.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Un Dieu comme ça? Vraiment?

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Écoute ça: « Le Seigneur, notre Dieu, est un feu dévorant et un Dieu jaloux. » C’est écrit dans la Bible, dans le Deutéronome, au chapitre 4, verset 24. Bon! Soyons honnêtes! Qui voudrait croire en un tel Dieu? Un Dieu qui dévore comme un feu et qui, en plus, est jaloux, c’est-à-dire fanatique et même envieux. Veut-on s’infliger un tel Dieu? Exactement! C’est ce que je veux dire. Si tu ne lis ou n’écoutes que ce passage sur ce Dieu de la tradition judéo-chrétienne, tu t’en détournes à juste titre et tu te tournes plutôt vers des dieux plus agréables, qui ne sont pas aussi sévères, dévorants et éperdument amoureux que celui-là. Alors, tu agis avec ce Dieu comme tu agis avec les hommes. Tu ne veux que les côtés agréables de ton prochain, tu ignores ses côtés sombres et tu te sépares de lui, car ses abîmes et ses côtés sombres te rebutent. D’accord. Tu n’es pas obligé de les trouver formidables. Mais renoncer aux côtés ensoleillés à cause des côtés sombres? Tu peux profiter des côtés ensoleillés en communauté et laisser les côtés sombres à ton vis-à-vis. Si tu veux vivre avec lui, prends tes distances par rapport à eux et accepte-les. À ce stade, tu ne peux pas sauver ton vis-à-vis. C’est à lui de travailler sur lui-même. Si toutefois les côtés sombres deviennent trop dominants, tu dois te demander si la vie commune est encore envisageable pour toi. Il en va de même pour ce Dieu de la Bible cité au début. On se demande: un tel Dieu peut-il entrer dans mon cœur? Il faut alors regarder plus en profondeur. La première chose qui frappe, c’est que ce n’est pas Dieu qui dit cela de lui-même. C’est Moïse qui le dit de lui. Cela signifie que Moïse partage ici son image de Dieu et son expérience de Dieu. Tu dirais très certainement autre chose. Ensuite, je voudrais savoir dans quel contexte Moïse a dit cela. J’ouvre la Bible. Le verset précédent dit ceci: « Gardez-vous d’oublier l’alliance que le Seigneur, votre Dieu, a conclue avec vous, et de ne pas vous faire d’image de lui. » Et puis il est dit: « Car le Seigneur, ton Dieu, est un feu dévorant et un Dieu jaloux. » « Dévorant » et « jaloux » signifient donc que Dieu ne tolère pas que ceux qui vivent avec lui et veulent lui être fidèles essaient de le faire entrer dans leurs propres cadres. C’est exactement ce que signifie « se faire une image de lui ». Car chaque image a un cadre. Et c’est là que l’image de Dieu doit s’inscrire. Quand les gens font cela avec lui, Dieu s’emporte de colère. À juste titre, n’est-ce pas? Alors! Ne prends jamais tout pour argent comptant. Ne crois pas tout tout de suite! Réfléchis! Donne raison à tes sentiments! Vérifie! Ta foi a besoin de ton intelligence. La foi aveugle, tu sais, engendre une obéissance aveugle. Et ça ne finit pas bien pour toi! Ça n’a jamais vraiment bien fini.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

So ein Gott? Wirklich?

Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.

Hör dir das an: „Der Herr, unser Gott, ist ein verzehrendes Feuer und ein eifernder Gott.“ Das steht in der Bibel und dort im 5. Buch Mose im 4. Kapitel der Vers 24. Ok! Mal ehrlich! Wer will an so einen Gott glauben wollen? Ein Gott, der verzehrt wie ein Feuer und dazu noch eifert, also fanatisch ist und sogar eifersüchtig. Will man sich einen solchen Gott antun? Eben! Das meine ich. Liest oder hörst du nur diese Stelle von diesem Gott der jüdisch-christlichen Erzählgemeinschaft, dann wendest du dich zurecht ab und neigst dich eher angenehmeren Göttern zu, die nicht so streng sind und verzehrend und liebestoll wie dieser da. Dann machst du es mit diesem Gott wie mit den Menschen. Du willst nur die angenehmen Seiten deines Gegenübers haben und seine Schattenseiten ignorierst du und trennst dich von ihm, weil dich seine Abgründe und Schattenseiten abschrecken. Ok. Die musst du nicht großartig finden. Doch die Sonnenseiten aufgeben wegen der Schattenseiten? Die Sonnenseiten kannst du in Gemeinschaft genießen und die Schattenseiten kannst du deinem Gegenüber lassen. Wenn du mit ihm leben willst, grenze dich von ihnen ab und nimm sie hin. An diesem Punkt kannst du dein Gegenüber nicht retten. Es muss an sich arbeiten. Wenn allerdings die Schattenseiten zu dominant werden, musst du überlegen, ob das Zusammenleben für dich noch in Frage kommt. Genauso ist es mit diesem eingangs zitierten Gott der Bibel. Fragt man sich: Kommt mir so ein Gott ins Herz? Da muss man tiefer schauen. Als erstes fällt auf: das sagt Gott nicht von sich. Mose sagt es von ihm. Das heißt, dass Mose sein Gottesbild und seine Gotteserfahrung hier mitteilt. Ganz sicher würdest du was anderes sagen. Als nächstes möchte ich wissen, in welchem Kontext Mose das gesagt. Ich schlage die Bibel auf. Der Vers davor heißt so: „Hütet euch, dass ihr den Bund des Herrn, eures Gottes, nicht vergesst, den er mit euch geschlossen hat und nicht ein Bild von ihm macht.“ So und dann heißt es weiter: „Denn der Herr, dein Gott, ist ein verzehrendes Feuer und ein eifernder Gott.“ Verzehrend und eifernd bezieht sich also darauf, dass Gott es nicht durchgehen lässt, wenn die, die mit ihm leben und ihm treu sein wollen, ihn in ihre Maßstäbe zwingen wollen. Genau das heißt, sich ein Bild von ihm machen. Denn jedes Bild hat einen Rahmen. Und da muss das Gottesbild rein. Wenn das Menschen mit ihm machen, wird Gott rot vor Zorn. Zurecht, oder? Also! Nie alles gleich für bare Münze nehmen. Nicht alles gleich glauben! Nachdenken! Den Gefühlen rechtgeben! Überprüfen! Dein Glaube braucht deinen Verstand. Blinder Glaube, weißt du, bringt blinden Gehorsam hervor. Und das geht nicht gut für dich aus! Das ist noch nie wirklich gut gegangen.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

A God like that? Really?

Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.

Listen to this: ‘The Lord our God is a consuming fire and a jealous God.’ That’s in the Bible, in Deuteronomy, chapter 4, verse 24. OK! Let’s be honest! Who would want to believe in a God like that? A God who consumes like fire and is also jealous – fanatical, even. Would you want to subject yourself to such a God? Exactly! That’s what I mean. If you only read or hear this passage about this God from the Judeo-Christian narrative tradition, you’ll rightly turn away and gravitate towards more pleasant gods who aren’t as strict, consuming and love-crazed as this one. Then you treat this God just as you treat people. You only want the pleasant sides of your counterpart; you ignore their dark sides and separate yourself from them because their abysses and dark sides put you off. OK. You don’t have to think much of them. But give up the sunny sides because of the dark ones? You can enjoy the sunny sides in fellowship and leave the dark sides to your counterpart. If you want to live with him, distance yourself from them and accept them. At this point, you cannot save your counterpart. He  must work on himselve. However, if the dark sides become too dominant, you must consider whether living together is still an option for you. It is exactly the same with this God of the Bible quoted at the beginning. One might ask: Does such a God find a place in my heart? One must look deeper. The first thing that strikes you is: God does not say this about himself. Moses says it about him. This means that Moses is sharing his image of God and his experience of God here. You would certainly say something different. Next, I would like to know in which context Moses said this. I open the Bible. The verse before it reads: “Take care that you do not forget the covenant of the Lord your God, which he made with you, and do not make an image of him.” And then it continues: “For the Lord your God is a consuming fire and a jealous God.” ‘Consuming’ and ‘jealous’ therefore refer to the fact that God will not tolerate it when those who live with him and wish to be faithful to him try to force him into their own (moolt)mould. That is exactly what it means to make an image of him. For every image has a frame. And the image of God must fit into that. When people do that to him, God turns red with anger. And rightly so, isn’t it? So! Never take everything at face value straight away. Don’t believe everything straight away! Think it through! Trust your instincts! Check it out! Your faith needs your reason. Blind faith, you know, breeds blind obedience. And that won’t end well for you! It’s never really ended well.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

17.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

« Les jeunes ne respectent plus leurs aînés… »

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Je lis quelques pensées: « En toi, ô Dieu, je me sens en sécurité. Sauve-moi dans ta justice. Prête l’oreille à ma voix et délivre-moi. Sois pour moi un rocher où je trouve refuge, une forteresse où je peux toujours me rendre. Délivre-moi de la main du méchant, de l’emprise de celui qui fausse la vérité et qui opprime. Car tu es mon espoir et ma confiance depuis ma jeunesse. Je me suis confié en toi dès le sein de ma mère, dès le ventre de ma mère, tu es mon refuge. Je te loue sans cesse. Ne me rejette pas au temps de la vieillesse, quand mes forces s’éteignent. Ne m’abandonne pas. Car mes ennemis parlent contre moi, et ceux qui en veulent à ma vie se concertent et disent: « Dieu l’a abandonné, poursuivez-le et saisissez-le, car il n’a plus de sauveur! » Dieu, ne t’éloigne pas de moi! Mon Dieu, hâte-toi de me venir en aide! Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, et jusqu’à présent je proclame tes merveilles. Même dans ma vieillesse, quand je deviendrai gris, ne m’abandonne pas. » C’était un extrait du Psaume 71. Un homme manifestement déjà âgé, remis d’une grave maladie, a trouvé refuge dans l’enceinte du temple, à l’abri de ses ennemis qui menacent sa vie et le croient fini. En entrant dans le temple, il prononce une prière peut-être habituelle, qui rappelle le Psaume 31. Il connaît bien les chants traditionnels du temple. Il est probablement chanteur ou instrumentiste au temple, formé à cet art par Dieu dès sa jeunesse. Même dans sa vieillesse, il veut – si Dieu le veut et s’il l’assiste – continuer à exercer son service de louange et de proclamation. On ne peut identifier avec précision ses ennemis, qui en veulent à la vie du psalmiste âgé. Il les qualifie de falsificateurs, de malfaiteurs et d’impies. En avaient-ils après ses biens ou son héritage? Quoi qu’il en soit, ils sont dépourvus du respect qu’exige la Torah: « Devant une tête grisonnante, tu te lèveras et tu honoreras la vieillesse, et tu craindras ton Dieu. » (Lévitique 19,32) Depuis toujours, on a dû se plaindre du mépris moqueur ou sans scrupules envers la vieillesse: « La jeunesse ne respecte plus la vieillesse… », rapporte une inscription égyptienne datant d’environ 1100 avant Jésus-Christ. Les personnes âgées et fragiles sont un fardeau pour les jeunes et les bien portants. C’est pourquoi la Torah oblige les Israélites adultes à ne pas abandonner leurs parents âgés, qui ne sont plus en mesure de travailler, mais à subvenir à leurs besoins. Tel est le sens véritable du commandement: « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que Dieu te donne. » (Exode 20,12) Prendre soin de ses parents âgés, voire des personnes âgées en général, ne semblait en aucun cas aller de soi. Cela devait être prescrit comme une loi divine. Pourtant, les ennemis cherchent à causer le malheur du musicien âgé et souhaitent sa mort. Se pourrait-il que ce soient finalement ses proches? Quoi qu’il en soit, le psalmiste compte sur l’aide de Dieu et non sur celle de ses proches ou de ses enfants.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prends soin de toi.

„Die Jugend achtet das Alter nicht mehr…“

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Ich lese ein paar Gedanken: „Bei dir, Gott, habe ich mich geborgen. Rette mich in deiner Gerechtigkeit. Neige dein Ohr zu mir und befreie mich. Sei mir ein Fels der Zuflucht, eine feste Burg, wo ich immer hinkommen darf. Lass mich aus der Hand des Frevlers entkommen, aus dem Griff des Verfälschers und Nötigers. Denn du bist meine Hoffnung und meine Zuversicht von Jugend an. Auf dich habe ich mich verlassen von Mutterleib an, vom Mutterschoß an bist du mein Schutz. Dich lobe ich ständig. Verwirf mich nicht in der Zeit des Alters, wenn meine Kraft hin ist. Verlass mich nicht. Denn meine Feinde reden gegen mich und die mir nach dem Leben trachten, beraten miteinander und sprechen: „Gott hat ihn verlassen, jagt und ergreift ihn, denn er hat keinen Retter mehr!“ Gott, bleibe mir nicht fern! Mein Gott, eile mir zu Hilfe! Gott, du hast mich unterrichtet von Jugend an, und bis hierher verkünde ich deine Wunder. Auch im Alter noch, wenn ich grau werde, verlass mich nicht.“ Das war ein Auszug aus Psalm 71. Ein offensichtlich schon betagter Mann hat, erholt von schwerer Krankheit, vor lebensbedrohenden Feinden, die ihn für erledigt halten, Zuflucht im Asyl- und Schutzbereich des Tempels gefunden. Beim Betreten des Tempels spricht er ein vielleicht übliches Gebet, das an Psalm 31 erinnert. Er ist gut bewandert in den überlieferten Tempelgesängen. Vermutlich ist er ein Tempelsänger oder auch Instrumentalist, von Jugend an in dieser Kunst von Gott unterrichtet. Auch im Alter will er – so Gott will und er ihm beisteht – seinen Lobpreisungs- und Verkündigungsdienst weiterhin ausüben. Nicht genauer bestimmbar sind seine Feinde, die dem betagten Psalmisten nach dem Leben trachten. Er nennt sie Verfälscher, Nötiger und Frevler. Hatten sie es auf seinen Besitz oder sein Erbe abgesehen? Jedenfalls sind sie bar jenes Respekts, den die Thora einfordert: „Vor einem grauen Haupt sollst du aufstehen und das Alter ehren und sollst dich vor deinem Gott fürchten.“ (3. Mose 19,32) Schon immer musste über höhnische oder rücksichtslose Verachtung des Alters geklagt werden: „Die Jugend achtet das Alter nicht mehr…“, meldet eine ägyptische Inschrift ca. 1100 vor Christus. Alte gebrechliche Menschen fallen den Jungen, Gesunden zur Last. Deshalb verpflichtet die Thora die erwachsenen Israeliten, ihre alten, nicht mehr arbeitsfähigen Eltern nicht im Stich zu lassen, sondern sie zu versorgen. Das ist der eigentliche Sinn des Gebotes: „Ehre deinen Vater und deine Mutter, damit du lange lebst in dem Land, das Gott dir gibt.“ (2. Mose 20,12) Fürsorge für alte Eltern, für alte Menschen überhaupt, scheint sich keineswegs von selbst verstanden zu haben. Sie musste als Gottesrecht geboten werden. Dennoch suchen die Feinde das Unglück des betagten Musikers und wünschen seinen Tod herbei. Sollten es am Ende sogar Angehörige gewesen sein? Jedenfalls setzt der Psalmist auf Gottes Hilfe und nicht auf die der Angehörigen oder seiner Kinder.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

“Young people no longer respect their elders…”

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I’ll read a few thoughts: “In you, God, I have taken refuge. Save me in your righteousness. Turn your ear to me and deliver me. Be to me a rock of refuge, a stronghold where I may always take shelter. Deliver me from the hand of the wicked, from the grasp of the deceiver and oppressor. For you are my hope and my confidence from my youth. I have relied on you from the womb; from my mother’s womb you have been my refuge. I praise you continually. Do not cast me off in the time of old age, when my strength is gone. Do not forsake me. For my enemies speak against me, and those who seek my life consult together and say, ‘God has forsaken him; pursue and seize him, for he has no saviour!’ O God, do not be far from me! My God, hasten to my aid! ‘God, you have taught me from my youth, and to this day I proclaim your wonders. Even in my old age, when I grow grey, do not forsake me. ’ That was an excerpt from Psalm 71. An obviously elderly man, having recovered from a serious illness, has found refuge in the sanctuary and protection of the temple, fleeing from life-threatening enemies who consider him finished. Upon entering the temple, he utters a prayer that may have been customary, reminiscent of Psalm 31. He is well versed in the traditional temple hymns. He is presumably a temple singer or perhaps an instrumentalist, taught this art by God from his youth. Even in old age, he wishes – if God wills it and stands by him – to continue his ministry of praise and proclamation. His enemies, who seek the life of the aged psalmist, cannot be identified more precisely. He calls them deceivers, extortioners and evildoers. Were they after his possessions or his inheritance? In any case, they are devoid of the respect demanded by the Torah: ‘You shall rise before the grey-haired and honour the aged, and you shall fear your God. ’ (Leviticus 19:32) Complaints about scornful or callous contempt for old age have always been a feature of history: ‘The young no longer respect the old…’, states an Egyptian inscription dating from around 1100 BC. Frail elderly people are a burden to the young and healthy. That is why the Torah obliges adult Israelites not to abandon their elderly parents, who are no longer able to work, but to care for them. This is the true meaning of the commandment: ‘Honour your father and your mother, so that you may live long in the land that God gives you.’ (Exodus 20:12) Caring for elderly parents, indeed for the elderly in general, seems by no means to have been a matter of course. It had to be commanded as a divine law. Yet the enemies seek the misfortune of the aged musician and wish for his death. Might it even have been his own relatives in the end? In any case, the psalmist relies on God’s help and not on that of his relatives or his children.

That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.

16.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Jonas, le traumatisé

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Ah oui! Le Dieu qui pardonne tout. Et comme il est ainsi, je devrais en faire autant. Mais ça ne marche pas. L’histoire du prophète Jonas en est un bon exemple. Un livre prophétique très intéressant. Pourquoi? Parce qu’il montre comment réagissent les personnes traumatisées. Comment ça? Le livre de Jonas est pourtant entre les mains des enfants. Ils trouvent ce que fait Jonas super passionnant! Tout est grandiose! La baleine, le malheur, les vagues, la métropole de Ninive. Ça plaît aux enfants! Jonas entre les mains des enfants. Cela plaît aussi aux adultes, surtout aux plus pieux, qui utilisent le récit de Jonas comme outil éducatif. Ils disent à leurs enfants : « Tu vois ! Voilà ce qui arrive à quelqu’un qui est têtu et qui ne veut pas obéir à Dieu. Il est jeté par-dessus bord dans la mer profonde, avalé par une baleine, recraché au bout de trois jours, puis finit par faire ce que Dieu lui a ordonné.“ Honte à ces gens-là! Ce qu’ils inculquent ainsi dans l’âme des enfants est faux. L’histoire de Jonas n’est pas un récit éducatif destiné à des parents pieux pour intimider leurs enfants. Si tu as entendu ce que je vais dire maintenant, tu en seras, je l’espère, convaincu. Jonas est un récit onirique. Ce n’est donc pas pour les enfants. Parle à tes enfants de Jésus. Il n’y a que du bien à dire de lui. Éloigne la cruauté d’eux. Donc Jonas ! En tant que prophète, il a dû assister à la dévastation de sa patrie par les Assyriens. Et maintenant, Dieu lui confie la mission d’aller à Ninive pour annoncer la destruction. L’homme traumatisé doit affronter celui qui a provoqué son cauchemar. C’est une exigence déraisonnable. Dieu ne peut pas sérieusement exiger cela de Jonas. Mais il le fait. Il ne s’agit donc pas du récit d’un désobéissant, mais d’un homme traumatisé qui adopte les deux comportements typiques d’une personne traumatisée : faire le mort et fuir. Jonas raconte ces deux attitudes. Pour couronner le tout, Dieu a également changé d’avis. Il ne veut plus punir Ninive, mais lui accorder son pardon. C’en est trop pour Jonas ! Ce revirement de Dieu le dépasse. Dieu veut épargner celui qui l’a traumatisé. Jonas se rend finalement à Ninive. Il confronte son traumatisme à celui qui en est la cause. C’est là qu’il s’effondre. Dans le livre de Jonas, on lit ceci : « Jonas sortit de la ville et s’installa à l’est de celle-ci ; il s’y construisit une cabane et s’assit à l’ombre pour voir ce qui allait arriver à la ville. » Mais il ne se passa rien. Elle fut épargnée. Puis il est dit : « Jonas souhaitait mourir et dit : Je préférerais mourir plutôt que de vivre. »

Voilà pour aujourd’hui, matière à réflexion. À demain et prends soin de toi.

Der traumatisierte Jona

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Ach ja! Der alles verzeihende Gott. Und weil er so ist, soll ich das auch machen. Funktioniert aber nicht. Ein passendes Beispiel ist die Erzählung vom Propheten Jona. Ein hoch interessantes Prophetenbuch. Warum? Weil es zeigt, wie traumatisierte Menschen reagieren. Wie das denn? Das Jona-Buch ist doch in den Händen von Kindern. Sie finden, was Jona macht, total spannend! Alles ist groß! Der Wal, das Unglück, die Wellen, die Metropole Ninive. Das gefällt Kindern! Jona in Kinderhänden. Das gefällt auch Erwachsenen, den ganz frommen vor allem, die die Jona-Erzählung als Erziehungsmittel einsetzen. Sie sagen zu ihren Kindern: Seht ihr du! So geht´s einem Menschen, der eigenwillig ist und Gott nicht gehorchen will. Er wird über Bord ins tiefe Meer geworfen, wird von einem Wal verschluckt und nach drei Tagen ausgespuckt und macht dann doch, was ihm Gott befohlen hat. Schande über solche Leute! Es stimmt nicht, was sie den Kindern da in die Seele drücken. Die Jona-Erzählung ist keine Erziehungsgeschichte frommer Eltern, um ihre Kinder einzuschüchtern. Wenn du gehört hast, was ich jetzt sagen werde, wirst du hoffentlich davon überzeugt sein. Jona ist eine Traumerzählung. Also nichts für Kinder. Erzähle deinen Kindern von Jesus. Von ihm ist nur Gutes zu erzählen. Halte das Grausame fern von ihnen. Also Jona! Als Prophet musste er miterleben, wie seine Heimat von den Assyrern verwüstet wurde. Und jetzt bekommt er von Gott den Auftrag, nach Ninive zu gehen und den Untergang anzukündigen. Der Traumatisierte soll dem Traumverursacher gegenübertreten. Das ist eine Zumutung. Das kann Gott nicht im Ernst von Jona verlangen. Aber er macht es. Die Folge ist also nicht die Erzählung eines Ungehorsamen, sondern eines Menschen, der traumatisiert ist und die beiden typischen Verhaltensweisen eines traumatisierten Menschen zeigt: totstellen und weglaufen. Beides wird von Jona erzählt. Zu alledem hat Gott es dich auch noch anders überlegt. Er will Ninive nicht mehr bestrafen, sondern begnadigen. Da reicht es Jona! Dieser Sinneswandel Gottes geht ihm über die Kräfte. Gott will den verschonen, der ihn traumatisiert hat. Jona geht schließlich nach Ninive. Er konfrontiert sein Trauma mit dem Verursacher des Traumas. Da bricht er zusammen. Im Jonabuch steht es so: „Und Jona ging zur Stadt hinaus und ließ sich östlich der Stadt nieder und machte sich dort eine Hütte; darunter setzte er sich in den Schatten, bis er sähe, was der Stadt widerfahren würde.“ Doch es geschah nichts. Sie wurde verschont. Dann heißt es: „Jona wünschte sich den Tod und sprach: Ich möchte lieber tot sein als leben.“

So viel für heute zum Nachdenken. Bis morgen und bleibe behütet.

 Traumatised Jonah

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Oh yes! The all-forgiving God. And because He is like that, I’m supposed to do the same. But it doesn’t work. A fitting example is the story of the prophet Jonah. A highly interesting book of the prophets. Why? Because it shows how traumatised people react. How so? The Book of Jonah is, after all, in the hands of children. They find what Jonah does absolutely thrilling! Everything is big! The whale, the misfortune, the waves, the metropolis of Nineveh. Children love that! Jonah in children’s hands. Adults like it too, especially the very pious ones who use the Jonah story as a teaching tool. They say to their children: ‘Look here! This is what happens to a person who is headstrong and refuses to obey God. He is thrown overboard into the deep sea, swallowed by a whale and spat out after three days, and then does what God commanded him to do after all.’ Shame on such people! What they are instilling in children’s minds is not true. The story of Jonah is not a moral tale for devout parents to use to intimidate their children. If you have heard what I am about to say, I hope you will be convinced of this. Jonah is a story of dreams. So it is not for children. Tell your children about Jesus. There is only good to say about him. Keep the cruel stuff away from them. So, Jonah! As a prophet, he had to witness his homeland being ravaged by the Assyrians. And now God is sending him to Nineveh to announce its doom. The traumatised man is to face the very cause of his trauma. That is an unreasonable demand. God cannot seriously expect that of Jonah. But He does. The result, then, is not the story of a disobedient man, but of a man who is traumatised and displays the two typical behaviours of a traumatised person: playing dead and running away. Jonah recounts both. To top it all, God has also changed his mind. He no longer wishes to punish Nineveh, but to pardon it. That is the last straw for Jonah! This change of heart on God’s part is too much for him to bear. God wants to spare the one who traumatised him. Jonah finally goes to Nineveh. He confronts his trauma with the cause of the trauma. That is when he breaks down. The Book of Jonah puts it this way: “And Jonah went out of the city and sat down east of the city, and made himself a shelter there; and he sat in its shade until he might see what would happen to the city.” But nothing happened. It was spared. Then it says: “Jonah wished for death and said: ‘I would rather be dead than alive.’”

That’s all for today to ponder. See you tomorrow and stay safe.

15.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Dieu ou idole

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Tout a sa valeur, cela ne fait aucun doute. Personne ne peut ni ne doit prétendre tout savoir et tout pouvoir. Mais il y a une exception. Elle règne à Washington. Ce prétendu dieu, généré par l’IA, se présente comme un sauveur et se moque ainsi de Léon XIV, que les croyants considèrent et reconnaissent comme le vicaire du Christ sur cette terre. Question: pourquoi les Juifs portent-ils une kippa sur la tête? Non, ce n’est pas un bijou, comme l’est devenue la croix. Les Juifs portent la kippa parce qu’ils veulent ainsi montrer où s’arrête la raison – juste au-dessus du cuir chevelu. Le port de la kippa est également autorisé à la Maison Blanche. Cela ferait du bien au mégalomane qui y réside. Il n’aurait alors pas besoin de se pavaner en sauveur du monde. On en a aussi peu à peu assez de ce prétentieux qui aime tant jouer à la guerre. Tout est fragmentaire, cela ne fait aucun doute. Si c’est vrai, cela ne signifie pas qu’il faille cacher ce que l’on sait et ce que l’on a compris, sous prétexte de vouloir être modeste et humble. Au contraire! Ce que l’on a compris est important, car cela permet d’enrichir le monde, de le secouer ou de l’irriter, et donc de le faire avancer. Si seuls les puissants se mettent en scène, rien ne change. Ils s’accaparent les richesses du monde sur leurs comptes bancaires disséminés aux quatre coins du globe, ils se moquent des faibles, ils se frottent les mains lorsqu’un accord leur est favorable. Ce que tu as reconnu comme important, c’est du sable dans leurs rouages. Ne te retiens pas. Ose prendre la parole! L’erreur la plus fatale d’un homme est de vouloir être comme Dieu. L’hérésie consiste à croire que Dieu est caché, donc invisible, et qu’il est rendu visible par la présomption de l’homme. Vouloir être Dieu ne mène donc qu’à l’idolâtrie et à la superstition. Il est bon de lire ce qui est écrit dans l’Évangile selon Jean: « Personne n’a jamais vu Dieu. Seul celui qui est lui-même Dieu et qui est en communion intime avec le Père nous a dit et montré comment est Dieu. » (1,18) Ainsi! En tant que chrétien, il ne peut y avoir qu’un seul chemin: celui de Jésus de Nazareth. Surtout, ce que je pense doit être constamment vérifié à la lumière de ce chemin.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et que Dieu te garde.

Gott oder Götze

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Alles ist Stückwert, keine Frage. Niemand kann und darf behaupten, er wisse und könne alles. Doch es gibt eine Ausnahme. Die herrscht in Washington. Der Möchte-gern-Gott stellt sich KI-generiert als Erlöser dar und verspottet damit Leo XIV, den Gläubige als Stellvertreter Christi auf dieser Erde sehen und anerkennen. Frage: Warum tragen Juden eine Kippa auf dem Kopf? Nein, es ist kein Schmuck, zu das Kreuz inzwischen verkommen ist. Die Juden tragen die Kippa, weil sie damit zeigen wollen, wo der Verstand aufhört – knapp über der Kopfhaut. Das Tragen von Kippas ist auch im Weißen Haus erlaubt. Dem dort ansässigen Größenwahnsinnigen täte das Tragen der Kippa gut.  Er müsste sich dann nicht Weltenerlöser aufplustern. Man hat langsam auch genug von diesem aufgeblasenen Möchtegern, der so gerne Krieg spielt. Alles ist Stückwerk, keine Frage. Wenn das stimmt, dann heißt das nicht, dass man das, was man weiß und erkannt hat, verstecken soll, weil man ja so bescheiden und demütig sein will. Im Gegenteil! Was man erkannt hat, ist wichtig, weil man damit die Welt bereichert oder aufschreckt oder irritiert und damit eben weiterbringt. Wenn immer nur die Mächtigen sich in Szene setzen, bleibt alles beim Alten. Sie spülen sich die Reichtümer der Welt auf ihre in aller Welt verteilten Bankkonten, sie verlachen die Schwachen, sie reiben sich die Hände, wenn ein Deal zu ihren Gunsten ausgegangen ist. Was du als wichtig erkannt hast, ist Sand in ihr Getriebe. Halte dich nicht zurück. Wage dein Wort! Der verhängnisvollste Irrweg eines Menschen ist der, sein zu wollen wie Gott. Die Häresie ist die, dass Gott verborgen, also unsichtbar ist und durch die Anmaßung des Menschen sichtbar gemacht wird. Sein zu wollen wir Gott führt daher nur zu einem Götzen und zu Aberglauben. Gut zu lesen, was im Evangelium nach Johannes steht: „Kein Mensch hat Gott jemals gesehen. Nur der Eine, der selbst Gott ist und mit dem Vater in engster Gemeinschaft steht, hat uns gesagt und gezeigt, wie Gott ist.“ (1,18) Also! Als Christ kann es nur diesen einen Weg geben: den Weg des Jesus von Nazareth. Vor allem das, was ich meine, muss auf diesem Weg ständig überprüft werden.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

God or Idol

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Everything is relative, no question about it. No one can or should claim to know or be able to do everything. Yet there is one exception. It reigns in Washington. The would-be god presents himself, generated by AI, as the saviour, thereby mocking Leo XIV, whom believers see and recognise as the Vicar of Christ on this earth. Question: Why do Jews wear a kippah on their heads? No, it is not a piece of jewellery, into which the cross has now degenerated. Jews wear the kippah because they want to show where reason ends – just above the scalp. Wearing kippahs is also permitted in the White House. It would do the megalomaniac residing there good to wear a kippah. He would then not have to puff himself up as the saviour of the world. People are slowly getting fed up with this pompous wannabe who loves playing at war. Everything is piecemeal, no question. If that’s true, it doesn’t mean you should hide what you know and have realised, just because you want to be so modest and humble. On the contrary! What you have realised is important, because it enriches the world, or startles it, or irritates it, and thus moves it forward. If always only the powerful who take centre stage, everything stays the same. They (seifen) siphon the world’s riches into their bank accounts scattered across the globe, they mock the weak, they rub their hands together when a deal has gone their way. What you have recognised as important is a spanner in their works. Do not hold back. Dare to speak your mind! The most disastrous error a person can make is to want to be like God. The heresy is that God is hidden, that is, invisible, and is made visible through human presumption. Wanting to be like God therefore leads only to idolatry and superstition. It is good to read what is written in the Gospel according to John: “No one has ever seen God. Only the One who is God himself and is in the closest communion with the Father has told us and shown us what God is like.” (1:18) So! As a Christian, there can only be this one path: the path of Jesus of Nazareth. Above all, what I believe must be constantly tested against this path.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

14.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Faut

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C’est faux de dire qu’un roi est au-dessus des lois. Pas du tout. Un roi n’est pas non plus au-dessus de ce qu’il ne faut pas faire. Un roi n’est donc pas non plus au-dessus de la morale de son peuple. Il est lié aux deux. Il en a toujours été ainsi. Edwards en est un exemple concret. En raison de ses liens avec Epstein, il ne fait pas seulement l’objet de poursuites pénales. Sa réputation est également ruinée, car il a fait quelque chose qu’on ne fait tout simplement pas. La morale et la loi sont liées. Les violations de la loi sont punies. Les violations de la morale aussi, notamment par le mépris. Edwards doit actuellement endurer les deux. Il ne reviendra pas. Il faudrait pour cela qu’il fasse preuve de lucidité et de repentir. Or, ces deux éléments lui font cruellement défaut. Un roi n’est pas au-dessus de ces deux choses. Cela vaut également pour le roi de Washington, même s’il ne veut pas le voir ainsi. Cela valait aussi pour le plus grand roi que le peuple d’Israël ait jamais eu: David. Lorsque la faveur de Dieu vous a propulsé vers les sommets de la hiérarchie, cela peut vous monter à la tête et vous faire croire que vous êtes libre de tout faire, au mépris de la loi et de la morale. Pour que ni l’une ni l’autre ne soient bafouées, et ce par personne, pas même un roi, il existe des défenseurs. Et ce sont les prophètes. Ils étaient les gardiens de la loi de Dieu. Pour David, c’était le prophète Nathan. Il accompagnait la politique de David et, un jour, il dut lui faire la leçon. David avait en effet enfreint la loi et la morale: il avait pris la femme d’un autre homme. Voici comment cela s’est passé. Je lis dans le premier livre de Samuel, chapitre 11: « Il arriva que David se leva de son lit vers le soir et se promena sur le toit de la maison royale; de là, il vit une femme qui se lavait; et cette femme était très belle. David envoya quelqu’un pour s’enquérir de cette femme, et on lui répondit: « C’est Bath-Shéba, la fille d’Éliam, la femme d’Urie le Héthien. Et David la fit venir. Et quand elle vint vers lui, il coucha avec elle or, elle venait de se purifier de son impureté. Puis elle retourna chez elle. » Voilà! Cette aventure d’un soir eut des conséquences. Bethsabée tomba enceinte. David avait un plan. Il fit venir Urie et lui accorda une permission de retour au pays. En couchant avec sa femme, David voulait empêcher qu’il ne soit considéré comme le père. Mais c’était bien sûr une absurdité, car Bethsabée était tombée enceinte alors que son mari, un étranger au service de l’armée de David, combattait au front. Urie accepta l’offre de David, mais dormit dehors. C’était la coutume pour les hommes en mission. En effet, s’ils venaient à être tués, leur femme serait certes veuve, mais n’aurait pas à s’inquiéter pour un enfant de plus. David l’apprit. Il ne lui restait plus d’autre choix que de se débarrasser d’Urie. Il ordonna qu’on l’envoie en première ligne, ce qui entraîna rapidement sa mort. David prit Bath-Shéba, alors enceinte, dans son harem. Le plan de David avait certes fonctionné, mais Nathan n’était pas resté dans l’ignorance. Il lui fit la leçon. Son verdict: David ne mourra pas, mais le fils que Bethsabée a mis au monde mourra. David ne pouvait rien y faire. Le deuxième fils que Bethsabée mit au monde s’appelait Salomon. Il fut élevé par Nathan et devint le troisième roi d’Israël après Saül et David. Et c’est Salomon qui fit construire le premier temple à Jérusalem. La faute de David avait certes été expiée selon la loi, mais moralement, elle le tourmenta toute sa vie. Même à la fin, il déclara encore: « J’ai gravement péché en faisant cela. Et maintenant, ô Dieu, enlève la faute de ton serviteur. » (2 Samuel 24,10)

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Fehltritt

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Von wegen ein König steht über dem Gesetz. Keineswegs. Ein König steht auch nicht über dem, was man nicht tut. Ein König steht also auch nicht über der Moral seines Volkes. Er ist an beides gebunden. Das war schon immer so. Ein konkretes Beispiel ist Edwards. Wegen seiner Verbindungen zu Epstein wird er nicht nur strafrechtlich verfolgt. Auch sein Ruf ist dahin, weil er etwas getan hat, was man einfach nicht tut. Moral und Gesetz hängen zusammen. Verstöße gegen das Gesetz werden bestraft. Verstöße gegen die Moral auch, nämlich mit Verachtung. Beides muss Edwards gerade ertragen. Er wird nicht mehr zurückkommen. Einsicht und Buße wären dazu vonnöten. Beides vermisst man bei ihm jedoch schmerzlich. Ein König steht nicht über beidem. Das gilt auch für den König in Washington, auch wenn er es nicht so sehen will. Es galt auch für den größten König, den das Volk Israel jemals hatte: David. Wenn einen die Gunst Gottes in der Karriereleiter nach oben gespült hat, kann es einem schon mal in den Kopf steigen und man meint, man sei frei, alles tun zu können über Gesetz und Moral hinweg. Damit beides nicht mit Füßen getreten wird und zwar von niemandem, auch keinem König, hat es Anwälte. Und das sind die Propheten. Sie waren die Hüter des Gottesgesetzes. Bei David war es der Prophet Nathan. Er begleitete die Politik des David und eines Tages musste er ihm den Kopf waschen. David hatte nämlich gegen Gesetz und Moral verstoßen: er hat sich die Frau eines Mannes genommen. Das hat sich so zugetragen. Ich lese aus dem ersten Buch Samuel Kapitel 11: „Es begab sich, dass David um den Abend aufstand von seinem Lager und sich auf dem Dach des Königshauses umherging; da sah er vom Dach aus eine Frau sich waschen; und die Frau war sehr schön. Und David sandte hin und ließ nach der Frau fragen, und man sagte: Das ist doch Batseba, die Tochter Eliams, die Frau Urias, des Hetiters. Und David ließ sie holen. Und als sie zu ihm kam, schlief er mit ihr; sie aber hatte sich gerade gereinigt von ihrer Unreinheit. Dann ging sie wieder heim.“ So! Dieser Ohne-Night-Stand hatte Folgen. Batseba wurde schwanger. David hatte einen Plan. Er bestellte Uria zu sich und erlaubte ihm, Heimaturlaub zu nehmen. Durch den Beischlaf mit seiner Frau wollte David verhindern, dass er als Vater gelten würde. Aber das war natürlich Blödsinn, denn Batseba war schwanger geworden, während ihr Mann, ein Ausländer in Diensten der Armee von David, an der Front kämpfte. Uria nahm das Angebot von David an, schlief aber draußen. So war es Sitte für Männer im Einsatz. Sollten sie nämlich getötet werden, wäre die Frau zwar Witwe, müsste sich aber nicht noch um ein weiteres Kind sorgen. David erfuhr davon. Jetzt blieb ihm nichts anderes übrig, als Uria loszuwerden. Er gab Befehl, ihn an der vordersten Frontlinie aufzustellen, was auch prompt zu seinem Tod führte. David nahm die schwangere Batseba zu sich in seinen Harem. Der Plan Davids war zwar aufgegangen, aber Nathan nicht verborgen geblieben. Er wusch ihm den Kopf. Sein Urteil: David wird nicht sterben, aber der Sohn, den Batseba zur Welt gebracht hat, wird sterben. David konnte nichts dagegen machen. Der zweite Sohn, den Batseba zur Welt brachte, hieß Salomo. Er wurde von Nathan erzogen und nach Saul und David der dritte König von Israel. Und Salomo war es, der den ersten Tempel in Jerusalem bauen ließ. Davids Schuld war zwar durch das Gesetz gesühnt, aber moralisch beschwerte sie ihn sein Leben lang. Selbst zum Schluss sagte er noch: „Ich habe schwer gesündigt, dass ich das getan habe. Und nun, Gott, nimm weg die Schuld deines Knechts.“ (2. Samuel 24,10)

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

A misstep

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As if a king were above the law. Not at all. Nor is a king above what one ought not to do. A king is therefore not above the morals of his people either. He is bound by both. It has always been so. A concrete example is Edwards. Because of his links to Epstein, he is not only facing criminal prosecution. His reputation is also ruined because he did something one simply ought not to do. Morality and the law are intertwined. Violations of the law are punished. Violations of morality are too, namely with contempt. Edwards is currently having to endure both. He will not return. Insight and repentance would be necessary for that. However, both are sorely lacking in him. A king is not above either. This also applies to the king in Washington, even if he does not want to see it that way. It also applied to the greatest king the people of Israel ever had: David. When God’s favour has propelled one up the career ladder, it can go to one’s head, and one might think one is free to do anything, disregarding both law and morality. To ensure that neither is trampled underfoot – by anyone, not even a king – there are advocates. And these are the prophets. They were the guardians of God’s law. In David’s case, it was the prophet Nathan. He accompanied David’s political career, and one day he had to give him a dressing-down. For David had broken the law and violated morality: he had taken another man’s wife. This is how it happened. I read from the First Book of Samuel, chapter 11: ‘It came to pass that David arose from his bed in the evening and walked about on the roof of the king’s house; and from the roof he saw a woman bathing; and the woman was very beautiful. And David sent and enquired about the woman, and it was said: “Is this not Bathsheba, the daughter of Eliam, the wife of Uriah the Hittite?” And David sent for her. And when she came to him, he lay with her; but she had just purified herself from her uncleanness. Then she returned home.” There you go! This -óne-night-stand’ had consequences. Bathsheba became pregnant. David had a plan. He summoned Uriah and allowed him to take home leave. By sleeping with his wife, David wanted to prevent him from being regarded as the father. But that was nonsense, of course, because Bathsheba had become pregnant whilst her husband, a foreigner serving in David’s army, was fighting at the front. Uriah accepted David’s offer, but slept outside. That was the custom for men on active duty. For if they were killed, their wives would be widows, but would not have to worry about another child. David found out about this. Now he had no choice but to get rid of Uriah. He gave orders to station him on the front line, which promptly led to his death. David took the pregnant Bathsheba into his harem. David’s plan had worked, but it had not gone unnoticed by Nathan. He gave him a stern telling-off. His verdict: David shall not die, but the son whom Bathsheba has borne shall die. David could do nothing about it. The second son whom Bathsheba bore was named Solomon. He was raised by Nathan and became the third king of Israel after Saul and David. And it was Solomon who had the first temple built in Jerusalem. Although David’s guilt had been atoned for by the law, morally it weighed on him for the rest of his life. Even at the end, he said: ‘I have sinned greatly in doing this. And now, O God, take away the guilt of your servant.’ (2 Samuel 24:10)

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13.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Le temps – Le temps de la vie

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Que signifie donc cette prière: « Mon temps est entre tes mains »? N’est-il plus maître de lui-même ? A-t-il cessé de penser par lui-mê? Je ne peux tout de même laisser mon temps, le temps de ma vie, entre les mains d’un autre! Alors – honnêtement! – cela suscite une résistance en moi. Non! Mon temps, c’est ma vie. Elle n’appartient qu’à moi. Je vais essuyer des critiques de la part de ceux qui trouvent cette phrase du Psaume 31 formidable, qu’ils approuvent d’un hochement de tête comme si c’était une évidence, et qui répètent ce qu’un homme a prié il y a 2 500 ans: « Mon temps est entre tes mains. » Je ne m’oppose pas à cette phrase. Je prends mes distances par rapport aux personnes pieuses qui prennent tout ce qu’elles lisent dans la Bible au pied de la lettre. Elles disent: « C’est écrit là, donc ça doit être vrai. » Ce sont des gens intelligents, capables de réfléchir, et pourtant, dans leur approche de la Bible, ils sont si naïfs et si peu critiques. Une phrase tirée de la Bible – et déjà toute mon existence, toute ma vie est entre les mains d’un autre, en l’occurrence entre les mains de Dieu. Oui! D’accord! Et qu’est-ce que cela signifie? Justement! On ne va pas loin sans réfléchir. Si mon temps doit être entre les mains de Dieu – pourquoi cela devrait-il avoir de l’importance? On trouve une réponse en lisant le Psaume 31. Quelqu’un y parle en toute sincérité de ce qu’il vit. Il dit ainsi: « Délivre-moi du filet qu’ils m’ont tendu en secret. J’ai peur. Mes yeux se sont troublés. Mon âme et mon corps sont sans force. Ma vie est plongée dans le chagrin et mes jours s’épuisent en soupirs. Je suis devenu un objet de moquerie. On m’évite. Je suis oublié. Je ressemble à un vase brisé. On me harcèle. » Et c’est alors, et seulement alors, que vient cette phrase: « Mon temps est entre tes mains. »Ce n’est pas une phrase pieuse que l’on emporte en passant comme un baume pour l’âme. Non! C’est une phrase de survie. Il s’agit ici de tout, de toute la vie. Je vais essayer de le dire avec mes propres mots: « Mon Dieu, si tout en moi et autour de moi est brisé; si l’on m’évite et que le monde entier me cacalomnie; si je ne sais même plus qui je suis; si je ne fais que me heurter à des murs; si je me suis empêtré dans des mensonges; si je suis le jouet des autres; si ma vie n’est plus qu’un tas de débris – le seul à qui je peux encore parler, c’est toi. Je ne sais pas combien de temps il me reste. Mais ce temps qui me reste est entre tes mains! » C’est ainsi que je le comprends. Et une fois de plus, la Bible m’a convaincu par sa sobriété, sa clarté et son optimisme face à la réalité.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi!

Zeit – Lebenszeit

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Was soll das sein, wenn einer betet: Meine Zeit steht in deinen Händen? Ist er nicht mehr Herr seiner selbst. Hat er aufgehört, selbst zu denken und für sich verantwortlich zu sein? Ich kann doch nicht meine Zeit, meine Lebenszeit, einem anderen überlassen! Also – ehrlich! – da sträubt sich Widerstand in mir. Nein! Meine Zeit ist meine Lebenszeit. Die gehört nur mir. Ich werde da Gegenwind von denen bekommen, die diese Aussage aus Psalm 31 wie selbstverständlich kopfnickend toll finden und die das nachplappern, was ein Mensch vor 2500 Jahren gebetet hat: Meine Zeit steht in deinen Händen. Ich wehre mich nicht gegen diesen Satz. Ich gehe auf Distanz zu den frommen Leuten, die alles, was sie in der Bibel lesen, für wörtlich nehmen. Sie sagen: Das steht da, also muss das auch so stimmen. Das sind Leute, die sind intelligent, die können sogar denken und doch sind sie im Umgang mit der Bibel so naiv und unkritisch. Ein Satz aus der Bibel – und schon ist meine ganze Existenz, meine ganze Lebenszeit in der Hand eines anderen, in diesem Fall in Gottes Hand. Ja! Ok! Und was soll das jetzt bedeuten? Eben! Man kommt ohne Nachdenken nicht weit. Wenn meine Zeit in Gottes Händen liegen soll – warum sollte das wichtig sein? Eine Antwort findet sich, wenn man den Psalm 31 durchliest. Da redet jemand grundehrlich von dem, wie es ihm geht. So redet er: „Zieh mich aus dem Netz, das sie mir heimlich stellten. Ich habe Angst. Meine Augen sind trüb geworden. Meine Seele und mein Leib sind kraftlos. Mein Leben ist in Kummer versunken und meine Lebenszeit erschöpft sich in Seufzen. Ich bin ein Spott geworden. Ich werde gemieden. Ich bin vergessen. Ich sehe aus wie ein zerbrochenes Gefäß. Ich werde gemobbt.“ So und jetzt erst kommt dieser Satz: „Meine Zeit seht in deinen Händen.“ Das ist kein frommer Spruch, den man so mal im Vorbeigehen mitnimmt als Seelenbalsam. Nein! Das ist ein Überlebenssatz. Hier geht es um alles, um das ganze Leben. Ich versuch´s mal in eigenen Worten zu sagen: „Mein Gott, wenn schon alles an mir und in mir kaputt ist; wenn ich gemieden werde und alle Welt über mich lästert; wenn ich schon nicht mehr weiß, wer ich bin; wenn ich nur gegen Mauer renne; wenn ich mich in Lügen verstrickt habe; wenn ich der Spielball anderer bin; wenn mein Leben nur noch ein Scherbenhaufen ist – der einzige, mit dem ich noch reden kann, bist Du. Ich weiß nicht, wieviel Zeit mir noch bleibt. Aber diese Zeit, die mir noch bleibt, die steht in deinen Händen!“ So verstehe ich das. Und wieder einmal hat mich die Bibel überzeugt mit ihrer Nüchternheit, Klarheit und Realitätsfreude.

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Time – A Lifetime

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What does it mean when someone prays: ‘My time is in your hands’? Are they no longer in control of themselves? Have they stopped thinking for themselves and taking responsibility for their own lives? Surely I can’t hand over my time, my lifetime, to someone else! So – honestly! – I feel a sense of resistance within me. No! My time is my lifetime. It belongs only to me. I’ll face opposition from those who nod along, taking this statement from Psalm 31 for granted and thinking it’s brilliant, and who parrot what a person prayed 2,500 years ago: ‘My time is in your hands.’ I’m not objecting to this sentence. I’m distancing myself from the pious people who take everything they read in the Bible literally. They say: It’s written there, so it must be true. These are intelligent people, capable of thinking for themselves, and yet they are so naive and uncritical in their approach to the Bible. One sentence from the Bible – and suddenly my whole existence, my entire lifetime, is in someone else’s hands, in this case in God’s hands. Yes! OK! And what is that supposed to mean now? Exactly! You won’t get very far without thinking. If my time is to lie in God’s hands – why should that matter? An answer can be found if you read through Psalm 31. There, someone speaks with utter sincerity about how they are feeling. This is what they say: “Deliver me from the snare they have secretly set for me. I am afraid. My soul and my body are without strength. My life is steeped in sorrow and my days are spent in sighing. I have become a laughingstock. I am shunned. I am forgotten. I look like a broken vessel. I am being bullied.” And only now does this sentence come: “My time is in your hands.” This is not a pious saying that one picks up in passing as balm for the soul. No! This is a sentence of survival. This is about everything, about the whole of life. I’ll try to put it in my own words: “My God, even if everything about me and within me is broken; even if I am shunned and the whole world speaks ill of me; even if I no longer know who I am; even if I keep running into walls; even if I have become entangled in lies; even if I am a plaything of others; even if my life is nothing but a pile of shards – the only one I can still talk to is You. I don’t know how much time I have left. But this time that remains to me is in your hands!” That is how I understand it. And once again, the Bible has convinced me with its sobriety, clarity and love of reality.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

12.4.26

Predigt zum Sonntag Quasimodogeniti auf „Predigten“

11.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Cassé

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Ces paroles sont fortes. Vraiment très fortes. Écoute-les: « Il n’y a rien de sain dans mon corps à cause de tes menaces, ô Dieu, et il n’y a rien d’intact dans mes os à cause de mon péché. Car mes péchés dépassent ma tête; comme un lourd fardeau, ils sont devenus trop lourds pour moi. Mes plaies puent et suppurent à cause de ma folie. Je marche courbé et très voûté; je marche tout le jour dans la tristesse. Car mes reins sont tout desséchés; il n’y a rien de sain dans mon corps. Je suis devenu faible et tout brisé; je crie à cause de l’agitation de mon cœur… Mon cœur tremble, ma force m’a quitté, et la lumière de mes yeux a aussi disparu… Je dois être comme quelqu’un qui n’entend pas et qui n’a pas de réplique dans sa bouche… Je suis sur le point de tomber, et ma douleur est toujours devant moi. » Oui, cela est écrit dans la Bible. Ce sont des paroles tirées du Psaume 38. Je les trouve vraiment poignantes. Elles proviennent certes d’un homme qui a vécu il y a 2 500 ans, mais elles pourraient tout aussi bien avoir été prononcées aujourd’hui. Je me souviens d’un jeune homme qui, dans un élan d’exubérance, a quatre personnes sur la conscience. Il a conduit en état d’ivresse et en plus, il roulait trop vite. Il n’était plus que l’ombre de lui-même, il se tenait raide comme un piquet, la tête penchée, le regard baissé; quand on le croisait, il s’éloignait et se cachait dans un coin. Il était prisonnier de sa culpabilité. Il n’y avait rien à enjoliver. Devant lui se dressait non seulement sa culpabilité, mais aussi une condamnation à une longue peine de prison. La culpabilité est la culpabilité et rien ne peut l’excuser. C’est ce que le Psaume 38 met en évidence. Rien n’est enjolivé ni minimisé. Personne ne sait ce qu’il a fait, mais cela a dû être grave et tout en lui et en son être l’exprime. J’essaie de l’exprimer avec mes propres mots: « Tout est contre moi. Même Dieu. J’ai merdé. Quand je m’en souviens, mon corps se recroqueville. Je me tords de douleur. Je n’en peux plus. Tout me dépasse. Je suis devenu un fardeau pour moi-même. Je me déteste. J’ai honte. Je marche comme quelqu’un qui porte un fardeau de cent kilos. Je ne me supporte plus. Tout en moi pue. Je suis dépressif. Je suis agité, ballotté dans tous les sens. Je ne ressens plus aucune envie en moi. Même le sexe, qui me procurait tant de plaisir autrefois, est loin. Je tombe dans le vide. Je suis vide. Je ne trouve plus de mots pour décrire ma vie. Elle est devenue muette. Le seul avec qui je peux encore parler normalement, c’est toi, mon Dieu. Aide-moi! » Le fait de pouvoir demander de l’aide à Dieu est peut-être une consolation dans sa vie. Il n’est jamais trop tard pour cela. L’un des criminels crucifiés avec Jésus l’a également compris. Il a assumé ce qu’il avait commis. Il était là, à juste titre. Sa dernière planche de salut était celui qui était crucifié à ses côtés, Jésus. Il avait une requête à lui adresser: « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. » Jésus lui répondit: « Je te le dis: aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis. » Donc chez lui! Accepté malgré sa faute.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et garde-toi bien !

Kaputt

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Diese Worte sind heftig. Aber so was von. Hör sie dir an: „Es ist nichts Gesundes an meinem Leib wegen deines Drohens, Gott, und ist nichts Heiles an meinen Gebeinen wegen meiner Sünde. Denn meine Sünden gehen über mein Haupt; wie eine schwere Last sind sie mir zu schwer geworden. Meine Wunden stinken und eitern um meiner Torheit willen. Ich gehe krumm und sehr gebückt; den ganzen Tag gehe ich traurig einher. Denn meine Lenden sind ganz verdorrt; es ist nichts Gesundes an meinem Leib. Ich bin matt geworden und ganz zerschlagen; ich schreie vor Unruhe meines Herzens…Mein Herz erbebt, meine Kraft hat mich verlassen, und das Licht meiner Augen ist auch dahin…Ich muss sein wie einer, der nicht hört und keine Widerrede in seinem Mund hat…Ich bin dem Fallen nahe, und mein Schmerz ist immer vor mir.“ Ja, das steht in der Bibel. Das sind Worte aus Psalm 38. Ich finde sie richtig heftig. Sie stammen zwar von einem Menschen, der vor 2500 Jahren gelebt, doch genauso gut können sie heute gesprochen sein. Ich erinnere mich an einen jungen Mann, der in einem Anflug von Übermut vier Menschen auf dem Gewissen hat. Er ist betrunken Auto gefahren und das auch noch zu schnell. Er war nur noch ein Schatten seiner selbst, stand wie steif herum, der Kopf war geneigt, der Blick nach unten gerichtet, wenn man ihm begegnete, ging er weg und versteckte sich in einer Ecke. Er war in seiner Schuld eingemauert. Da gab´s auch nichts zu beschönigen. Vor ihm stand nicht nur seine Schuld, sondern auch eine Verurteilung zu einer langen Haftstrafe. Schuld ist Schuld und durch nichts zu entschuldigen. Damit macht der Psalm 38 ernst. Nichts wird beschönigt und verharmlost. Niemand erfährt, was der Psalmbeter getan hat, aber es muss schwerwiegend gewesen sein und alles an ihm und in ihm drückt das aus. Ich versuche das mal in eigenen Worten zu sagen: „Alles ist gegen mich. Auch Gott. Ich habe Scheiße gebaut. Erinnere ich mich daran, zuckt mein Körper zusammen. Ich krümme mich vor Schmerzen. Ich kann das nicht mehr aushalten. Alles wächst mir über den Kopf. Ich bin mir selbst zu viel geworden. Ich hasse mich. Ich schäme mich. Ich laufe wie einer, der eine Zentnerlast zu tragen hat. Ich kann mich nicht mehr riechen. Alles stinkt an mir. Ich bin depressiv. Ich bin unruhig, hin- und hergetrieben. Ich spüre keine Lust mehr in mir zu nichts. Auch der Sex, der mir früher so viel Spaß gemacht, ist weit weg. Ich falle in die Tiefe. Ich bin leer. Ich finde keine Worte mehr für mein Leben. Es ist stumm geworden. Der einzige, mit dem ich mich noch normal unterhalten kann, bist du, mein Gott. Hilf mir!“ Das mag ein Trost sein in seinem Leben, dass er Gott um Hilfe Bitte kann. Dafür ist es nie zu spät. Das hat auch einer der mit Jesus gekreuzigten Verbrecher erkannt. Er stand zu dem, was er verbrochen hat. Er hing da zurecht. Sein letzter Strohhalm war sein Mitgekreuzigter, Jesus. Er hatte eine Bitte an ihn: „Denk an mich, wenn du in dein Reich kommst.“ Jesus sprach zu ihm: „Ich sage dir: heute noch wirst du mit mir im Paradies sein.“ Also zu Hause! Angenommen trotz Schuld.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Broken

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These words are powerful. So very much so. Listen to them: ‘There is no soundness in my body because of your threats, O God, and there is no health in my bones because of my sin. For my sins have gone over my head; like a heavy burden, they have become too heavy for me. My wounds stink and fester because of my folly. I walk bent and very stooped; all day long I go about in sorrow. For my loins are utterly withered; there is nothing sound in my body. I have grown weak and am utterly broken; I cry out in the turmoil of my heart… My heart trembles, my strength has forsaken me, and the light of my eyes is gone too… I must be like one who does not hear and has no reply in his mouth… I am close to falling, and my pain is ever before me.” Yes, that is in the Bible. These are words from Psalm 38. I find them really powerful. Although they come from a man who lived 2,500 years ago, they might just as well have been spoken today. I remember a young man who, in a fit of recklessness, has four lives on his conscience. He drove whilst drunk and was speeding to boot. He was a mere shadow of his former self, standing there stiffly, head bowed, eyes cast down; whenever anyone approached him, he would walk away and hide in a corner. He was walled in by his guilt. There was nothing to sugar-coat there. Facing him was not only his guilt, but also a sentence to a long prison term. Guilt is guilt and cannot be excused by anything. This is what Psalm 38 takes seriously. Nothing is sugar-coated or trivialised. No one knows what he did, but it must have been serious, and everything about him and within him expresses that. I’ll try to put it in my own words: “Everything is against me. Even God. I’ve screwed up. Just remembering it makes my body cringe. I writhe in pain. I can’t take it anymore. It’s all getting too much for me. I’ve become too much for myself. I hate myself. I’m ashamed. I walk as if I’m carrying a hundredweight. I can’t stand the sight of myself. Everything about me stinks. I’m depressed. I’m restless, tossed to and fro. I feel no desire for anything anymore. Even sex, which used to give me so much pleasure, is a distant memory. I’m falling into the (ebiss) abyss. I am empty. I can no longer find words for my life. It has fallen silent. The only one with whom I can still converse normally is you, my God. Help me!” It may be a comfort in his life that he can ask God for help. It is never too late for that. One of the criminals crucified with Jesus recognised this too. He stood by what he had done. He hung there, justly so. His last hope was the other man crucified with him, Jesus. He had a request for him: “Remember me when you come into your kingdom.” Jesus said to him: “I tell you, today you will be with me in paradise.” So, home! Accepted despite his guilt.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

10.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Le Jésus combatif

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Si c’est le cas, alors tout. Sans exception, et pas seulement ce qui nous plaît. Je tombe aujourd’hui sur un passage de l’Évangile selon Luc. Je le lis et j’ai du mal à croire ce qui y est écrit. Je n’ai d’ailleurs jamais entendu ce passage lors d’une lecture dans un office de la Passion. Le personnage central y est Jésus. Et il est toujours vu à travers les paroles du Serviteur de Dieu chez le prophète Isaïe: « En vérité, il a porté nos maladies et s’est chargé de nos douleurs. Mais nous, nous l’avons pris pour un homme tourmenté, frappé par Dieu et maltraité… Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. » (Ésaïe 53,4-5) Il a porté, il a pris tout sur lui, il était un homme tourmenté, frappé et maltraité. Cette image de Jésus s’impose : tout endurer, ne pas émettre le moindre son, ne pas contredire, ne pas se défendre. Une telle image de Jésus façonne la foi. Et puis ceci: « Jésus se tourna vers les disciples et dit : Quand je vous ai envoyés pour la première fois l’autre jour, je vous ai demandé de renoncer à la bourse, au sac et aux sandales. Vous a-t-il manqué quelque chose ? Les disciples répondirent: « Non, rien ne nous a manqué. » Jésus dit alors: « Maintenant, c’est différent. Que celui qui a une bourse la prenne. Que celui qui a un sac se le mette sur le dos. Que celui qui n’a pas de long couteau vende son manteau pour s’en procurer un. Car il faut que s’accomplisse en moi l’Écriture qui dit: « Il a été traité comme un criminel. Ma vie touche à sa fin. Les disciples répondirent: « Seigneur, voici deux couteaux. » Jésus dit: « Cela devrait suffire. » (Luc 22,35-38) Un Jésus qui se défend avec des armes, avec des couteaux. Un Jésus qui, sur son chemin, n’exclut pas la possibilité d’un affrontement armé. Les couteaux dont parle Jésus font référence à un petit groupe d’extrémistes radicaux qui existait à l’époque en Israël: les Sicarii. Il s’agissait d’un groupe juif du Ier siècle opposé aux Romains et à leur occupation. Leur arme de prédilection était un poignard, la sica. Ils portaient ce poignard sous leur manteau et frappaient sans bruit. On peut supposer que le disciple Judas appartenait à ce groupe ou, du moins, qu’il lui était proche. La différence aujourd’hui: Jésus veut utiliser les couteaux pour se défendre et non pour tuer ou blesser gravement. Lorsque Jésus est trahi par Judas peu après, l’un des disciples coupe l’oreille d’un soldat. Les couteaux étaient très tranchants. Jésus a alors demandé aux disciples de ranger leurs couteaux. Au lieu de cela, il a guéri l’oreille du soldat. Si c’est le cas, alors tout. Pour moi, le Jésus combatif ne doit plus manquer à l’avenir dans le récit de sa Passion.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi!

Der wehrhafte Jesus

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Wenn, dann alles. Ohne Ausnahme und nicht nur das, was gefällt. Ich stolpere heute über eine Textpassage im Evangelium nach Lukas. Ich lese sie und kann es kaum glauben, was da steht. Ich habe diese Textpassage auch noch nie in einer Lesung in einem Passionsgottesdienst gehört. Die zentrale Gestalt ist da Jesus. Und er wird immer von den Aussagen des Gottesknechts im Propheten Jesaja her gesehen: „Fürwahr, er trug unsere Krankheit und lud auf sich unsere Schmerzen. Wir aber hielten ihn für den, der geplagt und von Gott geschlagen und gemartert wäre…Die Strafe liegt auf ihm, auf dass wir Frieden hätten und durch seine Wunden sind wir geheilt.“ (Jesaja 53,4.5) Er trug, er lud alles auf sich, er war ein Geplagter, ein Geschlagener und Gemarterter. Dieses Jesusbild setzt sich fest: alles ertragen, kein Laut von sich geben, nicht widersprechen, sich nicht zur Wehr setzen. Solch ein Jesusbild prägt den Glauben. Und dann das: „Jesus wandte sich an die Jünger und sagte: Als ich euch neulich das erste Mal aussandte, wies ich euch an, auf Geldbeutel, Rucksack und Sandalen zu verzichten. Hat euch etwas gefehlt? Die Jünger antworteten: Nein, uns hat nichts gefehlt. Daraufhin Jesus: Jetzt ist es anders. Wer einen Geldbeutel hat, nehme ihn mit. Wer einen Rucksack hat, binde ihn um. Wer kein langes Messer hat, soll seinen Mantel verkaufen, um eines zu erwerben. Denn an mir muss die Schriftstelle in Erfüllung gehen, in der es heißt: Er wurde wie ein Verbrecher behandelt. Mein Leben kommt jetzt ans Ziel. Die Jünger erwiderten: Herr, hier sind zwei Messer. Jesus sagte: Das dürfte reichen.“ (Lukas 22,35-38) Ein Jesus, der sich wehrt mit Waffen, mit Messern. Ein Jesus, der auf seinem Weg nicht ausschließt, dass es zu einer bewaffneten Auseinandersetzung kommen kann. Die Messer, von denen Jesus spricht, deuten auf eine kleine Gruppe von radikalen Extremisten hin, die es damals in Israel gab: die Sikarier. Sie waren eine gegen die Römer und ihre Besatzung gerichtete jüdische Gruppe im 1. Jahrhundert. Ihre bevorzugte Waffe war ein Doch, die Sica. Sie trugen den Dolch unter ihrem Umhang und stachen lautlos zu. Es ist anzunehmen, dass der Jünger Judas dieser Gruppierung angehörte oder ihr zumindest nahestand. Der Unterschied jetzt: Jesus will die Messer zur Verteidigung einsetzen und nicht zu einer Tötung oder starken Verletzung anleiten. Als Jesus kurz danach von Judas verraten wird, schneidet einer der Jünger einem Soldaten ein Ohr ab. Die Messer waren sehr scharf. Jesus forderte daraufhin die Jünger auf, die Messer stecken zu lassen. Stattdessen heilte er das Ohr des Soldaten. Wenn, dann alles. Für mich darf künftig der wehrhafte Jesus in den Erzählung seines Leidens nicht mehr fehlen.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

The Defiant Jesus

Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.

If so, then everything. Without exception, and not just what we like. Today I stumbled across a passage in the Gospel of Luke. I read it and can hardly believe what it says. I have never heard this passage read out in a Passion service either. The central figure here is Jesus. And he is always viewed through the lens of the Servant of God in the prophet Isaiah: “Surely he took up our infirmities and bore our sorrows. But we regarded him as one afflicted, smitten by God and tormented… The punishment that brought us peace was upon him, and by his wounds we are healed.” (Isaiah 53:4–5) He bore it, he took it all upon himself; he was afflicted, smitten and tormented. This image of Jesus takes hold: enduring everything, uttering not a sound, not contradicting, not defending oneself. Such an image of Jesus shapes the faith. And then this: ‘Jesus turned to the disciples and said: “When I sent you out for the first time the other day, I instructed you to do without a money-bag, a rucksack and sandals. Did you lack anything? The disciples replied: ‘No, we lacked nothing.’ Then Jesus said: ‘Now it is different. Whoever has a money bag, take it with you. Whoever has a rucksack, strap it on. Whoever does not have a long knife, sell your cloak to buy one. Then the scripture must be fulfilled in me, which says: “He was treated like a criminal.” My life is now coming to an end. The disciples replied: ‘Lord, here are two swords.’ Jesus said: ‘That should be enough.’ (Luke 22:35–38) A Jesus who defends himself with weapons, with swords. A Jesus who, on his journey, does not rule out the possibility of an armed conflict. The knives Jesus speaks of point to a small group of radical extremists that existed in Israel at the time: the Sicarii. They were a Jewish group active in the 1st century, opposed to the Romans and their occupation. Their weapon of choice was a dagger, the sica. They carried the dagger under their cloaks and struck silently. It is reasonable to assume that the disciple Judas belonged to this group, or was at least close to it. The difference now is that Jesus wants to use the knives for defence, not to incite killing or serious injury. When Jesus is betrayed by Judas shortly afterwards, one of the disciples cuts off a soldier’s ear. The knives were very sharp. Jesus then urged the disciples to sheathe their knives. Instead, he healed the soldier’s ear. If anything, then everything. For me, the defiant Jesus must no longer be absent from the narrative of his suffering.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

9.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Parler en pleine conscience

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C’est Karl Valentin qui a dit: « Bénis soient tous ceux qui n’ont rien à dire et qui, malgré tout, se taisent. » Peut-être auras-tu besoin de relire cette phrase une deuxième fois pour la comprendre. Si ce n’est pas le cas, félicitations! Moi, je ne l’ai pas comprise tout de suite. En la relisant, j’ai éclaté de rire. « Bénis soient tous ceux qui n’ont rien à dire et qui, malgré tout, se taisent. » Oh! Ça fait du bien ! Merci à Valentin ! Sa phrase aide à trouver la bonne attitude face aux bavards qui parlent beaucoup sans rien dire: se détourner, bâiller quand ils parlent, détourner le regard avec ennui, lever les yeux au ciel, secouer la tête. Cette phrase aide aussi à admettre qu’on n’est pas obligé d’écouter tout ce qu’on nous dit. On peut et on a le droit de fermer les oreilles pour ne pas laisser souiller son for intérieur. Oui, on en a le droit. C’est un droit fondamental que chacun possède. Tu as le droit de montrer que cela t’agace ou t’ennuie. Montre-le! Les mots, surtout lorsqu’ils sont prononcés, sont en effet quelque chose d’étrange. Ils ont un effet immense. Il est difficile de s’y soustraire. C’est pourquoi des personnalités sages et mûres n’ont pas hésité à donner l’une ou l’autre indication. Parler : prendre conscience de l’effet de ses propres paroles. Je lis un tel conseil dans la sagesse des Écritures. Il dit : « Ne sois pas prompt à parler, et que ton cœur ne se hâte pas de dire quoi que ce soit devant Dieu ; car Dieu est au ciel et toi sur la terre ; c’est pourquoi que tes paroles soient peu nombreuses. » (Ecclésiaste 5,1) Les jeunes en Israël étaient élevés de cette manière. Cette éducation se faisait dans le dialogue entre un adulte et un adolescent. J’essaie de me mettre à la place d’un adolescent et je me dis alors : ah, comme c’est bien qu’il y ait un adulte sage et mûr qui prenne du temps pour moi, qui m’instruise et m’aide à mener une vie consciente. Aujourd’hui, les jeunes sont soit contrôlés, soit libres de faire ce qu’ils veulent ou pensent. Aucune de ces deux situations n’est bonne. La sagesse des Écritures consiste à écouter et à mettre à l’épreuve ce que l’on a entendu. Vient ensuite la vérification. C’est ce qui manque aujourd’hui. Car ce qui vaut pour les nombreuses paroles de la prière vaut aussi pour les nombreuses paroles de la vie quotidienne. Et ce que je trouve vraiment génial, c’est que l’apprentissage de la pleine conscience du cœur envers Dieu ne s’arrête pas à l’« Amen ». Il se répercute dans la vie. J’aime rencontrer ce genre de personne. Ça se voit chez elle.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi !

Bewusstes Reden

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Von Karl Valentin stammt das Wort: „Gesegnet seien alle, die nichts zu sagen haben und trotzdem den Mund halten.“ Vielleicht musst du den Satz ein zweites Mal hören, um zu kapieren. Wenn nicht, dann Glückwunsch! Ich habe ihn nämlich nicht gleich kapiert. Beim nochmaligen Lesen musste ich lauthals loslachen. „Gesegnet seien alle, die nichts zu sagen haben und trotzdem den Mund halten.“ Oh! Tut das gut! Valentin sei Dank! Sein Wort hilft dazu, zu den Vielrednern, die viel reden und nichts sagen, Einstellungen zu finden: sich abwenden, gähnen, wenn sie reden, gelangweilt wegschauen, die Augen verdrehen, den Kopf schütteln. Das Wort hilft auch, sich einzugestehen, dass man sich nicht alles anhören muss. Man kann und darf die Ohren schließen, um sein Inneres nicht beschmutzen zu lassen. Ja, das darf man. Das ist ein Grundrecht, das jeder hat. Du darfst zeigen, dass man dich nervt oder langweilt. Zeig es! Worte, zumal gesprochen, sind ja was Seltsames. Sie haben eine ungeheure Wirkung. Man kann sich ihnen nur schwer entziehen. Deswegen haben sich kluge und reife Persönlichkeiten nicht zurückgehalten, um den einen oder anderen Hinweis zu geben. Sprich: sich der Wirkung der eigenen Worte bewusst zu werden. Ich lese so einen Rat in der Weisheit der Heiligen Schrift. Er heißt: „Sei nicht schnell mit deinem Mund, und lass dein Herz nicht eilen, etwas zu reden vor Gott; denn Gott ist im Himmel und du auf Erden; darum lass deiner Worte wenig sein.“ (Prediger 5,1) Die jungen Leute in Israel wurden auf diese Weise erzogen. Dieses Erziehen geschah im Dialog von einem Erwachsenem und einem Jugendlichem. Ich versuche mich in die Lage eines Jugendlichen zu versetzen und denke dann: ach, ist das mal gut, dass da ein weiser, reifer Erwachsener ist, der sich Zeit für mich nimmt und mich unterrichtet und mir hilft, ein bewusstes Leben zu führen. Heute ist es doch so, dass die jungen Leute entweder gesteuert werden oder machen können, was sie wollen oder denken. Das ist beides nicht gut. Zur Weisheit der Heiligen Schrift gehört das Hören und das Erproben des Gehörten. Darauf folgt das Überprüfen. Das fehlt heute. Denn was für die vielen Worte im Gebet gilt, gilt auch für die vielen Worte im normalen Leben. Und richtig super finde ich: die Einübung in eine Achtsamkeit des Herzens gegenüber Gott hört nicht dem Amen auf. Sie wirkt sich im Leben aus. Solch einem Menschen begegne ich gerne. Man merkt es ihm an.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Mindful Speaking

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Karl Valentin once said: ‘Blessed are all those who have nothing to say and yet keep their mouths shut.’ You might need to hear that sentence a second time to get it. If not, then congratulations! I didn’t get it straight away, you see. When I read it again, I had to laugh out loud. ‘Blessed are all those who have nothing to say and yet keep their mouths shut.’ Oh! That feels good! Thanks to Valentin! His words help us find ways to deal with those who talk a lot but say nothing: turn away, yawn when they speak, look away in boredom, roll your eyes, shake your head. The words also help us admit to ourselves that we don’t have to listen to everything. We can and may close our ears so as not to let our inner selves be sullied. Yes, you are allowed to do that. It is a fundamental right that everyone has. You are allowed to show that someone is annoying or boring you. Show it! Words, especially when spoken, are indeed a strange thing. They have a tremendous effect. It is difficult to escape them. That is why wise and mature individuals have not held back from offering a word or two of advice. Speak: to become aware of the impact of one’s own words. I read such advice in the wisdom of Holy Scripture. It says: ‘Do not be quick with your mouth, and do not let your heart rush to speak before God; for God is in heaven and you are on earth; therefore let your words be few.’ (Ecclesiastes 5:1) Young people in Israel were brought up in this way. This upbringing took place through dialogue between an adult and a young person. I try to put myself in the position of a young person and then think: ah, how good it is that there is a wise, mature adult who takes time for me, instructs me and helps me to lead a conscious life. Today, however, young people are either being controlled or are free to do whatever they want or think. Neither of these is good. Part of the wisdom of Holy Scripture involves listening and testing what has been heard. This is followed by verification. That is missing today. For what applies to the many words in prayer also applies to the many words in everyday life. And what I find really great is this: practising mindfulness of the heart towards God does not end with the ‘Amen’. It has an effect on one’s life. I enjoy meeting such people. You can tell by looking at them.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

8.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Dieu se souvient!

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Il est étrange que l’humanité oublie sans cesse ses valeurs fondamentales. Cet oubli a différentes causes. Les gens vivent trop bien, la prospérité est considérée comme acquise et, au lieu de la gratitude, de la modération et de la satisfaction, c’est soudain l’envie, la cupidité et la jalousie qui règnent. Et ce sont toujours les plus démunis qui en font les frais. Le contraire peut aussi en être la cause: chacun doit veiller sur lui-même, car il n’y en a pas assez pour tout le monde. Dans ce cas, le plus fort s’appropriera davantage que le plus faible. On a pu le constater lors de la distribution de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Et ce sont toujours les plus démunis qui en font les frais. Mais cela n’est en aucun cas comparable à l’autre situation. Une troisième raison de la disparition des valeurs sociales fondamentales est la mégalomanie. Nous en faisons actuellement l’expérience en Amérique. Lundi de Pâques, nous avons reçu la visite de trois jeunes gens venus de Californie et de Boston. Et bien sûr, nous avons discuté de la situation aux États-Unis. J’ai eu l’impression qu’ils avaient, inconsciemment, honte d’être associés à ce pays. Au lieu du slogan MAGA (Make America great again), j’ai proposé l’acronyme MANA (Make America normal again), ce qui les a fait rire. Il existe certainement d’autres raisons à la perte de ces valeurs fondamentales. Celles-ci en sont peut-être les principales. Une société a constamment tendance, dans ses processus, à minimiser ou à oublier les valeurs sociales. Pour quelque raison que ce soit! C’est fatal, car ces valeurs ne se contentent pas de rendre la société humaine, elles la maintiennent aussi unie. Cela signifie que partout où ces valeurs disparaissent, une société finit par s’autodétruire à long terme. Il faut donc faire preuve de prudence! Dans l’Ancien Testament, ce sont les prophètes qui incarnaient cette prudence. C’est d’un prophète plutôt méconnu que nous entendons aujourd’hui cet avertissement: N’opprimez pas les veuves, les orphelins, les étrangers et les pauvres! Le fait que le prophète ait dû lancer cet appel à l’abstention en dit long sur l’état de la société israélienne de l’époque. Il a exercé son ministère au Ve siècle avant Jésus-Christ, en même temps qu’Aggée, un autre prophète plutôt méconnu. C’était une période où la vie sociale en Israël était en pleine transformation, tant sur le plan interne qu’externe. Les rapatriés de Babylone ont reconstruit l’Israël dévasté. Cela n’a pas été facile. Ses messages datent de 520 à 518 avant Jésus-Christ. Son thème: le renoncement à toute injustice. Surtout envers ceux qui, de par leur existence même, sont déjà privés de tout droit. Zacharie les énumère en détail: les veuves, les orphelins, les étrangers et les pauvres. Telle était la composition de la classe défavorisée. Mais eux aussi font partie d’une société. Pour qu’ils ne soient pas laissés pour compte ou mis à l’écart, ils ont besoin d’avocats, de personnes qui les protègent et défendent leurs droits – aujourd’hui encore. Zacharie signifie en français: « Dieu se souvient ».

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi !

Gott erinnert sich!

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Es ist schon seltsam, dass die Menschheit ihre grundlegenden Werte immer wieder vergisst. Dieses Vergessen hat verschiedene Ursachen. Es geht den Leuten zu gut, der Wohlstand wird selbstverständlich und statt Dankbarkeit, Genügsamkeit und Zufriedenheit grassieren auf einmal Neid, Gier und Missgunst. Und es sind immer die Mindergestellten, die da zerrieben werden. Das Gegenteil davon kann auch eine Ursache sein: dass jeder auf sich schauen muss, weil nicht genug da ist für alle. Da wird dann der Stärkere mehr ergattern als ein Schwächerer. Man musste das mitansehen bei der Verteilung der Hilfsgüter im Gazastreifen. Und es sind immer die MIindergestellten, die da zerrieben werden. Doch dieses ist mit dem anderen in keinster Weise zu vergleichen. Ein dritter Grund für das Verschwinden von grundlegenden sozialen Werten ist der Größenwahn. Ihn erleben wir zurzeit in Amerika. Wir hatten am Ostermontag Besuch von drei jungen Leuten aus Kalifornien und Boston. Und selbstverständlich haben wir uns über die Situation Amerika unterhalten. Ich hatte den Eindruck, dass sie sich unterschwellig schämten, damit in Verbindung gebracht zu werden. Statt dem Slogan MAGA (Make America great again) brachte ich das Kürzel MANA (Make America normal again) ein und da konnten sie wieder lachen. Es gibt sicherlich noch andere Gründe für den Verlust zentraler Werte. Dies mögen die hauptsächlichen gewesen sein. Eine Gesellschaft neigt in ihren Prozessen ständig dazu, soziale Werte zu minimieren oder zu vergessen. Warum auch immer! Das ist fatal, denn diese Werte machen die Gesellschaft nicht nur human, sie halten sie auch zusammen. Das heißt, wo immer diese Werte verschwinden, erledigt sich eine Gesellschaft auf Dauer selbst. Also ist da Vorsicht geboten! Für diese Vorsicht standen im Alten Testament die Propheten. Von einem eher unbekannten hören wir heute diese mahnende Erinnerung: „Bedrückt nicht die Witwen, Waisen, Fremdlinge und Armen!“ Dass der Prophet diesen Aufruf zur Unterlassung überhaupt tätigen musste, lässt tief blicken in den Zustand der damaligen Gesellschaft in Israel. Er wirkte im 5. Jahrhundert vor Christus und zeitgleich mit Haggai, einem weiteren eher unbekannten Propheten. Es war die Zeitspanne, in der das gesellschaftliche Leben in Israel innerlich und äußerlich neugestaltet wurden. Rückkehrer aus Babylon bauten das zerstörte Israel wieder auf. Das war nicht einfach. Seine Botschaften sind auf 520-518 vor Christus zu datieren. Sein Thema: Abkehr von allem Unrecht. Vor allem an denen, die durch ihre Existenz eh fern jeglichen Rechts sind. Sacharja zählt sie detailliert auf: Witwen, Waisen, Ausländer und Arme. So war die Unterschicht zusammengesetzt. Doch auch sie gehört zu einer Gesellschaft. Dass sie nicht wegfällt oder ins Abseits geräte, braucht sie Anwälte, Menschen, die sie schützen und für sie eintreten – auch heute. Sacharja heißt auf Deutsch: „Gott erinnert sich“.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

God remembers!

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It is strange that humanity keeps forgetting its fundamental values. There are various reasons for this forgetfulness. People have it too good; prosperity is taken for granted, and instead of gratitude, frugality and contentment, envy, greed and resentment suddenly run rampant. And it is always the underprivileged who are crushed in the process. The opposite can also be a cause: that everyone has to look out for themselves because there isn’t enough for everyone. In such cases, the stronger will grab more than the weaker. One had to witness this during the distribution of aid in the Gaza Strip. And it is always the underprivileged who are crushed in the process. Yet this is in no way comparable to the other situation. A third reason for the disappearance of fundamental social values is megalomania. We are currently witnessing this in America. On Easter Monday, we had a visit from three young people from California and Boston. And naturally, we discussed the situation in America. I had the impression that they felt a subtle sense of shame at being associated with it. Instead of the slogan MAGA (Make America Great Again), I suggested the acronym MANA (Make America Normal Again), and that made them laugh again. There are certainly other reasons for the loss of core values. These may have been the main ones. Society constantly tends, in its processes, to minimise or forget social values. For whatever reason! This is (disästres) disastrous, because these values not only make society humane, they also hold it together. That is to say, wherever these values disappear, a society ultimately destroys itself. So caution is called for! In the Old Testament, the prophets stood for this caution. From a rather unknown one, we hear this admonishing reminder today: Do not oppress widows, orphans, strangers and the poor! The very fact that the prophet had to issue this call to desist at all speaks volumes about the state of society in Israel at that time. He was active in the 5th century BC, at the same time as Haggai, another rather unknown prophet. It was a period in which social life in Israel was being reshaped both internally and externally. Returnees from Babylon rebuilt the destroyed Israel. That was no easy task. His messages date from 520–518 BC. His theme: turning away from all injustice. Above all towards those who, by virtue of their very existence, are already far removed from any sense of justice. Zechariah lists them in detail: widows, orphans, foreigners and the poor. Such was the composition of the underclass. Yet they too are part of society. To ensure they are not overlooked or marginalised, they need advocates, people who protect them and stand up for them – even today. Zechariah means in English: ‘God remembers’.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

7.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Bievenu! Tu as le droit de façonner ta relation avec Dieu selon ta conscience,

selon ta conception de qui est Dieu, même si beaucoup de gens te diront avec insistance à quoi doit ressembler cette relation.

Ils te diront ce que tu as le droit de faire et ce que tu n’as pas le droit de faire, comment tu dois voir les choses et comment tu ne dois pas les voir, où se situent tes limites et où elles ne se situent pas, comment il faut comprendre l’histoire et le présent et comment il ne faut pas les comprendre, qui avait tort et qui a tort aujourd’hui, et qui n’a pas tort. Ils citeront beaucoup, invoqueront des références, se réfugieront derrière le « on » et ne se lasseront pas de s’échauffer et de se battre pour le salut de ton âme.

Et personne ne sera d’accord avec l’autre, mais chacun affirmera avec plus ou moins de fermeté que c’est ainsi qu’il en est, et pas autrement.

Je ne sais pas comment tu peux façonner ta relation avec Dieu. Tu dois écouter ton for intérieur. J’apprends cela petit à petit pour moi-même et je dois désapprendre beaucoup de choses avant d’avoir la place de développer quelque chose de nouveau. Mais ce qui vaut pour moi ne vaut peut-être pas pour toi. Je suis le seul à suivre mon chemin. Et tout comme je ne sais pas pour toi, je ne permets plus à personne de savoir pour moi, même si j’ai besoin de m’appuyer sur quelqu’un.

Avec le droit de façonner ma relation avec Dieu, je ressens aussi le devoir que je m’impose d’interpréter pour moi-même les mots, les pensées et ce que j’entends, même s’il serait bien plus facile de me laisser porter par les interprétations des autres et de les rendre responsables du contenu de ma foi.

Tu as le droit de déterminer la proximité et la distance par rapport à Dieu. Tu as le droit de t’exprimer face à Dieu par la parole ou par le silence. Tu as le droit de croire ce que tu peux croire.

Du hat das Recht, deine Beziehung zu Gott nach deinem besten Gewissen zu gestalten,

nach deinem Verständnis, wer Gott ist, auch wenn es viele Menschen geben wird, die dir mit Nachdruck sagen werden, wie diese Beziehung auszusehen hat.

Sie werden dir sagen, was du darfst und was nicht, wie du etwas zu sehen hast und wie nicht, wo deine Grenzen sind und wo nicht, wie die Geschichte und die Gegenwart zu verstehen sind und wie nicht, wer falsch war und ist und wer nicht. Sie werden viel zitieren, sich berufen, sich in das „man“ flüchten und nicht müde werden, sich zu ereifern und um dein Seelenheil zu kämpfen.

Und keiner wird mit dem anderen übereinstimmen, aber jeder wird mit mehr oder weniger Festigkeit behaupten, dass es so ist, wie sie es sagen, und nicht anders.

Ich weiß nicht, wie du deine Beziehung zu Gott gestalten kannst. Du musst in dich horchen. Ich lerne es langsam für mich und muss dabei viel verlernen, ehe ich Platz habe, Neues zu entwickeln. Aber was für mich gilt, gilt vielleicht nicht für dich. Meinen Weg gehe nur ich. Und so, wie ich es nicht für dich weiß, erlaube ich auch niemand mehr, es für mich zu wissen, selbst wenn ich das Bedürfnis habe, mich anzulehnen.

Mit dem Recht, meine Beziehung zu Gott zu gestalten, erlebe ich auch die Pflicht, die ich mir selbst auferlege, Worte, Gedanken, Gehörtes für mich zu deuten, auch wenn es viel leichter wäre, mich in die Deutungen anderer hineinzubegeben und sie verantwortlich zu machen für die Inhalte meines Glaubens.

Du hast das Recht, die Nähe und den Abstand zu Gott zu bestimmen. Du hast das Recht, dich durch Sprache oder Schweigen Gott gegenüber zu artikulieren. Du hast das Recht zu glauben, was du glauben kannst.

Welcome! You have the right to shape your relationship with God according to your best judgement,

based on your understanding of who God is, even though there will be many people who will insistently tell you what that relationship should look like. They will tell you what you may and may not do, how you should and should not view things, where your boundaries lie and where they do not, how history and the present should and should not be understood, and who was and is wrong and who is not. They will quote extensively, invoke authority, take refuge in the ‘one must’ and never tire of getting worked up and fighting for your salvation.And none of them will agree with the others, but each will assert with varying degrees of conviction that it is exactly as they say, and nothing else. I do not know how you can shape your relationship with God. You must listen to your inner self. I am slowly learning this for myself and must unlearn much before I have the space to develop something new. But what applies to me may not apply to you. Only I walk my path. And just as I do not know for you, I no longer allow anyone else to know for me, even when I feel the need to lean on someone.With the right to shape my relationship with God, I also experience the duty I impose on myself to interpret words, thoughts and what I have heard for myself, even though it would be much easier to surrender to the interpretations of others and make them responsible for the content of my faith.You have the right to determine your closeness to and distance from God. You have the right to express yourself to God through speech or silence. You have the right to believe what you are able to believe.

6.4.26 Ostermontag – Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Lecture de l’Évangile selon saint Luc, chapitre 24, versets 36 à 45.

Tandis qu’ils discutaient de ces choses, Jésus lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Mais ils furent saisis d’effroi et, pris de crainte, ils pensaient voir un esprit. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si effrayés, et pourquoi de telles pensées vous viennent-elles à l’esprit ? Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. Touchez-moi et regardez ; car un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. Et, ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Mais comme ils ne pouvaient encore y croire, tant ils étaient remplis de joie et émerveillés, il leur dit : « Avez-vous quelque chose à manger ici ? » Et ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Et il le prit et le mangea devant eux. Puis il leur dit : « Ce sont là les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : tout ce qui est écrit à mon sujet dans la Loi de Moïse, chez les prophètes et dans les Psaumes doit s’accomplir. » Alors il leur ouvrit l’esprit pour qu’ils comprennent les Écritures.

Chère communauté,
Pâques – qu’est-ce que cela signifie ? Tout le monde parle de Pâques. On reçoit déjà des vœux de Pâques le Vendredi saint. C’est un peu étrange. Pâques – qu’est-ce que cela signifie ? Tout le monde le sait. Que dire de plus ? Tout a déjà été dit et se répète année après année. On nous répète ce que l’on sait déjà. Une surprise à Pâques ? Apparemment, il ne reste plus que les œufs de Pâques cachés dans le jardin. Mais sinon ? Ici, à l’église ? À Pâques, tout se mélange : on parle de résurrection, de réveil, de vie éternelle, certains même d’enfer et de purgatoire, d’autres encore de renaissance, certains affirment que la vie continue après la mort et bon nombre disent : il n’y a plus rien après!
Bon, il faut maintenant mettre de l’ordre là-dedans. Que voulons-nous dire quand nous parlons de Pâques ? Parlons-nous de la résurrection ou du réveil de Jésus ? Non ! Ce n’est pas la même chose. Ce sont deux expressions différentes. Et toutes deux font partie de Pâques. Mais dans quel ordre ? Nous avons récité tout à l’heure le Credo. Dans la deuxième partie, qui concerne Jésus, on remarque ceci : sa vie a un côté visible et un côté invisible. Concernant le côté visible, le Credo dit ceci : conçu, né, souffert, crucifié, mort, enseveli. Ce sont tous des verbes passifs. Comme si la vie terrestre de Jésus avait été une vie qu’il n’avait pas vécue, mais qui lui avait été imposée. On lui a toujours fait subir quelque chose : conçu, né, souffert, crucifié, mort, enseveli. Comme s’il ne pouvait pas faire autrement, ou comme s’il n’y avait pas d’autre issue. Vu sous cet angle, la vie de Jésus était dès le début une souffrance, une épreuve de la vie terrestre. Cela signifie que la crèche et la croix étaient proches l’une de l’autre dès le début. Comme si les auteurs de ce Credo voulaient décrire ce qui est écrit dans l’hymne aux Philippiens (Philippiens 2) : Jésus a volontairement pris la condition d’un esclave, précédée par le renoncement total aux privilèges célestes.

Et on se demande à juste titre : quand Jésus a-t-il fait quelque chose de lui-même, de manière active ? C’est là la surprise ! La première activité de Jésus que nous rencontrons dans le Credo est : « descendu aux enfers ». Mais comment a-t-il pu faire cela s’il est mort ? La dernière chose que nous avons entendue à son sujet, c’est qu’il a été enseveli. Or, en tant que mort, il ne peut rien faire. Et encore moins descendre vers les morts. C’est un vide. Il peut être comblé par une découverte : pour que Jésus puisse descendre dans le royaume des morts, il a dû être ressuscité par Dieu. Cela signifie que le côté invisible, éternel, de la vie de Jésus commence avec sa résurrection. Il a été ressuscité, réveillé, ramené à la vie par Dieu. Jésus lui-même ne pouvait pas le faire. Comment aurait-il pu ? Et qu’a-t-il fait en premier lieu ? En tant que vivant, il est descendu vers les morts. Cela signifie que Jésus a continué exactement comme de son vivant. Il descend. À peine réveillé, il est à nouveau celui qui descend. Il ne peut pas faire autrement. Cela est également attesté dans l’hymne aux Philippiens : Jésus a totalement renoncé à son statut céleste pour pouvoir être pleinement solidaire et compatissant envers les misérables. S’il y a une constante dans sa vie – terrestre et éternelle –, c’est bien cette attraction vers le bas, vers les méprisés, les exclus, les rejetés, les haïs et les chassés, ainsi que les oubliés, les morts. Il ne pouvait pas faire autrement. Il aurait pu agir autrement. Ressuscité – super ! Fuyons d’ici et montons au ciel. Pas question ! Au contraire, descendons vers les oubliés, ceux qui se trouvent dans le « silence profond », comme Martin Buber appelle le royaume de la mort ; là-bas, vers ceux qui ont été mis au repos, les anonymes. La première œuvre de Jésus après sa résurrection fut une visite. Une présence dans le silence profond. Une lueur d’espoir dans l’obscurité. Une parole réconfortante : « Je ne vous oublierai pas. C’est promis ! » Et qu’a-t-il fait après cette visite ? On dit : ressuscité d’entre les morts. Cela signifie : en tant que ressuscité, il a rendu visite aux morts, les a réconfortés, puis il a décidé de poursuivre son chemin en tant que vivant – c’est ce que signifie : ressuscité d’entre les morts ! Il n’a pu ressusciter, c’est-à-dire continuer son chemin, que parce qu’il avait auparavant été ressuscité par Dieu. Jésus ne pouvait pas se ressusciter lui-même. À Pâques, nous sommes donc doublement reconnaissants : à Dieu d’avoir ressuscité Jésus, et à Jésus d’avoir d’abord rendu visite aux morts et de les avoir réconfortés. Après sa résurrection, Jésus passe à l’action. On dit : ressuscité, monté au ciel, assis à la droite de Dieu, revenant, jugeant.
À Pâques, il s’agit de comprendre ce que Jésus a fait en tant que ressuscité. Nous avons entendu la première partie. Il a ensuite fait ses adieux aux morts et est parti. En tant que ressuscité, il n’est pas immédiatement retourné au ciel d’où il était venu. Non. Il poursuit ses visites. Nous avons entendu parler d’une de ces visites tout à l’heure dans la lecture. Auparavant, Jésus avait été reconnu par deux hommes comme le Ressuscité, alors qu’il rompait le pain et le distribuait avec eux pendant le souper. Les deux hommes ont ensuite raconté ce qu’ils avaient vu. Et déjà, Jésus effectue sa troisième visite. Il salue les disciples ainsi : « La paix soit avec vous ! Shalom ! Mir ! Peace ! Pace ! » Chaque peuple connaît ce mot. Et comment réagissent-ils ? Ils ne le reconnaissent pas. Ils ne s’attendaient pas à le voir. Ils pensaient qu’un esprit leur jouait des tours. Nous réagirions exactement de la même manière, chère communauté. Tout comme les disciples à l’époque. Parce que nous pensons : « Cela ne peut pas être vrai ! » Il ne peut y avoir que ce que nous pouvons imaginer. Mais il y a encore beaucoup de place entre le ciel et la terre, une fois que nous avons cessé de penser et d’expliquer. Et alors il leur demande : « Pourquoi avez-vous peur de moi ? Pourquoi vos cœurs sont-ils si remplis de crainte ? Regardez donc ! Mes mains, mes pieds. Je ne suis pas un esprit. Je suis celui que vous avez connu. Seulement – mes chers amis – maintenant, vous devez me comprendre ! Et pour cela, il y a la foi. Si vous le faites, alors parlez-en. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Pâques est enfin là ! Cela vient de l’Est, c’est-à-dire de là où le soleil se lève. Jésus a été ressuscité. Dieu merci ! AMEN

Lesung aus dem Evangelium nach Lukas im 24. Kapitel, die Verse 36-45.

Als sie aber davon redeten, trat Jesus selbst mitten unter sie und sprach zu ihnen: Friede sei mit euch! Sie erschraken aber und fürchteten sich und meinten, sie sähen einen Geist. Und er sprach zu ihnen: Was seid ihr so erschrocken, und warum kommen solche Gedanken in euer Herz? Seht meine Hände und meine Füße, ich bin’s selbst. Fasst mich an und seht; denn ein Geist hat nicht Fleisch und Knochen, wie ihr seht, dass ich sie habe. Und als er das gesagt hatte, zeigte er ihnen seine Hände und Füße. Da sie es aber noch nicht glauben konnten vor Freude und sich verwunderten, sprach er zu ihnen: Habt ihr hier etwas zu essen? Und sie legten ihm ein Stück gebratenen Fisch vor.  Und er nahm’s und aß vor ihnen. Er sprach aber zu ihnen: Das sind meine Worte, die ich zu euch gesagt habe, als ich noch bei euch war: Es muss alles erfüllt werden, was von mir geschrieben steht im Gesetz des Mose und in den Propheten und Psalmen. Da öffnete er ihnen das Verständnis, dass sie die Schrift verstanden.

Liebe Gemeinde,

Ostern – was soll das sein? Es spricht alle Welt von Ostern. Ein Ostergruß empfängt man schon an Karfreitag. Das ist dann irgendwie seltsam. Ostern – was soll das sein? Das weiß doch jeder. Was soll man da noch sagen?  Ist doch alles gesagt und wird gesagt Jahr und Jahr. Man kriegt zu hören, was man eh schon weiß. Überraschung an Ostern? Scheinbar sind das nur noch die versteckten Ostereier im Garten. Aber sonst? Hier in der Kirche? An Ostern geht so manches durcheinander: wir reden von Auferstehung, von Auferweckung, von ewigem Leben, manche sogar von Hölle und Fegefeuer, wieder andere reden von Wiedergeburt, manch einer behauptet, nach dem Tod ginge das Leben weiter und nicht wenige sagen: da kommt nichts mehr!

So – und jetzt muss man das mal ordnen. Was meinen wir, wenn wir von Ostern sprechen? Meinen wir die Auferstehung oder die Auferweckung Jesu? Nein! Es ist nicht dasselbe. Es sind zwei verschiedene Ausdrücke. Und beide gehören zu Ostern. Aber in welcher Reihenfolge? Wir haben vorhin das Glaubensbekenntnis gesprochen. Im zweiten Teil, in dem es um Jesus geht, fällt folgendes auf: sein Leben hat eine sichtbare und unsichtbare Seite. Von der sichtbaren Seite redet das Bekenntnis so: empfangen, geboren, gelitten, gekreuzigt, gestorben, begraben. Das sind alles passive Worte. Als wäre das irdische Leben Jesu eines gewesen, das er nicht gelebt hat, sondern es ihm auferlegt wurde. Es wurde immer was mit ihm gemacht:  empfangen, geboren, gelitten, gekreuzigt, gestorben, begraben. Als konnte er nicht anders, oder als ginge es nicht anders. So gesehen war das Leben Jesu von Anfang ein Leiden, ein Erleiden des Irdischen. Das heißt: Krippe und Kreuz standen von Anfang an nah beieinander. Als wollten die Verfasser dieses Credos beschreiben, was im Philipperhymnus (Philipper 2) steht: Jesus hat aus freien Stücken den Status eines Sklaven angenommen, dem der Totalverzicht der himmlischen Privilegien vorausging.

Und zurecht fragt man sich jetzt: Und wann hat Jesus etwas Eigenes, aktives gemacht? Das ist die Überraschung! Die erste Aktivität Jesu, der wir im Credo begegnen, ist: hinabgestiegen in das Reich des Todes. Doch wie konnte er das tun, wenn er tot ist? Das letzte, was wir von ihm hörten, war, dass er begraben wurde. Aber als Toter kann er doch nichts machen. Schon gar nicht zu den Toten hinabsteigen. Das ist eine Leerstelle. Sie kann gefüllt werden mit einer Entdeckung: Damit Jesus in das Reich des Todes hinabsteigen konnte, musste er von Gott auferweckt werden. Das heißt: die unsichtbare, die ewige Seite des Lebens Jesu, beginnt mit seiner Auferweckung. er wurde auferweckt, aufgeweckt, wach gemacht von Gott. Jesus selbst konnte das nicht machen. Wie auch? Und was tat er als erstes? Als Lebendiger stieg er hinab zu den Toten. Das heißt: Jesus machte genauso so weiter wie zu Lebzeiten. Er geht hinab. Kaum wach, ist er wieder der Herunterkommende. Er kann nicht anders. Das wird auch im Philipperhymnus bezeugt: Jesus verzichtete total auf seinen himmlischen Status, um vollkommen solidarisch und sympathisch mit den Elenden sein zu können. Wenn sich etwas durchzieht in seinem Leben – dem irdischen und dem ewigen – dann ist es dieses Nach-unten-gezogen-Werden zu den Verachteten, den Ausgestoßenen, den Gemiedenen, den Gehassten und Geschassten und den Vergessenen, den Toten. Er konnte nicht anders. Er hätte es anders machen können. Auferweckt – super! Nichts wie weg von hier und rauf in den Himmel. Nichts da! Stattdessen runter zu den Vergessenen, denen in der „Tiefenstille“, wie Martin Buber das Reich des Todes nennt; dorthin, zu den ruhig Gestellten, den Namenlosen. Das erste Werk Jesu nach seiner Auferweckung war ein Besuch. Ein Da-Sein in der Tiefenstille. Ein Lichtblick im Dunkel. Ein tröstendes Wort: „Ich vergesse euch nicht. Versprochen!“ Und was tat er nach diesem Besuch? Es heißt: Auferstanden von den Toten. Das heißt: als Auferweckter besuchte er die Toten, tröstete sie und dann entschloss er sich, als Lebender weiterzugehen – das meint: auferstanden von den Toten! Er konnte nur auferstehen, also weitergehen, weil er vorher von Gott auferweckt wurde. Jesus konnte sich nicht selber auferwecken. An Ostern sind wir also doppelt dankbar: Gott, dass er Jesus auferweckt und Jesus, dass er als erstes die Toten besucht und sie getröstet hat. Nach seiner Auferweckung wird Jesus aktiv. Es heißt: auferstanden, aufgefahren, sitzen zur Rechten Gottes, wiederkommen, richten.

Es geht an Ostern darum, das zu verstehen, was Jesus als Auferweckter getan hat. Das erste haben wir gehört. Er hat sich dann von den Toten verabschiedet und ist weitergegangen. Als Auferweckter ist er nicht gleich zurück in den Himmel, von dem her er gekommen war. Nein. Er setzt seine Besuche fort. Von einem Besuch haben wir vorhin in der Lesung gehört. Vorausgegangen war, dass Jesus von zwei Männern als Auferstandener erkannt wurde, als er beim Abendessen mit ihnen das Brot brach und es verteilte. Die zwei haben das dann weitererzählt. Und schon macht Jesus seinen dritten Besuch.Er begrüßt die Jünger so: Friede sei mit euch! Schalom! Mir! Peace! Pace! Jedes Volk kennt das Wort. Und wie reagieren sie? Sie erkennen ihn nicht. Sie haben nicht mit ihm gerechnet. Sie dachten, ein Geist treibe sein Unwesen mit ihnen. Genauso, liebe Gemeinde, würden wir auch reagieren. Genauso wie die Jünger damals. Weil wir denken: Das kann gar nicht sein! Es kann nur sein, was wir uns denken können. Doch zwischen Himmel und Erde ist noch ganz viel Platz, nachdem wir aufgehört haben zu denken und zu erklären. Und dann fragt er sie: Wieso erschreckt ihr vor mir? Warum sind eure Herzen so angstbesetzt? Schaut doch her! Hände, Füße. Ich bin kein Geist. Ich bin der, den ihr gekannt habt. Nur – ihr Lieben – jetzt müsst ihr mich begreifen! Und dazu gibt es den Glauben. Wenn ihr das macht, dann redet davon. Das habe ich heute gemacht. Endlich ist Ostern! Das kommt von Osten, von dort also, wo die Sonne aufgeht. Jesus wurde auferweckt. Gott sei Dank! AMEN

A reading from the Gospel according to Luke, chapter 24, verses 36–45.

But whilst they were talking about this, Jesus himself stood among them and said to them, ‘Peace be with you!’ They were startled and frightened, thinking they were seeing a spirit. And he said to them, ‘Why are you so startled, and why do such thoughts come into your hearts? Look at my hands and my feet; it is I myself. Touch me and see; for a spirit does not have flesh and bones, as you see that I have.’ And when he had said this, he showed them his hands and his feet. But as they still could not believe it for joy, and were marvelling, he said to them, ‘Do you have anything here to eat?’ And they set before him a piece of broiled fish. And he took it and ate it in their presence. Then he said to them, ‘These are my words which I spoke to you whilst I was still with you: everything written about me in the Law of Moses, the Prophets and the Psalms must be fulfilled.’ Then he opened their minds to understand the Scriptures.
Dear congregation,
Easter – what is it all about? Everyone is talking about Easter. You start receiving Easter greetings as early as Good Friday. That feels a bit odd. Easter – what is it all about? Everyone knows that, don’t they? What more is there to say? It’s all been said and is said year after year. You’re told what you already know. A surprise at Easter? Apparently, the only surprises left are the hidden Easter eggs in the garden. But apart from that? Here in church? At Easter, things get a bit mixed up: we talk of resurrection, of raising from the dead, of eternal life; some even speak of hell and purgatory; others talk of rebirth; some claim that life continues after death; and quite a few say: there’s nothing more to come!
So – now we need to sort this out. What do we mean when we speak of Easter? Do we mean the Resurrection or the raising of Jesus? No! It is not the same thing. They are two different concepts. And both belong to Easter. But in what order? We recited the Creed earlier. In the second part, which concerns Jesus, the following stands out: his life has a visible and an invisible side. Regarding the visible side, the Creed speaks thus: conceived, born, suffered, crucified, died, buried. These are all passive verbs. As if Jesus’ earthly life had been one that he did not live himself, but was imposed upon him. Things were always being done to him: conceived, born, suffered, crucified, died, buried. As if he could not have done otherwise, or as if there were no other way. Seen in this light, Jesus’ life was, from the very beginning, a suffering, an enduring of the earthly. That is to say: the manger and the cross stood close together from the very start. As if the authors of this Creed wished to describe what is written in the Philippian Hymn (Philippians 2): Jesus voluntarily assumed the status of a slave, preceded by the total renunciation of heavenly privileges.
And one is right to ask now: And when did Jesus do anything of his own accord, anything active? That is the surprise! The first activity of Jesus that we encounter in the Creed is: he descended into the realm of the dead. But how could he do that if he is dead? The last we heard of him was that he was buried. But as a dead man, he cannot do anything. Certainly not descend into the realm of the dead. That is a gap. It can be filled with a realisation: in order for Jesus to descend into the realm of the dead, he had to be raised by God. That is to say: the invisible, eternal aspect of Jesus’ life begins with his resurrection. He was raised, awakened, brought to life by God. Jesus himself could not do that. How could he? And what was the first thing he did? As a living being, he descended to the dead. That means: Jesus carried on exactly as he had in life. He goes down. Barely awake, he is once again the one who comes down. He cannot do otherwise. This is also attested to in the Philippian hymn: Jesus completely renounced his heavenly status in order to be able to show complete solidarity and compassion with the wretched. If there is one thing that runs through his life – both earthly and eternal – it is this being drawn downwards to the despised, the outcasts, the shunned, the hated and rejected, and the forgotten, the dead. He could not do otherwise. He could have done it differently. Raised from the dead – brilliant! Let’s get out of here and up to heaven. Not a chance! Instead, down to the forgotten, those in the ‘deep silence’, as Martin Buber calls the realm of death; there, to the laid-to-rest, the nameless. Jesus’ first act after his resurrection was a visit. A presence in the deep silence. A ray of hope in the darkness. A comforting word: ‘I will not forget you. I promise!’ And what did he do after this visit? It says: risen from the dead. That means: as the one who had been raised, he visited the dead, comforted them, and then decided to move on as a living person – that is what ‘risen from the dead’ means! He could only rise, that is, move on, because he had previously been raised by God. Jesus could not raise himself. So at Easter we are doubly grateful: to God for raising Jesus, and to Jesus for first visiting the dead and comforting them. After his resurrection, Jesus becomes active. It is said: risen, ascended, seated at the right hand of God, returning, judging.
Easter is about understanding what Jesus did as the Risen One. We have heard about the first part. He then took his leave of the dead and went on his way. As the Risen One, he did not immediately return to heaven, from whence he had come. No. He continues his visits. We heard about one such visit earlier in the reading. This was preceded by Jesus being recognised by two men as the Risen One when he broke bread with them at supper and distributed it. The two then went on to tell others. And already Jesus is making his third visit. He greets the disciples thus: Peace be with you! Shalom! Mir! Peace! Pace! Every people knows the word. And how do they react? They do not recognise him. They were not expecting him. They thought a spirit was playing tricks on them. We, dear congregation, would react in exactly the same way. Just like the disciples back then. Because we think: That cannot be! It can only be what we can conceive. Yet there is still plenty of room between heaven and earth once we have stopped thinking and explaining. And then he asks them: ‘Why are you frightened by me? Why are your hearts so full of fear? Look here! Hands, feet. I am not a spirit. I am the one you knew. Only – my dear ones – now you must understand me! And that is what faith is for. When you do that, then speak of it. That is what I have done today. At last, it is Easter! It comes from the East, from where the sun rises. Jesus has been raised. Thank God! AMEN

5.4.26 Ostersonntag – Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Que pensait Jésus de la résurrection des morts ?

Quatrième approche de la résurrection

Quelques réflexions sur le texte biblique que je vais lire dans un instant. Jésus se heurtait sans cesse à ce qu’on appelle ses adversaires. Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, il s’agit des sadducéens. Ils formaient l’élite sacerdotale du Temple de Jérusalem. On les qualifie de fidèles à la Torah. Cela signifie que pour eux, seuls les cinq livres de Moïse existaient. C’est pourquoi ils ne voulaient rien avoir à faire avec la résurrection des morts, car dans la Torah, ce n’est pas un sujet – pas même en marge. Malgré tout, ils ont abordé le sujet et ont voulu connaître l’avis de Jésus à l’aide d’un exemple concret. À la fin, ils l’ont applaudi pour sa réponse pleine de sagesse. Nous y reviendrons tout à l’heure.

L’autre groupe influent était celui des pharisiens. Ils enseignaient la résurrection des morts, car ils reconnaissaient non seulement la Torah, mais aussi les prophètes. Je vous rappelle la parabole du champ de morts dans Ézéchiel 37. Les pharisiens formaient le groupe le plus récent. Jésus leur était proche, d’autant plus qu’il était originaire de Nazareth en Galilée. Nazareth avait été fondée par des pharisiens revenus de Babylone au IIIe siècle avant Jésus-Christ.

Et maintenant, le texte biblique de Luc 20,27-40 :

Les sadducéens, c’est-à-dire ceux qui nient la résurrection, s’adressèrent à Jésus en lui posant la question suivante: « Maître, Moïse a écrit ceci: Si le frère de quelqu’un meurt en laissant une veuve, mais pas d’enfant, celui-ci doit épouser la veuve et ainsi donner une descendance à son frère défunt. Mais voici le cas suivant: il y avait sept frères. Le premier s’est marié et est mort, sans laisser d’enfant. Le deuxième frère a alors pris la femme. Et il est mort sans descendance. De même le troisième. Tous les sept sont morts sans descendance. Enfin, la femme est morte elle aussi. De qui sera-t-elle la femme lors de la résurrection? Réfléchissez: elle a été mariée aux sept frères. Jésus leur répondit: « Les hommes de ce monde-ci se marient et sont mariés. Mais pour ceux qui ressusciteront et qui appartiendront au monde à venir, il n’y aura plus de mariage. Car, tout comme les anges dans les cieux, ils ne pourront plus mourir, et donc pas non plus enfanter. Celui qui est ressuscité fait partie des enfants de Dieu et est comme les anges. Vous trouverez quelque chose au sujet de la résurrection des morts chez Moïse, notamment dans l’histoire du buisson ardent. Là, Moïse appelle Dieu le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il n’est donc pas le Dieu des morts, mais des vivants. Ainsi, tous ceux dont il se dit le Dieu vivent de sa force. Certains des scribes applaudirent Jésus: « Bien dit, Maître ! » Personne n’osa lui poser d’autres questions.

Que dit Jésus au sujet de la résurrection des morts? Il l’affirme. Pour lui, c’est une réalité de l’au-delà. Il la connaît. C’est pourquoi il peut aussi décrire à quoi cela ressemble là-bas. Les normes de ce monde-ci ne s’y appliquent pas. Elles sont suspendues. Elles ont disparu. La nouvelle existence, c’est celle des anges. Mais il ne faut pas s’imaginer de petits anges avec des ailes. Le mot « ange » désigne un être proche de Dieu et perméable à Lui. Ce sont des êtres enveloppés d’un vêtement de lumière.

La réponse de Jésus aux sadducéens est géniale. Il la justifie en se référant à un passage central de la Bible, dans le deuxième livre de Moïse, c’est-à-dire dans la Torah, que les sadducéens chérissent et aiment par-dessus tout. Jésus cite ce passage: Dieu s’est révélé à Moïse dans un buisson ardent dans le désert comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Qu’est-ce que cela dit de la résurrection? Si Dieu est le Dieu de ces trois hommes, cela signifie qu’ils sont certes morts, mais qu’ils ne sont pas morts. Ils vivent auprès de Dieu, car ils ont cru en lui. Dieu est un Dieu des vivants. Les sadducéens en ont été complètement abasourdis. Et ils ont applaudi Jésus pour sa connaissance de la Torah. Peut-être que l’un ou l’autre a même commencé à croire à la résurrection des morts.

En tout cas, voici ce que nous pouvons retenir du point de vue de Jésus: dans l’au-delà, il n’y a plus de sexes, plus de mort et donc plus de mortalité. L’égalité s’exprime dans l’existence lumineuse des anges, c’est-à-dire dans une vie en totale transparence pour Dieu, qui est lumière et vie. Celui qui ose croire dès maintenant en ce Dieu est de la vie, et non de la mort. Pour moi, la mort est une condensation de toute ma vie, comme dans un cristal. Ce cristal est traversé par la lumière de Dieu.

Voilà les quatre approches de la résurrection ou de la résurrection des morts. Il restera toujours le fait qu’il faudra s’approcher de ce mystère. On ne l’aura jamais tout à fait compris. Jusqu’ici et pour l’instant. Reste en sécurité.

Was dachte Jesus über die Auferstehung der Toten?

Annäherung 4 an die Auferstehung

Zu dem Bibeltext, den ich gleich lese, ein paar Gedanken. Jesus traf immer wieder auf sog. Gegner. In unserem heutigen Fall sind das die Sadduzäer. Sie waren die priesterliche Elite im Tempel in Jerusalem. Sie werden Thoratreue. Das heißt: für sie gab es nur die 5 Bücher Mose. Darum wollten sie nichts mit Auferstehung der Toten zu tun haben, denn in der Thora ist sie kein Thema – nicht einmal am Rand. Trotzdem stellten sie sich dem Thema und wollten von Jesus anhand eines konkreten Beispiels seine Meinung wissen. Am Ende applaudierten sie ihm für seine kluge Antwort. Dazu kommen wir gleich.

Die andere einflussreiche Gruppe waren die Pharisäer. Sie lehren die Auferstehung der Toten, weil sie neben der Thora auch die Propheten anerkennen. Ich erinnere an das Totenfeldgleichnis in Hesekiel 37. Die Pharisäer waren die jüngere Gruppierung. Jesus stand ihnen nahe, zumal er aus Nazareth in Galiläa war. Nazareth war von pharisäischen Rückkehrern aus Babylon im 3. Jahrhundert vor Christus gegründet worden.

Und jetzt der Bibeltext Lukas 20,27-40:

Sadduzäer, das sind Leute, die eine Auferstehung leugnen, wandten sich an Jesus mit der Frage: „Meister, Mose hat folgendes geschrieben: Wenn jemands Bruder stirbt und eine Witwe, aber kein Kind hinterlässt, dann soll er die Witwe heiraten und auf diese Weise seinem verstorbenen Bruder Nachkommen schaffen. Nun aber folgender Fall: Da waren sieben Brüder. Der erste heiratete und starb, hinterließ aber kein Kind. Da nahm der zweite Bruder die Frau. Und er starb ohne Nachkommen. Ebenso der dritte. Alle sieben starben ohne Nachkommen. Zuletzt starb auch die Frau. Wessen Frau wird sie nun bei der Auferstehung? Bedenke: Sie war mit allen sieben verheiratet? Jesus erwiderte ihnen: Die Menschen dieser bestehenden Welt heiraten und werden geheiratet. Doch für die Menschen, die auferstehen und zur kommenden Welt gehören dürfen, gibt es keine Ehe mehr. Denn wie die Engel im Himmel werden, sie gar nicht mehr sterben können, also auch nicht gebären. Wer auferstanden ist, gehört zu Gottes Kindern und ist wie die Engel. Darüber, dass Tote auferweckt werden, könnt ihr etwas bei Mose finden, und zwar in der Geschichte mit dem brennenden Dornbusch. Dort nennt Mose Gott den Gott Abrahams und Isaaks und Jakobs. Also ist er kein Gott der Toten, sondern der Lebenden. So leben alle, deren Gott er sich nennt, aus seiner Kraft. Einige der Schriftkundigen applaudierten Jesus: „Gut gesagt, Meister!“ Keiner wagte es, ihm noch weitere Fragen zu stellen.

Was sagt Jesus zur Auferstehung der Toten? Er bejaht sie. Sie ist für ihn eine jenseitige Realität. Er kennt sie. Deshalb kann er auch sagen, wie es dort aussieht. Es gelten keine Normen wie in der diesseitigen Welt. Sie sind außer Kraft gesetzt. Sie sind verschwunden. Die neue Existenz ist der Engel. Da darf man sich aber keine Engelchen mit Flügel vorstellen. Engel steht für ein Wesen, das Gott nahesteht und für ihn durchlässig ist. Sie sind Wesen, die in eine Lichtkleid gehüllt sind.

Die Antwort Jesu an die Sadduzäer ist genial. Er begründet es mit einem Verweis auf eine zentrale Bibelstelle im 2. Buch Mose, also in der Thora, die die Sadduzäer über alles schätzen und lieben. Jesus zitiert die Stelle: Gott hat sich Mose in einem Dornbusch in der Steppe offenbart als Gott Abrahams, Isaaks und Jakobs. Was sagt das über die Auferstehung? Wenn Gott der Gott dieser drei Männer ist, dann heißt das, dass sie zwar gestorben, aber nicht tot sind. Sie leben bei Gott, weil sie an ihn geglaubt haben. Gott ist ein Gott der Lebenden. Da waren die Sadduzäer aber so von den Socken. Und sie applaudierten Jesus für sein Thorawissen. Vielleicht hat der eine oder andere sogar angefangen, an die Auferstehung der Toten zu glauben.

Das jedenfalls können wir aus der Sicht Jesu festhalten: in der jenseitigen Welt gibt es keine Geschlechter mehr, keinen Tod und damit auch keine Sterblichkeit. Die Gleichheit drückt sich in der Lichtexistenz der Engel aus, das heißt, in einem Leben in der völligen Durchlässigkeit für Gott, der Licht und Leben ist. Wer es wagt, schon jetzt an diesen Gott zu glauben, ist das Lebens, nicht des Todes. Der Tod ist für mich eine Komprimierung meines gesamten Lebens wie in einem Kristall. Dieser Kristall wird vom Licht Gottes durchleuchtet.

Das waren die viere Annäherungen an die Auferstehung bzw. Auferweckung. Es wird immer dabeibleiben, dass man sich an dieses Geheimnis wird annähern müssen. Man wird es nie ganz begriffen haben.  So weit und bis dahin. Bleibe behütet.

What did Jesus think about the resurrection of the dead?

Approach 4 to the Resurrection

A few thoughts on the Bible passage I am about to read. Jesus repeatedly encountered so-called opponents. In today’s case, these are the Sadducees. They were the priestly elite at the Temple in Jerusalem. They were known for their strict adherence to the Torah. This means that, for them, only the Five Books of Moses existed. That is why they wanted nothing to do with the resurrection of the dead, for it is not a subject in the Torah – not even in passing. Nevertheless, they addressed the issue and wanted to know Jesus’s opinion on the matter, using a specific example. In the end, they applauded him for his wise answer. We will come to that in a moment.

The other influential group were the Pharisees. They taught the resurrection of the dead because, in addition to the Torah, they also recognised the Prophets. I recall the parable of the valley of dry bones in Ezekiel 37. The Pharisees were the younger group. Jesus was close to them, especially as he was from Nazareth in Galilee. Nazareth had been founded by Pharisees returning from Babylon in the 3rd century BC.

And now the Bible passage Luke 20:27–40:

The Sadducees, who are people who deny the resurrection, approached Jesus with the question: ‘Teacher, Moses wrote the following: If a man’s brother dies and leaves a widow but no child, then he must marry the widow and in this way provide offspring for his deceased brother. Now consider the following case: there were seven brothers. The first married and died, but left no child. Then the second brother took the woman. And he died without offspring. Likewise the third. All seven died without offspring. Finally, the woman also died. Whose wife will she be at the resurrection? Consider this: she was married to all seven of them? Jesus replied to them: ‘People in this present world marry and are given in marriage. But for those who are resurrected and are to belong to the world to come, there is no longer marriage. For just as the angels in heaven will be, they will no longer be able to die, and therefore will not give birth either. Those who have been raised belong to God’s children and are like the angels. You can find something in Moses about the dead being raised, namely in the story of the burning bush. There Moses calls God the God of Abraham, Isaac and Jacob. So he is not a God of the dead, but of the living. Thus all those whom he calls his own live by his power. Some of the scribes applauded Jesus: “Well said, Master!” None dared to ask him any further questions.

What does Jesus say about the resurrection of the dead? He affirms it. For him, it is a reality of the hereafter. He knows it. That is why he can also describe what it is like there. The norms of this world do not apply there. They are suspended. They have vanished. The new existence is that of an angel. But one must not imagine little angels with wings. An angel stands for a being who is close to God and is permeable to him. They are beings clothed in a garment of light.

Jesus’ reply to the Sadducees is brilliant. He justifies it by referring to a central passage in the Bible, in the Book of Exodus – that is, in the Torah – which the Sadducees value and love above all else. Jesus quotes the passage: God revealed himself to Moses in a burning bush in the wilderness as the God of Abraham, Isaac and Jacob. What does that say about the resurrection? If God is the God of these three men, then that means that although they have died, they are not dead. They live with God because they believed in him. God is a God of the living. The Sadducees were completely blown away by this. And they applauded Jesus for his knowledge of the Torah. Perhaps one or two of them even began to believe in the resurrection of the dead.

In any case, this is what we can conclude from Jesus’ perspective: in the world beyond, there are no longer any genders, no death and therefore no mortality either. Equality is expressed in the luminous existence of the angels, that is, in a life of complete openness to God, who is light and life. Whoever dares to believe in this God even now is of life, not of death. For me, death is a condensation of my entire life, as if in a crystal. This crystal is illuminated by the light of God.

These were the four approaches to the Resurrection or raising from the dead. It will always remain the case that one must approach this mystery. One will never have fully grasped it. That is all for now. Stay safe.

4.4.26 Karsamstag – Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Que pensait Jésus de la résurrection des morts ?

Troisième approche de la résurrection

Je pense qu’une autre réflexion s’impose pour comprendre les événements pascaux. La résurrection de Jésus ne doit pas être comprise de manière linéaire. Il n’a pas été ressuscité parce qu’il était mort. La mort sur la croix et la résurrection ne sont pas des événements qui s’enchaînent. Il n’y a pas de cheminement linéaire entre ici-bas et l’au-delà. Comme si Dieu avait été mis sous pression par la mort violente de Jésus. Non! C’était sa décision d’agir ainsi. Il aurait pu imposer tacitement à l’humanité le fardeau de la mort sur la croix. Il ne l’a pas fait. Il a agi pour lui-même. Il voulait la résurrection. On la comprend mieux à partir de la notion de « nouveau », telle qu’elle est exprimée dans la devise de l’année. Le Nouveau du point de vue de Dieu n’est pas la continuation de l’Ancien. Le Nouveau de Dieu, tel qu’il est décrit dans l’Apocalypse de Jean, est le tout nouveau, ce qui n’a jamais existé auparavant. Donc rien qui ait un quelconque fondement dans ce qui a été jusqu’à présent. Comme le décrit l’Apocalypse, cela aide à comprendre qu’on ne va pas plus loin ici avec la linéarité. Il faut abandonner cette façon de penser. C’est pourquoi il est également absurde de dire que la vie continue. Non! Elle ne continue pas. Elle s’achève. Elle est terminée. Il nous reste le réconfort de la vie terrestre et éternelle de Jésus.

Was dachte Jesus über die Auferstehung der Toten?

Annäherung 3 an die Auferstehung

Einen weiteren Gedanken halte ich für erforderlich, um das österliche Geschehen zu verstehen. Die Auferweckung Jesu ist nicht linear zu verstehen. Er wurde nicht auferweckt, weil er gestorben ist. Die Kreuzestod und die Auferweckung sind keine sich bedingenden Ereignisse. Es gibt keine Linearität von hier zum Jenseitigen. So als wäre Gott durch den gewaltsamen Tod Jesu unter Druck gesetzt worden. Nein! Es war seine Entscheidung, so zu handeln. Er hätte der Menschheit die Bürde des Kreuzestodes auch stillschweigend aufs Auge drücken können. Das hat er nicht gemacht. Er hat für sich gehandelt. Er wollte die Auferweckung. Man versteht sie am besten vom Begriff des „Neuen“ her, wie er in der Jahreslosung ausgedrückt wird. Das Neue aus der Sicht Gottes ist nicht die Fortsetzung des Alten. Das Neue Gottes, wie es in der Offenbarung des Johannes beschrieben ist, ist das völlig Neue, das noch nicht Dagewesene. Also nichts, was irgendeine Voraussetzung im Bisherigen hat. Wie es in der Offenbarung geschildert wird, hilft es zu verstehen, dass man mit Linearität hier nicht weiterkommt. Man muss dieses Denken ablegen. Deshalb ist es auch unsinnig zu sagen, das Leben gehe weiter. Nein! Es geht nicht weiter. Es endet. Es ist vorbei. Es bleibt uns der Trost des irdischen und ewigen Lebens Jesu.

What did Jesus think about the resurrection of the dead?

Approach 3 to the Resurrection

I believe another point needs to be made in order to understand the events of Easter. Jesus’ resurrection should not be understood in a linear sense. He was not raised because he died. His death on the cross and his resurrection are not causally linked events. There is no linear progression from this world to the hereafter. As if God had been pressured by Jesus’ violent death. No! It was his decision to act in this way. He could have silently imposed the burden of the crucifixion upon humanity. He did not do that. He acted of his own accord. He wanted the resurrection. It is best understood in terms of the concept of the ‘New’, as expressed in the annual motto. The New, from God’s perspective, is not a continuation of the Old. God’s New, as described in the Revelation of John, is the utterly new, the unprecedented. In other words, nothing that has any basis in what has gone before. As depicted in the Revelation, it helps to understand that linear thinking gets us nowhere here. We must cast aside this way of thinking. That is why it is also nonsensical to say that life goes on. No! It does not go on. It ends. It is over. We are left with the comfort of Jesus’ earthly and eternal life.

3.4.26 Karfeitag – Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Que pensait Jésus de la résurrection des morts ?

Deuxième approche de la résurrection

Exactement ! Entre le moment où il a été « enterré » et celui où il est « descendu », voici ce qui s’est passé: il a été ressuscité, réveillé, ramené à la vie par Dieu. Jésus lui-même n’en était pas capable. Comment l’aurait-il pu? Ce n’est qu’après cette résurrection qu’il a pu agir de son propre chef. Qu’a-t-il fait en premier? Il est descendu vers les morts. Dieu le tire donc du « silence des profondeurs » et que fait Jésus?Il continue exactement comme de son vivant. Il descend. À peine réveillé, il est de nouveau celui qui descend. Il ne peut pas faire autrement. C’est ce dont témoigne également l’hymne aux Philippiens. Il a totalement renoncé à son statut céleste pour pouvoir être pleinement solidaire et compatissant envers les misérables. S’il y a une constante dans sa vie – terrestre et éternelle –, c’est bien cette attraction vers le bas, vers les méprisés, les exclus, les rejetés, les haïs et les chassés, ainsi que les oubliés, les morts. Il ne pouvait pas faire autrement. Il aurait pu agir autrement. Ressuscité – genial ! Fuyons d’ici et montons au ciel. Pas question! Au contraire, descendons vers les oubliés, ceux qui reposent paisiblement dans le silence profond, les anonymes. La première œuvre de Jésus après sa résurrection fut une visite. Une présence dans le silence profond. Une lueur d’espoir dans l’obscurité. Une parole réconfortante: « Je ne vous oublierai pas. C’est promis! » On dit alors: ressuscité d’entre les morts. Eh bien! Pour Pâques cette année et toutes les futures fêtes de Pâques, entre les lapins en chocolat de Lindt, les œufs de Pâques et autres futilités: la résurrection par Dieu est la condition préalable à la résurrection. Et surtout: la résurrection d’entre les morts est précédée par la présence de Jésus en tant que ressuscité. Tous les autres verbes sont – qui s’en étonnerait ! – actifs : descendu, ressuscité, assis, revenu, jugé. Encore une fois! Jésus est ressuscité des morts en tant que vivant.

Nous avons donc une seule réalité: une réalité passive visible et une réalité active invisible. Les deux constituent la réalité de Dieu.

Was dachte Jesus über die Auferstehung der Toten?

Annäherung 2 an die Auferstehung

Richtig! Zwischen „begraben“ und „hinabgestiegen“ ist das passiert: er wurde auferweckt, aufgeweckt, wach gemacht von Gott. Jesus selbst konnte das nicht machen. Wie auch? Erst durch diese Auferweckung war er zu einer Eigenhandlung in der Lage. Was tat er als erstes? Er stieg hinab zu den Toten. Gott holt ihn also heraus aus der „Tiefenstille“ und was macht der eigensinnige Jesus? Er macht genauso so weiter wie zu Lebzeiten. Er geht hinab. Kaum wach, ist er wieder der Herunterkommende. Er kann nicht anders. Das wird auch im Philipperhymnus bezeugt. Er verzichtete total auf seinen himmlischen Status, um vollkommen solidarisch und sympathisch mit den Elenden sein zu können. Wenn sich etwas durchzieht in seinem Leben – dem irdischen und dem ewigen – dann ist es dieses Nach-unten-gezogen-Werden zu den Verachteten, den Ausgestoßenen, den Gemiedenen, den Gehassten und Geschassten und den Vergessenen, den Toten. Er konnte nicht anders. Er hätte es anders machen können. Auferweckt – super! Nichts wie weg von hier und rauf in den Himmel. Nichts da! Stattdessen runter zu den Vergessenen, denen in der Tiefenstille ruhig Gestellten, den Namenlosen. Das erste Werk Jesu nach seiner Auferweckung war ein Besuch. Eine Präsenz in der Tiefenstille. Ein Lichtblick im Dunkel. Ein tröstendes Wort: „Ich vergesse euch nicht. Versprochen!“ Dann heißt es: auferstanden von den Toten. Also! Für Ostern dieses Jahr und alle künftigen Osterfeste zwischen Schokohasen von Lindt, Ostereiern und weiterem Firlefanz: die Auferweckung durch Gott ist die Voraussetzung für die Auferstehung. Und vor allem: der Auferstehung von den Toten geht voraus, dass Jesus als Auferweckter dort war. Alle weiteren Verben sind – wen wunderts! – Aktiva: hinabgestiegen, auferstanden, sitzen, wiederkommen, richten. Noch mal! Jesus ist als Lebender von den Toten auferstanden.

Wir haben also eine einzige Wirklichkeit: eine sichtbare passive und eine unsichtbare aktive. Beide machen Gottes Wirklichkeit aus.

What did Jesus think about the resurrection of the dead?

Approach 2 to the Resurrection

That’s right! Between ‘being buried’ and ‘descending’, this happened: he was raised, awakened, brought to life by God. Jesus himself could not do this. How could he? It was only through this raising that he was able to act of his own accord. What was the first thing he did? He descended to the dead. So God brings him out of the ‘deep silence’, and what does Jesus do? He carries on exactly as he did in life. He goes down. Barely awake, he is once again the one who descends. He cannot do otherwise. This is also attested to in the Philippian hymn. He completely renounced his heavenly status so that he might be in complete solidarity and sympathy with the wretched. If there is one thing that runs through his life – both earthly and eternal – it is this being drawn downwards to the despised, the outcasts, the shunned, the hated and rejected, and the forgotten, the dead. He could not do otherwise. He could have done it differently. Raised from the dead – brilliant! Let’s get out of here and up to heaven. Not a chance! Instead, down to the forgotten, those placed in the deepest silence, the nameless. Jesus’ first act after his resurrection was a visit. A presence in the deepest silence. A ray of hope in the darkness. A comforting word: ‘I will not forget you. Promised!” Then it says: risen from the dead. So! For Easter this year and all future Easter celebrations amidst Lindt chocolate bunnies, Easter eggs and other frippery: resurrection by God is the prerequisite for the resurrection. And above all: the resurrection from the dead is preceded by the fact that Jesus, as the one raised from the dead, was there. All other verbs are – no surprise there! – active: descended, risen, sitting, returning, judging. Once more! Jesus, as the living one, rose from the dead.

So we have a single reality: a visible passive one and an invisible active one. Both constitute God’s reality.

2.4.26 Gründonnerstag – Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Que pensait Jésus de la résurrection des morts ?

Première approche de la résurrection

Bon. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble important de clarifier de quoi nous parlons. Je vais énumérer les concepts : résurrection des morts, ressuscitation, vie après la mort, vie éternelle, infinité, enfer, purgatoire, royaume des morts. J’ajouterai volontiers un concept de Martin Buber, qui qualifie le monde des morts de « silence profond ». Bon. Ce que j’exclus, c’est la réincarnation et l’idée qu’« il n’y a rien après ».

Je m’approche du sujet. Tout d’abord, je tiens à dire que l’idée d’une résurrection des défunts existait déjà dans le judaïsme avant Jésus. Jésus y a été confronté. Il avait un avis sur la question. Celui-ci est rapporté dans l’Évangile selon Luc. Nous y reviendrons plus tard.

Résurrection et ressuscitation – de quoi s’agit-il ? Comment en parlons-nous à Pâques ? Parlons-nous de la résurrection de Jésus d’entre les morts ou de sa ressuscitation ? Il est important d’y voir clair pour soi-même. Il s’agit ici de quelque chose de profondément important. Le Credo des Apôtres, datant du IVe siècle après Jésus-Christ, nous donne un indice à ce sujet. Si l’on examine ce credo de près, on remarque ce qui suit : avant la mort de Jésus, les mots suivants sont utilisés à son sujet : conçu, né, souffert, crucifié, mort, enseveli. Ce sont tous des verbes à la voix passive. Comme si la vie terrestre de Jésus avait été une vie qu’il n’avait pas vécue, mais qui lui avait été imposée. On lui a toujours fait quelque chose : conçu, né, souffert, crucifié, mort, enseveli. Comme s’il ne pouvait pas faire autrement, ou comme s’il n’y avait pas d’autre issue. Vu sous cet angle, la vie de Jésus était dès le début une souffrance, une épreuve de la vie terrestre. La crèche et la croix étaient proches l’une de l’autre dès le début. Comme si les auteurs de ce Credo voulaient décrire ce qui est écrit dans l’hymne aux Philippiens : Jésus a volontairement pris le statut d’esclave, précédé par le renoncement total aux privilèges célestes. La première action de Jésus que nous rencontrons dans le Credo est : « descendu aux enfers ». Mais comment cela a-t-il pu se produire, alors qu’il était mort ? Ont-ils perdu la tête ? N’était-il pas vraiment mort ? Cette lacune n’est comblée que de manière indirecte dans le Credo. Car il a bien dû se passer quelque chose entre « enseveli » et « descendu ». Qui devine ce quelque chose ?

Was dachte Jesus über die Auferstehung der Toten?

Annäherung 1 an die Auferstehung

Ok. Bevor ich voll reingehe, ist es mir wichtig, zu klären, wovon wir sprechen. Ich nenne mal die Begrifflichkeiten: Auferstehung der Toten, Auferweckung, Leben nach dem Tod, ewiges Leben, Unendlichkeit, Hölle, Fegefeuer, Totenreich. Gerne füge ich noch einen Begriff von Martin Buber hinzu, der die Welt der Toten als „Tiefenstille“ bezeichnet. Ok. Was ich ausschließe, ist Wiedergeburt und „es kommt nichts danach“.

Ich nähere mich an. Als erstes möchte ich sagen: die Vorstellung von einer Auferstehung der Verstorbenen gab es vor Jesus bereits im Judentum. Jesus sah sich damit konfrontiert. Er hatte dazu eine Meinung. Sie wird im Lukasevangelium erzählt. Dazu später.

Auferstehung und Auferweckung – was hat es damit auf sich? Wie reden wir an Ostern davon? Sprechen wir von einer Auferstehung Jesu von den Toten oder seiner Auferweckung? Es ist wichtig, das für sich klar zu haben. Es geht hier um etwas zutiefst Wichtiges. Im apostolischen Glaubensbekenntnis aus dem 4. Jahrhundert nach Christus gibt es dazu einen Anhaltspunkt. Schaut man sich dieses Bekenntnis genau an, fällt folgendes auf: vor dem Tod Jesu werden im Blick auf ihn folgende Worte verwendet: empfangen, geboren, gelitten, gekreuzigt, gestorben, begraben. Das sind durchgängig Passiva. Als wäre das irdische Leben Jesu eines gewesen, das er nicht gelebt hat, sondern ihm etwas auferlegt war. Es wurde immer was mit ihm gemacht:  empfangen, geboren, gelitten, gekreuzigt, gestorben, begraben. Als konnte er nicht anders, oder als ginge es nicht anders. So gesehen war das Leben Jesu von Anfang ein Leiden, ein Erleiden des Irdischen. Krippe und Kreuz standen von Anfang an nah beieinander. Als wollten die Verfasser dieses Credos beschreiben, was im Philipperhymnus steht: Jesus hat aus freien Stücken den Status eines Sklaven angenommen, dem der Totalverzicht der himmlischen Privilegien vorausging. Die erste Aktivität Jesu, der wir im Credo begegnen, ist: hinabgestiegen in das Reich des Todes. Doch wie konnte es dazu kommen, wenn er doch tot war? Ist was in ihnen gefahren? War er gar nicht richtig tot? Diese Leerstelle wird im Credo nur indirekt gefüllt. Denn irgendwas muss ja passiert sein zwischen „begraben“ und „hinabgestiegen“. Wer ahnt dieses Etwas?

What did Jesus think about the resurrection of the dead?

Approach 1 to the Resurrection

OK. Before I get fully into this, it’s important to me to clarify what we’re talking about. Let me list the terms: resurrection of the dead, raising from the dead, life after death, eternal life, infinity, hell, purgatory, the realm of the dead. I’d also like to add a term from Martin Buber, who describes the world of the dead as ‘profound silence’. Right. What I’m ruling out is reincarnation and the idea that ‘there is nothing after this’.

I’m getting closer. First of all, I’d like to say: the idea of a resurrection of the dead already existed in Judaism before Jesus. Jesus was confronted with this. He had an opinion on the matter. It is recounted in the Gospel of Luke. More on that later.

Resurrection and raising – what is this all about? How do we speak of it at Easter? Do we speak of Jesus’ resurrection from the dead or his raising? It is important to be clear about this for oneself. This concerns something profoundly important. The Apostles’ Creed from the 4th century AD provides a clue. If one looks closely at this creed, the following stands out: regarding Jesus before his death, the following words are used: conceived, born, suffered, crucified, died, buried. These are all passive forms. As if Jesus’ earthly life had been one that he did not live, but rather was imposed upon him. Something was always being done to him: conceived, born, suffered, crucified, died, buried. As if he could not have done otherwise, or as if there were no other way. Seen in this light, Jesus’ life was, from the very beginning, a suffering, an enduring of the earthly. The manger and the cross stood close together from the very start. As if the authors of this Creed wished to describe what is written in the Philippian Hymn: Jesus voluntarily assumed the status of a slave, preceded by the total renunciation of heavenly privileges. The first act of Jesus we encounter in the Creed is: ‘descended into the realm of the dead’. But how could this have happened if he was dead? Had they lost their minds? Was he not really dead at all? This gap is filled only indirectly in the Creed. For something must surely have happened between ‘buried’ and ‘descended’. Who can guess what that something was?

1.4.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Parcours

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Je vais maintenant te lire un passage. Le voici: « Jésus-Christ avait la nature de Dieu. Mais il ne pensait pas qu’une personne aussi semblable à Dieu devait nécessairement être détachée et éloignée de la souffrance et de la mort. C’est pourquoi il a renoncé à son privilège et a pris la forme d’un esclave. Il est devenu comme nous, les humains, a mené une vie tout comme la nôtre, est devenu misérable comme nous et a obéi à la mission de Dieu jusqu’à la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au rang le plus élevé et lui a permis de se faire appeler Dieu, car il lui a donné son propre nom, le nom au-dessus de tous les noms. Ainsi, tout ce qui est dans les cieux, sur la terre et sous la terre doit l’adorer, et tous les hommes doivent confesser, pour la gloire de Dieu le Père : « Jésus-Christ est Seigneur. »

J’en ai la chair de poule à chaque fois que je lis cela. Quand je le lis, j’imagine comment cela s’est passé. On est transporté dans un monde où rien ne peut être vérifié. Il est d’ailleurs inutile de vouloir comprendre ce qui est raconté ici, c’est-à-dire d’essayer de le saisir. Cela ne peut se faire qu’avec émerveillement et foi. Il faut laisser son entendement au vestiaire. Mais ce n’est pas grave s’il y reste accroché. La foi s’émerveille devant un parcours incroyable. Il commence par un renoncement. Aujourd’hui même, les informations ont rapporté que l’assurance maladie publique dépense 1 milliard d’euros par jour en Allemagne. Par jour! Et voilà qu’une commission a formulé 66 propositions pour maîtriser les coûts explosifs pour les assurés publics. Et ce, par le renoncement. Mais je trouve cela raisonnable. L’accoutumance est agréable, mais qui dit que tout restera tel quel et que tout ira toujours mieux et plus loin? Et qui peut le promettre? Personne ne le peut ni ne doit le faire. Car on ne peut pas promettre cela. Il s’agit donc désormais de l’exigence de renoncer. C’est nouveau! Je me souviens avoir grandi dans le renoncement. L’argent était toujours rare chez nous. Un jour, ma mère est allée à la banque pour retirer 100 marks allemands, mais on lui a dit au guichet qu’elle ne pouvait pas obtenir cet argent. Ma mère était consternée et a demandé pourquoi. L’employé de banque a répondu: « Le compte est à découvert!» Ma mère a supplié l’homme de lui remettre quand même les 100 marks allemands, car après tout, elle avait besoin de cet argent pour acheter à manger pour ses trois enfants. Il le lui a donné par compassion! Je raconte cette histoire qui se passe dans un pays appelé la République fédérale d’Allemagne. Et cela s’est passé en 1968. Je ne connaissais rien d’autre que le renoncement. Quand j’ai passé mon baccalauréat, mon casse-croûte était toujours le même qu’à l’école primaire: une tartine de beurre et une pomme. Les autres avaient depuis longtemps déjà un sandwich au salami. Aujourd’hui, je dis que je suis satisfait d’avoir fait l’expérience du renoncement. Je sais me contenter de peu. Cela ne me pose aucun problème. C’est pourquoi je ne comprends pas toute cette agitation suscitée par ces 66 propositions de la Commission. Tout le monde doit renoncer! Oui, bien sûr! Mais pas notre groupe, s’il vous plaît! Cela ne peut pas fonctionner ainsi. Ce que je viens de décrire, ce sont des exemples de renoncement partiel. Ce qui s’est passé au ciel, c’était un renoncement total. Jésus a renoncé à son statut céleste. Il l’a fait parce qu’il avait en lui ce sentiment profond de vouloir être avec et parmi les hommes. Il voulait être proche d’eux, c’est-à-dire souffrir avec eux. Un renoncement total pour pouvoir être avec les perdants. Lui seul pouvait le faire. Cela me touche énormément. Je ressens une immense gratitude envers Jésus pour avoir fait cela: pour avoir renoncé afin de se rendre semblable aux hommes. Sa fin sur la croix était imprévisible. Était-ce prévu par Dieu? Qui oserait l’affirmer? Ce qui m’importe, c’est que Dieu a accompli quelque chose à travers la fin de Jésus sur la croix. Il est dit: il l’a élevé au rang céleste le plus élevé et lui a donné son nom. Cela signifie donc que celui qui a été humilié par les hommes a été élevé au-delà de toute mesure. C’est là une action divine qui défie toute pensée rationnelle. On ne peut s’en approcher qu’avec émerveillement et foi. Pour moi, cela signifie que Dieu fait de la fin un commencement qui dépasse toutes les mesures humaines.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Werdegang

Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.

Ich lese jetzt einen Werdegang vor. Er geht so: „Jesus Christus hatte Gottes Gestalt. Doch er meinte nicht, dass jemand, der Gott so ähnlich ist, wie entrückt und fern von Leiden und Tod sein müsse. Deshalb hat er auf sein Vorrecht verzichtet und hat Sklavengestalt angenommen. Er wurde wie wir Menschen, führte genauso ein Leben wie wir, wurde elend wie wir und gehorchte Gottes Auftrag bis zum Tod am Kreuz. Deswegen hat Gott ihn in den höchsten Rang erhöht und ihm erlaubt, sich Gott nennen zu lassen, denn er hat ihm seinen eigenen Namen verliehen, den Namen über alle Namen. So soll alles im Himmel, auf der Erde und unter der Erde ihn anbeten, und alle Menschen sollen zur Ehre Gottes, des Vaters, bekennen: Jesus Christus ist der Herr.“

Ich bekomme jedes Mal eine Gänsehaut, wenn ich das lese. Denn wenn ich es lese, stelle ich mir vor, wie sich das abgespielt hat. Man wird in eine Welt mitgenommen, wo nichts überprüft werden kann. Es erübrigt sich auch die Mühe, das, was hier erzählt wird, ergründen zu wollen, also in den Griff zu kriegen. Es geht nur mit Staunen und Glauben. Den Verstand muss man an der Garderobe ablegen. Ist aber nicht schlimm, wenn der mal da hängt. Der Glaube staunt über einen unglaublichen Werdegang. Er beginnt mit einem Verzicht. Gerade heute kam in den Nachrichten, dass die gesetzlichen Krankenkasse täglich 1 Milliarde Euro ausgeben. Täglich! Und jetzt hat eine Kommission 66 Vorschläge gemacht, die explodierenden Kosten für die gesetzlichen Versicherten in den Griff zu kriegen. Und zwar durch Verzicht. Ich finde das aber zumutbar. Gewöhnung ist angenehm, aber wer sagt denn, dass alles bleibt und immer besser und mehr wird? Und wer kann das versprechen? Niemand kann das und darf das. Denn das kann man nicht versprechen. Jetzt also geht es um die Zumutung des Verzichtens. Das ist neu! Ich erinnere mich, dass ich mit Verzicht aufgewachsen bin. Das Geld war bei uns immer knapp. Einmal ging meine Mutter zur Bank und wollte 100 D-Mark abheben, da sagte man ihr am Schalter, dass sie das Geld nicht bekommen kann. Meine Mutter war entsetzt und fragte nach dem Grund. Der Bankangestellte sagte: „Das Konto ist überzogen!“ Meine Mutter flehte den Mann an, ihr doch die 100 D-Mark auszuhändigen, denn schließlich braucht sie das Geld, um für die drei Kinder etwas zu essen kaufen zu können. Er gab es ihr aus Mitgefühl! Ich erzähle diese Geschichte aus einem Land, das Bundesrepublik Deutschland heißt. Und es hat sich im Jahr 1968 ereignet. Ich kannte nichts als Verzicht. Als ich Abitur machte, war das Pausenbrot immer noch das gleiche wie in der Grundschule: ein Butterbrot und ein Apfel. Andere hatten da schon längst ein Brot mit Salami. Heute sage ich, dass ich froh bin, den Verzicht kennengelernt zu haben. Ich kann mich im Weniger einrichten. Das ist kein Problem für mich. Deshalb verstehe auch die ganze Aufregung nicht, die sich an diesen 66 Vorschläge der Kommission entfacht. Alle sollen verzichten! Jawohl! Nur unsere Gruppe bitte nicht! So kann das nichts werden. Was ich eben geschildert habe, waren Beispiele von Teilverzicht. Was sich im Himmel abgespielt hat, war ein Totalverzicht. Jesuis verzichtete auf seinen himmlischen Status. Er hat das getan, weil er in sich dieses starke Gefühl hatte, bei und unter den Menschen sein zu wollen. Er wollte sympathisch sein, also mit-leiden mit ihnen. Ein Totalverzicht, um bei den Verlierern sein zu können. Das konnte nur er. Mich rührt das ungemein. Ich fühle eine immense Dankbarkeit Jesus gegenüber, dass er das gemacht hat: dass er verzichtet hat, um sich den Menschen gleich zu machen. Sein Ende am Kreuz war nicht vorauszusehen. Ob es bei Gott vorgesehen war – wer will das schon behaupten? Wichtig ist für mich, dass Gott mit dem Ende Jesu am Kreuz was angefangen hat. Es heißt: er hat ihn in den höchsten himmlischen Rang erhoben und ihm seinen Namen verliehen. Das heißt doch: der von Menschen Erniedrigte wurde über alle Maßen erhöht. Das ist göttliches Handeln, das sich jedem vernünftigen Gedanken verweigert. Da kommt man nur mit Staunen und Glauben näher dran. Für mich heißt das: Gott setzt im Ende einen Anfang, der alle menschlichen Maßstäbe übersteigt.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Biography

Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.

I’m now going to read out a biography. It goes like this: “Jesus Christ was in the form of God. Yet he did not consider equality with God something to be grasped, but made himself nothing, taking the form of a servant. That is why he gave up his divine status and took on the form of a servant. He became like us humans, lived a life just like ours, suffered as we do, and obeyed God’s command even unto death on the cross. That is why God exalted him to the highest rank and allowed him to be called God, for he (bistoot) bestowed upon him his own name, the name above all names. So that everything in heaven, on earth and under the earth may worship him, and all people may confess to the glory of God the Father: ‘Jesus Christ is Lord. ’

I get goosebumps every time I read this. Whenever I read it, I imagine how it all unfolded. One is transported into a world where nothing can be verified. There is also no need to try to fathom what is being told here, that is, to get to grips with it. It can only be done with wonder and faith. One must leave one’s intellect at the cloakroom. But it is no great loss if it hangs there for a while. Faith marvels at an incredible journey. It begins with a renunciation. Just today, the news reported that the statutory health insurance funds spend 1 billion euros a day. Every day! And now a commission has put forward 66 proposals to get the spiralling costs for those on statutory insurance under control. And that is to be achieved through renunciation. But I find that reasonable. Getting used to things is pleasant, but who says that everything will stay the same and just keep getting better and more? And who can promise that? No one can or should do that. Because you simply cannot promise such a thing. So now it’s about the challenge of making sacrifices. That’s new! I remember growing up with sacrifice. Money was always tight in our household. Once, my mother went to the bank to withdraw 100 Deutschmarks, but the teller told her she couldn’t get the money. My mother was horrified and asked why. The bank clerk said: “The account is overdrawn!” My mother begged the man to give her the 100 Deutschmarks, because after all, she needed the money to buy something to eat for her three children. He gave it to her out of compassion! I’m telling this story from a country called the Federal Republic of Germany. And it happened in 1968. I knew nothing but doing without. When I took my A-levels, my school lunch was still the same as in primary school: a buttered bread roll and an apple. Others had long since been having a sandwich with salami. Today I say that I am content to have experienced deprivation. I can make do with less. That is no problem for me. That is why I do not understand all the (fass) fuss that has been stirred up by these 66 proposals from the Commission. Everyone is to make sacrifices! Yes indeed! Just not our group, please! That is not how it will work. What I have just described were examples of partial sacrifice. What took place in heaven was a total renunciation. Jesus renounced his heavenly status. He did so because he had this strong inner desire to be with and among people. He wanted to be sympathetic, that is, to suffer with them. A total renunciation so that he could be with the underdogs. Only he could do that. It moves me deeply. I feel immense gratitude towards Jesus for having done this: for having renounced his status in order to make himself equal to humanity. His end on the cross was unforeseeable. Whether it was God’s plan – who can say? What matters to me is that God began something with Jesus’s end on the cross. It says: he raised him to the highest heavenly rank and bestowed his name upon him. That surely means: the one humiliated by people was exalted beyond measure. This is divine action that defies all rational thought. One can only approach it with wonder and faith. For me, this means: in the end, God establishes a beginning that transcends all human standards.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

31.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

À méditer

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici chaque jour une réflexion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. Honnêtement! Plus je réfléchis, et plus intensément, à ce qui est arrivé à Jésus – sa souffrance revient au centre des pensées et des sentiments des croyants en cette Semaine Sainte –, plus je pense à lui, plus son chemin, son destin, me semblent discutables. Discutables dans le sens où son chemin mérite toutes les questions. D’ailleurs: ce qui a été laissé de côté dans ce marathon de la Passion, c’est sa dignité, et plus précisément sa dignité en tant qu’être humain. La prévôté de St. Gerold en Autriche a fait quelque chose d’intéressant. Elle a transformé le monument aux morts en un mémorial pour toutes les victimes de la guerre, de la violence et des abus – et y a intégré le monument aux morts, qui a eu le droit d’avoir son heure de gloire. On peut lire ces mots sur le nouveau mémorial. Ils disent: À chaque être humain sa dignité. Eh bien! Si seulement ce mémorial avait été là à Jérusalem à l’époque! Et j’imagine que Jésus, chargé de sa croix, aurait été malmené par les soldats devant ce mémorial. Et les gens l’auraient vu et lu : À chaque être humain sa dignité. Je me demant: Quand les gens vont-ils enfin comprendre? La souffrance de Jésus devient de plus en plus discutable! Était-ce nécessaire? N’aurait-on pas pu l’éviter? Et bien sûr, ce sont aussi les questions d’aujourd’hui: pourquoi faut-il appeler à des manifestations publiques contre les violences sexuelles faites aux femmes sur les réseaux sociaux? Je secoue sans cesse la tête. Je ne comprends pas. Je n’irais jamais à une telle manifestation, car en tant qu’homme, je trouve abominable ce contre quoi on proteste. Je ne veux pas non plus être mis dans le même sac que les salauds qui font ça. Pourtant, je me demande: qu’est-ce qui ne va pas chez les hommes? Qui vous a lavé le cerveau pour que vous pensiez devoir faire des femmes des victimes, les humilier et, en plus, rester anonymes? Ce n’est pas digne d’un homme de faire une chose pareille! Des questions, encore des questions. Elles révèlent une stupéfaction face aux abîmes de la perversité humaine. Des questions, des questions. Encore une question. Je la trouve dans un récit post-pascale. Deux hommes rentrent chez eux de Jérusalem à Emmaüs. C’est à environ 4 kilomètres. Ils ont vécu le drame autour de Jésus et sont (tromatise) traumatisés. Heureusement qu’ils se parlent. Et par hasard, un troisième homme est là et marche avec eux. S’ils ne le reconnaissent pas, ce n’est pas tant à cause de la réalité de la résurrection dans laquelle Jésus vit désormais, mais plutôt à cause de leur profond traumatisme face à ce qu’ils ont vécu. Il n’y a que des questions. Le troisième – nous savons qu’il s’agit du Ressuscité – se montre intéressé par leurs questions et par ce qui les préoccupe. Et ils se libèrent de leur (tromatisme) traumatisme en parlant. Le troisième n’a alors qu’une seule question: « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses et entrât dans sa gloire? » (Lc 24,26) La question reste suspendue dans l’espace entre la terre et le ciel. C’est ainsi qu’ils arrivèrent chez eux. Jésus voulait poursuivre son chemin. Mais ils l’invitèrent à dîner chez eux. Lorsqu’il prit le pain, rendit grâce, le rompit et le distribua, les écailles tombèrent de leurs yeux et ils le reconnurent comme celui qu’ils connaissaient déjà d’une autre réalité. Mais comme Jésus n’était plus lié aux lois du monde terrestre, il put se retirer d’eux.

Une question me reste en tête: les choses doivent-elles arriver parce qu’elles doivent arriver? Si je réponds oui à cette question, je dois accepter qu’il existe une volonté supérieure. Et je dois reconnaître que les hommes ne peuvent pas tout prévoir.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Frag-würdig

Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.

Ich weiß nicht. Ich weiß wirklich nicht. Ehrlich! Je mehr und intensiver ich darüber nachdenke, was mit Jesus passiert ist – sein Leiden tritt in dieser Karwoche wieder in die Mitte der Gedanken- und Gefühlswelt der Gläubigen – je mehr ich über ihn nachdenke, umso frag-würdiger wird mir sein Weg, sein Schicksal. Frag-würdig im Sinne von: sein Weg ist jeder Frage würdig. Überhaupt: was auf der Strecke blieb bei diesem Passionsmarathon war seine Würde, und zwar seine Würde als Mensch. Die Propstei St. Gerold in Österreich hat was Interessantes gemacht. Sie hat das Kriegerdenkmal umgewandelt in ein Denkmal für alle Opfer von Krieg, Gewalt und Missbrauch – und hat darin das Kriegerdenkmal, das seine Zeit haben durfte, integriert. Vier Worte sind auf dem neuen Denkmal zu lesen. Sie heißen: Jedem Menschen seine Würde. Tja! Wäre dieses Denkmal damals in Jerusalem gestanden! Und ich stelle mir vor, Jesus wäre mit dem Kreuz beladen von den Soldaten daran vorbeigeprügelt worden. Und die Menschen hätten es gesehen und gelesen: Jedem Menschen seine Würde. Wann kapieren es die Menschen endlich! Das Leiden Jesu wird immer frag-würdiger! Musste das sein? War es nicht zu verhindern? Und natürlich sind das auch die heutigen Fragen: Wieso muss zu öffentlichen Protesten gegen sexualisierte Gewalt gegen Frauen in den sozialen Medien aufgerufen werden? Ich schüttele immer wieder den Kopf. Ich verstehe das nicht. Ich würde nie zu solch einer Demonstration gehen, weil ich es für mich als Mann abscheulich finde, wogegen da protestiert wird. Ich möchte auch mit den Drecksäcken, die das machen, nicht in einen Topf geworfen werden. Trotzdem frage ich: Was ist eigentlich mit den Männern los? Wer hat euch ins Gehirn geschissen, dass ihr meint, Frauen zu Opfern machen zu müssen, sie zu erniedrigen und dabei auch noch unerkannt zu bleiben? Das ist doch eines Mannes nicht würdig, so was zu machen! Fragen über Fragen. Sie offenbaren eine Fassungslosigkeit bezüglich der Abgründe menschlicher Abartigkeiten. Fragen, Fragen. Eine Frage doch noch. Ich finde sie in einer nachösterlichen Erzählung. Zwei Männer sind auf dem Nachhauseweg von Jerusalem nach Emmaus. Das sind ca. 4 Kilometer. Sie haben das Drama um Jesus miterlebt und sind traumatisiert. Gut, dass sie miteinander reden. Und ums Versehen ist da ein Dritter und geht mit ihnen. Dass sie ihn nicht erkennen, liegt weniger an der Auferstehungswirklichkeit, in der Jesus jetzt lebt, sondern daran, wie sehr sie von dem Erlebten traumatisiert sind. Es gibt nur Fragen. Der Dritte – wir wissen, dass es der Auferstandene ist – zeigt sich interessiert an ihren Fragen und an dem, was sie umtreibt. Und sie reden sich das Trauma von der Seele. Der Dritte hat dann nur eine Frage: „Musste nicht Christus das erleiden und in seine Herrlichkeit eingehen?“ (Lukas 24,26) Die Frage bleibt im Raum zwischen Erde und Himmel hängen. So kamen sie zu Hause an. Jesus wollte weitergehen. Doch sie luden ihn zu sich zum Abendessen ein. Als er das Brot nahm, dafür dankte, es brach und an sie austeilte, fiel es ihnen wie Schuppen von den Augen und sie erkannten ihn als den, den sie von einer anderen Wirklichkeit her ja kannten. Da Jesus aber nicht mehr gebunden war an die Gesetzmäßigkeiten des Irdischen, konnte er sich von ihnen zurückziehen.

Bleibt bei mir die Frage hängen: Müssen Dingen geschehen, weil sie geschehen müssen? Bei einem Ja zu dieser Frage, muss ich mich damit abfinden, dass es einen höheren Willen gibt. Und ich muss anerkennen, dass die Menschen nicht alles voraussehen können.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Questionable

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I don’t know. I really don’t know. Honestly! The more and the more intensely I think about what happened to Jesus – his suffering once again takes centre stage in the thoughts and feelings of believers during this Holy Week – the more I think about him, the more his path, his fate, seems to me to be open to question. Open to question in the sense that: his path is worthy of every question. In fact: what was left by the wayside in this marathon of the Passion was his dignity, and specifically his dignity as a human being. The Deanery of St Gerold in Austria has done something interesting. It has transformed the war memorial into a memorial for all victims of war, violence and abuse – and has integrated the war memorial, which had its day, into it. These words can be read on the new monument. They read: Dignity for every human being. Well! If only this monument had stood in Jerusalem back then! And I imagine Jesus, laden with the cross, being beaten past it by the soldiers. And the people would have seen it and read: Dignity for every human being. I ask: When will people finally get it! The suffering of Jesus is becoming increasingly questionable! Was that really necessary? Could it not have been prevented? And of course, these are the questions we face today too: Why must people be called upon via social media to join public protests against sexual violence against women? I keep shaking my head. I don’t understand it. I would never go to such a demonstration, because as a man I find what they are protesting against abhorrent. I also don’t want to be lumped together with the scumbags who do that. Nevertheless, I ask: what on earth is wrong with men? Who has messed with your brains that you think you have to turn women into victims, humiliate them and remain unrecognised in the process? It’s not worthy of a man to do such a thing! Questions upon questions. They reveal a sense of bewilderment at the depths of human depravity. Questions, questions. One more question. I find it in a post-Easter narrative. Two men are on their way home from Jerusalem to Emmaus. That’s about 4 kilometres. They have witnessed the drama surrounding Jesus and are (tromäteist) traumatised. It is good that they are talking to one another. And by chance, a third man is there and walks with them. The fact that they do not recognise him is less due to the reality of the Resurrection, in which Jesus now lives, than to how deeply traumatised they are by what they have experienced. There are only questions. The third man – we know it is the Risen One – shows interest in their questions and in what is troubling them. And they talk the trauma out of their hearts. The third man then has just one question: ‘Was it not necessary for the Christ to suffer these things and enter into his glory?’ (Luke 24:26) The question hangs in the space between earth and heaven. So they arrived home. Jesus wanted to go on. But they invited him to stay for supper. When he took the bread, gave thanks for it, broke it and distributed it to them, it was as if scales fell from their eyes and they recognised him as the one they knew from another reality. But since Jesus was no longer bound by the laws of the earthly realism, he was able to withdraw from them.

I am left with a question: Do things have to happen simply because they must? If the answer is yes, I must accept that there is a higher will. And I must acknowledge that people cannot foresee everything.

That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.

30.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Confiance

Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une réflexion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

On donne des consignes pour différentes raisons. On a peur que ce qui nous a été confié tourne mal ou soit détourné. On ne croit pas qu’une autre personne soit capable de mettre en pratique de manière autonome ce qu’on lui a dit. On veut s’assurer que tout se passe comme prévu. Peur, méfiance, paternalisme. Ce sont les trois vices qui me viennent à l’esprit. Peut-être y en aura-t-il d’autres. On ne sait jamais ce qui peut arriver quand on lit la Bible. Je la lis toujours avec une bonne dose de curiosité et en me demandant : « Bon, qu’y a-t-il de nouveau et d’excitant pour moi aujourd’hui ? » Et elle ne me déçoit jamais. Mais procédons par ordre. Un exemple : une mère envoie son enfant faire les courses. Ce n’est pas la première fois que l’enfant fait cela. Les enfants doivent devenir autonomes, et cela peut aussi inclure le fait d’aller faire les courses. L’enfant connaît le chemin et le supermarché. Il a de l’argent sur lui et – très important ! – la liste de courses. En effet, l’enfant sait déjà lire. Avant que l’enfant ne parte, la mère lui lit ce qu’il doit acheter. L’enfant lit avec elle. La mère lui tend la liste. Bon, et maintenant, l’enfant pourrait partir, non ? Mais non ! La mère lui donne encore des consignes : « Fais attention à la circulation quand tu traverses la rue. Sois prudent et attentif. Ne te laisse pas retarder. » Et pour finir, ceci : « Tu n’achètes que ce qui est sur la liste. N’oublie rien ! Et pas question d’acheter un chocolat ou quoi que ce soit d’autre. Alors ! N’oublie rien et n’achète rien de plus. Compris ? » L’enfant a compris. Ne serait-ce qu’en raison de la réaction loin d’être réjouissante de sa mère, il n’oubliera rien et n’achètera rien d’autre. Seulement ce qui est sur la liste. Alors la mère sera satisfaite et félicitera son enfant sage. Et l’enfant peut être sûr que désormais, faire les courses sera son travail.

Les consignes de la mère à son enfant étaient certainement judicieuses. Mais étaient-elles nécessaires ? Je me pose aussi la question lorsque je lis cette phrase tirée d’un discours de Moïse au peuple d’Israël dans le Deutéronome, chapitre 4 : « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu. » Peur, méfiance, paternalisme – qu’est-ce qui a poussé Moïse à exhorter le peuple à ne rien omettre ni ajouter à ce qu’il lui avait communiqué des commandements de Dieu ? Moïse place cette instruction avant la proclamation des commandements de Dieu, tout comme la mère le fait avant d’aller faire ses courses. J’ai l’impression que pour Moïse comme pour la mère, une chose est importante : que le projet aboutisse. Rien ne doit aller de travers. Et pourtant : l’enfant est rendu attentif par sa mère, tout comme le peuple d’Israël par Moïse, à quelque chose auquel aucun des deux n’aurait jamais pensé. L’enfant : « Oh ! Du chocolat ! Je vais m’en acheter ! Mais je n’ai pas besoin de le dire à ma mère. » Le peuple : « Oh ! En omettre ! Bonne idée ! Par exemple : le 5e commandement. Se reposer ! On peut laisser tomber ! »

C’est comme ce que m’ont raconté récemment des hommes âgés à propos de leur première communion. Tous deux catholiques. Avant cela, à l’âge de 9 ans, ils devaient aller se confesser. Mais ils ne savaient pas quoi confesser. Et là, sérieusement ! L’un d’eux a raconté : il y avait une sorte de « bourse aux péchés » parmi les enfants. On empruntait ses « péchés » à l’autre pour avoir quelque chose à confesser. Les enfants racontaient alors au prêtre quelque chose qu’ils ne comprenaient pas et qui ne leur appartenait pas. C’est quand même bizarre et dingue !

Par manque de confiance ou d’assurance envers l’autre, on peut lui mettre des idées en tête qui le plongent dans un conflit. Alors ! Que dirais-tu, Mère, de simplement laisser ton enfant partir ? Il va faire des courses et revient avec un chocolat. Tu t’en réjouis, car ta fille voulait te faire plaisir. Et vous mangez le chocolat ensemble. Que dirais-tu, Moïse, de simplement laisser ton peuple essayer les 10 commandements ? Tu sais bien toi-même qu’il est impossible de tous les respecter. Je pense notamment au 9e et au 10e, comme si tu pouvais débarrasser les gens de leurs convoitises. Alors laisse-les faire. Toi et ton peuple, vous aimez votre Dieu. C’est bien cela le plus important, n’est-ce pas ?

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Vertrauen

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Handlungsanweisungen gibt es aus unterschiedlichen Gründen. Man hat Angst davor, dass das Anvertraute schief gehen oder missbraucht werden könnte. Man traut es einem anderen nicht zu, dass er das, was ihm gesagt wurde, eigenverantwortlich umsetzt. Man will sicher gehen, dass alles so funktioniert, wie man es geplant hat. Angst, Misstrauen, Bevormundung. Diese drei Untugenden sind mir eingefallen. Vielleicht kommt noch was dazu. Denn man weiß nie, was passiert, wenn man die Bibel liest. Ich lese sie immer mit einem Schuss Neugier und mit der Frage: Na, was gibt´s heute Neues und Aufregendes für mich? Und sie enttäuscht mich nicht. Aber der Reihe nach. Ein Beispiel: Eine Mutter schickt ihr Kind zum Einkaufen. Das Kind macht das nicht zum ersten Mal. Kinder sollen selbstständig werden und dazu kann auch gehören, dass sie einkaufen gehen. Das Kind kennt den Weg und den Einkaufsmarkt. Es hat Geld dabei und – ganz wichtig! – den Einkaufszettel. Das Kind kann schon lesen. Bevor das Kind losgeht, liest ihm die Mutter vor, was es einkaufen soll. Das Kind liest mit. Die Mutter überreicht ihm den Zettel. So – und jetzt könnte das Kind doch losgehen, oder? Aber nein! Es kommen noch Handlungsanweisungen der Mutter: „Achte auf den Verkehr, wenn du die Straße überquerst. Sei vorsichtig und aufmerksam. Lass dich nicht aufhalten.“ Und zu guter Letzt dann noch dies: „Du kaufst nur, was auf dem Zettel steht. Vergisst nichts! Und von wegen du kaufst noch eine Schokolade oder sonst was. Also! Nichts vergessen und nichts zu viel kaufen. Verstanden?“ Das Kind hat verstanden. Es wird schon wegen der keineswegs beglückenden Reaktion seiner Mutter weder etwas vergessen noch etwas Weiteres einkaufen. Nur was auf dem Zettel steht. Dann wird die Mutter zufrieden sein und das brave Kind loben. Und das Kind kann sicher sein, dass von nun an das Einkaufen sein Job sein wird.

Die Handlungsanweisungen der Mutter an ihr Kind waren sicher sinnvoll. Aber waren sie nötig? Das frage ich mich auch, wenn ich diesen Satz aus einer Rede des Mose an das Volk Israel im 5. Buch Mose Kapitel 4 lese: „Ihr sollt nichts dazutun zu dem, was ich euch gebiete, und sollt auch nichts wegmachen, auf dass ihr bewahrt die Gebote des Herrn, eures Gottes.“ Angst, Misstrauen, Bevormundung – was hat Mose getrieben, das Volk zu ermahnen, von den Geboten Gottes weder etwas wegzulassen noch etwas dazu zu tun? Mose stellt diese Anweisung der Verlautbarung der Gebote Gottes voran wie die Mutter die ihren vor dem Einkauf. Ich meine zu spüren: Beiden, Mose und der Mutter ist eines wichtig: das Vorhaben soll gelingen. Es soll nichts schiefgehen. Trotzdem: das Kind wird durch seine Mutter wie das Volk Israel durch Mose auf etwas aufmerksam gemacht, worauf die beiden nie gekommen wären. Das Kind: Oh! Schokolade! Kaufe ich mir! Aber ich muss es der Mutter ja nicht sagen. Das Volk: Oh! Weglassen! Gute Idee! Zum Beispiel: das 5. Gebot. Ausruhen! Kann man lassen!

Es ist wie das, was mir kürzlich alt gewordene Männer von ihrer Erstkommunion erzählten. Beide Katholiken. Davor mussten sie als 9-Jährige in die Beichte gehen. Aber sie wussten nicht, was sie beichten sollten. Und jetzt im Ernst! Einer erzählte: es gab so eine Art „Sündenbörse“ unter den Kindern. Man lieh sich seine „Sünden“ beim anderen aus, um was zu beichten zu haben. Die Kinder erzählten dem Priester dann etwas, wovon sie nichts verstanden und was nicht ihr Eigenes war. Wie bizarr und abgefahren ist das denn!

Durch fehlendes Vertrauen bzw. Zutrauen zum anderen, kann man ihn auf Gedanken bringen, die ihn in einen Konflikt zwingen. Also! Wie wäre es, Mutter, wenn du dein Kind einfach losgehen lässt. Es kauft ein und kommt mit einer Schokolade zurück. Du freust dich darüber, weil deine Tochter dir eine Freude machen wollte. Und ihr esst die Schokolade gemeinsam. Wie wäre es, Mose, wenn du dein Volk einfach die 10 Gebote versuchen lässt. Du weißt doch selbst, dass alle nicht einzuhalten sind. Ich meine das 9. und das 10., als ob du den Menschen die Begierde abgewöhnen könntest. Also lass sie doch machen! Du und dein Volk – ihr liebt euren Gott. Das ist doch das Wichtigste, oder?

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Trust

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Instructions are given for various reasons. People are afraid that what has been entrusted to them might go wrong or be misused. They don’t trust others to take responsibility for carrying out what they’ve been told. They want to make sure everything works out exactly as planned. Fear, mistrust, patronising. These three vices spring to mind. Perhaps there’s more to it. You never know what might happen when you read the Bible. I always read it with a healthy dose of curiosity and with the question: ‘Well, what’s new and exciting for me today?’ And it never disappoints me. But first things first. An example: A mother sends her child out to do the shopping. It’s not the first time the child has done this. Children are meant to become independent, and that can include going shopping. The child knows the way and the supermarket. They have money with them and – very important! – the shopping list. The child can already read, you see. Before the child sets off, the mother reads out what they are to buy. The child reads along. The mother hands them the list. Right – and now the child could set off, couldn’t they? But no! The mother gives further instructions: “Watch out for traffic when you cross the road. Be careful and pay attention. Don’t let anything hold you up.” And last but not least: “You’re only buying what’s on the list. Don’t forget anything! And don’t even think about buying a chocolate bar or anything else. So! Don’t forget anything and don’t buy too much. Understood?” The child has understood. Given his mother’s far from encouraging reaction, he will neither forget anything nor buy anything extra. Just what’s on the list. Then the mother will be satisfied and praise the well-behaved child. And the child can be sure that from now on, shopping will be his job.

The mother’s instructions to her child were certainly sensible. But were they necessary? I ask myself the same when I read this sentence from a speech by Moses to the people of Israel in Deuteronomy chapter 4: “You shall not add to what I command you, nor take away from it, so that you may keep the commandments of the Lord your God.” Fear, mistrust, paternalism – what drove Moses to admonish the people not to omit or add anything to the commandments of God that he had communicated to them? Moses places this instruction at the beginning of the proclamation of God’s commandments, just as the mother does before her shopping trip. I sense that one thing is important to both Moses and the mother: the plan must succeed. Nothing must go wrong. Nevertheless: the child is made aware by his mother, just as the people of Israel were by Moses, of something neither of them would ever have thought of. The child: ‘Oh! Chocolate! I’ll buy some for myself! But I don’t have to tell my mother.’ The people: ‘Oh! Omit it! Good idea! For example: the 5th Commandment. Rest! We can leave that out!’

It’s like what some elderly men recently told me about their First Communion. Both were Catholics. Before that, as nine-year-olds, they had to go to confession. But they didn’t know what to confess. And I’m serious! One of them said: there was a sort of ‘sin exchange’ among the children. They’d borrow each other’s ‘sins’ so they’d have something to confess. The children then told the priest something they didn’t understand and which wasn’t their own. How bizarre and crazy is that!

A lack of trust or confidence in the other person can lead them to thoughts that force them into conflict. So! How about this, Mother: why don’t you just let your child go? She goes shopping and comes back with some chocolate. You’re happy about it because your daughter wanted to make you happy. And you eat the chocolate together. How about this, Moses: why don’t you just let your people try to keep the Ten Commandments? You know yourself that not all of them can be kept. I mean the 9th and the 10th, as if you could wean people off their desires. So just let them get on with it. You and your people – you love your God. That’s the most important thing, isn’t it?

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

29.3.26 Palmsonntag 

Und als Jesus in Betanien war im Hause Simons des Aussätzigen und saß zu Tisch, da kam eine Frau, die hatte ein Glas mit unverfälschtem und kostbarem Nardenöl, und sie zerbrach das Glas und goss es auf sein Haupt. Da wurden einige unwillig und sprachen untereinander: Was soll diese Vergeudung des Salböls? Man hätte dieses Öl für mehr als dreihundert Silbergroschen verkaufen können und das Geld den Armen geben. Und sie fuhren die Frau an. Jesus aber sprach zu ihnen: Lasst sie in Frieden! Was betrübt ihr sie? Sie hat ein gutes Werk an mir getan. Denn ihr habt allezeit Arme bei euch, und wenn ihr wollt, könnt ihr ihnen Gutes tun; mich aber habt ihr nicht allezeit. Sie hat getan, was sie konnte; sie hat meinen Leib im Voraus gesalbt für mein Begräbnis. Wahrlich, ich sage euch: Wo das Evangelium gepredigt wird in aller Welt, da wird man auch das sagen zu ihrem Gedächtnis, was sie jetzt getan hat.

Markusevangelium Kapitel 14,3-9

Hosianna, gelobt sei, der da kommt im Namen des Herrn. Das riefen die Menschen damals, als Jesus in Jerusalem einzog. Auf einem Esel. Die Menschen wussten, in wessen Namen Jesus kam. Sein Ruf ging ihm voraus. Es schallte von Ort zu Ort, was und wie er predigte und was er tat. Es kam einem Siegeszug gleich – der Weg vom weiten Land hinein in die Stadt Jerusalem, passend zum einwöchigen Passahfest. Dieser Einzug Jesu erinnert an die Triumphzüge der damaligen Herrscher. Wenn sie weitab ihrer Heimat auf Eroberungszügen waren, dann brachten Herolde die Nachricht von ihren Erfolgen und das Volk wartete auf ihre Rückkehr. Und wenn der Tag kam, an dem der siegreiche und glorreiche Herrscher nach Hause kam, dann säumten sie zu Tausenden die Siegesstraße. Was für ein Gefühl muss das sein, dabei zu sein und dem Herrscher, dem Sieger zu zujubeln. Meiner Frau und mir war dies sehr eindrücklich, als wir vor Jahren einmal in Rom waren und auf der Straße gingen, auf der die Kaiser nach ihren Feldzügen siegreich nach Rom einzogen – unter dem Bogen des Titustores hindurch.

Wie gesagt – an solche Siegeszüge erinnert es. Doch da gibt es wesentliche Unterschiede. Jesus reitet nicht wie die weltlichen Herrscher auf einem Pferd, sondern auf einem Esel. Er hat keine bewaffnete Armee bei sich. Er ist allein. Er führt keine Kriegsgefangenen mit sich, keine Sklaven. Er hat niemanden getötet, er hat kein Land und kein Volk niedergeschlagen. Er hat kein Blut vergossen. Er hatte keinen Thron. Jesus kam einfach so. Und doch wurde er empfangen wie ein weltlicher Herrscher, jubelten ihm die Menschen zu, zogen ihre Kleider aus, legten sie vor ihm auf dem Weg, streckten ihre Palmzweige hoch und waren außer sich vor Freude. Was für ein König ist Jesus? Was für ein Herrscher? Was lässt die Menschen so jubeln?

Anders als die weltlichen Herrscher, die im Namen ihres Volkes oder in ihrem eigene Namen unterwegs waren, kommt Jesus im Namen des Herrn. Dh. Jesus kommt im Namen Gottes. Das ist der Unterschied zu den anderen Herrschern. Jesus ist der König Gottes. Er ist der Messias Gottes. Er ist Gottes Friedenskönig. Die Menschen haben das erkannt. Da kommt einer nicht im Namen von Geld und Macht. Da kommt einer im Namen Gottes. Das war neu. Das war es. Denn ihre Hoffnungen und Erwartungen haben die üblichen Herrscher schon zu oft enttäuscht. Jetzt, da Jesus kommt im Namen Gottes, da – das merken sie – da bekommen Hoffnungen und Erwartungen eine andere Qualität. Wer Sünden vergibt, Besessene frei macht, von Gottes neuer Welt spricht, in Sandalen unterwegs ist und keinen Besitz hat – der ist ernst zu nehmen, der meint es ernst, der ist unser Mann, der ist unser König, den wollen wir haben als unseren König. Hosianna, gelobt sei, der da kommt im Namen des Herrn.

Nach dem Einzug in Jerusalem dann dieses. Es geschah im privaten Bereich. Beim Abendessen. Jesus war zu Gast bei Simon, einem Aussätzigen. Da kam eine Frau. Name unbekannt. Sie hat erfahren, wo sich Jesus aufhält. Verkauft alles für ein Fläschchen Öl, sündhaft teuer. Sie ging zu Jesus. Näherte sich von hinten seinen ausgestreckten Füßen. Nahm das Glas und zerbrach es über seinem Kopf. Das teure Öl ergoss sich auf seinen Kopf. Sie ging ohne ein Wort – wie sie gekommen war. „Wo das Evangelium gepredigt wird in aller Welt, da wird man auch das sagen zu ihrem Gedächtnis, was sie jetzt getan hat.“, sagt Jesus dazu.

Was hat die Frau getan?

Sie fasste einen Entschluss. Sie gibt alles dran für eine Handlung, die sie tun musste. Sie riskierte alles, denn sie wusste nicht, ob sie zu Jesus vorgelassen wird. Sie wusste nicht, wie er reagieren würde. Sie wusste nicht, ob er annehmen würde, was sie mit ihm vorhat. Doch eines wusste sie: Ich liebe diesen Jesus. Für ihn gebe ich alles. Das will ich ihm zeigen. Mein ganzes Geld: Wofür ist es da? Was soll ich mit ihm machen? Was nützt es mir auf der Bank? Was nützt es mir als Sicherheit? Jesus soll es haben. Doch ich will ihm nicht einfach einen Scheck aushändigen. Nein, ich will ihm meine Wertschätzung zeigen. Er hat sich mir gegenüber als so überschwänglich gezeigt, so verschwenderisch in seinen guten Worten und seinen heilenden Taten – ich will ihm zeigen, dass das bei mir eine große Liebe zu ihm ausgelöst hat, die zu Verschwendung und Überfülle in der Lage ist. Und so löste sie den Scheck ein für teuerstes Öl.

Was tat sie damit?

Sie salbte Jesus. Sie salbte ihn, wie früher die Könige Israels von einem Propheten gesalbt wurden. Nicht öffentlich mit großem Brimborium, nein privat in Anwesenheit eines Aussätzigen, also eines Menschen, mit dem niemand etwas zu tun haben wollte. Ein typisches Jesusambiente. Sie ist die erste und die einzige, von der wir sagen können: Sie hat wortlos in Jesus den König der Welt erkannt. Sie, eine Frau ohne Namen, hat ihn zum König gesalbt.

Was hat sie noch getan?

Sie hat Jesus im Voraus für seine Grablegung gesalbt. Sie hat das, was sein weiterer Weg sein wird, so klar gesehen, dass sie das bittere Ende kommen sah. Sie hat es angenommen und sich nicht dagegen aufgelehnt. Sie war eine außergewöhnliche Frau. Sie war eine Prophetin. Sie wusste, was sie tat. Diese Frau soll in dem, was sie als Prophetin getan hat, in Erinnerung bleiben.

Wie kleinkariert, wie kalt muss man da die Gedanken der Jünger empfinden, die ad hoc die Tat dieser Frau kritisierten. Man hätte mit dem Geld den Armen viel Gutes tun können. Jesus sagte dazu: „Lasst sie in Frieden! Arme habt ihr immer bei euch…mich aber nicht.“ Und er fügte dazwischen: den Armen Gutes zu tun ist eure Aufgabe.

Mich erinnert das an eine Geschichte, die von Mutter Teresa berichtet wird. Sie hatte sich in Kalkutta der Aufgabe gewidmet, sich in den dortigen Elendsvierteln um die Aussätzigen und Armen zu kümmern. Damit sie und ihre Schwestern die Aufgabe erfüllen konnten, waren sie auf Spenden angewiesen. Es wird berichtet, dass die Frauen vor ihrem täglichen Dienst morgens miteinander in bescheidenen Verhältnissen das Abendmahl feierten, um gestärkt in den Dienst gehen zu können.

Eines Morgens waren die Schwestern sehr überrascht. Denn sie empfingen das Abendmahl nicht mehr aus einem einfachen Tonkelch. Stattdessen hielten sie auf einmal einen teuren Goldkelch mit Edelsteinen besetzt in ihren Händen. Das hat sie überrascht und manche waren empört. Muss das sein? Können wir das Geld nicht besser für unsere Kranken verwenden? Mutter Teresa erwiderte: „Nein. Dieser teure Kelch ist Ausdruck unsere Liebe zu Jesus. Jeden Morgen ist er bei uns, stärkt uns für unseren Dienst. Die Armen sind immer um uns herum. Aber wichtiger ist doch für uns alle, dass Jesus in unserer Mitte ist. Dafür steht dieser wertvolle Kelch.“ 

28.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Réalisme

Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Écoute ce psaume : « Écoute, berger d’Israël ! Toi qui conduis Joseph comme un troupeau, toi qui trônes au-dessus des chérubins, montre-toi devant Éphraïm, Benjamin et Manassé ! Déploie ta puissance et viens à notre secours ! Seigneur des armées, rétablis-nous, fais resplendir ta face pour nous venir en aide… Tu nous rends objets de controverse pour nos voisins, nos ennemis se moquent de nous… Tu as arraché une vigne en Égypte, chassé des peuples et l’as plantée. Tu lui as fait de la place, elle a pris racine et a rempli le pays… Elle a étendu ses branches jusqu’à la mer, ses rameaux jusqu’au fleuve… Prends soin de la vigne et du vignoble que ta droite a plantés… Seigneur des armées, rétablis-nous ! » Ce sont des paroles tirées du Psaume 80. Fort, non ? Je le pense vraiment. Il est question d’Israël. C’est la vigne que Dieu a recherchée en Égypte, arrachée et plantée en Palestine. Et puis ça vient ! Cette vigne, c’est-à-dire Israël, se serait étendue jusqu’à la Méditerranée et jusqu’à l’Euphrate, aurait chassé les peuples indigènes et aurait finalement rempli le pays en tant que peuple à part entière. Cela n’a toutefois jamais été le cas. C’est une chimère. On ne peut pas parler d’une population homogène en Palestine, ni dans l’Antiquité ni avant la conquête arabe. Plusieurs peuples ont toujours vécu ici côte à côte et ensemble. Le règne du roi David n’a pu s’étendre sur un vaste territoire que parce qu’il englobait de nombreux peuples vassaux. L’idée d’un Grand Israël, peuplé exclusivement d’Israélites, était et reste un rêve nationaliste. Elle ne peut s’appuyer sur aucune réalité historique. Ce sont les prophètes qui ont rappelé au peuple d’Israël que ce ne sont pas la terre et les biens qui apportent la bénédiction, mais uniquement la confiance en Dieu, Dieu de justice et de miséricorde. Le chrétien et théologien palestinien Naim Stifan Ateek en arrive à la conclusion suivante : « Le salut des Juifs en Israël et des Palestiniens en Palestine réside dans la reconnaissance de la vérité des paroles du prophète Michée : “On t’a dit, homme, ce qui est bon et ce que Dieu attend de toi ! Rien d’autre que ceci : pratiquer la justice, aimer la bonté et la fidélité, marcher dans la crainte de ton Dieu.” (6,8 sqq.)2 « Make America great again » est un slogan fallacieux lancé par des mégalomanes, des nostalgiques et des adeptes de la théorie du complot. Il fait vaciller le monde.  « Make Israel great again » serait une erreur fatale.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prends soin de toi.

 Realismus

Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.

Hör dir diesen Psalm an: „Hirte Israel, höre! Der du Joseph wie ein Schafherde leitest, der du über Keruben thronst – erscheine vor Ephraim, Benjamin und Manasse! Biete deine Heldenkraft auf und komm uns zu Hilfe! Herr der Heerscharen, stelle uns wieder her, lass dein Antlitz leuchten, dass uns Hilfe werde…Du machst uns unseren Nachbarn zum Streit, unsere Feinde verspotten uns…Einen Weinstock hobst du aus in Ägypten, vertriebst Völker und pflanztest ihn ein. Du schufst ihm Raum, er schlug Wurzeln und erfüllte das Land…Er breitete seine Zweige bis zum Meer aus, seine Sprösslinge bis zum Strom…Nimm dich des Weinstocks an, und des Rebbergs, den deine Rechte gepflanzt hat…Herr der Heerscharen, stelle uns wieder her!“ Das sind Worte aus Psalm 80. Heftig oder? Ich meine das so. Es ist von Israel die Rede. Es ist der Weinstock, den Gott in Ägypten aufgesucht, ausgehoben und in Palästina eingepflanzt hat. Und dann kommt´s! Dieser Weinstock, also Israel, soll expandiert haben bis zum Mittelmeer und bis zum Euphrat, habe die ansässigen Völker verdrängt und das Land schließlich als eigenes Volk erfüllt. Das war jedoch nie der Fall. Das ist Träumerei. Von einer homogenen Bevölkerung in Palästina kann man nicht sprechen, weder in der Antike noch vor der arabischen Landnahme. Immer lebten hier mehrere Völker neben- und miteinander. Die Herrschaft von König David konnte nur deswegen großräumig werden, weil sie zahlreiche Vasallenvölker umfasste. Die Vorstellung von einem Groß-Israel, ausschließlich von Israeliten bevölkert, war und ist ein nationalistischer Wunschtraum. Er kann sich nicht auf eine historische Realität berufen. Es waren die Propheten, die das Volk Israel mahnten, dass nicht Land und Besitz den Segen bringen, sondern allein das Vertrauen auf den Gott der Gerechtigkeit und des Erbarmens. Der palästinensische Christ und Theologe Naim Stifan Ateek kommt zu dem Schluss: „Die Erlösung der Juden in Israel und der Palästinenser in Palästina liegt darin, die Wahrheit der Worte des Propheten Micha anzuerkennen: Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist und was Gott von dir erwartet! Nichts anderes als dies: Recht tun, Güte und Treue lieben, in Ehrfurcht den Weg gehen mit deinem Gott.“ (6,8f.)2 Make Amerika great again“ ist ein fadenscheiniger Slogan von Größenwahnsinnigen, Nostalgikern und Verschwörungstheoretikern. Er bringt die Welt ins Schlingern.  “Make Israel great again“ wäre ein fataler Irrtum.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Realism

Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.

Listen to this psalm: “Hear, O Shepherd of Israel! You who lead Joseph like a flock, you who sit enthroned above the cherubim – appear before Ephraim, Benjamin and Manasseh! Show your mighty power and come to our aid! Lord of Hosts, restore us; let your face shine upon us, that we may be saved… You have made us a byword to our neighbours; our enemies mock us… You brought a vine out of Egypt; you (droow) drove out nations and planted it. You made room for it; it took root and filled the land… It spread its branches to the sea, its shoots to the river… Take care of the vine and the vineyard that your right hand has planted… Lord of Hosts, restore us!” These are words from Psalm 80. Powerful, isn’t it? I mean it. It speaks of Israel. It is the vine that God sought out in Egypt, dug up and planted in Palestine. And then comes the kicker! This vine, that is, Israel, is said to have expanded as far as the Mediterranean and the (jufreitis) Euphrates, to have displaced the indigenous peoples and ultimately filled the land as a people of its own. That, however, was never the case. It is a fantasy. One cannot speak of a homogeneous population in Palestine, neither in antiquity nor before the Arab conquest. Various peoples have always lived here side by side and together. King David’s rule could only extend over such a vast area because it encompassed numerous vassal peoples. The notion of a Greater Israel, populated exclusively by Israelites, was and remains a nationalist pipe dream. It cannot be based on historical reality. It was the prophets who warned the people of Israel that it is not land and possessions that bring blessing, but solely trust in the God of justice and mercy. The Palestinian Christian and theologian Naim Stifan Ateek concludes: “The salvation of the Jews in Israel and the Palestinians in Palestine lies in acknowledging the truth of the words of the prophet Micah: ‘It has been told you, O man, what is good and what God requires of you! Nothing other than this: to do justice, to love kindness and faithfulness, and to walk humbly with your God.’” (6:8f.)2 “Make America great again” is a flimsy slogan of megalomaniacs, nostalgics and conspiracy theorists. It is throwing the world into (teimoil)turmoil.  “Make Israel great again” would be a fatal mistake.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

27.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / Version écrite – Schriftversion – Script version 

Humour et sagesse

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J’ai bien aimé celle-là. Elle figurait sur mon statut WhatsApp. La citation dit : « Bénis soient tous ceux qui n’ont rien à dire et qui, malgré tout, se taisent. » Au début, j’ai dû réfléchir un instant, mais quand j’ai compris la citation, j’ai éclaté de rire. Elle est de Karl Valentin. Il est né le 4 juin 1882 à Munich. Son vrai nom était Valentin Ludwig Frey. C’était un comédien, chanteur populaire, auteur et producteur de cinéma allemand. Son humour a influencé de nombreux artistes tels que Bertolt Brecht, avec qui il a étroitement collaboré, Samuel Beckett, Loriot, Gerhard Polt et Helge Schneider. Alfred Kerr et Kurt Tucholsky ont également été impressionnés par les acrobaties verbales de Valentin. Ce dernier qualifiait Valentin de penseur de gauche. Valentin ne se laissa pas coopté par les nazis. On connaît ses répliques sur scène : « Heil… , heil… , heil… ! Mais comment s’appelle-t-il déjà ? Je n’arrive tout simplement pas à me souvenir de son nom. » Ou encore : « Quelle chance que le Führer ne s’appelle pas Kräuter, sinon il faudrait le saluer par “Heil Kräuter” ». Deux jours après sa mort, le 11 février 1948, un mercredi des Cendres, Karl Valentin fut inhumé. Un pasteur protestant, un représentant de la maison de photographie Schaja et un membre de la Loge internationale des artistes prirent la parole devant sa tombe, mais aucun représentant de la ville de Munich ni des théâtres munichois. Valentin avait été oublié bien avant sa mort, pour être redécouvert bien des années plus tard comme l’un des plus grands comiques et clowns du XXe siècle. Sa tombe se trouve au cimetière de Planegg, près de Munich. Les paroles de Valentin sont, au fond, des paroles de sagesse. Des proverbes, parfois teintés d’une touche et d’une nuance satiriques et cyniques, dont on a besoin pour prendre de la distance par rapport au sérieux excessif de la vie. Cela n’a aucun sens de ruminer sans cesse et de se tourmenter l’esprit à propos de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Un proverbe agit alors comme une libération. On trouve également une multitude de ces maximes dans la Bible. Elles constituent une aide à la vie en donnant une orientation. Dans les Proverbes de Salomon, ces maximes se présentent sous la forme d’un recueil de dictons. Cette aide à la vie faisait partie de l’éducation des jeunes. Elle était transmise par le dialogue. Si on les lit, il serait très, très difficile de les lire objectivement. Beaucoup de ces paroles de sagesse sont en effet dépassées. Mais celle-ci, ici et aujourd’hui, mérite réflexion. Elle dit : « La justice mène à la vie ; mais courir après le mal mène à la mort. » (11,19) Cela s’y trouve simplement comme une expérience de vie et un guide pour une vie réussie – non seulement dans la sphère privée, mais aussi dans la sphère publique et donc également en politique. Lorsque le président fédéral dénonce hier, dans un discours public, les bombardements du Liban et de l’Iran comme contraires au droit international et qu’il est aujourd’hui réprimandé pour cela par le président du groupe parlementaire de la CDU, Jens Spahn – alors j’ai du respect pour Frank-Walter Steinmeier. Pourquoi ? Parce qu’à certains moments de l’histoire mondiale, l’éthique de la responsabilité ne suffit plus. Il faut une conviction, une attitude intérieure. Et c’est ce qu’a montré Steinmeier. C’est pour cela qu’il est le président de la République fédérale d’Allemagne. La justice favorise la vie. Les bombes la détruisent. Qui voudrait contester cela ?

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Humor und Weisheit

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Den fand ich gut. Er stand auf meinem Whattsapp-Status. Der Spruch heißt: Gesegnet seien alle, die nichts zu sagen haben und trotzdem den Mund halten. Zuerst musste ich stutzen, doch als ich den Spruch kapiert habe, muss ich lauthals lachen. Er stammt von Karl Valentin. Er wurde am 4. Juni 1882 in München geboren. Mit bürgerlichem Namen hieß er Valentin Ludwig Frey. Er war ein deutscher Komiker, Volkssänger, Autor und Filmproduzent. Er beeinflusste mit seinem Humor zahlreiche Künstler wie Bertold Brecht, mir dem er eng zusammenarbeitete, Samuel Beckett, Loriot, Gerhard Polt und Helge Schneider.  Von Valentins Sprachakrobatik waren auch Alfred Kerr und Kurt Tucholsky beeindruckt. Letzter bezeichnete Valentin als Linksdenker. Von den Nazis ließ sich Valentin nicht vereinnahmen. Bekannt sind seine Bühnenworte „Heil …, heil …, heil …! ja wie heißt er denn nur – ich kann mir einfach den Namen nicht merken.“ Oder auch: „Wie gut ist es doch, dass der Führer nicht Kräuter heißt, sonst müsste man ihn mit ‘Heil Kräuter’ grüßen.“ Zwei Tage nach seinem Tod, am 11. Februar 1948, es war der Aschermittwoch, wurde Karl Valentin beerdigt. An seinem Grab sprachen ein evangelischer Geistlicher, ein Abgesandter des Photohauses Schaja und ein Mitglied der Internationalen Artistenloge, aber kein Vertreter der Stadt München oder der Münchner Theater. Valentin war schon lange vor seinem Tod vergessen, um viele Jahre später wiederentdeckt zu werden als einer der größten Komiker und Clowns des 20. Jahrhunderts. Seine Grabstätte befindet sich auf dem Friedhof in Planegg bei München. Valentins Worte sind im Grunde genommen Weisheiten. Sprichworte, zum Teil auch mit satirischen und zynischem Touch und Unterton, die man braucht, um eine Distanz zur Überernsthaftigkeit des Lebens zu bekommen. Es macht keinen Sinn, ständig zu grübeln und sich den Kopf zu zermartern wegen irgendwas oder irgendwem. Da wirkt ein Sprichwort wie eine Befreiung. Eine jede Menge von diesen Weisheiten finden sich auch in der Bibel. Sie sind Lebenshilfe, indem sie Orientierung geben. In den Sprüchen Salomos sind diese Weisheiten als Spruchsammlung zu finden. Diese Lebenshilfe war Teil der Erziehung junger Menschen. Sie wurde im Gespräch vermittelt. Liest man sie, würde es einem sehr, sehr schwerfallen, sie objektiv zu lesen. Viele dieser Weisheiten sind tatsächlich aus der Zeit gefallen. Doch diese eine hier und heute ist bedenkenswert. Sie heißt: „Gerechtigkeit führt zum Leben; aber dem Bösen nachjagen führt zum Tod.“ (11,19) Das steht einfach so da als Lebenserfahrung und Leitfaden für ein gelingendes Leben – nicht nur im Privaten, sondern auch im Öffentlichen und damit auch in der Politik. Wenn der Bundespräsident gestern in einer öffentlichen Rede die Bombenangriffe auf den Libanon und den Iran als völkerrechtswidrig anprangert und heute vom Fraktionsvorsitzenden der CDU dafür gerügt wird – dann habe ich Respekt vor Frank-Walter Steinmeier. Warum? Weil an bestimmten Punkten der Weltgeschichte Verantwortungsethik nicht mehr ausreicht. Da braucht es eine Gesinnung, eine innere Haltung. Und die hat Steinmeier gezeigt. Dafür ist er der Präsident der Bundesrepublik Deutschlands. Gerechtigkeit fördert das Leben. Bomben zerstören es. Wer will da widersprechen?

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Humour and Wisdom

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I thought that was good. It was on my WhatsApp status. The saying goes: ‘Blessed are all those who have nothing to say and yet keep their mouths shut.’ At first I was taken aback, but once I got the joke, I had to laugh out loud. It comes from Karl Valentin. He was born on 4 June 1882 in Munich. His real name was Valentin Ludwig Frey. He was a German comedian, folk singer, author and film producer. His humour influenced numerous artists such as Bertolt Brecht, with whom he worked closely, Samuel Beckett, Loriot, Gerhard Polt and Helge Schneider. Alfred Kerr and Kurt Tucholsky were also impressed by Valentin’s linguistic acrobatics. The latter described Valentin as a left-wing thinker. Valentin refused to be co-opted by the Nazis. His famous stage lines include: “Heil …, heil …, heil …! But what is his name again – I simply cannot remember it.” Or: “How fortunate it is that the Führer is not called Kräuter, otherwise one would have to greet him with ‘Heil Kräuter’.” Two days after his death, on 11 February 1948 – Ash Wednesday – Karl Valentin was buried. At his grave, a Protestant clergyman, a representative of the Schaja photo agency and a member of the International Artists’ Lodge spoke, but no representative of the City of Munich or the Munich theatres. Valentin had long been forgotten before his death, only to be rediscovered many years later as one of the greatest comedians and clowns of the 20th century. His grave is located in the cemetery in Planegg near Munich. Valentin’s words are, in essence, words of wisdom. Proverbs, some with a satirical and cynical touch and undertone, which one needs to gain some distance from the excessive seriousness of life. It makes no sense to constantly (brud) brood and rack one’s brains over something or someone. A proverb like this feels like a liberation. A whole host of such words of wisdom can also be found in the Bible. They offer guidance by providing direction. In the Proverbs of Solomon, these words of wisdom are found as a collection of sayings. This guidance was part of the upbringing of young people. It was passed on through conversation. If one were to read them, it would be very, very difficult to do so objectively. Much of this wisdom is indeed outdated. Yet this one, here and now, is worth considering. It reads: ‘Righteousness leads to life, but pursuing evil leads to death.’ (11:19) It simply stands there as a life lesson and a guide to a successful life – not only in private, but also in public life and thus in politics too. When the Federal President denounced the bombing raids on Lebanon and Iran as contrary to international law in a public speech yesterday and is reprimanded for it today by the CDU parliamentary group leader, Jens Spahn – then I have respect for Frank-Walter Steinmeier. Why? Because at certain junctures in world history, an ethic of responsibility is no longer enough. What is needed is a mindset, an inner conviction. And Steinmeier has demonstrated that. That is why he is the President of the Federal Republic of Germany. Justice promotes life. Bombs destroy it. Who would disagree with that?

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe

26.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

Ça en valait la peine

Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une réflexion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.

Aujourd’hui, j’aimerais clarifier quelque chose. En effet, ce sont les mots qui décident de tout. Un mot peut ouvrir un monde ou le détruire. C’est par la parole, croyons-nous, que Dieu a créé le monde. Il n’est pas dit de lui qu’il aurait « travaillé ». Il a simplement prononcé une parole et cela a été créé. Les traductions sont faites de mots. Les mots que je lis maintenant se trouvent dans la lettre de Paul écrite dans la ville portuaire d’Éphèse, autrefois située sur la côte ouest de l’actuelle Turquie. Ils disent ceci : « Dieu nous a prédestinés à être ses enfants par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de sa grâce glorieuse. » (1,5+6) Ok ! Tout le monde a compris. Je plaisante ! On ne peut pas comprendre ça du premier coup. C’est lointain, très lointain. Alors clarifions les choses. Ce que je viens de lire est, en grec, une seule phrase, l’un des passages les plus longs et souvent qualifiés de baroques du grec paléochrétien. Pour rendre ce passage compréhensible, il est nécessaire de former des phrases plus courtes. Ce que j’ai lu n’était qu’un extrait de cette longue phrase imbriquée. Et puis ce mot « prédestiné » ou « élu ». Cela pose problème à beaucoup de gens. Ils se demandent : que dois-je faire pour faire partie des élus ? Cela tourmente vraiment certains. Mais il existe une autre traduction qui clarifie ce sujet. Au lieu de « élus », il faudrait traduire par « faits propriété ». Pourquoi est-ce mieux ? Le terme « élus » a toujours une connotation morale ou exprime une conscience élitiste. Or, ce n’est pas ce que cela signifie. De plus, au lieu de « en Christ », il vaut mieux traduire par « avec Christ », car il s’agit non pas principalement d’une affirmation locale, mais d’une affirmation sociale. Que les créatures soient là depuis le commencement, c’est-à-dire créées et voulues par Dieu, n’est pas une nouveauté. Cette terre a été le premier choix de Dieu. Je tenais à clarifier cela. Que reste-t-il ? Même pour moi qui lis la Bible depuis ma jeunesse et l’ai étudiée jour après jour, certains de ses textes restent trop élevés. Je dois faire des efforts pour les comprendre tant bien que mal. Et honnêtement ! Je ne suis pas obligé de tout comprendre. Mais je ne veux pas non plus me faciliter la tâche et ne lire que ce qui me convient. Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne. Chaque texte a une clé. Une traduction alternative permet de mieux saisir la profondeur d’un texte. Aujourd’hui : chaque créature est la propriété de Dieu. Chez le Christ, il ne s’agit pas de morale, mais d’une vie en communauté. L’effort en valait la peine aujourd’hui.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Hat sich gelohnt

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Heute möchte ich was klären. Es ist doch so, dass Worte über alles entscheiden. Ein Wort erschließt eine Welt oder vernichtet sie. Durch das Wort, glauben wir, hat Gott die Welt erschaffen. Es wird nicht von ihm erzählt, dass wer gewerkelt hätte. Er hat einfach ein Wort gesagt und es entstand. Übersetzungen bestehen aus Worten. Die Worte, die ich jetzt lese, stehen im Brief des Paulus in der Hafenstadt Ephesus, einst an der Westküste der heutigen Türkei gelegen. Sie klingen so: „Gott hat uns dazu vorherbestimmt, seine Kinder zu sein durch Jesus Christus nach dem Wohlgefallen seines Willens, zum Lob seiner herrlichen Gnade.“ (1,5+6) Ok! Hat jeder verstanden. Scherz! Kann man auf Anhieb nicht verstehen. Ist weit, ganz weit weg. Also klären wir das. Was ich eben vorgelesen habe, ist im Griechischen ein einziger Satz, einer der längsten und häufig als barock bezeichneten Passagen des frühchristlichen Griechisch. Um diesen Abschnitt verständlich zu machen, ist es nötig, kürzere Sätze zu bilden. Was ich vorgelesen habe, war nur ein Ausschnitt aus diesem langen verschachtelten Satz. Und dann dieses Wort „vorherbestimmt“ bzw. „erwählt“. Das macht vielen Menschen Probleme. Sie fragen sich: was muss ich tun, um zu den Auserwählten zu gehören? Manchen macht das echt zu schaffen. Doch es gibt eine andere Übersetzung, die dieses Thema entzerrt. Statt „erwählt“ sollte man „zum Eigentum gemacht“ übersetzen. Warum ist das besser? Erwählt hat immer einen moralischen Ton oder es drückt sich darin ein elitäres Bewusstsein aus. Doch das ist damit nicht gemeint. Hinzu kommt, dass man statt „in Christus“ besser „gemeinsam mit Christus“ übersetzt, weil es sich nicht vorrangig um eine lokale, sondern um eine soziale Aussage handelt. Dass die Geschöpfe von Anfang an da sind, also von Gott gemacht und gewollt, ist ja nichts Neues. Diese Erde war Gottes erste Wahl. Das wollte ich mal klären. Was bleibt? Selbst mir als einem, der von Jugend an in der Bibel liest, sie studiert hat Tag für Tag, sind bestimmte Texte aus ihr immer noch zu hoch. Ich muss mich anstrengen, sie einigermaßen zu verstehen. Und ehrlich! Ich muss nicht alles verstehen. Ich will es mir aber auch nicht leichtmachen und nur das lesen, was mir passt. So ist es nicht. Jeder Text hat einen Schlüssel. Durch eine alternative Übersetzung kommt der Tiefe eines Textes näher. Heute: jedes Geschöpf ist Eigentum Gottes. Bei Christus geht es nicht um Moral, sondern um ein gemeinschaftliches Miteinander. Hat sich für heute die Mühe gelohnt.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

It was worth it

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Today I’d like to clarify something. The fact is, words decide everything. A single word can open up a world or destroy it. We believe that God created the world through the Word. It is not said of Him that He ‘toiled’ or ‘laboured’. He simply spoke a word and it came into being. Translations consist of words. The words I am now reading are found in Paul’s letter from the port city of Ephesus, once situated on the west coast of modern-day Turkey. They go like this: ‘God predestined us to be his children through Jesus Christ, according to the good pleasure of his will, to the praise of his glorious grace.’ (1:5–6) OK! Everyone’s got it. Just kidding! You can’t grasp it straight away. It’s far, very far away. So let’s sort this out. What I’ve just read out is a single sentence in Greek, one of the longest and often described as ‘baroque’ passages of early Christian Greek. To make this passage understandable, it’s necessary to break it down into shorter sentences. What I read out was just an excerpt from this long, convoluted sentence. And then there’s this word ‘predestined’ or ‘chosen’. That causes problems for many people. They ask themselves: what must I do to be among the chosen ones? It really troubles some people. But there is another translation that clarifies this issue. Instead of ‘chosen’, it should be translated as ‘made His own’. Why is that better? ‘Chosen’ always has a moral undertone or conveys an elitist mindset. But that is not what is meant here. Furthermore, instead of ‘in Christ’, it is better to translate it as ‘together with Christ’, because this is not primarily a local but a social statement. The fact that creatures have been here from the very beginning – that is, made and willed by God – is nothing new. This earth was God’s first choice. I just wanted to clarify that. What remains? Even for me, someone who has been reading the Bible since my youth and has studied it day after day, certain passages are still too profound. I have to make an effort to understand them to some extent. And honestly! I don’t have to understand everything. But I don’t want to take the easy way out and just read what suits me. That’s not how it works. Every text has a key. An alternative translation brings you closer to the depth of a text. Today: every creature is God’s property. With Christ, it’s not about morality, but about living together in community. It was worth the effort today.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

Ha merecido la pena

Bienvenido a daily basic. Aquí encontrarás una reflexión espiritual para cada día. Te acompañará a lo largo de tu jornada, sea lo que sea lo que te depare.

Hoy me gustaría aclarar algo. Y es que las palabras lo deciden todo. Una palabra abre un mundo o lo destruye. Creemos que Dios creó el mundo a través de la palabra. No se dice de él que hubiera hecho nada. Simplemente pronunció una palabra y todo surgió. Las traducciones están formadas por palabras. Las palabras que ahora leo se encuentran en la carta de Pablo en la ciudad portuaria de Éfeso, situada antiguamente en la costa occidental de la actual Turquía. Dicen así: «Dios nos predestinó para ser sus hijos por medio de Jesucristo, según el beneplácito de su voluntad, para alabanza de su gloriosa gracia». (1,5+6) ¡Vale! ¿Lo ha entendido todo el mundo? ¡Es broma! No se puede entender a la primera. Está lejos, muy lejos. Así que aclaremos esto. Lo que acabo de leer es, en griego, una sola frase, uno de los pasajes más largos y a menudo calificados de barrocos del griego paleocristiano. Para que este pasaje resulte comprensible, es necesario formar frases más cortas. Lo que acabo de leer era solo un fragmento de esta larga frase enrevesada. Y luego está esa palabra «predestinado» o «elegido». Eso plantea problemas a mucha gente. Se preguntan: ¿qué debo hacer para formar parte de los elegidos? A algunos les preocupa de verdad. Pero hay otra traducción que aclara este tema. En lugar de «elegidos», se debería traducir como «hechos propiedad». ¿Por qué es mejor así? «Elegidos» siempre tiene un tono moral o expresa una conciencia elitista. Pero eso no es lo que se quiere decir. A esto se suma que, en lugar de «en Cristo», es mejor traducir «junto con Cristo», porque no se trata principalmente de una afirmación local, sino social. Que las criaturas estén ahí desde el principio, es decir, que hayan sido creadas y queridas por Dios, no es nada nuevo. Esta tierra fue la primera elección de Dios. Eso quería aclararlo. ¿Qué queda? Incluso para mí, que leo la Biblia desde mi juventud y la he estudiado día tras día, ciertos textos siguen siendo demasiado elevados. Tengo que esforzarme para entenderlos más o menos. ¡Y sinceramente! No tengo que entenderlo todo. Pero tampoco quiero ponérmelo fácil y leer solo lo que me conviene. No es así. Cada texto tiene una clave. A través de una traducción alternativa se acerca la profundidad de un texto. Hoy: cada criatura es propiedad de Dios. En Cristo no se trata de moral, sino de una convivencia comunitaria. Ha merecido la pena el esfuerzo de hoy.

Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja.

25.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

Secret

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Je découvre peu à peu un secret. Aujourd’hui encore. Je le rencontre sans cesse. Écoute ceci à ce sujet : « Jésus et ses disciples partirent de là et traversèrent la Galilée ; et Jésus ne voulait pas que cela se sache. Car il enseignait ses disciples et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le tueront ; et quand il aura été tué, il ressuscitera au bout de trois jours. Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole et craignaient de l’interroger. » Cela figure dans l’Évangile selon Marc, au chapitre 9. Le mystère dont je parlais au début, c’est que Jésus n’est pas compris. Il semble parler à côté de ses disciples. Cette incompréhension peut avoir de nombreuses causes. On ne veut pas comprendre, on n’a pas l’intelligence nécessaire pour cela, on fait des efforts, mais ça ne marche pas. Une cause est mentionnée ici : les disciples avaient peur de demander à Jésus ce qu’il entendait par ce qu’il avait dit. Ne voulaient-ils pas le déstabiliser ou le déranger ? C’est dommage, en fait, car une réponse éventuelle de Jésus nous aiderait aussi à mieux le comprendre. Honnêtement ! J’ai moi aussi du mal avec cette parole de Jésus. Il ne parle pas de lui-même. Il parle d’un Fils de l’homme. Aujourd’hui, nous savons qu’il parlait de lui-même. Mais à l’époque, il a pris ses disciples au dépourvu. Il dit ensuite que le Fils de l’homme sera livré aux hommes. Klaus Berger traduit cela ainsi : « Être livré entre les mains des hommes. » Mais quels hommes ? Tous les hommes ? Pourquoi ne pas le dire concrètement : le Grand Conseil, Pilate, les bourreaux. Et comment cela pourrait-il se passer : tous les hommes vont-ils le tuer ? Pas étonnant donc que les disciples ne l’aient pas compris. Je ne peux que m’en approcher. Au mystère de la compréhension ou de l’incompréhension correspond le mystère de la conservation pour soi. C’est là que réside l’essentiel. Celui qui est initié à un secret doit le garder et ne pas le divulguer. Celui qui connaît le secret, Jésus, a besoin de la communauté de ceux qu’il a initiés. C’est de cela qu’il s’agit. En réalité, il s’agit d’une communauté de destin liée au secret. Il ne s’agit pas d’empêcher la mort de Jésus. Il s’agit de garder ce secret comme un trésor. Il ne doit pas être jeté comme des perles aux cochons. Se voir confier un secret est la plus grande preuve de confiance qu’un être humain puisse recevoir. C’est ma capacité à le garder qui détermine si j’étais digne de cette confiance. Même si je ne comprends pas de quoi il s’agit. Celui qui me l’a confié le sait. Cela doit me suffire. Je lui promets : « Je garde ton secret. Je garde le silence et je reste fidèle à toi. » Le don de Jésus à la volonté de Dieu correspond à la garde de la connaissance de ce qui va lui arriver. Il n’a pas toujours été facile d’être un disciple de Jésus. Aujourd’hui non plus.

C’est tout pour aujourd’hui. À demain et reste sous sa protection.

Geheimnis

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Zunehmend stoße ich auf ein Geheimnis. Auch heute. Immer wieder begegnet es mir. Hör dir dazu das an: „Jesus und die Jünger gingen von dort weg und zogen durch Galiläa; und Jesus wollte nicht, dass es jemand wissen sollte. Denn er lehrte seine Jünger und sprach zu ihnen: Der Menschensohn wird überantwortet werden in die Hände der Menschen, und sie werden ihn töten; und wenn er getötet ist, so wird er nach drei Tagen auferstehen. Die Jünger aber verstanden das Wort nicht und fürchteten sich, ihn zu fragen.“ Das steht im Evangelium nach Markus im 9. Kapitel. Das Geheimnis, von dem ich eingangs sprach, ist, dass Jesus nicht verstanden wird. Er scheint an seinen Jüngern vorbeizureden. Das Nichtverstehen kann viele Ursachen haben. Man will nicht verstehen, man hat nicht die dafür nötige Intelligenz, man bemüht sich, aber es klappt nicht. Eine Ursache wird hier genannt: die Jünger hatten Angst, Jesus zu fragen, wie er das meinte, was er gesagt hat. Wollten sie ihn nicht verunsichern oder belästigen? Schade eigentlich, denn eine mögliche Antwort Jesu würde auch uns helfen, ihn besser zu verstehen. Ehrlich! Ich tue mich auch schwer mit diesem Wort Jesu. Er redet nicht von sich. Er redet von einem Menschensohn. Heute wissen wir, dass er sich damit gemeint hat. Aber damals hat er die Jünger vor den Kopf gestoßen. Er spricht dann davon, dass der Menschensohn den Menschen überantwortet wird. Klaus Berger übersetzt das so: „In die Hände der Menschen ausgeliefert werden.“ Aber welche Menschen? Alle Menschen? Warum nicht konkret: Hoher Rat, Pilatus, Folterknechte. Und wie soll das gehen: alle Menschen werden ihn töten? Kein Wunder also, dass die Jünger ihn nicht verstanden haben. Ich kann mich nur annähern. Dem Geheimnis des Verstehens bzw. Nichtverstehens entspricht das Geheimnis des Für-Sich-Behaltens. Darauf liegt der Fokus. Wer in ein Geheimnis eingeweiht wird, hat dieses zu hüten und nicht auszuplaudern. Der sich im Geheimnis auskennt, Jesus, braucht die Gemeinschaft derer, die er eingeweiht hat. Darum geht es. Im Eigentlichen geht es um eine Schicksalsgemeinschaft des Geheimnisses. Es geht nicht darum, den Tod Jesu zu verhindern. Es gilt, dieses Geheimnis zu hüten wie einen Schatz. Es soll nicht wie Perlen vor die Säue geworfen werden. Ein Geheimnis anvertraut bekommen, ist der größte Vertrauenserweis eines Menschen. Ob ich es hüten kann, entscheidet darüber, ob ich des Vertrauens würdig war. Selbst dann, wenn ich nicht verstehe, was es damit auf sich hat. Der es mir anvertraut hat, kennt es. Das muss mir reichen. Ich verspreche ihm: „Ich hüte dein Geheimnis. Ich halte den Mund und zu dir.“  Der Hingabe Jesu in den Willen Gottes entspricht das Hüten des Wissens darum, was mit ihm geschehen wird. Es war nicht immer leicht, ein Jünger Jesu zu sein. Auch heute nicht.

So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Secret

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I’m increasingly coming across a secret. Today too. I keep encountering it time and again. Listen to this: “Jesus and his disciples left that place and went through Galilee; and Jesus did not want anyone to know it. For he was teaching his disciples and saying to them, ‘The Son of Man will be handed over into the hands of men, and they will kill him; and when he is killed, he will rise again after three days. But the disciples did not understand this saying, and were afraid to ask him.” This is found in the Gospel according to Mark, chapter 9. The mystery I spoke of at the beginning is that Jesus is not understood. He seems to be talking right past his disciples. There can be many reasons for not understanding. One does not want to understand, one lacks the necessary intelligence, one tries hard but it does not work out. One reason is mentioned here: the disciples were afraid to ask Jesus what he meant by what he had said. Did they not want to unsettle or bother him? It is a pity, really, because a possible answer from Jesus would also help us to understand him better. Honestly! I also struggle with this saying of Jesus. He is not speaking of himself. He is speaking of a Son of Man. Today we know that he meant himself. But back then, he took the disciples aback. He then speaks of the Son of Man being handed over to people. Klaus Berger translates this as: ‘Being delivered into the hands of people.’ But which people? All people? Why not be specific: the Sanhedrin, Pilate, the torturers. And how is that supposed to work: all people will kill him? No wonder, then, that the disciples did not understand him. I can only come close to it. The mystery of understanding or not understanding corresponds to the mystery of keeping it to oneself. That is where the focus lies. Whoever is initiated into a secret must guard it and not divulge it. He who is privy to the secret, Jesus, needs the fellowship of those whom he has initiated. That is what it is all about. Essentially, it is about a community bound by the secret’s destiny. It is not about preventing Jesus’ death. The aim is to guard this secret like a treasure. It must not be cast before the swine like pearls. Being entrusted with a secret is the greatest proof of trust a person can receive. Whether I can guard it determines whether I was worthy of that trust. Even if I do not understand what it is all about. The one who entrusted it to me knows. That must be enough for me. I promise him: “I will guard your secret. I will keep my mouth shut and turn to you.” Jesus’ surrender to God’s will corresponds to guarding the knowledge of what will happen to him. It was not always easy to be a disciple of Jesus. Nor is it today.

That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

Misterio

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Cada vez más me encuentro con un misterio. También hoy. Una y otra vez me lo encuentro. Escucha esto al respecto: «Jesús y los discípulos se marcharon de allí y recorrieron Galilea; y Jesús no quería que nadie lo supiera. Porque enseñaba a sus discípulos y les decía: El Hijo del Hombre será entregado en manos de los hombres, y ellos lo matarán; y cuando sea muerto, resucitará al tercer día. Pero los discípulos no entendían estas palabras y temían preguntarle». Esto está escrito en el Evangelio según San Marcos, capítulo 9. El misterio del que hablaba al principio es que Jesús no es comprendido. Parece que habla sin que sus discípulos le entiendan. La incomprensión puede tener muchas causas. Uno no quiere entender, no tiene la inteligencia necesaria para ello, se esfuerza, pero no lo consigue. Aquí se menciona una causa: los discípulos tenían miedo de preguntarle a Jesús qué quería decir con lo que había dicho. ¿No querían inquietarlo o molestarlo? Es una pena, en realidad, porque una posible respuesta de Jesús nos ayudaría también a nosotros a comprenderlo mejor. ¡De verdad! A mí también me cuesta entender esta palabra de Jesús. No habla de sí mismo. Habla de un Hijo del Hombre. Hoy sabemos que se refería a sí mismo. Pero en aquel entonces ofendió a los discípulos. Luego habla de que el Hijo del Hombre será entregado a los hombres. Klaus Berger lo traduce así: «Ser entregado en manos de los hombres». ¿Pero qué personas? ¿Todas las personas? ¿Por qué no concretamente: el Sanedrín, Pilato, los verdugos? ¿Y cómo va a ser eso: que todas las personas lo matarán? No es de extrañar, pues, que los discípulos no lo entendieran. Yo solo puedo acercarme. Al misterio de la comprensión o la incomprensión corresponde el misterio de guardarlo para uno mismo. Ahí está el foco. Quien es iniciado en un secreto, debe guardarlo y no revelarlo. Quien conoce el secreto, Jesús, necesita la comunidad de aquellos a quienes ha iniciado. De eso se trata. En realidad, se trata de una comunidad de destino del secreto. No se trata de impedir la muerte de Jesús. Se trata de guardar este secreto como un tesoro. No debe echarse como perlas a los cerdos. Que me confíen un secreto es la mayor prueba de confianza que puede recibir un ser humano. El hecho de que pueda guardarlo decide si fui digno de esa confianza. Incluso si no entiendo de qué se trata. Quien me lo ha confiado, lo sabe. Eso debe bastarme. Le prometo: «Guardaré tu secreto. Mantendré la boca cerrada y me mantendré fiel a ti». La entrega de Jesús a la voluntad de Dios equivale a guardar el conocimiento de lo que le va a suceder. No siempre fue fácil ser discípulo de Jesús. Tampoco lo es hoy.

Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja.

24.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

Auto-création
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Je remercie Hannah Arendt. C’est une grande penseuse. Je me suis toujours demandé ce qui me dérangeait quand je devais lire « Allez ! Créons la nouvelle Europe ! » ou « C’est toi qui comptes ! » ou « Mon ventre m’appartient ! ». Je n’avais jamais compris pourquoi cela me mettait les poils à la nuque. Puis j’ai lu « Pouvoir et violence » d’Hannah Arendt, juste par curiosité, et à ce passage, j’ai eu une révélation. À la page 16, Hannah Arendt écrit ce qui suit : « Cela montre à quel point Sartre est peu conscient de sa contradiction fondamentale avec Marx en matière de violence, notamment lorsqu’il affirme : « Cette violence insurmontable… c’est l’homme qui se crée lui-même », et estime que ce n’est que dans la « rage déchaînée » que les « damnés de la terre » deviennent des êtres humains. Ces idées sont d’autant plus remarquables que la conception de l’homme qui se crée lui-même s’inscrit tout à fait dans la tradition de la pensée hégélienne et marxiste ; elle constitue en effet le fondement théorique de l’humanisme de gauche. » C’est cette dernière phrase qui m’a libéré de mes épines inconscientes. C’est tout simplement ma foi qui s’est indignée contre ces phrases, dans lesquelles transparaît cette théorie de « l’homme qui se crée lui-même ». Ma foi est que je ne me dois pas à moi-même, que je ne me crée pas moi-même non plus, mais que je viens d’ailleurs et que je dois donc ma vie à cette source. Cette théorie rend l’homme obstiné, entêté, arrogant et compulsif. L’homme qui se crée lui-même est un homme solitaire, livré entièrement à lui-même. Il n’accepte aucune grandeur au-dessus de lui, et par conséquent aucun Dieu. Il est son propre dieu. Il s’adore lui-même, ses forces et ses possibilités. Je ne veux pas et ne peux pas m’y rallier, car j’appartiens à une génération qui a vécu l’effondrement de cette théorie. Quand je regarde Cuba en ruine, l’ancienne RDA, l’autocratie en Russie. Les théologiens de gauche ont succombé au paradis sur terre, tout comme les politiciens de gauche ont succombé à un paradis ouvrier, à la prospérité pour tous, à l’égalité et à la justice pour tous. D’une manière générale, ce sont toujours « tous » que la gauche a en ligne de mire, plaçant le peuple au-dessus de l’individu. Un virage à gauche chez les Verts et au SPD m’éloigne donc d’eux en raison de ma foi, mais aussi des fantasmes d’autonomisation au sein de l’Église. Le pire, pour moi, a été une affiche sur laquelle on pouvait lire : « Finissons-en avec le patriarcat ! L’avenir appartient au matriarcat ! Oui, oui ! » Je ne suis pas partisan du machisme et de la violence, souvent assimilés au patriarcat. Mais cette affiche me hérisse à nouveau les poils. Je n’ai pas envie de nouveauté qui cherche à me refiler l’ancien sous une autre forme. Les croyants trouvent de l’aide sur leur chemin. Ainsi, Abraham promit autrefois à son serviteur le plus âgé : « Dieu enverra son ange devant toi. » (Genèse 24,7) L’attitude de Jésus, dans un abandon total à son Dieu, est sans pareille : « Je ne veux pas. Mais non pas comme je veux, mais comme tu veux. Alors un ange vint et le fortifia. » (Luc 22,42 sqq.)
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Selbsterschaffung
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Ich danke Hannah Arendt. Sie ist eine großartige Denkerin. Ich habe mich immer gefragt, was mich stört, wenn ich lesen muss „Kommt! Wir schaffen das neue Europa!“ oder „Es geht um dich!“ oder „Mein Bauch gehört mir!“ Ich bin nie draufgekommen, warum sich bei mir da die Stacheln aufgestellt haben. Und da lese ich „Macht und Gewalt“ von Hannah Arendt, einfach so aus Interesse und bei dieser Stelle fällt es mir wie Schuppen von den Augen. Auf Seite 16 schreibt Hannah Arendt folgendes: „Dies zeigt, wie wenig sich Sartre über seinen fundamentalen Widerspruch zu Marx in puncto Gewalt im Klaren ist, so wenn er behauptet: „Diese unüberbrückbare Gewalt…das ist der Mensch, der sich selbst erschafft“, und meint, dass erst in der „außer sich geratenen Wut“ die „Verdammten dieser Erde“ zu Menschen werden. Diese Vorstellungen sind umso bemerkenswerter, als die Idee des sich selbst schaffenden Menschen durchaus in der Tradition des Hegel- und Marxschen Denkens liegt; sie ist in der Tat die theoretische Basis des linken Humanismus.“ Es ist der letzte Satz, der mich von meinen unbewussten Stacheln erlöst hat. Es ist ganz einfach mein Glaube, der sich empört hat gegen diese Sätze, in denen diese Theorie des „sich selbst schaffenden Menschen“ durchscheint. Mein Glaube ist, dass ich mich nicht mehr selbst verdanke, dass ich mich auch nicht selbst erschaffe, sondern dass ich von woanders herkomme und von daher von Leben verdanke. Diese Theorie macht den Menschen stur, halsstarrig, überheblich und zwanghaft. Der sich selbst schaffende Mensch ist der einsame Mensch, der völlig auf sich geworfen ist. Er akzeptiert keine Größe über sich, konsequenterweise auch keinen Gott. Er ist sich selbst der Gott. Er betet sich selbst an, seine Kräfte und Möglichkeiten. Ich will und kann da nicht mit, weil ich zu einer Generation gehöre, die den Zusammenbruch dieser Theorie erlebt hat. Wenn ich mir das ruinöse Kuba ansehe, die verblichene DDR, die Autokratie in Russland. Dem Paradies auf Erden sind linke Theologen verfallen wie linke Politiker einem Arbeiterparadies, einem Wohlstand für alle, der Gleichheit und Gerechtigkeit für alle. Überhaupt sind es immer Alle, die die Linken im Blick haben und das Volk über den Einzelnen stellen. Ein Linksruck bei den Grünen und der SPD lässt mich also von ihnen aufgrund meines Glaubens abrücken, aber auch von Selbstermächtigungsfantasien innerhalb der Kirche. Am schlimmsten fand ich ein Plakat, auf dem zu lesen war: Schluss mit dem Patriarchat! Die Zukunft gehört dem Matriarchat! Ja, ja! Ich bin kein Befürworter von Machogehabe und Gewalt, was oftmals gleichlautend mit dem Patriarchat genannt wird. Aber bei diesem Plakat stellen sich mir eben wieder die Stacheln. Ich habe keine Lust auf was Neues, das mir das Alte in einem anderen Gewand aufs Auge drücken will. Glaubende haben Hilfe auf ihrem Weg. So versprach einst Abraham seinem ältesten Knecht: „Gott wird seinen Engel vor dir her senden.“ (1. Mose 24,7) Unübertroffen die Haltung Jesu als völlige Hingabe an seinen Gott: „Ich will nicht. Aber nicht wie ich will, sondern wie du willst. Da kam ein Engel und machte ihn stark.“ (Lukas 22,42f.)
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Self-creation
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I’d like to thank Hannah Arendt. She is a brilliant thinker. I’ve always wondered what it is that bothers me when I have to read “Come on! Let’s create the new Europe!” or “It’s all about you!” or “My body is my own!” I never realised why it used to get my hackles up. Then I read *Power and Violence* by Hannah Arendt, just out of interest, and at this point it all became crystal clear to me. On page 16, Hannah Arendt writes the following: “This shows how little Sartre is aware of his fundamental contradiction with Marx regarding violence, as when he asserts: ‘This insurmountable violence… that is the human being who creates himself’, and maintains that it is only in ‘raging fury’ that the ‘damned of this earth’ become human beings. These ideas are all the more remarkable given that the concept of the self-creating human being is very much in the tradition of Hegelian and Marxist thought; it is, in fact, the theoretical basis of left-wing humanism.” It is the last sentence that has freed me from my unconscious thorns. It is quite simply my faith that has rebelled against these sentences, in which this theory of the ‘self-creating human being’ shines through. My faith is that I do not owe my existence to myself, that I do not create myself either, but that I come from elsewhere and therefore owe my life to that source. This theory makes people stubborn, obstinate, arrogant and compulsive. The self-creating human being is the lonely human being, entirely left to his own devices. He accepts no higher power above himself, and consequently no God either. He is his own god. He worships himself, his strengths and his potential. I cannot and will not go along with that, because I belong to a generation that has witnessed the collapse of this theory. When I look at ruined Cuba, the defunct GDR, the autocracy in Russia. Left-wing theologians have succumbed to the ‘paradise on earth’ just as left-wing politicians have succumbed to a workers’ paradise, prosperity for all, equality and justice for all. In general, it is always ‘everyone’ that the left has in its sights, placing the people above the individual. A shift to the left among the Greens and the SPD therefore causes me to distance myself from them on account of my faith, but also from fantasies of self-empowerment within the Church. What I found worst was a poster bearing the slogan: ‘Down with patriarchy! The future belongs to matriarchy! Yes, yes!’ I am no advocate of macho behaviour and violence, which are often equated with patriarchy. But this poster just makes my hackles rise again. I have no desire for something new that seeks to foist the old on me in a different guise. Believers have help on their journey. Thus Abraham once promised his eldest servant: “God will send his angel before you.” (Genesis 24:7) Jesus’ attitude of complete devotion to his God is unsurpassed: “I do not want to. But not as I will, but as you will. Then an angel came and strengthened him.” (Luke 22:42ff.)
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

Autocreación
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Le doy las gracias a Hannah Arendt. Es una gran pensadora. Siempre me he preguntado qué es lo que me molesta cuando tengo que leer «¡Vamos! ¡Creemos la nueva Europa!» o «¡Se trata de ti!» o «¡Mi vientre me pertenece!». Nunca se me había ocurrido por qué eso me ponía los pelos de punta. Y entonces leo «Poder y violencia» de Hannah Arendt, simplemente por curiosidad, y en este pasaje se me caen las vendas de los ojos. En la página 16, Hannah Arendt escribe lo siguiente: «Esto demuestra lo poco consciente que es Sartre de su contradicción fundamental con Marx en lo que respecta a la violencia, como cuando afirma: “Esta violencia insalvable… es el hombre que se crea a sí mismo”, y sostiene que solo en la “furia desenfrenada” los “condenados de esta tierra” se convierten en seres humanos. Estas ideas son aún más notables si se tiene en cuenta que la idea del hombre que se crea a sí mismo se inscribe plenamente en la tradición del pensamiento hegeliano y marxista; de hecho, es la base teórica del humanismo de izquierda». Es la última frase la que me ha liberado de mis espinas inconscientes. Es simplemente mi fe la que se ha indignado ante estas frases, en las que trasluce esta teoría del «ser humano que se crea a sí mismo». Mi fe es que ya no me debo a mí mismo, que tampoco me creo a mí mismo, sino que vengo de otra parte y, por lo tanto, le debo la vida a algo más. Esta teoría hace al ser humano obstinado, terco, arrogante y compulsivo. El ser humano que se crea a sí mismo es el ser humano solitario, que está completamente abandonado a su suerte. No acepta ninguna grandeza por encima de sí mismo y, por consiguiente, tampoco a ningún Dios. Él mismo es su propio Dios. Se adora a sí mismo, a sus fuerzas y a sus posibilidades. No quiero ni puedo seguirles en eso, porque pertenezco a una generación que ha vivido el colapso de esta teoría. Cuando miro la ruina de Cuba, la desaparecida RDA, la autocracia en Rusia. Los teólogos de izquierda se han rendido al paraíso en la tierra, al igual que los políticos de izquierda a un paraíso obrero, a la prosperidad para todos, a la igualdad y la justicia para todos. En general, los de izquierda siempre tienen en mente a «todos» y anteponen al pueblo al individuo. Por eso, un giro a la izquierda en los Verdes y el SPD me aleja de ellos debido a mi fe, pero también de las fantasías de autoempoderamiento dentro de la Iglesia. Lo peor me pareció un cartel en el que se leía: ¡Basta ya del patriarcado! ¡El futuro pertenece al matriarcado! ¡Sí, sí! No soy partidario del machismo ni de la violencia, que a menudo se equiparan con el patriarcado. Pero este cartel me vuelve a poner los pelos de punta. No me apetece nada nuevo que quiera imponerme lo viejo con otro ropaje. Los creyentes cuentan con ayuda en su camino. Así se lo prometió Abraham a su siervo más anciano: «Dios enviará a su ángel delante de ti» (Génesis 24,7). Insuperable es la actitud de Jesús como entrega total a su Dios: «No quiero. Pero no como yo quiero, sino como tú quieres. Entonces vino un ángel y le fortaleció» (Lucas 22,42 y ss.)
Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja

23.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

D´accord

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Je dois dire un mot sur la paix, la joie et les crêpes. Il y a des couples de longue date qui affirment ne s’être jamais disputés. Je ne veux pas contester cela. Mais 50 ans ou plus sans dispute, sans mots durs, sans bouderie, sans penser « Si ça se reproduit encore quelques fois, je pars ! » ? Je ne peux pas et je ne veux pas croire cela. Et si cela a vraiment été le cas, je me demande : qui portait la culotte dans le couple et lequel des deux a toujours cédé ? Une relation à deux est une institution non démocratique, car on ne peut pas voter. Il faut se mettre d’accord. Mais si l’on veut éviter le conflit, des rôles s’imposent : l’un décide, l’autre cède. Et ce, à long terme. On peut alors encore dire, des décennies plus tard : « Nous ne nous sommes jamais disputés. » Bien sûr ! Je réponds alors : « Et quel prix avez-vous tous les deux payé pour cela ? » Paix, joie, crêpes. On pense que la paix n’existe que si l’un se tait et que l’autre avale tout. Si l’on compare une telle relation à une crêpe, elle serait faite d’œufs pourris. J’adopte une autre attitude : nous sommes rarement d’accord, mais toujours sur la même longueur d’onde. Notre communion d’esprit supporte les divergences d’opinion. C’est épuisant, mais cela en vaut la peine. De plus, une telle attitude favorise le développement d’une maturité personnelle toujours plus grande. La relation au sein des trois personnes divines n’a plus besoin de mûrir. Elle est déjà mûre. Après la relation à deux, la relation à trois est la plus difficile de toutes, car deux peuvent en l’emporter sur un. Si cela arrive, c’est fini. Il ne reste donc aux trois personnes d’autre choix que de trouver quelque chose qui les lie. Cela ne peut être que la bienveillance. Celui qui accorde à l’autre ce qui lui appartient est, à mes yeux, une personnalité mûre. Dans la coexistence des trois personnes divines, que nous appelons Père, Fils et Saint-Esprit, cette bienveillance existe depuis l’éternité. Elle constitue l’esprit qui règne entre les trois. L’un accorde à l’autre ce qui lui appartient et le soutient dans cette démarche. Il n’y a ni envie ni jalousie. Rien de toxique. C’est ainsi que quelque chose de grandiose a pu naître pour toujours. Dieu a créé la Terre par sa Parole. Le Fils et l’Esprit l’ont soutenu dans cette tâche. À un moment donné, le Fils s’est dit : « Le Père se plaint tant de l’humanité bornée et égarée qu’il a créée. Je vais donc faire quelque chose. » Et il est descendu pour montrer un chemin permettant de se retrouver vers Dieu et vers soi-même, et d’apprendre à vivre avec les autres sans rien attendre en retour. Et le Père et l’Esprit l’ont accompagné et ont trouvé cela très bien. Que Jésus soit mort sur la croix a fait frémir. Mais ils lui sont restés fidèles et l’ont ramené. Il leur manquerait trop. Et l’Esprit, qui va de toute façon toujours où il veut, trouve – ô miracle ! – sans cesse des cœurs ouverts à ses dons. Et c’est parti ! Les gens sont enthousiastes, ont une vision, se réjouissent d’une vie commune qui dépasse toutes les frontières. Et le Père et le Fils laissent l’Esprit souffler et agir où il veut. C’est ainsi que cela fonctionne entre les trois. C’est pourquoi je crois en ces trois qui ne font qu’un. J’ai ma place parmi eux. Je m’y sens bien. Et je me réjouis de pouvoir un jour occuper cette place. Une unité pure, sans dispute, sans divergence d’opinion, sans blessure, sans envie. Une unité qui comble pleinement. Le bonheur à l’état pur ! C’est ce que les textes bibliques veulent exprimer en ce lundi. Dieu dit de lui-même qu’il est le Seigneur et Jésus dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » (Jean 10,30).
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Einig
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Ich muss jetzt mal was sagen zu Frieden, Freude und Eierkuchen. Es gibt altgediente Ehepaare, die behaupten, sie hätten nie gestritten. Ich möchte das nicht in Abrede stellen. Aber 50 oder mehr Jahre keine Auseinandersetzung, keine lauten Worte, kein Schmollen, kein Gedanke an „Wenn das jetzt noch ein paar Mal vorkommt, trenne ich mich!“? Das kann und will ich nicht glauben müssen. Und wenn´s doch so gewesen sein soll, frage ich mich: Wer in der Beziehung hatte wohl die Hosen an und wer von den beiden hat immer nachgegeben? Eine Zweierbeziehung ist eine undemokratische Einrichtung, deshalb, weil man nicht abstimmen kann. Man muss sich einigen. Will man aber den Konflikt umgehen, dann ergeben sich Rollen: der eine bestimmt, der andere gibt nach. Und auf Dauer. Dann kann man noch Jahrzehnten sagen: Wir haben nie gestritten. Klar doch! Ich frage dann zurück: Und wie hoch war der Preis, den ihr beide dafür gezahlt habt? Friede, Freude, Eierkuchen. Man denkt, Friede gibt es nur, wenn einer den Mund hält und der andere alles runterschluckt. Vergleicht man eine solche Beziehung mit einem Eierkuchen, dann wäre er aus faulen Eiern. Ich halte es mit einer anderen Einstellung: wir sind selten einer Meinung, aber immer eines Sinnes. Unsere Gleichgesinntheit hält die Meinungsunterschiede aus. Das ist anstrengend, lohnt sich aber. Außerdem fördert eine solche Haltung die Entwicklung zu immer mehr persönlicher Reife. Reifen muss die Beziehung innerhalb der drei göttlichen Personen nicht mehr. Sie ist ausgereift. Nach der Zweierbeziehung ist eine Dreierbeziehung die allerschwierigste, deshalb, weil zwei einen überstimmen können. Passiert das, dann ist Schluss. Also bleibet den drei Personen nichts anderes übrig, als etwas zu finden, das sie zusammenhält. Das kann nur das Gönnen. Wer einem anderen seines gönnt, ist für mich eine reife Persönlichkeit. Im Miteinander der drei göttlichen Personen, die wir Vater, Sohn und Heiliger Geist nennen, ist dieses Gönnen von Ewigkeit her da. Es macht den Geist zwischen den Dreien aus. Einer gönnt dem anderen seins und unterstützt ihn darin. Es gibt keinen Neid und keine Eifersucht. Nichts Toxisches. So konnte bis immer etwas Grandioses entstehen. Gott hat die Erde erschaffen mit seinem Wort. Sohn und Geist haben ihn dabei unterstützt. Der Sohn dachte irgendwann: Der Vater klagt so viel über die bornierte und verirrte Menschheit, die er erschaffen hat. Also mache ich da was. Und ging mal hinab, um einen Weg aufzuzeigen, wie man zu Gott und zu sich finden kann, und wie man mit anderen umgehen kann, ohne was davon erwarten zu müssen. Und Vater und Geist haben ihn begleitet und das ganz gut gefunden. Dass Jesus am Kreuz starb, ließ sich erschaudern. Doch hielten zu ihm und holten ihn zurück. Er würde ihnen ja fehlen. Und der Geist, der sowieso immer unterwegs ist, wo er will, findet – o Wunder! – ständig offene Herzen für seine Gaben. Und dann geht´s ab! Die Menschen sind begeistert, haben eine Vision, freuen sich über ein Miteinander, das alle Grenzen sprengt. Und Vater und Sohn lassen den Geist wehen und machen, wo er will. So klappt das zwischen den Dreien. Deshalb glaube ich an die Drei, die eins sind. Ich habe Platz zwischen ihnen. Da geht´s mir gut. Und ich freue mich darauf, diesen Platz einst einnehmen zu dürfen. Pure Einigkeit ohne Streit, ohne Meinungsverschiedenheit, ohne Verletzung, ohne Neid. Einigkeit, die einen vollkommen erfüllt. Pures Glück! Das wollen die biblischen Texte für den heutigen Montag ausdrücken. Gott sagt von sich, dass der der Herr ist und Jesus sagt: „Ich und der Vater sind uns einig.“ (Johannes 10,30).
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Agreed
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I’ve got something to say about peace, joy and pancakes. There are long-married couples who claim they’ve never had an argument. I don’t want to dispute that. But 50 years or more without a single argument, no raised voices, no sulking, no thought of ‘If this happens a few more times, I’m leaving!’? I can’t and won’t believe that. And if that really is how it was, I ask myself: who wore the trousers in the relationship, and which of the two always gave in? A relationship between two people is an undemocratic arrangement, simply because you can’t put it to a vote. You have to agree. But if you want to avoid conflict, roles emerge: one person makes the decisions, the other gives in. And this goes on for the long haul. Then, decades later, you can still say: We never argued. Of course! I then ask in return: And what was the price you both paid for that? Peace, joy, pancakes. One thinks peace only exists when one keeps quiet and the other swallows everything. If you compare such a relationship to a pancake, it would be made of rotten eggs. I take a different view: we rarely agree, but we are always of one mind. Our unity of spirit withstands the differences of opinion. It’s exhausting, but it’s worth it. Moreover, such an attitude fosters the development of ever greater personal maturity. The relationship within the three divine persons no longer needs to mature. It is fully matured. After a relationship between two people, a relationship between three is the most difficult of all, because two can outvote one. If that happens, it’s over. So the three Persons have no choice but to find something that holds them together. That can only be mutual acceptance. Anyone who accepts what belongs to another is, in my view, a mature personality. In the fellowship of the three divine Persons, whom we call Father, Son and Holy Spirit, this mutual acceptance has existed from eternity. It defines the Spirit between the Three. One accepts what belongs to the other and supports them in it. There is no envy and no jealousy. Nothing toxic. Thus, something magnificent could come into being. God created the earth with his Word. The Son and the Spirit supported him in this. At some point, the Son thought: The Father complains so much about the narrow-minded and wayward humanity He has created. So I’ll do something about it. And He went down to show a way of finding God and oneself, and of relating to others without expecting anything in return. And the Father and the Spirit accompanied Him and thought it was quite good. The fact that Jesus died on the cross was horrifying. Yet they stood by him and brought him back. They would miss him, after all. And the Spirit, who is always on the move wherever he wills, finds – oh wonder! – constantly open hearts for his gifts. And then it takes off! People are thrilled, have a vision, and rejoice in a togetherness that transcends all boundaries. And the Father and the Son let the Spirit blow and do as He pleases. That’s how it works between the three of them. That is why I believe in the Three who are one. I have a place among them. I feel at home there. And I look forward to one day being allowed to take that place. Pure unity without strife, without disagreement, without hurt, without envy. Unity that fills one completely. Pure happiness! That is what today’s biblical texts seek to express. God says of himself that he is the Lord, and Jesus says: ‘I and the Father are one’ (John 10:30).
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.

De acuerdo
Bienvenido a daily basic. Aquí encontrarás una reflexión espiritual para cada día. Te acompañará a lo largo de tu jornada, sea lo que sea lo que te depare.
Tengo que decir algo sobre la paz, la alegría y las tortitas. Hay parejas de toda la vida que afirman que nunca se han peleado. No quiero poner eso en duda. Pero ¿50 años o más sin discusiones, sin gritos, sin enfados, sin pensar «si esto vuelve a pasar unas cuantas veces más, me separo»? No puedo ni quiero creer eso. Y si de verdad ha sido así, me pregunto: ¿quién llevaba los pantalones en la relación y cuál de los dos cedía siempre? Una relación de pareja es una institución antidemocrática, porque no se puede votar. Hay que ponerse de acuerdo. Pero si se quiere evitar el conflicto, surgen roles: uno manda, el otro cede. Y así a largo plazo. Entonces, décadas después, se puede decir: «Nunca nos hemos peleado». ¡Claro que sí! Entonces yo les pregunto a mi vez: ¿Y cuál fue el precio que ambos pagaron por ello? Paz, alegría, tortitas. Se piensa que la paz solo existe cuando uno se calla y el otro se lo traga todo. Si se compara una relación así con una tortita, sería de huevos podridos. Yo tengo otra actitud: rara vez estamos de acuerdo, pero siempre en sintonía. Nuestra afinidad soporta las diferencias de opinión. Es agotador, pero merece la pena. Además, esa actitud fomenta el desarrollo hacia una madurez personal cada vez mayor. La relación entre las tres personas divinas ya no necesita madurar. Está madura. Después de la relación de dos, la de tres es la más difícil, porque dos pueden poner a uno en minoría. Si eso ocurre, se acabó. Así pues, a las tres personas no les queda más remedio que encontrar algo que las mantenga unidas. Eso solo puede ser el compartir. Quien comparte lo suyo con otro es, para mí, una personalidad madura. En la convivencia de las tres personas divinas, a las que llamamos Padre, Hijo y Espíritu Santo, este compartir existe desde la eternidad. Constituye el espíritu entre los tres. Uno comparte lo suyo con el otro y lo apoya en ello. No hay envidia ni celos. Nada tóxico. Así pudo surgir algo grandioso desde siempre. Dios creó la Tierra con su Palabra. El Hijo y el Espíritu le apoyaron en ello. En algún momento, el Hijo pensó: «El Padre se queja tanto de la humanidad estrecha de miras y descarriada que ha creado. Así que voy a hacer algo al respecto». Y bajó para mostrar un camino hacia cómo encontrarse a Dios y a uno mismo, y cómo tratar a los demás sin tener que esperar nada a cambio. Y el Padre y el Espíritu lo acompañaron y lo consideraron muy bien. Que Jesús muriera en la cruz les hizo estremecerse. Pero se mantuvieron fieles a él y lo trajeron de vuelta. Lo echarían de menos, claro está. Y el Espíritu, que de todos modos siempre va por donde quiere, encuentra —¡oh, milagro!— corazones abiertos constantemente para sus dones. ¡Y entonces empieza la fiesta! La gente está entusiasmada, tiene una visión, se alegra de una convivencia que rompe todas las fronteras. Y el Padre y el Hijo dejan que el Espíritu sople y haga lo que quiera. Así funciona entre los tres. Por eso creo en los tres, que son uno. Tengo un lugar entre ellos. Allí me siento bien. Y me alegro de poder ocupar ese lugar algún día. Pura unidad sin disputas, sin desacuerdos, sin heridas, sin envidia. Una unidad que te llena por completo. ¡Pura felicidad! Eso es lo que quieren expresar los textos bíblicos para este lunes. Dios dice de sí mismo que es el Señor y Jesús dice: «Yo y el Padre somos uno» (Juan 10,30).
Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja.

22.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

Juste le pain
Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
C’est devenu rare que quelqu’un – juste comme ça – prononce, par pure conviction et du fond du cœur, une phrase qui te touche profondément. J’ai eu cette chance il y a trois jours. Après la répétition de la chorale, un homme de 80 ans s’est approché de moi et m’a dit cette phrase : « Nous n’avons pas ici de cité permanente, mais nous recherchons celle qui est à venir. » Il avait les larmes aux yeux. Ce n’était pas tant la force avec laquelle il prononçait cette phrase, mais ces larmes dans ses yeux rougis qui ont rendu cette phrase crédible à mes yeux. Une parole tirée de l’épître aux Hébreux, au chapitre 13. Nous n’avons pas de demeure ici-bas. Et pourtant, nous cherchons sans cesse à nous installer, à nous fixer, à nous ancrer ici. Et quand la fin approche, nous continuons exactement de la même manière. Lâcher prise, mon œil ! Je me suis accroché toute ma vie à ce monde. Je ne vais tout de même pas lâcher prise maintenant ! Mon œil ! Même la fin de ma vie ne m’en empêchera pas. C’est ici que j’ai ma demeure, pas ailleurs. Cette obstination découle d’un projet de vie unilatéral. J’appelle cela : se raccrocher à cette vie-ci. Cela fonctionne tant que cette vie-ci remplit son rôle, en servant de toile de fond à nos désirs, nos idées et nos projets. Cela peut relativement bien marcher toute une vie. Mais lorsque survient ce « là-bas tenace » (Hannah Arendt), ces personnes qui se consolent avec l’ici-bas se retrouvent face à un dilemme qu’elles ne peuvent résoudre. L’ici-bas, quoi qu’il puisse être, ne les soutient pas. Il n’aide pas. Il ne leur vient pas en aide. Il ne leur sert à rien. Et la vie continue de s’imposer, précisément dans la mort et l’agonie, et ce sans que j’y sois pour quoi que ce soit. Ça arrive, tout simplement. Et les chaînes qui retiennent les gens à ce monde-ci sont solides. On peut lire sur leur visage ce qui en résulte : ils sont désespérés et fondent en larmes, ils sont superficiels (« Ne venez pas en noir à mon enterrement, s’il vous plaît. Habillez-vous de couleurs vives ! »), ils sont arrogants ( « Je vais renaître. Je veux être un papillon dans ma prochaine vie ! ») et ils sont hyperreligieux (« On se reverra. Passe un bon moment là-haut. ») Je ne reproche rien à personne. Je prends Jésus pour modèle. Il assumait ses sentiments. Il pouvait s’énerver, il pouvait s’amuser avec les enfants et il pouvait pleurer. La Bible en parle. Une fois, il a pleuré sur Jérusalem, car il voyait comment cette ville, avec son temple et ses incroyables possibilités spirituelles, s’était complètement vendue au monde. Jésus s’attendait à un lieu de prière et de recueillement. Il a trouvé une entreprise commerciale religieuse, juste au moment de la Pâque, alors qu’environ 300 000 pèlerins affluaient à Jérusalem. Il y avait là de quoi faire de l’argent ! « Nous n’avons pas ici de cité permanente ! » Cette phrase me touche. Jésus me réconforte à nouveau. Lors du dernier repas, il a dit à ses disciples : « Je ne boirai plus de vin avant d’être dans le royaume de Dieu. » Il a dit cela un jour avant sa mort. Il avait déjà en lui sa demeure future. C’est pourquoi la mort n’était pour lui qu’une chose secondaire. Pas une raison de pleurer. Pour lui, la mort n’était qu’un petit seuil. Pour les gens de ce monde, en revanche, elle ressemble à un mur. C’est ce qu’ont vécu deux de ses disciples alors qu’ils rentraient d’Jérusalem à Emmaüs. Jésus était ressuscité et il les accompagnait. Mais ils ne l’ont pas reconnu. Pas même à sa voix. C’est alors qu’il s’est produit, alors qu’il était à table avec eux. Il a pris le pain, a rendu grâce et l’a rompu. C’est alors que les yeux des deux disciples s’ouvrirent. Cela signifie que c’est dans le fait de rompre le pain que réside la reconnaissance de Jésus comme ressuscité. Et je me demande : où, dans les églises, cela est-il pratiqué de manière si évidente que les yeux des gens s’ouvrent et qu’ils puissent reconnaître Jésus comme ressuscité ? Le vin, symbole de joie, ne joue aucun rôle au niveau de la résurrection – c’est-à-dire entre la terre et le ciel. Je peux imaginer une célébration de la Cène où le pain est rompu de manière évidente et où le calice, symbole d’aspiration et d’espoir pour la joie à venir dans le royaume de Dieu, est présent mais reste intact. Et les églises, en tant que lieux de culte, n’ont-elles pas leur place dans ce domaine ?
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Nur das Brot
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Das gibt´s nur noch selten, dass jemand – einfach so – aus voller Überzeugung und aus der Tiefe seines Herzens einen Satz sagt, der einen mitnimmt. Dieses Glück widerfuhr mir vor drei Tagen. Nach der Chorprobe kam ein 80-jähriger Mann auf mich zu und sagte diesen Satz: „Wir haben hier keine bleibende Stadt, sondern die zukünftige suchen wir“ Er hatte dabei Tränen in den Augen. Es war nicht so sehr der Nachdruck, mit der er diesen Satz sagte, sondern diese Tränen aus den rotgeränderten Augen, die mir diesen Satz glaubwürdig werden ließen. Ein Wort aus dem Brief an die Hebräer im 13. Kapitel. Wir haben hier keine Bleibe. Und doch suchen wir ständig, uns hier niederzulassen, festzusetzen, zu verankern. Und wenn es dann auf das Ende zugeht, machen wir genauso weiter. Von wegen loslassen! Ich habe mich mein Leben ans Diesseits geklammert. Das lasse ich jetzt doch nicht los! Von wegen! Selbst das Ende meines Lebens wird mich daran nicht hindern. Ich habe hier meine Bleibe, nicht woanders. Dieser Trotz entspringt eines einseitigen Lebensentwurfs. Ich sage dazu: Vertröstung auf das Diesseits. Das klappt so lange, wie das Diesseits funktioniert, indem es Projektionsfläche unserer Wünsche, Vorstellungen und Pläne ist. Das kann ein Leben lang schon relativ gut laufen. Kommt dann aber dieses „hartnäckige Da“ (Hannah Arendt), stehen dieses diesseitsvertrösteten Menschen in einem Dilemma, das sie nicht auflösen können. Das Diesseits, was auch immer das sein mag, steht ihnen nicht zur Seite. Es hilft nicht. Es hilft ihnen nicht. Es hilft ihnen nicht weiter. Und das Leben drängt gerade im Sterben und im Tod weiter und das ohne mein Dazutun. Es passiert einfach. Und die Ketten, die die Menschen ans Diesseits fesseln, sind kräftig. Was dabei herauskommt, kann man an den Menschen ablesen: sie sind verzweifelt und lösen sich in Tränen auf, sie sind oberflächlich („Kommt zu meiner Beerdigung bitte nicht in schwarz. Zieht euch bunt an!“), sie sind überheblich („Ich werde wiedergeboren. Ich will im nächsten Leben ein Schmetterling sein!“) und sie sind hyperreligiös („Wir sehen uns wieder. Lass es dir gut gehen da oben.“) Ich mache niemandem einen Vorwurf. Ich nehme mir Jesus zum Vorbild. Er stand zu seinen Gefühlen. Es konnte ihm der Kragen platzen, er konnte mit Kindern rumtollen und er konnte weinen. Die Bibel erzählt davon. Einmal weinte er über Jerusalem, weil er sah, wie diese Stadt mit ihrem Tempel und ihren unglaublichen spirituellen Möglichkeiten sich vollkommen an das Diesseits verkauft hat. Jesus erwartete einen Ort des Gebets und der Einkehr. Angetroffen hat er ein religiöses Handelsunternehmen, gerade zum Passahfest, wenn ca. 300 000 Pilger nach Jerusalem kamen. Da konnte man so richtig Kasse machen! „Wir haben hier keine bleibende Stadt!“ Der Satz sitzt. Da tröstet mich Jesus schon wieder. Beim letzten Essen sagte er seinen Jüngern: „Ich werde erst wieder Wein trinken im Reich Gottes.“ Das sagte er einen Tag vor seinem Tod. Er hatte seine zukünftige Bleibe schon in sich. Deshalb war der Tod für ihn Nebensache. Kein Grund zum Weinen. Der Tod war für ihn eine kleine Schwelle. Für Diesseitsmenschen fühlt er sich allerdings wie eine Mauer an. Die erlebten auch zwei seiner Jünger, als sie von Jerusalem nach Emmaus zurückgingen. Jesus war auferstanden und er begleitete sie. Sie erkannten ihn aber nicht. Nicht einmal an seiner Stimme. Als er mit ihnen zu Tisch saß, passierte es dann. Er nahm das Brot, dankte dafür und brach es. Da gingen den beiden die Augen auf. Das heißt: im Brechen des Brotes liegt das Erkennen Jesu als Auferstandener. Und ich frage mich: Wo in den Kirchen wird das so sinnfällig praktiziert, dass den Menschen die Augen aufgehen und sie Jesus als Auferstandenen erkennen können? Der Wein als Symbol der Freude spielt auf der Ebene der Auferstehung – also zwischen Erde und Himmel – keine Rolle. Ich kann mir eine Abendmahlsfeier vorstellen, in der das Brot sinnfällig gebrochen wird und der Kelch als Sehnsuchts- und Hoffnungssymbol für die kommende Freude im Reich Gottes anwesend ist, aber unberührt bleibt. Und gehören die Kirchen als Hüllen des Glaubens nicht in diesen Bereich?
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Just the bread
Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
It’s rare these days for someone – just like that – to say something from the depths of their heart and with such conviction that it really touches you. I was blessed with this experience three days ago. After choir practice, an 80-year-old man came up to me and said this: “We have no lasting city here, but we seek the one to come.” He had tears in his eyes. It wasn’t so much the emphasis with which he spoke these words, but those tears from his red-rimmed eyes that made them ring true to me. A passage from the Letter to the Hebrews, chapter 13. We have no permanent home here. And yet we are constantly seeking to settle down, to establish ourselves, to put down roots here. And when the end draws near, we carry on just the same. As if we were letting go! I have clung to this life with all my might. I’m certainly not letting go of that now! As if! Not even the end of my life will stop me. My home is here, not elsewhere. This defiance springs from a one-sided conception of life. I call it: putting one’s trust in this world. It works as long as this world functions as a projection screen for our desires, ideas and plans. That can go relatively well for a lifetime. But when this ‘stubborn there’ (Hannah Arendt) arrives, these people who have put their trust in this world find themselves in a dilemma they cannot resolve. This world, whatever that may be, does not stand by them. It does not help. It does not help them. It does not get them any further. And life presses on, especially in dying and in death, and it does so without my intervention. It simply happens. And the chains that bind people to this world are strong. The result is plain to see in people: they are desperate and break down in tears, they are superficial (“Please don’t wear black to my funeral. Dress in bright colours!”), they are arrogant ( “I’ll be reborn. I want to be a butterfly in my next life!”) and they are hyper-religious (“We’ll meet again. Take care up there.”) I’m not blaming anyone. I take Jesus as my role model. He stood by his feelings. He could lose his temper, he could romp about with children, and he could cry. The Bible tells us this. Once he wept over Jerusalem because he saw how this city, with its temple and its incredible spiritual potential, had sold itself completely to the here and now. Jesus expected a place of prayer and contemplation. What he found was a religious commercial enterprise, right at the time of the Passover, when around 300,000 pilgrims came to Jerusalem. That was a real money-spinner! ‘We have no lasting city here!’ That sentence really hits home. Jesus is comforting me once again. At the Last Supper, he said to his disciples: ‘I will not drink this wine again until the Kingdom of God comes.’ He said that one day before his death. He already had his future home within him. That is why death was a mere trifle to him. No reason to weep. For him, death was a small threshold. For those of this world, however, it feels like a wall. Two of his disciples experienced this too, as they walked back from Jerusalem to Emmaus. Jesus had risen and was walking with them. But they did not recognise him. Not even by his voice. When he sat down at the table with them, it happened. He took the bread, gave thanks for it and broke it. Then their eyes were opened. This means that in the breaking of the bread lies the recognition of Jesus as the Risen One. And I ask myself: where in the churches is this practised so tangibly that people’s eyes are opened and they can recognise Jesus as the Risen One? Wine, as a symbol of joy, plays no part at the level of the Resurrection – that is, between earth and heaven. I can imagine a celebration of the Lord’s Supper in which the bread is broken in a meaningful way and the chalice is present as a symbol of longing and hope for the coming joy in the Kingdom of God, but remains untouched. And do not the churches, as vessels of faith, belong in this realm?
That is all for today. Until tomorrow, and may you be kept safe.

Solo el pan
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Ya es muy raro que alguien —sin más— diga, con plena convicción y desde lo más profundo de su corazón, una frase que te llegue al alma. Hace tres días tuve la suerte de vivirlo. Después del ensayo del coro, un hombre de 80 años se me acercó y me dijo esta frase: «No tenemos aquí ciudad permanente, sino que buscamos la futura». Tenía lágrimas en los ojos. No fue tanto el énfasis con el que pronunció esta frase, sino esas lágrimas de sus ojos enrojecidos lo que hizo que esta frase me resultara creíble. Una palabra de la Carta a los Hebreos, en el capítulo 13. No tenemos aquí morada. Y, sin embargo, buscamos constantemente establecernos, fijarnos, anclarnos aquí. Y cuando se acerca el final, seguimos igual. ¡Y de dejar ir ni hablar! Me he aferrado toda mi vida a este mundo. ¡Ahora no voy a soltarlo! ¡Ni hablar! Ni siquiera el final de mi vida me lo impedirá. Tengo aquí mi morada, no en otro lugar. Esta obstinación surge de un proyecto de vida unilateral. Yo lo llamo: consuelo en lo terrenal. Esto funciona mientras lo terrenal funcione, al ser el lienzo de proyección de nuestros deseos, ideas y planes. Esto puede funcionar relativamente bien durante toda una vida. Pero cuando llega ese «da obstinado» (Hannah Arendt), estas personas consoladas con este mundo se encuentran ante un dilema que no pueden resolver. Este mundo, sea lo que sea, no está de su lado. No ayuda. No les ayuda. No les sirve de nada. Y la vida sigue avanzando, precisamente en la agonía y en la muerte, y eso sin mi intervención. Simplemente ocurre. Y las cadenas que atan a las personas a este mundo son fuertes. El resultado se refleja en las personas: están desesperadas y se desmoronan en lágrimas, son superficiales («Por favor, no vengáis de negro a mi funeral. ¡Vestíos de colores!»), son arrogantes ( «Voy a renacer. ¡En la próxima vida quiero ser una mariposa!») y son hiperreligiosas («Nos volveremos a ver. Que te vaya bien allá arriba»). No culpo a nadie. Tomo a Jesús como modelo. Él se mantenía fiel a sus sentimientos. Podía enfadarse, podía jugar con los niños y podía llorar. La Biblia lo cuenta. Una vez lloró por Jerusalén, porque vio cómo esta ciudad, con su templo y sus increíbles posibilidades espirituales, se había vendido por completo a lo terrenal. Jesús esperaba un lugar de oración y recogimiento. Se encontró con una empresa comercial religiosa, justo en la fiesta de la Pascua, cuando unos 300 000 peregrinos acudían a Jerusalén. ¡Ahí se podía hacer un buen negocio! «¡Aquí no tenemos ciudad permanente!» La frase cala hondo. Ahí Jesús me consuela de nuevo. En la última cena les dijo a sus discípulos: «No volveré a beber vino hasta el Reino de Dios». Lo dijo un día antes de su muerte. Ya llevaba dentro su morada futura. Por eso, la muerte era para él algo secundario. No había motivo para llorar. Para él, la muerte era un pequeño umbral. Para los que vivimos en este mundo, sin embargo, se siente como un muro. Eso es lo que experimentaron dos de sus discípulos cuando regresaban de Jerusalén a Emaús. Jesús había resucitado y los acompañaba. Pero ellos no lo reconocieron. Ni siquiera por su voz. Cuando se sentó a la mesa con ellos, sucedió. Tomó el pan, dio gracias por él y lo partió. Entonces se les abrieron los ojos a los dos. Es decir: en el partir del pan reside el reconocimiento de Jesús como resucitado. Y me pregunto: ¿En qué iglesias se practica esto de manera tan evidente que a las personas se les abran los ojos y puedan reconocer a Jesús como resucitado? El vino, como símbolo de la alegría, no desempeña ningún papel en el plano de la resurrección —es decir, entre la tierra y el cielo—. Puedo imaginar una celebración de la Cena del Señor en la que el pan se parte de forma significativa y la copa, como símbolo de anhelo y esperanza de la alegría venidera en el Reino de Dios, está presente, pero permanece intacta. ¿Y no pertenecen las iglesias, como envolturas de la fe, a este ámbito?
Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja.

21.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch / Version écrite – Schriftversion – Script version – Versión impresa

Besoins
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une réflexion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Il y a pourtant plus de choses qui relient les êtres humains sur Terre qu’on ne le pense. Manger et boire en font partie. Dormir, pleurer, rire, faire la fête. Et – ce à quoi on ne pense pas du tout – respirer, inspirer et expirer. Les choses les plus importantes, que tous les êtres humains du monde entier ont en commun, reposent sur un besoin : se rassasier, en avoir assez. Ce n’est pas un luxe. Il vient donc naturellement à l’esprit que quelqu’un a dû créer les êtres humains – dans toute la diversité qui existe parmi eux dans le monde. Si cela pouvait entrer dans les têtes et les cœurs, il n’y aurait pas de racisme, pas de diffamation à cause d’une couleur de peau, d’une langue ou d’une origine différentes. Tout cela n’a aucune importance. Aux besoins fondamentaux évidents des êtres humains correspond un aspect caché. Il y a là aussi des besoins fondamentaux : être aimé et accepté, avoir une dignité, être perçu comme unique, etc. Les besoins évidents et cachés ont pour fondement d’être satisfaits – tout comme un enfant tète et est nourri au sein de sa mère. Le pire qui puisse arriver à un être humain, c’est de souffrir de privations tant extérieures qu’intérieures. Il est alors malade ou le devient. Les nutriments qui nourrissent la faim intérieure sont les paroles de Dieu. Elles reposent sur mon bureau – ouvertes à la page de mon cœur. Je m’en nourris chaque jour. Aujourd’hui, je lis le Deutéronome, chapitre 8. Au verset 10, il est dit : « Quand tu auras mangé et que tu seras rassasié, tu loueras le Seigneur, ton Dieu, pour le bon pays qu’il t’a donné. » C’est bien plus qu’une simple invitation à dire une prière de remerciement après le repas. Cela vise l’attitude fondamentale de gratitude et la prise de conscience que ce n’est pas de nous que vient le pain. Certes, il est fabriqué par les hommes, mais c’est Dieu qui fait sortir le pain de la terre. C’est ce que dit le Psaume 104. Cela signifie qu’il tient particulièrement à cœur à Dieu que nous soyons rassasiés et que tous nos besoins soient comblés. C’est pourquoi nous devons et pouvons lui dire tout ce dont nous avons besoin.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.
Bedürfnisse
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Es gibt doch mehr Dinge, die die Menschen auf der Erde verbinden, als man denkt. Essen und Trinken gehören dazu.  Schlafen, Weinen, Lachen, Feiern. Und – woran man so gar nicht denkt – das Atmen, ein und aus. Den wichtigsten Dingen, die alle Menschen auf der ganzen Welt gleich haben, liegt ein Bedürfnis zugrunde: satt werden, genug davon haben. Das ist kein Luxus. Also liegt der Gedanke doch nahe, dass einer die Menschen erschaffen haben muss – in aller Vielfalt, die es von ihnen auf der Welt gibt. Wenn das mal in den Köpfen und Herzen ankommen würde, gäbe es keinen Rassismus, keine Diffamierung wegen einer anderen Hautfarbe, Sprache oder Herkunft. Spielt alles keine Rolle. Den offensichtlichen Grundbedürfnissen der Menschen entspricht eine verborgene Seite. Da gibt es auch Grundbedürfnisse: das ist geliebt und angenommen werden, eine Würde haben, als Original wahrgenommen zu werden etc. Den offensichtlichen und verborgenen Bedürfnissen liegt zugrunde, dass sie gestillt werden – eben wie ein Kind an der Brust seiner Mutter saugt und gestillt wird. Das Schlimmste, das einem Menschen passieren kann, ist, wenn er sowohl äußerlich als auch innerlich Mangel leidet. Dann ist er krank oder wird es. Die Nährstoffe für den inneren Hunger sind die Worte Gottes. Sie liegen auf meinem Schreibtisch – aufgeschlagen auf meiner Herzseite. Ich sauge jeden Tag an ihnen. Heute lese ich im 5. Buch Mose im 8. Kapitel. Da heißt es in Vers 10: „Wenn du gegessen hast und satt bist, sollst du den Herrn, deinen Gott, loben für das gute Land, das er dir gegeben hat.“ Das ist schon mehr als die Aufforderung, nach dem Essen ein Dankgebet zu sprechen. Das zielt auf die Grundhaltung der Dankbarkeit und der Erkenntnis, dass nicht wir es sind, von denen das Brot stammt. Es wird zwar von Menschen hergestellt, aber Gott ist es, der das Brot aus der Erde hervorbringt. So heißt es in Psalm 104. Das will sagen: Es ist ein Gott ein zentrales Anliegen, dass wir satt und unsere Bedürfnisse aller Art gestillt werden. Und deshalb sollen und dürfen wir ihm auch alles sagen, was wir brauchen.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Needs
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There are actually more things that unite people on earth than one might think. Eating and drinking are among them. Sleeping, crying, laughing, celebrating. And – something we hardly ever think about – breathing in and out. The most important things that all people across the world have in common are based on a need: to be full, to have enough. That is no luxury. So it stands to reason that someone must have created humanity – in all the diversity found in the world. If that were to sink into people’s minds and hearts, there would be no racism, no defamation because of a different skin colour, language or origin. None of that would matter. Alongside people’s obvious basic needs lies a hidden side. There are basic needs there too: to be loved and accepted, to have dignity, to be perceived as unique, and so on. Underlying both the obvious and the hidden needs is the fact that they must be satisfied – just as a child suckles at its mother’s breast and is nourished. The worst thing that can happen to a person is to suffer deprivation both outwardly and inwardly. Then they are ill or become so. The nourishment for the inner hunger is the Word of God. It lies on my desk – open at the page of my heart. I draw sustenance from it every day. Today I am reading Deuteronomy, chapter 8. There it says in verse 10: ‘When you have eaten and are full, you shall bless the Lord your God for the good land which He has given you.’ This is more than just a call to say a prayer of thanks after a meal. It points to the fundamental attitude of gratitude and the realisation that it is not from us that the bread comes. It is made by human hands, but it is God who brings the bread forth from the earth. So it says in Psalm 104. This means that it is a central concern of God that we are fed and that all our needs are met. And that is why we should and may tell him everything we need.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.
Necesidades
Bienvenido a daily basic. Aquí encontrarás una reflexión espiritual para cada día. Te acompañará a lo largo de tu jornada, sea lo que sea lo que te depare.
Hay más cosas que unen a las personas en la Tierra de lo que se piensa. Comer y beber son algunas de ellas. Dormir, llorar, reír, celebrar. Y —algo en lo que casi nunca pensamos— respirar, inhalar y exhalar. Las cosas más importantes que todas las personas del mundo tienen en común se basan en una necesidad: saciarse, tener suficiente. Eso no es un lujo. Así que es lógico pensar que alguien debe de haber creado a las personas, en toda la diversidad que hay de ellas en el mundo. Si eso llegara a calar en las mentes y los corazones, no habría racismo, ni difamación por un color de piel, un idioma o un origen diferentes. Nada de eso importaría. A las necesidades básicas evidentes de las personas les corresponde un lado oculto. Ahí también hay necesidades básicas: ser amado y aceptado, tener dignidad, ser percibido como único, etc. La base de las necesidades evidentes y ocultas es que sean satisfechas —justo como un niño succiona y es alimentado en el pecho de su madre. Lo peor que le puede pasar a una persona es sufrir carencias tanto externas como internas. Entonces está enferma o lo estará. Los nutrientes para el hambre interior son las palabras de Dios. Están sobre mi escritorio, abiertas en la página de mi corazón. Me nutro de ellas cada día. Hoy leo el capítulo 8 del Deuteronomio. Allí dice en el versículo 10: «Cuando hayas comido y te hayas saciado, alabarás al Señor, tu Dios, por la buena tierra que te ha dado». Esto es más que una simple invitación a dar gracias después de comer. Apunta a la actitud fundamental de la gratitud y al reconocimiento de que no somos nosotros de quienes proviene el pan. Es cierto que lo elaboran los seres humanos, pero es Dios quien hace brotar el pan de la tierra. Así lo dice el Salmo 104. Esto quiere decir que para Dios es una preocupación central que estemos saciados y que se satisfagan todas nuestras necesidades. Y por eso debemos y podemos decirle todo lo que necesitamos.
Esto es todo por hoy. Hasta mañana y que Dios te proteja.

20.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Être compris
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Je viens de lire le Psaume 25. Je n’ai pas besoin de lire ou d’écouter les actualités pour comprendre à quel point un être humain peut être désespéré. Je connais cela aussi. Peu à peu, je commence à comprendre que le problème le plus urgent d’un être humain est d’être compris. Si cela réussissait, on n’aurait pas besoin de cette multitude de guides pratiques. Comprendre, tel que je le conçois, commence par une décision. Elle s’appelle : cette personne m’intéresse, non pas parce que j’en attends un avantage, mais parce que je me soucie d’elle. Il compte pour moi. Cet intérêt est étayé par une autre décision. Elle dit : je prends du recul. Je n’interprète rien chez l’autre. Ma tentative de compréhension ne doit pas être occultée par des motifs malhonnêtes de ma part. Ces deux décisions sont nécessaires pour une compréhension sincère de l’autre, quel qu’il soit. Cette mise en retrait permet à l’autre de se dévoiler et de dire ce qui lui tient à cœur, ce qui le dérange, quels sont ses rêves et quelles blessures le tourmentent, etc. Je n’interviens pas. Je n’ai pas non plus besoin de dire : « Je comprends. » Cette phrase n’est pas nécessaire. Elle sonne toujours si artificielle. Et puis – oui, malheureusement – il y a des gens que personne ne comprend. Elles sont alors désespérées. Elles se demandent : « Suis-je un type tellement bizarre que je ne rencontre aucune compréhension ? » Oui, oui, et on en arrive alors au Psaume 25. Il y a là un type qui n’a qu’une seule personne qui le comprenne, à qui il peut ouvrir son cœur sans être immédiatement classé dans une case trouvée dans un guide pratique. Une personne incomprise a un immense désir. C’est ainsi que commence le Psaume 25 : « Je t’appelle, Dieu. Mon Dieu, j’espère en toi. » Il met un nom sur sa souffrance : ce sont des ennemis, c’est-à-dire des gens qui ne le comprennent pas, pour une raison ou une autre. Le seul niveau qui lui reste, c’est celui avec son Dieu. Ici, il peut être humain. Ici, il n’est ni expliqué, ni scruté, ni jugé, mais accepté tel qu’il est. Il exprime sans détour ce dont il a le plus besoin : « Quand tu penses à moi, Dieu, ne regarde pas ce que j’ai gâché. Viens à ma rencontre avec grâce et miséricorde. » Et il ne sera pas déçu. Cela fait finalement naître un espoir en cet homme. Il dit : « Je demeurerai dans le bien, car Dieu retirera mon pied du filet dans lequel je me suis empêtré. » À la fin, il prend une résolution devant Dieu : « Que l’innocence et la droiture me protègent, car je compte sur toi. » Il ne faut donc pas désespérer quand on n’est pas compris. Il y a le refuge de la prière. Et là-dedans, nous nous sentons bien !
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et que Dieu te garde.

Verstanden werden
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Ich habe gerade den Psalm 25 gelesen. Ich brauche keine Nachrichten lesen und hören, um zu verstehen, wie verzweifelt ein Mensch sein kann. Ich kenne das auch. Allmählich dämmert mir, dass das drängendste Problem eines Menschen das ist, verstanden zu werden. Wenn das gelänge, bräuchte es die Unmenge von Ratgebern nicht. Verstehen, so verstehe ich das, beginnt mit einer Entscheidung. Sie heißt: dieser Mensch interessiert mich, aber nicht, weil ich mir einen Vorteil davon verspreche, sondern weil es mir um diesen Menschen geht. Er ist mir wichtig. Dieses Interesse wird untermauert von einer weiteren Entscheidung. Sie heißt: Ich nehme mich zurück. Ich interpretiere nichts in den anderen hinein. Der Versuch meines Verstehens soll nicht von unhehren Motiven meinerseits überlagert werden. Diese zwei Entscheidungen braucht es für ein ehrliches Verstehen des anderen, gleich wer er ist. Das Zurücknehmen ermöglicht dem anderen, sich zu zeigen und zu sagen, was ihm wichtig ist, was ihn stört, welche Träume er hat und welche Verletzungen ihn plagen etc. Ich komme nicht ins Spiel. Ich muss auch nicht sagen: „Das verstehe ich.“ Den Satz braucht es nicht. Der kommt immer so gekünstelt rüber. Und dann – ja leider – gibt es Menschen, die von niemandem verstanden werden. Die sind dann verzweifelt. Sie fragen sich: „Bin ich so ein verrückter Typ, dass ich auf gar kein Verständnis stoße?“ Ja, ja und dann landet man in Psalm 25. Da ist so ein Typ, der nur einen hat, der ihn versteht, dem er sein Herz öffnen kann, ohne gleich in irgendeine Schublade einsortiert zu werden, die man in einem Ratgeber gefunden hat. Ein nicht verstandener Mensch hat eine immense Sehnsucht. So beginnt denn auch der Psalm 25: „Nach dir, Gott, verlangt mich. Mein Gott, ich hoffe auf dich.“ Er gibt seinem Leiden einen Namen: es sind Feinde, also Menschen, die ihn nicht verstehen, warum auch immer. Die einzige Ebene, die er noch hat, ist die mit seinem Gott. Hier kann er Mensch sein. Hier wird er nicht erklärt, nicht erforscht, nicht beurteilt, sondern gelassen und genommen, wie er ist. Was er am meisten braucht, drückt er unumwunden aus: „Wenn du, Gott, an mich denkst: schaue nicht auf das, was ich verbockt habe. Komm mir gnädig und barmherzig entgegen.“ Und er wird nicht enttäuscht werden. Das lässt schließlich eine Hoffnung in diesem Menschen entstehen. Er sagt: „Ich werde im Guten wohnen, denn Gott wird meinen Fuß aus dem Netz ziehen, in das ich verstrickt wurde.“ Am Ende nimmt er sich bei Gott was vor: „Unschuld und Redlichkeit mögen mich behüten, denn ich setze auf dich.“ Man muss also nicht verzweifeln, wenn man nicht verstanden wird. Es gibt den Schutzraum des Gebets. Und da drin geht es uns gut!
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Being understood
Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
I’ve just read Psalm 25. I don’t need to read or hear the news to understand just how desperate a person can be. I know that feeling too. It is gradually dawning on me that the most pressing problem a person faces is being understood. If that were possible, there would be no need for the vast array of self-help books. Understanding, as I see it, begins with a decision. It is this: I am interested in this person, not because I expect to gain something from it, but because I care about this person. They matter to me. This interest is underpinned by another decision. It is this: I take a step back. I do not project my own interpretations onto the other person. My attempt to understand must not be overshadowed by dishonest motives on my part. These two decisions are necessary for a genuine understanding of the other person, whoever they may be. Holding back allows the other person to reveal themselves and say what matters to them, what bothers them, what dreams they have and what hurts them, etc. I don’t get involved. Nor do I need to say: ‘I understand that.’ That sentence isn’t necessary. It always comes across as so artificial. And then – yes, unfortunately – there are people who are understood by no one. They then become desperate. They ask themselves: “Am I such a crazy person that I find no understanding at all?” Yes, yes, and then you end up in Psalm 25. There is a person there who has only one who understands him, to whom he can open his heart without immediately being pigeonholed into some category found in a self-help book. A person who is not understood has an immense longing. This is how Psalm 25 begins: “I long for you, God. My God, I hope in you.” He gives a name to his suffering: it is enemies, that is, people who do not understand him, for whatever reason. The only level he still has is that with his God. Here he can be human. Here he is not explained, not scrutinised, not judged, but accepted and embraced just as he is. He expresses what he needs most in no uncertain terms: “When you, God, think of me: do not look upon what I have messed up. Meet me with grace and mercy.” And he will not be disappointed. This ultimately gives rise to hope within this person. He says: “I will dwell in the good, for God will draw my foot out of the net in which I have become entangled.” In the end, he makes a resolution before God: “May innocence and integrity protect me, for I put my trust in you.” So there is no need to despair if one is not understood. There is the sanctuary of prayer. And in there, we are well!
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.

19.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Jérémie
Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Jérémie – l’un des grands prophètes de l’Ancien Testament. Il était issu d’une famille de prêtres à Anatot, une petite localité située à environ 5 kilomètres de Jérusalem. C’est dans sa jeunesse qu’il a été appelé par Dieu. Dieu lui a demandé de se consacrer entièrement à sa vocation et, par conséquent, de ne pas se marier ni devenir père. Un prophète ou une prophétesse est quelqu’un qui a quelque chose à dire. Ce message puise dans deux sources : d’une part, l’observation attentive des événements qui se déroulent dans le monde et, d’autre part, le silence devant et auprès de Dieu. Ces deux éléments combinés forment un mélange génial. Personne ne peut échapper à cette clarté, ni un peuple ni un souverain. Je tiens à préciser : un prophète est un prophète. Il parle en son nom et au nom de Dieu. Ces paroles ne peuvent pas rallier la majorité. La masse pense différemment d’un prophète. Jérémie a exercé son ministère à Jérusalem au cours de la dernière décennie précédant la destruction du Temple de Salomon par les Babyloniens en 587 avant Jésus-Christ. Il a exercé son ministère sous quatre rois : Josias, Jojakim, Jojakin et Sédécias. Il a œuvré à une époque de turbulences politiques. La domination des Assyriens, qui avaient anéanti le nord d’Israël pour toujours 150 ans auparavant, touchait à sa fin. À Babylone, une nouvelle grande puissance était en train de mûrir. En matière de cruauté et de dureté, elle n’avait rien à envier à celle des Assyriens. Jérémie parlait d’elle comme d’un « ennemi venu du nord ». En 597 avant Jésus-Christ, son roi, Nabuchodonosor, arriva pour la première fois devant Jérusalem avec son armée. Le roi Jojakin se rendit et fut déporté à Babylone avec une partie de l’élite jerusalémite. Dix ans plus tard, vers la fin du ministère de Jérémie, il rasa Jérusalem et la majeure partie de la population fut emmenée à Babylone. Jérémie a trouvé la cause de ce traumatisme dans la relation brisée entre le peuple d’Israël et son Dieu. Jérémie n’a pas caché ce qu’il ressentait au plus profond de lui-même. Il aimait son peuple et devait pourtant, au nom de Dieu, prononcer contre lui des jugements sévères. Mais le peuple ne l’écoutait pas. Cette double souffrance a failli briser Jérémie. On peut en apprendre beaucoup sur lui et le comprendre à travers les Lamentations de Jérémie. C’est dans ce contexte qu’il faut lire ce qui figure aujourd’hui dans les versets du jour. Dieu dit : « Je rassemblerai les restes de mon troupeau de tous les pays et je les ramènerai dans leurs pâturages, afin qu’ils soient féconds et se multiplient. » Ainsi au chapitre 23, verset 3. Dans ce chapitre, on peut également lire ces paroles qui s’adressent aux responsables : « Malheur à vous, bergers, qui faites périr et dispersez le troupeau de mon pâturage ! dit le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur, le Dieu d’Israël, parle ainsi des bergers qui paissent mon peuple : Vous avez dispersé et chassé mon troupeau, et vous n’en avez pas pris soin. Voici, je vais vous punir pour vos mauvaises actions. Voici, le temps vient où je susciterai à David un germe juste. Il sera roi, il régnera avec sagesse et fera régner le droit et la justice dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé et Israël habitera en sécurité. » Jérémie faisait référence au roi Sédécias, qui n’était pas encore en fonction. On peut toutefois supposer que Jésus connaissait son Jérémie.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Jeremia
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Jeremia – einer der großen Propheten des Alten Testaments. Er stammte aus einer Priesterfamilie in Anatot, einem kleinen Ort ca. 5 Kilometer von Jerusalem entfernt. Als Jugendlicher wurde er von Gott berufen. Gott verlangte von ihm, sich ganz seiner Berufung verpflichtet zu fühlen und deshalb nicht zu heiraten und Vater zu werden.  Ein Prophet oder eine Prophetin ist jemand, der was zu sagen hat. Dieses Sagen speist sich aus zwei Quellen: zum einen aus genauer Beobachtung der in der Welt vorgehenden Ereignisse und zum anderen aus dem Stille sein vor und bei Gott. Beides zusammengenommen ergibt eine geniale Mischung. Dieser Klarheit kann niemand entkommen, weder ein Volk noch ein Herrscher. Ich möchte klarstellen: ein Prophet ist ein Prophet. Er spricht in seinem und in Gottes Namen. Diese Worte sind nicht mehrheitsfähig. Die Masse denkt anders als ein Prophet. Jeremia wirkte in Jerusalem im letzten Jahrzehnt vor der Zerstörung des Salomonischen Tempels durch die Babylonier im Jahr 587 vor Christus. Er wirkte unter vier Königen: Josia, Jojakim, Jojachin und Zedekia. Er wirkte in einer Zeit machtpolitischer Turbulenzen. Die Vorherrschaft der Assyrer, die vor 150 Jahren den Norden Israels für alle Zeiten platt gemacht haben, neigte sich dem Ende zu. In Babylon reifte eine neue Großmacht heran. In Grausamkeit und Härte stand sie der assyrischen in nichts nach. Jeremia sprach von ihr als einem „Feind aus dem Norden“. 597 vor Christus kam deren König Nebukadnezar mit seiner Armee zum ersten Mal vor Jerusalem. König Jojachin ergab sich und wurde mit Teilen der Jerusalemer Oberschicht nach Babylon deportiert. 10 Jahre später, gegen Ende des Wirkens von Jeremia, machte er Jerusalem dem Erdboden gleich und der größte Teil der Bevölkerung wurde nach Babel weggeführt. Die Ursache für dieses Trauma fand Jeremia in dem zerrütteten Verhältnis zwischen dem Volk Israel und seinem Gott. Jeremia machte aus seinem Inneren keinen Hehl. Er liebte sein Volk und musste doch im Auftrag Gottes gegen es harte Urteile aussprechen. Das Volk hörte aber nicht auf ihn. Dieses doppelte Leiden ließ Jeremia fast zerbrechen. Von ihm kann man in den Klageliedern des Jeremia viel lesen und verstehen lernen. Auf diesem Hintergrund muss man lesen, was heute in den Losungen steht. Gott spricht: „Ich will die Übriggebliebenen meiner Herde sammeln aus allen Ländern und will sie wiederbringen zu ihren Weideplätzen, dass sie fruchtbar sein sollen und sich mehren.“ So in Kapitel 23,3. In diesem Kapitel kann man auch diese Worte lesen, die sich an die Verantwortlichen richten: „Weh euch Hirten, die ihr die Herde meiner Weide umkommen lasst und zerstreut! spricht der Herr. Darum spricht der Herr, der Gott Israels, von den Hirten, die mein Volk weiden: Ihr habt meine Herde zerstreut und verstoßen und nicht nach ihr gesehen. Siehe, ich will euch heimsuchen um eures bösen Tuns willen. Siehe, es kommt die Zeit, dass ich dem David einen gerechten Spross erwecken will. Der soll ein König sein, der wohl regieren und Recht und Gerechtigkeit im Land üben wird. Zu seiner Zeit soll Juda geholfen werden und Israel sicher wohnen.“ Jeremia meinte den noch ausstehenden König Zedekia. Man kann jedoch davon ausgehen, dass Jesus seinen Jeremia kannte.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Jeremiah
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Jeremiah – one of the great prophets of the Old Testament. He came from a family of priests in Anathoth, a small town about 5 kilometres from Jerusalem. He was called by God as a young man. God required him to feel wholly committed to his calling and therefore not to marry or become a father. A prophet is someone who has something to say. This message draws from two sources: on the one hand, from close observation of events unfolding in the world, and on the other, from being still before and in the presence of God. Taken together, these form a brilliant combination. No one can escape this clarity, neither a people nor a ruler. I would like to make it clear: a prophet is a prophet. He speaks in his own name and in God’s name. These words do not appeal to the majority. The masses think differently from a prophet. Jeremiah ministered in Jerusalem during the final decade before the destruction of Solomon’s Temple by the Babylonians in 587 BC. He ministered under four kings: Josiah, Jehoiakim, Jehoiachin and Zedekiah. He worked during a time of political upheaval. The Assyrian hegemony, which 150 years earlier had utterly devastated northern Israel, was drawing to a close. A new great power was emerging in Babylon. In cruelty and harshness, it was in no way inferior to the Assyrians. Jeremiah spoke of it as an ‘enemy from the north’. In 597 BC, its king, Nebuchadnezzar, arrived with his army before Jerusalem for the first time. King Jehoiachin surrendered and was deported to Babylon along with parts of Jerusalem’s ruling class. Ten years later, towards the end of Jeremiah’s ministry, he razed Jerusalem to the ground and the majority of the population was taken away to Babylon. Jeremiah identified the cause of this trauma in the broken relationship between the people of Israel and their God. Jeremiah made no secret of his inner feelings. He loved his people, yet had to pronounce harsh judgements against them on God’s behalf. But the people did not listen to him. This double suffering nearly broke Jeremiah. We can read much about him and learn to understand him in the Lamentations of Jeremiah. It is against this backdrop that we must read today’s lectionary passages. God says: ‘I will gather the remnant of my flock from all the countries and bring them back to their pastures, so that they may be fruitful and multiply.’ So it is written in chapter 23, verse 3. In this chapter, one can also read these words, addressed to those in authority: ‘Woe to you, shepherds, who have caused the flock of my pasture to perish and be scattered!’ says the Lord. Therefore, thus says the Lord, the God of Israel, concerning the shepherds who tend my people: ‘You have scattered my flock and driven them away, and have not looked after them. Behold, I will punish you for your evil deeds. Behold, the time is coming when I will raise up a righteous Branch for David. He shall be a king who will reign wisely and practise justice and righteousness in the land. In his days Judah will be saved and Israel will dwell securely.” Jeremiah was referring to the yet-to-come King Zedekiah. However, we can assume that Jesus knew Jeremiah.
That’s all for today. See you tomorrow. And stay safe!

18.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Une conversation céleste
Bienvenue sur daily basic. Tu trouveras ici une réflexion spirituelle pour chaque jour. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
J’ai lu quelque chose qui m’a touché. Oui, j’en ai eu la chair de poule. On ne peut pas situer ces pensées dans l’ici et maintenant. Mais elles sont bien réelles. Et elles sont les suivantes : il existe une pulsion mauvaise et une pulsion bonne. Les deux sont présentes chez l’être humain. La question est de savoir à quelle pulsion l’être humain accorde quelle place. L’effort de l’homme doit être de faire progresser la bonne pulsion de manière à ce qu’elle réduise la mauvaise ou la rende insignifiante. Mais le plus souvent, c’est l’inverse qui se produit. La mauvaise pulsion fait des ravages, à tel point que Dieu est déçu par les hommes et regrette d’avoir insufflé son souffle dans leur nez. Le nez, « af » en hébreu, est aussi le mot qui désigne la colère. La colère de Dieu est la déception que l’homme, dans sa liberté, choisisse le mal ; que l’instinct mauvais le domine, qu’il ne prenne même pas conscience de l’amour, et qu’il n’utilise le mot amour que là où l’instinct mauvais le pousse. Alors la colère de Dieu s’enflamme, alors il tonne. Nous pourrions alors considérer qu’il en souffre terriblement, qu’il est profondément déçu. Son « don », le monde, la vie, est géré de telle manière qu’il vaudrait peut-être mieux qu’il n’ait jamais créé l’homme. Mais alors la mère murmure, comme au commencement, comme au cœur même, en principe : « C’est précisément maintenant que tu peux accorder ta grâce. Quand donc, si ce n’est maintenant, et où, si ce n’est ici ?> Dieu, le Père céleste, entend ces paroles et dit : <Que ton nom soit Grâce, Channa, Anna. Je te remercie pour ces paroles. Maintenant, je vais tout de même créer le monde. En tant que mère, tu seras désormais la mesure du monde d’en haut et d’en bas. » Des conversations au ciel, des conversations dans le secret. Décisives pour tout dans la vie. On ne peut ni localiser ni fixer la date de la conversation céleste. Elle a lieu en permanence. Dans la prière, nous nous joignons à cette conversation. Jésus a dit à ses disciples : « Si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, il vous le donnera. » N’ayez crainte ! Personne ne suppliera Dieu au nom de Jésus pour une voiture, une villa ou un gain à la loterie. Le nom de Jésus est un filtre pour tout ce qui est matériel. Une nécessité, c’est autre chose. Mais pour le luxe, c’est une autre histoire. On peut tout de suite laisser tomber ça. Au nom de Jésus. Essaie donc de demander quelque chose à Dieu dans la prière au nom de Jésus. Le dialogue entre Dieu et le psalmiste doit exister pour que celui-ci puisse implorer Dieu en ces termes : « Tourne-toi vers moi et aie pitié de moi. Fortifie-moi par ta puissance ! » Pas d’objections, répond alors la grâce.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Himmlisches Gespräch
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Ich habe da was gelesen, was mich berührt hat. Ja, ich bekam eine Gänsehaut. Die Gedanken kann man nicht im Hier und Jetzt lokalisieren. Sie sind aber wahrhaftig. Und sie gehen so: es gibt einen bösen Trieb und einen guten Trieb. Beides ist im Menschen da. Die Frage ist, welchem Trieb gibt der Mensch wieviel Raum. Das Bestreben des Menschen muss sein, den guten Trieb so voranzutreiben, dass er den bösen klein macht oder unbedeutend macht. Doch meistens läuft es andersherum. Der böse Trieb treibt sein Unwesen, so sehr, dass Gott von den Menschen enttäuscht ist und er bereut, dem Menschen seinen Atem durch die Nase eingehaucht zu haben. Nase, „af“ im Hebräischen, ist auch das Wort für Zorn. Der Zorn Gottes ist die Enttäuschung, dass der Mensch in seiner Freiheit das Böse wählt; dass der böse Trieb ihn beherrscht, dass er der Liebe nicht einmal gewahr wird, und das Wort Liebe nur benutzt, wo der böse Trieb ihn treibt. Dann brennt der Zorn Gottes, dann donnert er. Wir könnten dann bedenken, dass er dabei entsetzlich leidet, dass er zutiefst enttäuscht ist. Sein ,Geschenk, die Welt, das Leben, wird so verwaltet, dass es vielleicht besser wäre, er hätte den Menschen gar nicht erst gemacht. Dann flüstert aber die Mutter, wie im Anfang, wie im Kern, im Prinzip: <Gerade jetzt kannst du Gnade schenken. Wann denn, wenn nicht jetzt, und wo, wenn nicht hier?> Gott, der Vater im Himmel, hört diese Worte und sagt: <Dein Name sein Gnade, Channa, Anna. Ich danke dir für diese Worte. Jetzt werde ich die Welt dennoch erschaffen. Du wirst als Mutter jetzt das Maß der Welt oben und unten sein.> Gespräche im Himmel, Gespräche im Verborgenen. Entscheidend für alles im Leben. Das himmlische Gespräch kann man nicht lokalisieren oder terminieren. Es findet ständig statt. Im Gebet klinken wir uns in dieses Gespräch ein. Jesus sagte zu seinen Jüngern: Wenn ihr den Vater um etwas bitten werdet in meinem Namen, wird er´s euch geben.“ Keine Angst! Niemand wird Gott in Jesus Namen um ein Auto, eine Villa oder einen Lottogewinn anflehen. Der Name Jesu ist ein Filter für alles Materielle. Eine Not ist etwas anderes. Aber zum Luxus noch was drauf. Das kann man gleich bleiben lassen. Im Namen Jesu. Probier´s mal, Gott im Gebet im Namen Jesu um etwas zu bitten. Das Gespräch zwischen Gott und der Channa muss sein, damit der Psalmbeter Gott anflehen kann mit den Worten: „Wende dich zu mir und sei mir gnädig. Stärke mich mit deiner Kraft!“ Keine Einwände, sagt dann die Gnade.
So viel für heute. Bis morgen und bleiben behütet.
A Heavenly Conversation
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I read something there that moved me. Yes, it gave me goosebumps. You can’t pin these thoughts down to the here and now. But they are true. And they go like this: there is an evil impulse and a good impulse. Both are present in human beings. The question is, which impulse does a person give how much space to? Man’s endeavour must be to promote the good impulse in such a way that it diminishes the evil one or renders it insignificant. Yet more often than not, it works the other way round. The evil impulse runs rampant, so much so that God is disappointed in mankind and regrets having breathed His breath into man through his nose. Nose, ‘af’ in Hebrew, is also the word for wrath. God’s wrath is the disappointment that, in their freedom, people choose evil; that the evil impulse rules them, that they are not even aware of love, and only use the word ‘love’ where the evil impulse drives them. Then God’s wrath burns, then he thunders. We might then consider that in doing so he suffers terribly, that he is deeply disappointed. His ‘gift’, the world, life, is being managed in such a way that perhaps it would have been better if he had not created humankind in the first place. But then the Mother whispers, as in the beginning, as at the core, in principle: <Right now you can bestow grace. When, if not now, and where, if not here?” God, the Father in heaven, hears these words and says: “Your name shall be Grace, Channa, Anna. I thank you for these words. Now I shall create the world nonetheless. As a mother, you will now be the measure of the world above and below.” Conversations in heaven, conversations in secret. Decisive for everything in life. The heavenly conversation cannot be pinpointed or scheduled. It takes place constantly. In prayer, we join in this conversation. Jesus said to his disciples: ‘If you ask the Father for anything in my name, he will give it to you.’ Don’t worry! No one is going to beg God in Jesus’ name for a car, a mansion or a lottery win. The name of Jesus is a filter for all material things. A need is something else. But when it comes to luxury, forget it. You might as well leave that out. In Jesus’ name. Try asking God for something in prayer in Jesus’ name. The conversation between God and the psalmist must take place so that the psalmist can implore God with the words: “Turn to me and be gracious to me. Strengthen me with your power!” No objections, says grace.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

17.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Pouvoir et violence
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Hannah Arendt a écrit un ouvrage remarquable et fondamental sur le lien entre pouvoir et violence. Elle y écrit notamment : « La quantité de moyens de violence dont dispose un pays ne constituera probablement pas, dans un avenir prévisible, un indice sûr de sa force ni une garantie fiable contre la destruction par une puissance nettement plus petite et plus faible. » (p. 14) Arendt a analysé cela en 1970. Par « avenir lointain », elle entendait le présent d’aujourd’hui. Nous devons en effet constater que la puissance concentrée des bombardements sur la bande de Gaza et, aujourd’hui, sur l’Iran, ne garantit en rien qu’une puissance plus petite, sans doute sous-estimée, comme l’Iran, et diverses milices mobiles ne riposteront pas de manière ciblée, transformant ainsi la unilatéralité en escalade réciproque. Un drone s’abattant sur un temple du luxe à Dubaï fait tout autant mal que le bombardement intensif de l’autre côté. Les puissances qui exercent la violence doivent aujourd’hui être conscientes qu’elles se heurteront, de la part d’États plus petits et sous-estimés, à une forme de résistance qui perdurera sur une longue période et plongera leurs économies dans la tourmente. Celui qui est pauvre n’a pas grand-chose à perdre. Celui qui est gâté, tout. Mais je ne sais pas si les faucons de Jérusalem et de Washington sont capables de tirer les leçons de l’histoire. Les États-Unis, en particulier, devraient se garder bien de ne pas aggraver leurs traumatismes du Vietnam, de la Corée, de l’Irak et de l’Afghanistan par une nouvelle escalade. Les bombes ne guérissent pas les traumatismes. Hanna Arendt écrit également : « Le pouvoir et la prospérité ne vont pas de pair ; la puissance économique et la richesse sociale peuvent miner un État tout autant que l’incapacité économique et la misère sociale. Les républiques sont particulièrement vulnérables aux dangers de la prospérité. » Comme c’est vrai ! Arendt affirme que le pouvoir et la violence s’excluent mutuellement. Celui qui détient le pouvoir n’a donc pas besoin de recourir à la violence. Et celui qui recourt à la violence n’est pas nécessairement puissant. Au contraire. Celui qui recourt à la violence est faible. Cette dernière réflexion est très importante pour comprendre ce dont nous parlons lorsque nous évoquons la puissance de Dieu. Lorsque Jésus dit à son Dieu qu’il lui a donné le pouvoir sur tous les hommes, il s’agit du pouvoir de la miséricorde et de la guérison, et non de la destruction. C’est un pouvoir qui sert la vie. Dieu a donné à Jésus le pouvoir, par pur amour, de donner aux hommes tout ce qu’il lui a donné : une vie issue de la source de Dieu. Nous appelons cela aussi la « vie éternelle ».
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi.

Macht und Gewalt
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Hannah Arendt hat ein bemerkenswertes und grundlegendes Buch geschrieben über den Zusammenhang von Macht und Gewalt. Darin schreibt sie unter anderem: „Das Quantum an Gewaltmitteln, über das ein Land verfügt, wird vermutlich in absehbarer Zukunft kein sicheres Indiz seiner Stärke und keine verlässliche Garantie gegen Zerstörung seitens einer erheblich kleineren und schwächeren Macht bieten.“ (S. 14) Das analysierte Arendt 1970. Mit „ferner Zukunft“ meinte sie den heutige Gegenwart. Es ist doch so, dass wir feststellen müssen, dass die geballte Wucht der Bombenangriffe auf den Gaza-Streifen und jetzt über den Iran eben keine Garantie dafür sind, dass eine kleinere, wohl unterschätzte Macht wie der Iran und irgendwelche mobile Milizen zu gezielten Gegenschlägen ausholen und damit die Einseitigkeit in Gegenseitigkeit eskalieren. Eine Drohne auf einen Luxustempel in Dubai tut genauso weh wie das Flächenbombardement auf der anderen Seite. Die Mächte, die Gewalt ausüben, müssen sich heute im Klaren darüber sein, dass sie von kleineren, unterschätzten Staaten auf eine Art Widerstand entgegengesetzt bekommen, der über einen längeren Zeitraum anhalten und deren Volkswirtschaften in Turbulenzen versetzen wird. Wer arm ist, hat nicht viel zu verlieren. Wer verwöhnt ist, alles. Doch ich weiß nicht, ob die Falken in Jerusalem und Washington aus der Geschichte lernfähig sind. Vor allem die USA sollten sich dafür hüten, ihre Traumata Vietnam, Korea, Irak und Afghanistan nicht mit einem zu eskalieren. Bomben heilen keine Traumata. Hanna Arendt schreibt auch: „Macht und Wohlstand fallen nicht zusammen; wirtschaftliche Potenz und gesellschaftlicher Reichtum können ein Staatswesen genauso unterminieren wie wirtschaftliche Unfähigkeit und gesellschaftliches Elend. Gerade Republiken sind für die Gefahren des Wohlstandes besonders anfällig.“ Wie wahr! Arendt behauptet, dass sich Macht und Gewalt gegenseitig ausschließen. Wer Macht hat, muss folgerichtig nicht Gewalt ausüben. Und wer Gewalt ausübt, muss nicht unbedingt mächtig sind. Im Gegenteil. Wer Gewalt ausübt, ist schwach. Dieser letzte Gedanke ist sehr wichtig, um zu verstehen, wenn wir von Gottes Macht sprechen. Wenn Jesus seinem Gott sagt, dass er ihm Macht gegeben hat über alle Menschen, dann ist das die Macht der Barmherzigkeit und Heilung und nicht der Zerstörung. Es ist eine Macht, die dem Leben dient. Gott hat Jesus bevollmächtigt, aus reiner Liebe heraus den Menschen alles zu geben, was er ihm gegeben hat: ein Leben aus der Quelle Gottes. Wir sagen auch „ewiges Leben“ dazu.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.

Power and Violence
Welcome to daily basic. Here you’ll find a daily spiritual reflection. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
Hannah Arendt has written a remarkable and seminal book on the relationship between power and violence. In it, she writes, among other things: “The quantity of means of violence at a country’s disposal will probably, in the foreseeable future, offer no sure indication of its strength and no reliable guarantee against destruction at the hands of a considerably smaller and weaker power.” (p. 14) Arendt analysed this in 1970. By “distant future”, she meant the present day. The fact is that we must acknowledge that the concentrated force of the bombing raids on the Gaza Strip and now on Iran are simply no guarantee that a smaller, arguably underestimated power such as Iran and various mobile militias will not launch targeted counter-strikes, thereby escalating the one-sided conflict into a mutual one. A drone strike on a luxury hotel in Dubai hurts just as much as the carpet bombing on the other side. The powers that wield violence must be clear today that they will face a form of resistance from smaller, underestimated states that will persist over a longer period and throw their economies into turmoil. Those who are poor have little to lose. Those who are pampered have everything. Yet I do not know whether the hawks in Jerusalem and Washington are capable of learning from history. The US, in particular, should be wary of escalating its traumas of Vietnam, Korea, Iraq and Afghanistan into yet another. Bombs do not heal traumas. Hanna Arendt also writes: ‘Power and prosperity do not go hand in hand; economic potency and social wealth can undermine a state just as much as economic incompetence and social misery. Republics, in particular, are especially vulnerable to the dangers of prosperity.’ How true! Arendt asserts that power and violence are mutually exclusive. Consequently, those who have power need not resort to violence. And those who resort to violence are not necessarily powerful. On the contrary. Those who resort to violence are weak. This final thought is very important to understand when we speak of God’s power. When Jesus tells his God that he has given him power over all people, this is the power of mercy and healing, not of destruction. It is a power that serves life. God has empowered Jesus, out of pure love, to give people everything He has given Him: a life from the source of God. We also call this ‘eternal life’.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.

16.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Respect
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
« Dieu, tu m’as enseigné dès ma jeunesse, et aujourd’hui encore, je proclame tes merveilles. » À quoi cela ressemble-t-il ? C’est évident ! C’est une prière. Mais pourquoi quelqu’un dit-il cela à Dieu ? Je ne comprends pas tout à fait, car comment Dieu peut-il enseigner à un être humain ? Dieu ne donne pas de cours dans une école, il n’est pas professeur à l’université ou dans une école biblique. Il n’a jamais sorti la Torah du sanctuaire, ne l’a jamais déroulée et n’a jamais enseigné un passage de la Bible. Alors, qu’est-ce que cela signifie ? La question suivante nous aide à comprendre : qui prie ici ? La réponse est facile à trouver dans le psaume 71, dont est tiré ce verset. C’est un homme âgé qui prie. Il s’est remis d’une maladie. Mais pas seulement : il s’est aussi remis d’ennemis qui menaçaient sa vie et le considéraient comme « fini », c’est-à-dire abandonné par Dieu. Il a donc trouvé refuge dans l’asile et la protection du temple. En entrant dans le temple, il prononce une prière habituelle qui rappelle les paroles du psaume 31. L’homme âgé cite également d’autres psaumes, par exemple les versets 10 et 11 du psaume 22. Jésus lui-même a également cité le psaume 22 – sur la croix. Il connaît bien les chants traditionnels du temple, qui sont les psaumes. Il est probablement lui-même chanteur et instrumentiste au temple. Au verset 22, il dit : « Je te louerai dès maintenant, mon Dieu, je te rendrai grâce pour ta fidélité en jouant de la harpe ! Mes lèvres exulteront et mon âme, que tu as délivrée. Ma langue aussi proclamera toute la journée ta justice ! » On pourrait dire qu’il est musicien et chanteur employé au temple. Et un croyant, qui plus est. Il était proche des enfers, des profondeurs de la terre. Martin Buber appelle le lieu où reposent les morts « le silence profond ». Ses ennemis – qu’il qualifie de « falsificateurs » et de « contrainteurs » – étaient des personnes dépourvues du respect exigé par la Torah : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs, tu honoreras la personne âgée et tu honoreras ton Dieu. » Telle est l’instruction donnée aux jeunes d’hier et d’aujourd’hui – écrite et consultable dans Lévitique 19,32. On s’est toujours plaint du mépris moqueur et impitoyable envers les personnes âgées : « Les jeunes ne respectent plus les personnes âgées… », rapporte une inscription égyptienne datant d’environ 1100 avant Jésus-Christ. Les personnes âgées et fragiles sont un fardeau pour les jeunes. La Torah oblige les Israélites adultes à prendre soin de leurs parents âgés qui ne sont plus en mesure de travailler. C’est ainsi qu’il faut comprendre le quatrième commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. »
Conclusion : que personne ne dise que la Bible est poussiéreuse ou ennuyeuse ! Au contraire !
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Respekt
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
„Gott, du hast mich von Jugend auf gelehrt, und noch jetzt verkündige ich deine Wunder.“ Nach was hört sich das an? Klar! Es ist ein Gebet. Aber, warum sagt jemand so was zu Gott? Ich verstehe nicht ganz, denn wie soll das gehen, dass Gott einen Menschen lehrt? Gott gibt ja keinen Unterricht in einer Schule oder ist Professor an einer Uni oder biblischen Hochschule. Er hat auch noch nie eine Thora aus dem Schrein geholt, ausgerollt und eine Bibelstelle ausgelehrt. Also! Was soll das hier? Einen Anfang des Verstehens gibt die Frage: Wer betet hier? Das wiederum erschließt sich leicht aus dem Psalm 71, aus dem dieser Vers stammt. Es betet ein Mann, der schon alt ist. Er hat sich von einer Krankheit erholt. Aber nicht nur das, auch von lebensbedrohenden Feinden, die ihn für „erledigt“ hielten, das heißt, von Gott preisgegeben. Er hat deshalb Zuflucht gefunden im Asyl- und Schutzbereich des Tempels. Beim Betreten des Tempels spricht er ein gewohntes Gebet, das an Worte des Psalms 31 erinnert. Auch sonst zitiert der gealterte Mann andere Psalmen, z. B. Psalm 22 die Verse 10 und 11. Jesus selber hat auch Psalm 22 zitiert – am Kreuz. Er ist gut bewandert in den überlieferten Tempelgesängen, was die Psalmen sind. Vermutlich ist er selbst Tempelsänger und Instrumentalist. In Vers 22 sagt er: „So will ich dich alsbald preisen, mein Gott, deiner Treue danken mit Harfenspiel! Meine Lippen sollen frohlocken und meine Seele, die du gelöst hast. Auch meine Zunge soll den ganzen Tag reden von deiner Gerechtigkeit!“ Ein am Tempel Angestellter Musiker und Sänger, könnte man sagen. Und ein glaubender Mensch dazu. Er war der Unterwelt nah, den Tiefen der Erde. Martin Buber nennt den Aufenthaltsort der Toten „Tiefenstille“. Seine Feinde – „Verfälscher“ und „Nötiger“ nennt er sie – waren Menschen ohne Respekt, den die Thora einfordert: „Vor einem grauen Haupt sollst du aufstehen und das Alter ehren und sollst deinen Gott ehren.“ So die Anweisung an die Jugend von damals und heute – niedergeschrieben und nachzulesen in 3. Mose 19,32. Schon immer wurde über die höhnische und rücksichtslose Verachtung des Alters geklagt werden: „Die Jugend achtet das Alter nicht mehr…“, meldet eine ägyptische Inschrift ca. 1100 vor Christus. Alte und Gebrechliche sind den Jungen eine Last. Deshalb verpflichtet die Thora die erwachsenen Israeliten, ihre alten, nicht mehr arbeitsfähigen Eltern zu versorgen. So ist auch das vierte Gebot zu verstehen: Du sollst Vater und Mutter ehren.
Fazit: Soll einer sagen, die Bibel wäre verstaubt oder langweilig! Im Gegenteil!
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Respect
Welcome to daily basic. Here you will find spiritual inspiration for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
‘God, you have taught me from my youth, and even now I proclaim your wonders.’ What does that sound like? Of course! It’s a prayer. But why would someone say something like that to God? I don’t quite understand, because how can God teach a person? God doesn’t teach in a school or is a professor at a university or biblical college. He has never taken a Torah out of the shrine, unrolled it and taught a Bible passage. So! What is this all about? The question ‘Who is praying here?’ provides a starting point for understanding. This, in turn, is easily understood from Psalm 71, from which this verse is taken. It is an old man who is praying. He has recovered from an illness. But not only that, he has also recovered from life-threatening enemies who considered him ‘finished’, that is, abandoned by God. He has therefore found refuge in the asylum and protection of the temple. Upon entering the temple, he recites a familiar prayer reminiscent of the words of Psalm 31. The elderly man also quotes other psalms, such as Psalm 22, verses 10 and 11. Jesus himself also quoted Psalm 22 – on the cross. He is well versed in the traditional temple songs, which are the psalms. He is probably a temple singer and instrumentalist himself. In verse 22 he says: ‘I will praise you, my God, with the harp; I will sing praise to your name forever. My lips will sing for joy, and my soul, which you have redeemed. My tongue will speak of your righteousness all day long!’ A musician and singer employed by the temple, one might say. And a believer, too. He was close to the underworld, the depths of the earth. Martin Buber calls the abode of the dead ‘deep silence’. His enemies – he calls them ‘falsifiers’ and “oppressors” – were people without the respect that the Torah demands: ‘You shall rise before the grey-haired and honour the aged, and you shall honour your God.’ This is the instruction to the youth of then and now – written down and recorded in Leviticus 19:32. There have always been complaints about the scornful and ruthless contempt for old age: ‘The young no longer respect the old…’ reports an Egyptian inscription from around 1100 BC. The old and infirm are a burden to the young. The Torah obliges adult Israelites to care for their elderly parents who are no longer able to work. This is also how the fourth commandment is to be understood: You shall honour your father and mother.
Conclusion: Let no one say that the Bible is outdated or boring! On the contrary!
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

15.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Silence
Ésaïe 66,10-14 Texte biblique pour le dimanche Lätare / 15 mars 2026
Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans l’allégresse pour cette ville, vous tous qui l’aimez ! Réjouissez-vous avec elle, vous tous qui avez été affligés à cause d’elle. 11Car maintenant vous téterez et vous vous rassasiez aux seins de sa consolation ; car maintenant vous boirez abondamment et vous vous réjouirez à son sein maternel. 12Car ainsi parle le Seigneur : Voici, je répandrai sur elle la paix comme un fleuve et la richesse des nations comme un torrent débordant. Là, vous téterez, on vous portera dans les bras et on vous caressera sur les genoux. 13Je vous consolerai comme une mère console son enfant ; oui, vous serez consolés à Jérusalem. 14Vous le verrez et votre cœur se réjouira, et vos os reverdiront comme l’herbe. Alors on reconnaîtra la main du Seigneur sur ses serviteurs et sa colère sur ses ennemis.
Le silence vient de ceux qui se taisent. Quand je veux que quelqu’un se taise, je lui dis : « Tais-toi ! » Mais cela ne sonne pas tout à fait juste. Si je veux que quelqu’un se taise et ne dise plus rien, je devrais lui dire : « Tais-toi ! » ou « Cesse de parler ! » Que signifie donc ce « Tais-toi ! » ? Si le silence vient de ceux qui se taisent, alors « Tais-toi ! » signifie en réalité « Tais-toi ! ». Nous voyons ainsi à quel point notre langue est profonde. Pour moi, ce fut une révélation lorsqu’un participant à nos soirées Worthaus m’a dit cela après une rencontre : « Le silence vient de ceux qui se taisent. » Il a bien raison ! Cela vaut la peine d’y réfléchir. Lorsque j’ai entendu cette phrase, l’image d’un bébé tétant le sein de sa mère m’est immédiatement venue à l’esprit. C’est pourquoi on appelle un tel enfant un nourrisson. Il absorbe ce dont il a besoin pour vivre. Il est accroché au sein de sa mère.
Le lait maternel. Une goutte contient de nombreuses cellules vivantes, de nombreuses vitamines essentielles, des minéraux et des macronutriments importants. Les lipides, les protéines et les glucides garantissent un apport optimal au bébé. Et voici le plus important : les oligosaccharides, appelés oligosaccharides du lait maternel, sont des composants essentiels du lait maternel. Leur composition et leur quantité sont uniques au lait maternel et, de surcroît, tout à fait individuelles pour chaque mère. Et sous cette forme, on ne les retrouve dans aucun autre lait de mammifère. Les oligosaccharides du lait maternel servent notamment de nourriture aux cultures de bactéries lactiques protectrices. Ces cultures de bactéries lactiques renforcent les défenses immunitaires du bébé, contribuent à une bonne digestion et garantissent que le bébé puisse absorber et assimiler tous les nutriments essentiels. De plus, le lait maternel s’adapte toujours spécifiquement aux besoins du bébé. Le lait maternel est unique. Le lait maternel est un miracle.
Il diffère d’une mère à l’autre, voire d’un enfant allaité à l’autre chez la même mère. Le lait maternel ne contient aucun additif. Toujours frais et riche en nutriments. Sans conservateurs.
Le silence vient de l’allaitement. La chanteuse Lea l’exprime à merveille dans sa chanson « Leiser ». Elle chante : « Tous mes amis trouvent que je suis plus calme, que je suis plus calme, plus calme depuis que je suis avec toi
Tous mes amis me demandent si je suis heureuse, parce que je suis plus calme, plus calme depuis que je suis avec toi. » Lea est blottie dans les bras de son petit ami. Mais lui ne pense pas à elle, mais aux soirées à New York, aux séances photo à Paris et à la rave à Vienne. Lea, cependant, s’étonne d’être plus calme. Cela ne correspond pas à son petit ami qui a pris ses distances, qui ne l’écoute pas, mais veut seulement s’entendre parler. Mais elle a des amis et ceux-ci lui disent : « Lea, es-tu heureuse ? Tu es plus calme. Que s’est-il passé ? » De la douceur, il n’y a qu’un pas vers le silence. Ce que Lea chante va pour moi plus loin et plus profond. Telle qu’elle le dit et le chante, je peux aussi imaginer cela comme une position allongée dans les bras de Dieu. Et que je devienne plus calme, que je me taise, parce que là, ma faim et ma soif de sécurité sont apaisées. Cette position allongée dans les bras de Dieu – c’est le réconfort dont parle le prophète Isaïe. Ne rien avoir à craindre, aucune peur pour tourmenter l’âme, personne pour nous stresser avec des attentes démesurées. Cette position allongée dans les bras de Dieu, c’est la paix dont nous rêvons tous, bien plus que le silence des armes. Ce qui serait déjà très bien. Là où l’humanité se tait – et ne chantons-nous pas, le cœur ému : « Douce nuit » ? – là où l’humanité se tait dans les bras de Dieu et où il l’apaise par ses paroles – là, il n’y a que cela, tout le reste se tait.
Et bien sûr ! C’est aussi ce que dit notre texte prophétique d’aujourd’hui : « On reconnaîtra la main de Dieu sur ses serviteurs et la colère sur ses ennemis. » Ces derniers sont ceux qui ne laissent tout simplement pas de répit, qui doivent montrer, avec leur arsenal d’armes, à quel point ils sont puissants et supérieurs, et comment ils peuvent éliminer ceux qui ne leur conviennent pas. Ce sont les ennemis du silence de Dieu. Leur agitation met Dieu en colère. Ils se font eux-mêmes ennemis de Dieu.
Ce que le lait maternel est pour un enfant, les paroles de Dieu le sont pour un enfant de Dieu. Elles contiennent toutes les essences qui apaisent la faim et la soif du croyant. Ce n’est pas que personne ne puisse affirmer que son être intérieur n’aspire pas à une nourriture qui rassasie. Mais il y a des gens qui repoussent cela. Ils hurlent à l’être intérieur affamé et assoiffé : « Tais-toi ! Je ne peux pas m’occuper de toi maintenant. Plus tard peut-être ! » Oui ! Et à un moment donné, l’homme intérieur prend congé. Lorsque surviennent alors des événements qui le touchent, l’homme purement extérieur sombre dans un profond désespoir. C’est maintenant qu’il aurait besoin de sa vie intérieure. Mais il n’y a personne pour lui répondre. Il est livré à lui-même et il se rend compte que l’argent, le statut, les victoires, les succès, la reconnaissance ne le rassasient pas. Lui et son homme intérieur ne peuvent pas s’étreindre.
Ce que je dis aujourd’hui peut paraître étrange et inhabituel. Mais ce passage du prophète Isaïe au chapitre 66 – ce passage où Dieu console comme une mère – est nouveau. Ce n’est que la deuxième fois qu’il est prêché cette année. Je lui ai donné ma place. Le fait que Dieu soit comparé à une mère réconfortante ne doit en aucun cas être compris comme un substitut ou un opposé à Dieu qui est comme un père. La mère et le père sont pour nous des moyens de nous approcher du Dieu incompréhensible.
Il ne serait pas bon non plus que Dieu en tant que mère soit opposé à Dieu en tant que père. Récemment, j’ai lu sur une pancarte lors d’une manifestation : « Finissons-en avec le patriarcat. » L’avenir appartient au matriarcat. C’est une erreur, car c’est de l’arrogance. Au sens figuré, le lait maternel est tout aussi bien que le lait paternel. Lorsque Jésus s’adressait à Dieu en l’appelant Abba, il n’avait pas un « homme » en tête, mais un interlocuteur en qui il pouvait avoir toute confiance et à qui il pouvait se confier. Abba – c’est-à-dire papa ou maman. Des images, rien de plus, mais rien de moins non plus. La mère réconfortante et le père qui nous serre dans ses bras. Tous deux nous nourrissent de ce dont nous avons besoin : de sécurité et de pardon, d’acceptation et de protection. Ou comme nous le chantons dans la Passion alémanique : « J’ai tellement peur, Babba. J’ai tellement peur, Mama. »
Le silence vient de l’allaitement. Je vais maintenant vous raconter un épisode de ma vie. À 19 ans, je suis allé pour la première fois à Taizé. C’était en 1977. J’avais reçu une éducation chrétienne et ecclésiastique et je pensais : « Ça ne m’apporte plus rien ! Lire la Bible, en parler, aller à la messe, ne comprendre presque rien de ce que dit l’homme en soutane noire en chaire, chanter des chants pieux dont les paroles… enfin bon ! Et puis Taizé. Le silence ! Trois fois par jour. Le silence ! Des chants doux, sortant du silence pour s’y fondre. Un apaisement. Une plénitude. Je me souviens du dernier jour de mon séjour. J’étais comblé, épanoui, satisfait. Je n’avais besoin de rien. J’étais heureux. J’avais tout. C’est ce que Jésus veut dire lorsqu’il attire notre attention : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent rien dans des greniers ; et pourtant, votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas bien plus qu’eux ? » (Matthieu 6,26)
Les êtres humains ont besoin de nourriture spirituelle et mentale, sinon ils ne sont qu’une enveloppe matérielle. Ce serait dommage. Pourtant, il suffit de parcourir notre région les yeux grands ouverts. Car une image familière pour illustrer l’apport nutritif et la dépendance totale est celle de la vigne et du sarment. Il est attaché à la vigne tout comme l’enfant au sein de sa mère. La vigne est le sein maternel pour le sarment.
La Bible est le livre nourricier pour les personnes qui prennent soin de leur être intérieur. Elle veut nous nourrir, nous apaiser, nous nourrir. Et nous n’avons qu’à nous imprégner de ses paroles.
Ah oui ! Pour finir ! Lea a ajouté : « Et je ne m’en suis même pas rendu compte. Dieu change doucement, avec douceur. Et que dit le Psaume 131 ? « Mon âme est devenue calme et tranquille comme un petit enfant auprès de sa mère ; comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. »
AMEN

Stille(n)
Jesaja 66,10-14 Bibeltext für den Sonntag Lätare / 15.3.2026
Freuet euch mit Jerusalem und seid fröhlich über die Stadt, alle, die ihr sie liebhabt! Freuet euch mit ihr, alle, die ihr über sie traurig gewesen seid. 11Denn nun dürft ihr saugen und euch satt trinken an den Brüsten ihres Trostes; denn nun dürft ihr reichlich trinken und euch erfreuen an ihrer vollen Mutterbrust. 12Denn so spricht der Herr: Siehe, ich breite aus bei ihr den Frieden wie einen Strom und den Reichtum der Völker wie einen überströmenden Bach. Da werdet ihr saugen, auf dem Arm wird man euch tragen und auf den Knien euch liebkosen. 13Ich will euch trösten, wie einen seine Mutter tröstet; ja, ihr sollt an Jerusalem getröstet werden. 14Ihr werdet’s sehen und euer Herz wird sich freuen, und euer Gebein soll grünen wie Gras. Dann wird man erkennen die Hand des Herrn an seinen Knechten und den Zorn an seinen Feinden.
Stille kommt von Stillen. Wenn ich will, dass jemand ruhig ist, fordere ich ihn auf: „Sei still!“ Aber das passt nicht so richtig. Wenn ich will, dass jemand ruhig sein und nichts mehr sagen soll, dann sollte ich zu ihm sagen: „Sei ruhig!“ oder „Schweig!“ Was bedeutet nun dieses „Sei still!“? Wenn Stille von Stillen kommt, dann bedeutet „Sei still!“ eigentlich „Stille dich!“ So sehen wir, wie tiefsinnig unsere Sprache ist. Für mich war das ein Aha-Erlebnis, als ein Teilnehmer unserer Worthausabende mir das nach einem Treffen gesagt hat: „Stille kommt von Stillen.“ Wir recht er hat! Es lohnt sich, das auf sich wirken zu lassen. Als ich diesen Satz hörte, war da sofort das Bild vom Baby da, das an der Brust seiner Mutter saugt. Deshalb sagt man auch Säugling zu so einem Kind. Es saugt auf, was es zum Leben braucht. Es hängt an der Brust der Mutter.
Muttermilch. Ein Tropfen enthält viele lebende Zellen, zahlreiche wichtige Vitamine, Mineralstoffe und wichtige Makronährstoffe. Fette, Proteine und Kohlenhydrate stellen sicher, dass das Baby optimal versorgt wird. Und jetzt kommt´s: Oligosaccharide, sogenannte Humane-Milch-Oligosaccharide sind essenzielle Bestandteile der Muttermilch. Dabei sind die Zusammensetzung und die Menge einzigartig für die Muttermilch und dazu noch ganz individuell für jede Mutter. Und in dieser Form kommen sie in keiner anderen Säugetiermilch vor. Humane-Milch-Oligosaccharide dienen unter anderem als Nahrung für schützende Milchsäurekulturen. Diese Milchsäurekulturen stärken die Immunabwehr des Babys, tragen zur gesunden Verdauung und stellen sicher, dass das Baby alle wichtigen Nährstoffe aufnehmen und verarbeiten kann. Dafür passt sich die Muttermilch auch immer speziell an das an, was das Baby braucht. Muttermilch ist einzigartig. Muttermilch ist ein Wunder.
Sie unterscheidet sich von Mutter zu Mutter, ja selbst von Stillkind zu Stillkind bei derselben Mutter. Muttermilch kommt ohne Zusatzstoffe aus. Immer frisch und gehaltvoll. Ohne Konservierungsstoffe.
Stille kommt von Stillen. Die Sängerin Lea bringt es in ihrem Lied „Leiser“ wunderbar rüber. Sie singt: „Alle meine Freunde finden, dass ich leiser bin, dass ich leiser bin, leiser, seit ich bei dir bin
Alle meine Freunde fragen, ob ich glücklich bin, weil ich leiser bin, leiser, seit ich bei dir bin.“ Lea liegt in den Armen ihres Freundes. Doch der hat nicht sie im Sinn, sondern die Partys in New York, die Shootings in Paris und den Rave in Wien. Lea jedoch wundert sich, dass sie leiser ist. Das will nicht zu ihrem abgedrifteten Freund passen, der ihr nicht zuhört, sondern nur sich selbst reden hören will. Doch sie hat Freunde und die sagen ihr: „Lea, bist du glücklich? Du bist leiser. Was ist passiert?“ Vom leise Sein ist es nicht weit zum still sein. Was Lea singt, geht für mich tiefer und weiter. So wie sie es sagt und singt, kann ich mir das auch als ein Liegen in den Armen Gottes vorstellen. Und dass ich da leiser werde, still werde, weil da mein Hunger und Durst nach Geborgenheit gestillt werden. Dieses Liegen in den Armen Gottes – das ist der Trost, von dem der Prophet Jesaja spricht. Nichts fürchten müssen, keine Angst macht der Seele zu schaffen, keiner, der einen stresst mit übermäßigen Erwartungen. Dieses Liegen in Gottes Armen ist der Friede, von dem wir alle träumen, also viel mehr als das Schweigen von Waffen. Was auch ganz gut wäre. Wo die Menschheit still wird – und singen wir nicht von Herzen bewegt: Stille Nacht? – wo die Menschheit still wird in Gottes Armen und er sie stillt mit seinen Worten – da gibt es nur das, alles andere schweigt.
Und klar! Das steht auch in unserem heutigen Prophetentext: „Man wird erkennen die Hand Gottes an seinen Knechten und den Zorn an seinen Feinden.“ Letztere sind die, die einfach keine Ruhe geben, die mit ihrem Waffenarsenal zeigen müssen, wie mächtig und überlegen sie sind und wie sie anderen, die ihnen nicht in den Kram passen, erledigen können. Das sind die Feinde der Stille Gottes. Ihr Toben macht Gott zornig. Sie machen sich selbst zu Feinden Gottes.
Was die Muttermilch für ein Kind, sind die Worte Gottes für ein Kind Gottes. Sie enthalten alle Essenzen, die den Hunger und den Durst des Glaubenden stillen. Es ist nicht so, dass niemand behaupten kann, sein innerer Mensch sehne sich nicht nach Nahrung, die satt macht. Doch es gibt Menschen, die schieben das weg. Sie brüllen den inneren hungernden und durstigen Menschen an: „Sei ruhig! Ich kann mich jetzt nicht um dich kümmern. Später vielleicht!“ Ja! Und irgendwann verabschiedet sich der innere Mensch. Wenn dann Dinge passieren, die ihn betreffen, rutscht der rein äußerliche Mensch in tiefe Verzweiflung. Jetzt bräuchte er auch sein Innenleben. Aber da ist keiner, der ihm antwortet. Er ist auf sich geworfen und er merkt: Geld, Status, Siege, Erfolge, Anerkennung machen nicht satt. Er und sein innerer Mensch können sich nicht umarmen.
Das, was ich heute sage, klingt ungewohnt und ungewöhnlich. Aber dieser Abschnitt aus dem Propheten Jesaja im 66. Kapitel – dieser Abschnitt mit Gott, der wie eine Mutter tröstet – ist neu. Er wird dieses Jahr erst zum zweiten Mal gepredigt. Ich habe ihm sein Recht auf mich gegeben. Dass Gott mit einer tröstenden Mutter verglichen wird, darf man jetzt bitte nicht als Ersatz oder Gegensatz zu Gott verstehen, der wie ein Vater ist. Mutter und Vater sind für uns Hilfsmittel, uns dem unbegreiflichen Gott zu nähern.
Es wäre auch nicht gut, wenn Gott als Mutter gegen Gott als Vater ausgespielt würde. Kürzlich habe ich auf einem Plakat bei einer Protestaktion gelesen: Schluss mit dem Patriarchat. Die Zukunft gehört dem Matriarchat. Das ist ein Irrweg, weil Rechthaberei. Im Bild gesprochen ist Muttermilch ebenso gut auch Vatermilch. Wenn Jesus Gott als Abba ansprach, hatte er keinen „Mann“ vor Augen, sondern ein Gegenüber, dem er ganz vertrauen und sich anvertrauen konnte. Abba – also Papa oder Mama. Bilder, mehr nicht, aber auch nicht weniger. Die tröstende Mutter und der umarmende Vater. Beide nähren uns mit dem, was wir brauchen: mit Geborgenheit und Vergebung, mit Angenommensein und Behütetwerden. Oder wie wir es in der Alemannischen Passion singen: I ha so Angst, Babba. I ha so Angst, Mama.
Stille kommt von Stillen. Ich erzähle jetzt was aus meinem Leben. Als 19 Jahre alt war, war ich zum ersten Mal in Taizé. Das war 1977. Ich hatte eine christliche und kirchliche Prägung und dachte: Da kommt nichts mehr! Bibellesen, drüber reden, in den Gottesdienst gehen, fast nichts verstehen, was der Mann im schwarzen Rock auf der Kanzel sagt, fromme Lieder singen, deren Texte – na ja! Und dann Taizé. Stille! Drei Mal am Tag. Stille! Leiser Gesang aus der Stille in die Stille hinein. Ein Gestillt werden. Ein Satt werden. Ich erinnere mich an den letzten Tag des Aufenthalts. Ich war satt, erfüllt, zufrieden. Ich brauchte nichts. Ich war glücklich. Ich hatte alles. Das ist es, was Jesus meint, wenn er uns aufmerksam macht: „Seht die Vögel unter dem Himmel an: sie säen nicht, sie ernten nicht, sie sammeln nicht in die Scheunen; und euer himmlischer Vater ernährt sie doch. Seid ihr nicht viel mehr als sie?“ (Matthäus 6,26)
Menschen brauchen geistige und geistliche Nahrung, sonst sind sie nur eine materielle Hülle. Das wäre schade. Dabei brauchen wir nur mit offenen Augen durch unsere Gegend zu gehen. Denn ein uns bekanntes Bild für die Nährstoffzufuhr und vollkommene Abhängigkeit ist das vom Weinstock und der Rebe. Sie hängt genauso am Weinstock wie das Kind an der Mutterbrust. Der Weinstock ist die Mutterbrust für die Rebe.
Die Bibel ist das Nährstoffbuch für die Menschen, die sich um ihren inneren Menschen kümmern. Sie will uns stillen, still machen, nähren. Und wir brauchen ihre Worte nur aufzusaugen.
Ach ja! Zum Schluss! Lea meinte noch: Und ich hab´s gar nicht gemerkt. Gott verändert leise, behutsam. Und wie heißt es in Psalm 131? „Meine Seele ist still und ruhig geworden wie ein kleines Kind bei seiner Mutter; wie ein kleines Kind, so ist meine Seele in mir.“
AMEN

Silence
Isaiah 66:10–14 Bible reading for Laetare Sunday / March 15, 2026
Rejoice with Jerusalem and be glad for her, all you who love her! Rejoice with her, all you who have mourned for her. 11For now you may nurse and be satisfied at the breasts of her comfort; now you may drink your fill and delight in her abundant mother’s breast. 12For thus says the Lord: “Behold, I will spread peace over her like a river, and the wealth of the nations like an overflowing stream. There you will nurse; you will be carried in her arms and cradled on her knees. 13I will comfort you as a mother comforts her child; yes, you will be comforted in Jerusalem. 14You will see it, and your heart will rejoice, and your bones will flourish like grass. Then the hand of the Lord will be recognized in his servants, and his wrath against his enemies.
Silence comes from those who are silent. When I want someone to be quiet, I tell them, “Be quiet!” But that doesn’t quite fit. If I want someone to be quiet and say nothing more, then I should say to them, “Be quiet!” or “Be silent!” So what does this “Be still!” mean? If silence comes from being still, then “Be still!” actually means “Be still!” This shows us how profound our language is. For me, it was a “lightbulb moment” when a participant in our Worthaus evenings said this to me after a meeting: “Silence comes from being still.” How right he is! It’s worth letting that sink in. When I heard that sentence, the image of a baby suckling at its mother’s breast immediately came to mind. That’s why we call such a child an infant. It absorbs what it needs to live. It clings to its mother’s breast.
Breast milk. A single drop contains many living cells, numerous essential vitamins, minerals, and important macronutrients. Fats, proteins, and carbohydrates ensure that the baby is optimally nourished. And here’s the key point: oligosaccharides, known as human milk oligosaccharides, are essential components of breast milk. Their composition and quantity are unique to breast milk and, moreover, completely individual to each mother. And they do not occur in this form in any other mammalian milk. Human milk oligosaccharides serve, among other things, as food for protective lactic acid bacteria. These lactic acid bacteria strengthen the baby’s immune system, contribute to healthy digestion, and ensure that the baby can absorb and process all essential nutrients. In addition, breast milk always adapts specifically to what the baby needs. Breast milk is unique. Breast milk is a miracle.
It differs from mother to mother, and even from one breastfed baby to another from the same mother. Breast milk contains no additives. Always fresh and nutrient-rich. No preservatives.
Silence comes from breastfeeding. The singer Lea conveys this beautifully in her song “Leiser.” She sings: “All my friends think I’m quieter, that I’m quieter, quieter, since I’ve been with you
All my friends ask if I’m happy, because I’m quieter, quieter, since I’ve been with you.” Lea lies in her boyfriend’s arms. But he’s not thinking of her; instead, he’s thinking of the parties in New York, the photo shoots in Paris, and the rave in Vienna. Lea, however, is surprised that she’s quieter. That doesn’t seem to fit with her drifting boyfriend, who doesn’t listen to her but only wants to hear himself talk. Yet she has friends, and they ask her: “Lea, are you happy? You’re quieter. What happened?” It’s not far from being quiet to being still. What Lea sings goes deeper and further for me. The way she says and sings it, I can also imagine it as lying in the arms of God. And that I become quieter there, become still, because there my hunger and thirst for security are satisfied. This lying in the arms of God—that is the comfort of which the prophet Isaiah speaks. No need to fear anything, no anxiety to trouble the soul, no one to stress you out with excessive expectations. This lying in God’s arms is the peace we all dream of, so much more than the silence of weapons. Which would also be quite good. Where humanity becomes still—and do we not sing from the heart: “Silent Night”?—where humanity becomes still in God’s arms and He calms them with His words—there is only that; everything else is silent.
And of course! That is also in today’s prophetic text: “One will recognize the hand of God in His servants and His wrath in His enemies.” The latter are those who simply won’t give us a moment’s peace, who must use their arsenal of weapons to show how powerful and superior they are and how they can eliminate others who don’t suit their purposes. These are the enemies of God’s silence. Their raging makes God angry. They make themselves enemies of God.
What mother’s milk is to a child, the words of God are to a child of God. They contain all the essences that satisfy the believer’s hunger and thirst. It is not that no one can claim their inner self does not long for nourishment that satisfies. Yet there are people who push this aside. They yell at the inner, hungry, and thirsty self: “Be quiet! I can’t take care of you right now. Maybe later!” Yes! And eventually, the inner person withdraws. When things happen that affect him, the purely outer person slips into deep despair. Now he needs his inner life, too. But there is no one to answer him. He is left to fend for himself and realizes: money, status, victories, successes, and recognition do not satisfy. He and his inner person cannot embrace each other.
What I am saying today sounds unfamiliar and unusual. But this passage from the prophet Isaiah in chapter 66—this passage about God comforting like a mother—is new. It is being preached for only the second time this year. I have given him his due. Please do not interpret the comparison of God to a comforting mother as a substitute for or in opposition to God who is like a father. Mother and father are tools for us to approach the incomprehensible God.
It would also not be good if God as mother were pitted against God as father. Recently, I read on a poster at a protest: “End the patriarchy.” The future belongs to matriarchy. This is a misguided path because it is dogmatism. Figuratively speaking, mother’s milk is just as good as father’s milk. When Jesus addressed God as Abba, he did not have a “man” in mind, but a counterpart whom he could fully trust and confide in. Abba—that is, Papa or Mama. Images, nothing more, but also nothing less. The comforting mother and the embracing father. Both nourish us with what we need: with security and forgiveness, with acceptance and protection. Or as we sing in the Alemannic Passion: I’m so scared, Babba. I’m so scared, Mama.
Silence comes from stillness. I’ll now share something from my own life. When I was 19, I went to Taizé for the first time. That was 1977. I had a Christian and church-based upbringing and thought: There’s nothing more to come! Reading the Bible, talking about it, going to church, understanding almost nothing of what the man in the black robe says from the pulpit, singing pious songs whose lyrics—well! And then Taizé. Silence! Three times a day. Silence! Soft singing from the silence into the silence. Being stilled. Being satisfied. I remember the last day of my stay. I was satisfied, fulfilled, content. I needed nothing. I was happy. I had everything. That is what Jesus means when he draws our attention to this: “Look at the birds of the air: they neither sow nor reap nor gather into barns; yet your heavenly Father feeds them. Are you not much more valuable than they?” (Matthew 6:26)
People need mental and spiritual nourishment; otherwise, they are merely a material shell. That would be a shame. All we need to do is walk through our surroundings with open eyes. For a familiar image of nourishment and complete dependence is that of the vine and the branch. It clings to the vine just as a child clings to its mother’s breast. The vine is the mother’s breast for the branch.
The Bible is the book of nourishment for people who care for their inner being. It wants to nourish us, calm us, sustain us. And we need only soak up its words.
Oh yes! Finally! Lea added: And I didn’t even notice. God changes us quietly, gently. And what does Psalm 131 say? “My soul has become still and quiet like a little child with its mother; like a little child, so is my soul within me.”
AMEN

14.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Liberté
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
« Vous avez été appelés à la liberté, chers frères et sœurs ! Mais veillez à ce que cette liberté ne devienne pas un prétexte pour vous livrer à l’égoïsme, mais servez-vous-en pour vous aimer les uns les autres. » C’est ce que je lis dans une lettre que l’apôtre Paul a écrite aux chrétiens dispersés dans la province de Galatie. La Galatie était située au cœur de la Turquie actuelle. Son nom fait référence à un club de football turc : Galatasaray Istanbul. Revenons à la citation tirée de cette lettre. La liberté est ici le mot clé. La liberté. Le texte fondateur de la Réforme a été rédigé par Martin Luther. Il l’a intitulée « De la liberté du chrétien ». Elle date de 1521 et peut être considérée comme le coup de libération de Martin Luther. À la suite de cet écrit, il a également changé son nom de famille. À sa naissance, il s’appelait Luder. Mais comme la liberté était pour lui la chose la plus importante, il a changé son nom en Luther. Il voulait que la liberté soit présente dans son nom. En grec, liberté se dit eleuteria. Elle résonne dans Luther. La Révolution française y a ajouté l’égalité et la fraternité. La liberté – un besoin fondamental de l’être humain. C’est grâce à elle, et à elle seule, que la créativité peut s’épanouir, c’est-à-dire les bons côtés inhérents à l’être humain. L’oppression et la tutelle détruisent l’être humain, le rendent agressif, dépressif et violent – jusqu’au meurtre comme moyen de se débarrasser de la cause de la souffrance. Juste une question en passant : l’État d’Israël et les États-Unis avaient-ils pour mission de tuer le dirigeant iranien ? Je ne m’en souviens pas. Et pourtant, ils ont pris la liberté de le faire ensemble. Paul avait donc raison de fixer des limites à la liberté ou de l’intégrer dans un système éthique. Il dit en effet : la liberté ne doit pas devenir un prétexte pour l’entêtement, la prétention d’avoir toujours raison, la recherche de la supériorité. La liberté devient un poison sans sa sœur : la responsabilité. Pour les mots centraux de la Bible comme ici, j’aime utiliser une traduction qui n’est pas très connue. Il s’agit de la traduction d’un professeur du Nouveau Testament dont j’ai suivi les cours lorsque j’étudiais la théologie à Heidelberg. Ses cours étaient un régal de clarté et de profondeur. Klaus Berger a non seulement traduit les écrits du Nouveau Testament, mais aussi des écrits qui n’ont pas été inclus dans le canon, tels que les épîtres de Clément, le Pasteur d’Hermas et de nombreux évangiles. Voici sa traduction de ce passage de la Bible : « Vous, chers frères et sœurs, êtes appelés à la liberté de toute contrainte et de toute peur ! Mais ne confondez pas la liberté avec un passe-droit pour un égoïsme effréné, mais servez-vous les uns les autres avec amour. » C’est juste, n’est-ce pas ? Mais c’est ce que j’apprécie chez Klaus Berger : il dit les choses telles qu’elles sont. Martin Luther l’a fait aussi et a repris ce passage dans sa définition de la liberté lorsqu’il a écrit : « Un chrétien est un seigneur libre sur toutes choses et n’est soumis à personne. Un chrétien est un serviteur obéissant de toutes choses et soumis à tous.
On peut contester cela. Mais cela ne changera rien à la vérité. La liberté sans amour est la porte ouverte à l’égoïsme. La liberté doit s’en accommoder. Et l’amour sans liberté tend à l’abandon de soi. Le service a là ses limites. L’amour aide à rester en vie.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Freiheit
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
„Zur Freiheit seid ihr berufen worden, liebe Geschwister! Auf eins jedoch gebt acht: dass die Freiheit nicht zu einem Vorwand für die Selbstsucht werde, sondern dient einander in der Liebe.“ So lese ich in einem Brief, den der Apostel Paulus an die in der Provinz Galatien verstreuten Christen geschrieben hat. Galatien lag im Herzen der heutigen Türkei. Der Name klingt bei einem Fußballclub der Türkei an: Galatasaray Istanbul. Zurück zu dem Zitat aus diesem Brief. Freiheit ist da das entscheidende Wort. Freiheit. Die grundlegende Schrift der Reformation stammt von Martin Luther. Er nannte sie „Von der Freiheit eines Christenmenschen“. Sie stammt aus dem Jahr 1521 und kann als der Befreiungsschlag Martin Luthers verstanden werden. Im Zuge dieser Schrift änderte er auch seinen Nachnamen. Er hieß von Geburt an Luder. Da ihm aber die Freiheit über alles ging, änderte er seinen Namen in Luther. Er wollte die Freiheit in seinem Namen haben. Freiheit heißt auf Griechisch eleuteria. Sie klingt in Luther an. In der Französischen Revolution kamen die Gleichheit und die Brüderlichkeit dazu. Freiheit – ein Grundbedürfnis des Menschen. Durch sie und nur sie kann sich Kreativität entfalten, also die guten im Menschen angelegten Seiten. Unterdrückung und Bevormundung machen den Menschen kaputt, aggressiv, depressiv und gewaltbereit – bis hin zum Mord als Entledigung der Ursache des Leids. Nur mal so zwischendurch eine Frage: Hatten der Staat Israel und die USA einen Auftrag, den Führer des Iran zu töten? Ich kann mich nicht erinnern. Und doch habe sie sich die Freiheit genommen, das miteinander zu vollbringen. Also, Paulus hatte recht, wenn er der Freiheit Grenzen gesetzt hat bzw. sie eingebettet hat in ein ethisches System. Er sagt nämlich: die Freiheit darf nicht zum Vorwand werden für Eigensinn, Rechthaberei, Überlegenheitsstreben. Freiheit wird zum Gift ohne ihre Schwester: die Verantwortung. Bei zentralen Worten der Bibel wie hier nehme ich gerne eine Übersetzung zur Hand, die allgemein nicht bekannt ist. Es ist die Übersetzung eines Professors für Neues Testament, in dessen Vorlesungen ich war, als ich in Heidelberg Theologie studierte. Seine Vorlesungen waren ein Genuss an Klarheit und Tiefe. Klaus Berger hat nicht nur die Schriften des Neuen Testaments übersetzt, sondern auch noch Schriften, die es nicht in den Kanon geschafft haben wie die Clemensbriefe, den Hirten des Hermas und jede Menge Evangelien. Und hier seine Übersetzung dieser Bibelstelle: „Ihr, liebe Brüder und Schwestern, seid doch zur Freiheit von aller Enge und Angst berufen! Doch missversteht Freiheit nicht als Freibrief für hemmungslose Ichsucht, sondern leistet einander Sklavendienst durch Liebe.“ Das sitzt, nicht wahr? Aber das ist es, was ich an Klaus Berger schätze: er sagt, wie es nun mal ist. Martin Luther hat das auch getan und in seine Definition von Freiheit diese Stelle hier übernommen, wenn er schrieb: Ein Christ ist ein freier Herr über alle Dinge und niemandem untertan. Ein Christ ist ein dienstbarer Knecht aller Dinge und jedermann untertan.
Man kann da widersprechen. Es wird aber nichts an der Wahrheit ändern. Freiheit ohne Liebe ist das Einfallstor für Eigensucht. Das muss sich die Freiheit gefallen lassen. Und die Liebe ohne die Freiheit tendiert zur Selbstaufgabe. Da hat das Dienen seine Grenze. Die Liebe hilft, am Leben zu bleiben.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Freedom
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual inspiration for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
‘You have been called to freedom, dear brothers and sisters! But be careful that this freedom does not become a pretext for selfishness, but serve one another in love.’ This is what I read in a letter written by the Apostle Paul to the Christians scattered throughout the province of Galatia. Galatia was located in the heart of what is now Turkey. The name is reminiscent of a Turkish football club: Galatasaray Istanbul. Back to the quote from this letter. Freedom is the key word here. Freedom. The fundamental text of the Reformation was written by Martin Luther. He called it ‘On the Freedom of a Christian’. It dates from 1521 and can be understood as Martin Luther’s liberation stroke. In the course of this writing, he also changed his surname. His birth name was Luder. But because freedom was everything to him, he changed his name to Luther. He wanted freedom in his name. Freedom is called eleuteria in Greek. It resonates in Luther. During the French Revolution, equality and fraternity were added. Freedom – a basic human need. Through it and only through it can creativity unfold, i.e. the good sides inherent in human beings. Oppression and paternalism destroy people, making them aggressive, depressed and prone to violence – even to the point of murder as a means of eliminating the cause of suffering. Just a quick question: did the State of Israel and the USA have a mission to kill the leader of Iran? I can’t remember. And yet they took the liberty of doing so together. So Paul was right when he set limits on freedom or embedded it in an ethical system. For he says: freedom must not become a pretext for stubbornness, dogmatism or the pursuit of superiority. Freedom becomes poison without its sister: responsibility. When it comes to key words in the Bible such as these, I like to use a translation that is not widely known. It is the translation of a professor of New Testament studies whose lectures I attended when I was studying theology in Heidelberg. His lectures were a delight in their clarity and depth. Klaus Berger not only translated the writings of the New Testament, but also writings that did not make it into the canon, such as the Letters of Clement, the Shepherd of Hermas and a whole host of gospels. And here is his translation of this passage from the Bible: „You, dear brothers and sisters, are called to freedom from all constriction and fear! But do not misunderstand freedom as a licence for unrestrained selfishness, but serve one another through love.“ That hits home, doesn’t it? But that’s what I appreciate about Klaus Berger: he tells it like it is. Martin Luther did the same and incorporated this passage into his definition of freedom when he wrote: A Christian is a free lord over all things and subject to no one. A Christian is a servant of all things and subject to everyone.
One may disagree with this. But it will not change the truth. Freedom without love is the gateway to selfishness. Freedom must accept this. And love without freedom tends towards self-sacrifice. That is where service has its limits. Love helps us to stay alive.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

13.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Marcher sur l’eau 
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une impulsion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Qu’est-ce qui a causé la mort de Jésus ? À la racine, c’est-à-dire de manière radicale, la cause était qu’il n’était pas compris. Le mot « comprendre » contient le mot « comprendre ». Cela peut signifier plusieurs choses : point de vue, assistance, circonstance ou circonstances, résistance. En ce qui concerne Jésus, c’est l’assistance qui lui a causé la mort. Il aurait pu en avoir besoin. Il l’a également demandée lorsque les choses se sont gâtées. Il n’était pas écrit qu’il devait mourir. L’avenir, surtout chez Dieu, est ouvert. Rien n’est fixé, d’autant plus que Dieu n’est pas lié au temps comme nous le sommes ici. Et Jésus n’était soumis au rythme jour-nuit qu’extérieurement. Intérieurement, il était libre, car éternel – tout entier auprès de Dieu. Il s’est passé des choses que personne ne pouvait comprendre. Ce que nous appelons la foi et la confiance était loin d’être suffisant. Sans parler de la raison. Voici ce qui s’est passé. Au début de son ministère public, Jésus a transféré son centre de vie de Nazareth à Capharnaüm. Capharnaüm est située au bord du lac de Tibériade, qui regorge de poissons. Un jour, Jésus, lassé de la foule, demanda à ses disciples de monter dans la barque et de s’éloigner. Cela ne posait aucun problème, car la plupart de ses disciples s’y connaissaient en bateaux, étant pêcheurs. Jésus en avait assez des deux : de la foule et de ses disciples. Il leur dit qu’il les rejoindrait plus tard. Cela ne posait aucun problème pour lui non plus. La raison : il voulait simplement être seul, loin des nombreuses voix, des maladies et des cris à l’aide. Il ne voulait entendre qu’une seule voix, celle de son père. Pour cela, Jésus fit quelque chose que l’on ne comprit pas. Il gravit une montagne. La montagne est le symbole de la dissimulation. La montagne recèle le secret. Les disciples sur le lac et Jésus sur la montagne. Puis quelque chose se produisit à nouveau. Au bord du lac de Génésareth, des vents violents peuvent soudainement mettre la vie en danger. Le bateau avec les disciples s’est retrouvé en détresse. On ne peut plus faire grand-chose dans ce cas. Jésus a senti ce danger sur la montagne et s’est mis en route vers les disciples. Et comment ? Il a marché sur l’eau. Qui peut comprendre cela ? Marcher sur l’eau. Un théologien qui se croyait particulièrement intelligent a un jour déclaré que Jésus savait où se trouvaient les pierres. Ce petit malin voulait expliquer ce qui ne peut être compris de manière causale. Ce faisant, il a induit les gens en erreur et trahi le secret. Seul quelqu’un qui vient de l’autre côté et qui n’est pas lié intérieurement à ce que l’eau signifie dans la Bible, à savoir le temps qui s’écoule, peut marcher sur l’eau. Ce qui bouillonne dans le temps, les tempêtes de toutes sortes, ne sont pas un obstacle pour cet homme de l’autre côté. Il en va de même pour Jésus. Là où tout le monde coulerait, se noierait, Jésus traverse le temps, sur le temps. Il n’est pas soumis aux lois du temps et de l’espace, il vient de l’au-delà. Son arrivée ici même échappe déjà aux lois naturelles. Ainsi, de par sa nature, il peut diriger les tempêtes, l’esprit, les esprits, et aussi maîtriser le temps. Il n’est pas un produit du temps, il est au-dessus du temps. Son chemin est avant tout un chemin au-delà du temps. Pierre risque de se noyer lorsque Jésus lui demande de venir à sa rencontre sur l’eau. Sa foi n’est pas assez grande pour qu’il puisse, en tant qu’être humain, imiter Jésus. Jésus se déplace habituellement sur l’eau à bord d’un bateau. Le mot « bateau » en hébreu est « ania ». Et « je » se dit « ani ». Le bateau est l’enveloppe du « je ». En d’autres termes, on pourrait prendre l’habitude de considérer la Bible comme la parole de Dieu. On comprendrait alors qui était vraiment Jésus.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Über´s Wasser gehen
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Was brachte Jesus in den Tod? In der Wurzel, also radikal, war die Ursache, dass er nicht verstanden wurde. Das Wort „verstehen“ beinhaltet das Wort „stehen“. Das kann einiges heißen: Standpunkt, Beistand, Umstand bzw. Umstände, Widerstand. Im Blick auf Jesus ist es der Beistand, was ihm den Tod brachte. Er hätte ihn brauchen können. Er hat auch darum gebeten, als es draufzuging. Es war keine ausgemachte Sache, dass er sterben musste. Die Zukunft, zumal bei Gott, ist offen. Festgelegt ist da gar nichts, zumal Gott an keine Zeitabläufe gebunden ist wie wir hier. Und Jesus war nur äußerlich dem Tag-Nacht-Rhythmus unterworfen. Innerlich war er frei, weil ewig – ganz bei Gott. Da passierten Sachen, die keiner verstehen konnte. Da war das, was wir als Glaube und Vertrauen bezeichnen, nicht annähernd ausreichend. Vom Verstand mal zu schweigen. Passiert ist folgendes. Jesus hat zu Beginn seines öffentlichen Wirkens seinen Lebensmittelpunkt von Nazareth nach Kapernaum verlegt. Kapernaum liegt am See Genezareth mit seinem unfassbaren Fischreichtum. Eines Tages – Jesus hatte genug von den vielen Leuten – forderte Jesus seine Jünger auf, ins Boot zu steigen und das Weite zu suchen. Das war kein Problem, denn die meisten seiner Jünger kannten sich mit Booten aus, weil sie Fischer waren. Jesus  hatte von beiden genug: von den vielen Leuten und seinen Jüngern. Er meinte, er würde nachkommen. Auch für ihn kein Problem. Der Grund: er wollte einfach mal allein sein, ohne die vielen Stimmen, die Krankheiten und Hilfeschreie. Er wollte nur noch eine Stimme hören, die seines Vaters. Dazu machte Jesus etwas, das man wiederum nicht verstand. Er stieg auf einen Berg. Der Berg ist das Symbol für Verbergen. Der Berg birgt das Geheimnis. Die Jünger auf dem See und Jesus auf dem Berg. Dann passierte wieder was. Beim See Genezareth kann durch heftige Fallwinde von jetzt auf nachher Lebensgefahr eintreten. Das Boot mit den Jüngern geriet in Seenot. Da kann man nicht mehr viel machen. Diese Lebensgefahr hat Jesus auf dem Berg gespürt und sich zu den Jüngern auf den Weg gemacht. Und wie? Er ging übers Wasser. Wer soll das verstehen? Übers Wasser gehen. Da hat mal ein Theologe, der sich besonders schlau fand, gemeint, Jesus wusste, wo die Steine lägen. Dieser Schlaumeier wollte das, was man kausal nicht verstehen kann, erklären. Damit hat er die Menschen in die Irre geführt und das Geheimnis verraten. Übers Wasser gehen kann nur einer von der anderen Seite, der innerlich nicht gebunden ist an das, was Wasser in der Bibel bedeutet: die dahinfließende Zeit. Was in der Zeit aufbraust, Stürme jeder Art, sind für diesen Menschen von der anderen Seite kein Hindernis. So auch nicht für Jesus. Wo jeder versinken würde, ertrinken, da geht Jesus über die Zeit, auf der Zeit. Er ist nicht den Gesetzen des Zeiträumlichen unterworfen, er ist von jenseits. Schon seine Ankunft hier entzieht sich dem Gesetzmäßigen. So kann er, von seinem Wesen her, die Stürme, den Geist, die Geister lenken, und auch die Zeit unter sich halten. Er ist kein Produkt der Zeit, er steht über der Zeit. Sein Weg ist ein Weg vor allem auch jenseits der Zeit. Petrus droht zu ertrinken, als Jesus ihn aufforderte, auf dem Wasser ihm entgegenzugehen. Sein Glaube war nicht so groß, dass er als Mensch es Jesus nachmachen konnte. Jesus bewegte sich sonst auf einem Schiff über die Wasser. Das Wort Schiff ist im Hebräischen „ania“. Und „ich“ lautet „ani“. Das Schiff ist die Hülle des „ich“. Sprich: man könnte sich angewöhnen, die Bibel als Wort Gottes zu verstehen. Dann würde man auch verstehen, wer Jesus wirklich war.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Walking on water
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What brought Jesus to his death? At its root, the fundamental cause was that he was not understood. The word ‘understand’ contains the word ‘stand’. This can mean a number of things: standpoint, support, circumstances, resistance. In the case of Jesus, it was support that brought him to his death. He could have used it. He even asked for it when the time came. It was not a foregone conclusion that he had to die. The future, especially with God, is open. Nothing is predetermined, especially since God is not bound by time as we are here. And Jesus was only outwardly subject to the day-night rhythm. Inwardly, he was free because he was eternal – completely with God. Things happened that no one could understand. What we call faith and trust was not nearly enough. Not to mention reason. This is what happened. At the beginning of his public ministry, Jesus moved his centre of life from Nazareth to Capernaum. Capernaum is located on the Sea of Galilee with its incredible abundance of fish. One day, Jesus had had enough of the crowds and asked his disciples to get into the boat and sail away. That was no problem, because most of his disciples knew their way around boats, being fishermen. Jesus had had enough of both the crowds and his disciples. He said he would follow them later. That was no problem for him either. The reason: he simply wanted to be alone, without the many voices, the illnesses and the cries for help. He only wanted to hear one voice, that of his Father. To do this, Jesus did something that again was not understood. He climbed a mountain. The mountain is a symbol of concealment. The mountain holds the secret. The disciples on the lake and Jesus on the mountain. Then something happened again. On the Sea of Galilee, violent downdrafts can suddenly become life-threatening. The boat with the disciples got into distress. There is not much you can do in such a situation. Jesus sensed this danger on the mountain and set off to join the disciples. And how? He walked on water. Who can understand that? Walking on water. A theologian who thought he was particularly clever once said that Jesus knew where the stones were. This smart aleck wanted to explain what cannot be understood causally. In doing so, he led people astray and betrayed the mystery. Only someone from the other side who is not inwardly bound to what water means in the Bible – the passing of time – can walk on water. What rages in time, storms of all kinds, are no obstacle for this person from the other side. Nor are they for Jesus. Where everyone else would sink and drown, Jesus walks over time, on time. He is not subject to the laws of time and space; he is from beyond. Even his arrival here defies the laws of nature. Thus, by his very nature, he can control the storms, the spirit, the spirits, and also keep time under his control. He is not a product of time; he stands above time. His path is above all a path beyond time. Peter threatens to drown when Jesus asks him to walk towards him on the water. His faith is not so great that he, as a human being, could imitate Jesus. Jesus usually moves across the water on a ship. The word for ship in Hebrew is ‘ania’. And ‘I’ is “ani”. The ship is the shell of the ‘I’. In other words, one could get into the habit of understanding the Bible as the words of God. Then one would also understand who Jesus really was.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

12.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Victime – mais laquelle ?
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Je suis préoccupé par une pensée qui ne me quitte pas. J’aimerais m’en débarrasser, mais elle touche un point sensible de mon âme. Je crois que je dois m’accommoder du fait qu’elle revienne sans cesse. Comme aujourd’hui. Une remarque préalable : je lis la Bible simultanément. Cela ne signifie pas que je la lis hors du temps. Simultanément signifie ici que la Bible est pour moi une bibliothèque de 66 écrits. De la Genèse à l’Apocalypse de Jean. Dans une bibliothèque, les livres sont côte à côte, mais ils proviennent d’époques différentes. Pourtant, je peux les lire simultanément. En voici un exemple aujourd’hui : dans le livre du prophète Isaïe, au chapitre 53,5, il est dit : « Par ses blessures, nous sommes guéris. » Et dans l’épître aux Romains, au chapitre 4,25, il est dit : « Dieu a livré Jésus à la mort à cause de nos fautes. Et il l’a ressuscité afin que nous soyons justes devant Dieu. » Martin Luther comprenait cette simultanéité de telle manière qu’il pensait que les écrits de la Bible s’interprétaient mutuellement. Si c’est le cas, je ne peux pas les opposer historiquement. Et c’est précisément là que réside la faiblesse de l’interprétation historico-critique de la Bible, dont je m’éloigne de plus en plus. Elle n’est d’une aide que limitée. Revenons à l’idée qui me hante. Elle refait surface aujourd’hui, car les deux passages de la Bible que je viens de citer affirment quelque chose d’énorme : Jésus a été sacrifié pour que tout rentre dans l’ordre. Et il est dit que c’est Dieu qui aurait fait cela. En bref : on suppose que Dieu a eu l’idée de sacrifier son fils dans le monde terrestre afin que ce sacrifice rende Dieu lui-même miséricordieux, car les hommes sombrent dans leurs péchés. Je le dis sans détours : je n’aime plus cette idée ! Elle m’a rendu dépressif dans ma jeunesse. Je ne cessais de tourner en rond, à la recherche des péchés que j’aurais pu commettre, uniquement pour ne pas inciter Dieu à sacrifier son fils pour moi. En bref : cette idée rend malade ! Il m’a fallu beaucoup de temps pour confronter cette idée, dont je ne peux apparemment pas me débarrasser, à une autre. Si l’on veut rester dans la pensée du sacrifice, une distinction m’a aidé. En anglais, on parle de « victim » et de « sacrifice ». La « victim » est la personne qui est victime. Le « sacrifice » est la personne qui est sacrifiée. J’ai choisi « victim ». Jésus a été victime de l’incompréhension. Il a été écrasé entre le bloc politique et religieux au pouvoir à Jérusalem. Et il a été abandonné par ses disciples. Il est devenu une victime. Il ne l’a pas choisi. Lorsqu’il est devenu évident qu’il était devenu une victime, il a accepté cette voie, mais certainement pas avec un cœur joyeux. Au contraire ! Crois-moi : lorsque Jésus est mort sur la croix, son Père céleste ne s’est pas réjoui. Il a pleuré, et tous ses anges avec lui ! L’humanité a détruit son amour et brisé son cœur. Voilà ce qu’est le sacrifice. Victime, pas sacrifice.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prends soin de toi !

Opfer – aber welches?
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Ich schlage mich mit einem Gedanken herum, der mich einfach nicht loslässt. Er hätte ihn gerne los, aber haftet an einer wunden Stelle in meiner Seele. Ich glaube, ich muss mich damit abfinden, dass er immer wieder auf floppt. So wie heute. Eine Vorbemerkung: ich lese die Bibel gleichzeitig. Das heißt nicht, dass ich sie zeitlos lese. Gleichzeitig heißt im Bild: die Bibel ist für mich eine Bibliothek von 66 Schriften. Von 1. Mose bis zur Offenbarung des Johannes. In einer Bibliothek stehen die Bücher nebeneinander und sie sind doch aus unterschiedlichen Zeiten. Doch lesen kann ich sie gleichzeitig. Heute dazu ein Beispiel: Im Prophetenbuch Jesaja heißt es in Kapitel 53,5: Durch seine Wunden sind wir geheilt. Und im Römerbrief heißt es in Kapitel 4,25: Gott hat Jesus wegen unserer Verfehlungen in den Tod gegeben. Und er hat ihn auferweckt, damit wir vor Gott gerecht sind. Martin Luther verstand diese Gleichzeitigkeit so, dass er meinte, die Schriften der Bibel würden sich gegenseitig auslegen. Wenn sie da tun, dann darf ich sie historisch nicht gegeneinander ausspielen. Und eben das ist die Schwäche der historisch-kritischen Bibelauslegung, von der ich mich mehr und mehr entferne. Sie hilft nur begrenzt weiter. Zurück zu dem Gedanken, der mich nicht loslässt. Er floppt heute auf, weil in den beiden eben zitierten Stellen aus der Bibel etwas Ungeheuerliches behauptet wird: Jesus wurde geopfert, damit was in Ordnung kommt. Und es wird gesagt, dass Gott das gemacht haben soll. Kurzum: Gott wird unterstellt, dass er die Idee hatte, seinen Sohn in der diesseitigen Welt zu opfern, damit dieses Opfer Gott selbst gnädig stimmt, weil die Menschen in ihren Sünden versinken. Ich sag´s etwas ungeschützt: Ich mag diesen Gedanken nicht mehr! Er hat mich in meiner Jugendzeit depressiv gemacht. Ständig kreiste ich nur um mich, suchte nach Sünden, die ich vielleicht begangen haben könnte, nur um Gott nicht zu veranlassen, dass er seinen Sohn für mich opfert. Kurzum: dieser Gedanken macht krank! Es brauchte sehr lange, um diesen Gedanken, den ich offenbar nicht loskriege, mit einem anderen zu konfrontieren. Da hat mir, wenn man schon im Opferdenken bleiben will, eine Unterscheidung geholfen. Im Englischen spricht man von victim und sacrifice. Victim ist der Mensch, der zum Opfer gemacht wird. Sacrifice ist der Mensch, der geopfert wird. Ich habe mich für victim entschieden. Jesus wurde das Opfer von Unverständnis. Er wurde zwischen dem politischen und religiösen Machtblock in Jerusalem zerrieben. Und er wurde von seinen Jüngern im Stich gelassen. Er wurde ein Opfer. Er hat es sich nicht ausgesucht. Als klar war, dass er zum Opfer geworden war, hat er in diesen Weg eingewilligt, aber ganz bestimmt nicht mit jubelndem Herzen. Im Gegenteil! Du kannst mir glauben: Als Jesus am Kreuz verreckte, hat sein Vater im Himmel nicht gejauchzt vor Vergnügen. Er hat geweint und alle seine Engel mit ihm! Die Menschheit hat ihm seine Liebe zerstört und sein Herz gebrochen. So sieht da aus mit dem Opfer. Victim, nicht sacrifice.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Sacrifice – but which one?
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I am wrestling with a thought that I just cannot shake off. I would like to get rid of it, but it clings to a sore spot in my soul. I think I have to accept that it will keep coming back. Like today. A preliminary remark: I read the Bible simultaneously. That doesn’t mean I read it timelessly. Simultaneously means, in this context, that for me the Bible is a library of 66 writings. From Genesis to the Revelation of John. In a library, the books stand side by side, yet they are from different times. But I can read them simultaneously. Here is an example from today: In the Book of Isaiah, chapter 53:5 says: By his wounds we are healed. And in the Epistle to the Romans, chapter 4:25 says: God delivered Jesus to death because of our transgressions. And he raised him up so that we might be justified before God. Martin Luther understood this simultaneity to mean that the writings of the Bible interpret each other. If they do that, then I must not play them off against each other historically. And that is precisely the weakness of historical-critical biblical interpretation, from which I am increasingly distancing myself. It is of limited help. Back to the thought that won’t leave me alone. It is flopping today because the two passages from the Bible just quoted make an outrageous claim: Jesus was sacrificed so that things would be all right. And it is said that God is supposed to have done this. In short, God is accused of having had the idea of sacrificing his Son in this world so that this sacrifice would make God himself merciful, because people are sinking into their sins. I’ll say it bluntly: I don’t like this idea anymore! It made me depressed in my youth. I was constantly preoccupied with myself, searching for sins I might have committed, just so that God wouldn’t sacrifice his son for me. In short: this idea makes you ill! It took a very long time to confront this idea, which I obviously cannot get rid of, with another. If you want to remain in the mindset of sacrifice, a distinction helped me. In English, we speak of victim and sacrifice. A victim is a person who is made to suffer. A sacrifice is a person who is sacrificed. I chose victim. Jesus became the victim of misunderstanding. He was crushed between the political and religious power blocs in Jerusalem. And he was abandoned by his disciples. He became a victim. He did not choose it. When it became clear that he had become a victim, he consented to this path, but certainly not with a jubilant heart. On the contrary! You can believe me: when Jesus died on the cross, his Father in heaven did not rejoice with pleasure. He wept, and all his angels with him! Humanity destroyed his love and broke his heart. That’s how it is with sacrifice. Victim, not sacrifice.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe!

11.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Thora
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Question quiz : lequel des 150 psaumes est le plus long ? Il compte pas moins de 176 versets. Il comprend 22 strophes. Ce n’est pas un hasard, car chaque strophe commence par une lettre de l’alphabet hébreu. Celui-ci compte 22 lettres. Le psaume 119 est une appropriation priante et méditative par les justes, les tsaddikim, qui aiment profondément Dieu et ses commandements. Malgré sa longueur, le psaume n’a qu’un seul thème : la Torah, les instructions de Dieu, sa parole, ses témoignages, ses ordres, ses statuts, ses commandements et ses principes juridiques. Le psaume 119 est un hymne à la Torah. Elle contient des miracles et fait respecter la justice. Elle est éternelle, vraie et juste. Le psaume 119 est une seule et unique grande louange à Dieu et à sa Torah. On peut facilement imaginer qu’un homme éprouvé, un tsaddik, lisait et méditait tout le psaume en le murmurant, entrant peu à peu dans un état d’extase silencieuse. Je peux facilement l’imaginer, car je l’ai moi-même vécu lors d’un long séjour dans un monastère bénédictin. Le murmure de ce long psaume vous transporte dans un autre monde. Je n’étais pas seul, mais entouré d’un groupe de moines qui murmuraient. Ce fut une expérience unique ! Revenons au psaume 119. Que faut-il entendre par « Torah » ? Torah peut être traduit par « loi », mais ce n’est pas tout à fait exact. Le terme « loi » renvoie rapidement à l’opposition entre l’Ancien Testament, qui est la loi, et le Nouveau Testament, qui est la grâce. Mais ce n’est pas aussi simple que cela et il ne faut pas se faciliter la tâche. Il n’y a aucune trace d’une piété légaliste stricte dans le psaume 119. La Torah établit un ordre de vie et de société, car Dieu lui-même aime la vie et veut qu’elle réussisse. Et maintenant, on peut imaginer que ce psaume 119 était en fait une conversation entre un homme éprouvé, un tsaddik, et son disciple. Le verset 29 dit : « Fais-moi connaître tes préceptes ! » Cela indique que la Torah était à l’origine un enseignement oral. Le sage, le tsaddik, c’est-à-dire celui qui enseigne ou donne des instructions, n’apparaît pas ici comme un homme de loi ou même comme le représentant d’une légalité pointilleuse. Il apparaît comme un amoureux sincère et passionné. Le psaume 119 professe avec force et passion que la Torah n’est pas une loi oppressante, mais une source inépuisable de vivification, de rafraîchissement, de réconfort, de joie, de plaisir et de désir intense. Oui, l’homme éprouvé, le tsadik, ne languit pas sous le poids de la Torah. Il languit après son plaisir et son salut. Les commandements de Dieu n’étouffent pas le cœur. Au contraire, ils l’élargissent. Ainsi, le verset 81 dit : « Mon âme aspire à ton salut, j’espère en ta parole. » Ah oui ! La question initiale a déjà trouvé sa réponse. Le plus long des 150 psaumes est le psaume 119.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Thora
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Quizfrage: Welcher der 150 Psalmen ist der längste? Er hat sage und schreibe 176 Verse. Er umfasst 22 Strophen. Das ist kein Zufall, denn jede Strophe beginnt mit einem Buchstaben des hebräischen Alphabets. Das hat 22 Buchstaben. Es geht im Psalm 119 im eine betende, meditierende Aneignung durch die Bewährten, die Zaddikim, die Gott und seine Gebote innig lieben. Trotz seiner Länge hat der Psalm nur ein Thema: die Thora, die Weisung Gottes, sein Wort, seine Zeugnisse, Ordnungen, Satzungen, Gebote und Rechtssätze. Der Psalm 119 ist ein Hurra! auf die Thora. Sie enthält Wunder und setzt das Recht ins Recht. Sie ist ewig, wahr und gerecht. Der Psalm 119 ist eines einziges großes Lob Gottes und seiner Thora. Man kann sich gut vorstellen, dass ein Bewährter, ein Zaddik, den ganzen Psalm murmelnd las und meditierte und dabei allmählich in einen Zustand stiller Ekstase geraten ist. Ich kann mir das deshalb gut vorstellen, weil ich das an mir selber schon erlebt habe während eines längeren Aufenthalts in einem Benediktinerkloster. Das Murmeln dieses langen Psalms zoomt einen in eine andere Welt. Ich war nicht allein, sondern eingebettet in eine murmelnde Mönchsgruppe. Das war ein einmalige Erlebnis! Zurück zum Psalm 119. Was ist unter der Thora zu verstehen? Thora kann man mit „Gesetz“ übersetzen, aber das trifft es nicht genau. Man ist mit dem Begriff „Gesetz“ dann schnell bei dem Gegensatz: das Alte Testament ist das Gesetz und das Neue Testament ist die Gnade. Aber so einfach ist es nicht und sollte man es sich auch nicht machen. Von einer strengen Gesetzesfrömmigkeit ist im Psalm 119 keine Spur zu finden. Die Thora entwirft eine Ordnung des Lebens und der Gesellschaft, weil Gott selbst das Leben liebt und will, dass es gelingt. Und jetzt kann man sich vorstellen, dass dieser Psalm 119 im eigentlichen Sinn ein Gespräch war zwischen einem Bewährten, Zaddik, und seinem Schüler. Es heißt in Vers 29: „Gönne mir deine Weisung!“ Das deutet daraufhin, dass Thora ursprünglich eine mündliche Weisung war. Der Bewährte, Zaddik, also der Unterrichtende oder Weisungsgebende, erscheint hier nicht als Mann des Gesetzes oder gar Repräsentant einer pingeligen Gesetzlichkeit. Er erscheint als ein aufrichtig und leidenschaftlich Liebender. Der Psalm 119 bekennt mit Nachdruck und Leidenschaft, dass die Thora kein unterjochendes Gesetz, sondern eine unerschöpfliche Quelle der Belebung, der Erquickung, des Trostes, der Freude, der Lust und heftigen Verlangens ist. Ja, der Bewährte, der Zaddik, schmachtet nicht unter der Last der Thora. Er schmachtet nach deren Lust und Heil. Gottes Weisung macht das Herz nicht eng. Im Gegenteil: Sie macht es weit. So heißt es in Vers 81: „Meine Seele verlangt nach deinem Heil; ich hoffe auf dein Wort.“ Ach ja! Die Eingangsfrage ist schon beantwortet. Der längste der 150 Psalmen ist der Psalm 119.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Torah
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Quiz question: Which of the 150 psalms is the longest? It has no less than 176 verses. It comprises 22 stanzas. This is no coincidence, as each stanza begins with a letter of the Hebrew alphabet. There are 22 letters in the alphabet. Psalm 119 is a prayerful, meditative appropriation by the righteous, the tzaddikim, who love God and his commandments deeply. Despite its length, the psalm has only one theme: the Torah, God’s instruction, his word, his testimonies, ordinances, statutes, commandments and legal principles. Psalm 119 is a hurrah for the Torah. It contains miracles and puts justice into law. It is eternal, true and righteous. Psalm 119 is one great praise of God and his Torah. One can well imagine that a proven person, a tzaddik, read and meditated on the entire psalm in a whisper, gradually falling into a state of silent ecstasy. I can well imagine this because I have experienced it myself during a longer stay in a Benedictine monastery. Whispering this long psalm transports one into another world. I was not alone, but embedded in a murmuring group of monks. It was a unique experience! Back to Psalm 119. What is meant by the Torah? Torah can be translated as ‘law’, but that is not entirely accurate. The term ‘law’ quickly leads to the opposite: the Old Testament is the law and the New Testament is grace. But it is not that simple, and we should not make it so. There is no trace of strict legalistic piety in Psalm 119. The Torah outlines an order for life and society because God himself loves life and wants it to succeed. And now we can imagine that this Psalm 119 was actually a conversation between a proven person, a tzaddik, and his student. Verse 29 says: ‘Give me your instruction!’ This suggests that the Torah was originally an oral instruction. The proven one, the tzaddik, i.e. the teacher or instructor, does not appear here as a man of the law or even a representative of nitpicky legalism. He appears as a sincere and passionate lover. Psalm 119 professes emphatically and passionately that the Torah is not an oppressive law, but an inexhaustible source of invigoration, refreshment, comfort, joy, pleasure and intense desire. Yes, the proven one, the tzaddik, does not languish under the burden of the Torah. He languishes for its pleasure and salvation. God’s instruction does not constrict the heart. On the contrary, it expands it. Thus it says in verse 81: ‘My soul longs for your salvation; I hope in your word.’ Ah yes! The opening question has already been answered. The longest of the 150 psalms is Psalm 119.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe!

10.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Courageux et soutenu
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Récemment, la télévision a diffusé un reportage sur un Sicilien courageux. On peut vraiment le qualifier de courageux, car il s’est attaqué à rien de moins que la mafia. Un jour, des mafieux sont entrés dans son magasin. Ils ont menacé de le démolir s’il ne leur versait pas régulièrement de l’argent pour assurer sa protection. Il a répondu qu’il devait y réfléchir. Ils devaient revenir dans une semaine. Ils sont revenus et il leur a dit qu’il n’accepterait pas leur offre et qu’il ne se laisserait pas intimider. C’est ainsi qu’a commencé son combat contre la mafia. Il a tenu bon et a survécu. Entre-temps, il a renversé la situation. La mafia le craint. On lui a demandé d’où il tirait le courage de s’opposer à la redoutable mafia et, étonnamment, de rester en vie. Il a répondu littéralement : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » Pour une telle résistance, il faut donc une foi inébranlable. Ce Sicilien courageux ne s’arrête pas là. Il invite régulièrement des classes d’école chez lui et leur raconte son combat contre les oppresseurs et les exploiteurs, leur inculquant de ne pas avoir peur d’eux. Il le fait de manière ludique et les enfants apprennent à se moquer de ceux qui font peur. Le monde corrompu a besoin de la clarté et du courage de telles personnes. Hier, j’ai parlé de Pusei, qui a renoncé à ses privilèges pour sa foi. Il n’aurait jamais troqué la foi chrétienne contre le zoroastrisme. Il faut toutefois préciser que les trois rois mages d’Orient étaient des érudits du zoroastrisme. Ils ont suivi l’étoile et ont atterri dans une étable. Mais il y a une différence entre renoncer à une foi pour une autre et être contraint de le faire. On peut changer de voiture, mais pas de foi. Ainsi, le courage, fondé sur l’obéissance à Dieu, a accompagné les chrétiens dès le début. On en trouve un premier témoignage dans le chapitre 9 des Actes des Apôtres. Dès le début, les chrétiens ont professé leur foi publiquement. Dans une situation menaçante, ils ont prié Dieu : « Et maintenant, Seigneur, regarde leur menace et donne à tes serviteurs de parler ta parole avec toute franchise. » (Actes 4,29) Je dois encore ajouter ceci : les chrétiens ne sont pas des combattants solitaires. Ils sont soutenus par l’intercession de leurs frères et sœurs dans la foi.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Mutig und getragen
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Vor kurzem gab es im Fernsehen einen Bericht von einem mutigen Sizilianer. Als mutig kann man ihn wirklich bezeichnen, denn er legte sich keinem Geringeren als der Mafia an. Eines Tages waren Mafiosi in sein Geschäft gekommen. Sie drohten, es zu zerlegen, wenn er ihnen nicht regelmäßig Schutzgeld bezahle. Er sagte, er müsse darüber nachdenken. Sie sollen in einer Woche wiederkommen. Sie kamen wieder und er sagte ihnen, dass er das Angebot nicht annehmen und sich nicht erpressen ließe. Damit begann sein Kampf gegen die Mafia. Er hat durchgehalten und es überlebt. Mittlerweile hat er den Spieß umgedreht. Die Mafia fürchtet sich vor ihm. Er wurde gefragt, woher er diesen Mut nehme, sich der gefürchteten Mafia zu widersetzen und erstaunlicherweise am Leben zu bleiben. Wörtlich sagte er: „Man muss Gott mehr gehorchen als den Menschen.“ Für einen solchen Widerstand braucht man also einen festen Glauben. Der mutige Sizilianer hört nicht auf. Er lädt regelmäßig Schulklassen zu sich ein und erzählt sie von seinem Kampf gegen die Unterdrücker und Ausbeuter und impft ihnen ein, vor denen bloß keine Angst zu haben. Er macht das spielerisch und die Kinder lernen, die Angstmacher auszulachen. Die korrupte Welt braucht die Klarheit und den Mut solcher Menschen. Gestern habe ich von Pusei erzählt, der seine Privilegien für seinen Glauben aufgab. Er hätte den christlichen Glauben niemals gegen den Zoroastrismus eingetauscht. Wobei man sagen muss, dass die Drei Weisen aus dem Morgenland Gelehrte des Zoroastrismus waren. Sie folgten dem Stern und landeten bei einem Stall. Doch es macht einen Unterschied, ob man einen Glauben für einen anderen aufgibt, wenn man unter Druck gesetzt wird. Ein Auto kann man tauschen. Aber einen Glauben nicht. So war der Mut, gegründet im Gehorsam gegen Gott, von Anfang der Begleiter der Christen. Ein erstes Zeugnis davon gibt es im 9. Kapitel der Apostelgeschichte. Von Anfang an haben Christen ihr Bekenntnis öffentlich gesagt. Sie haben in bedrohlicher Lage zu Gott gebetet: „Und nun, Herr, sieh an ihr Drohen und gib deinen Knechten, mit allem Freimut zu reden dein Wort.“ (Apg 4,29) Das muss ich auch noch sagen: Christen sind keine Einzelkämpfer. Sie werden getragen von der Fürbitte ihrer Glaubensgeschwister.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Courageous and solemn
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Recently, there was a report on television about a courageous Sicilian. He can truly be described as courageous, because he took on none other than the Mafia. One day, Mafiosi came to his shop. They threatened to destroy it if he did not pay them protection money regularly. He said he had to think about it. They were to come back in a week. They came back and he told them that he would not accept their offer and would not be blackmailed. That was the beginning of his fight against the Mafia. He persevered and survived. Now he has turned the tables. The Mafia fears him. He was asked where he got the courage to stand up to the feared Mafia and, amazingly, to stay alive. He said, ‘You must obey God rather than men.’ Such resistance requires strong faith. The courageous Sicilian does not stop there. He regularly invites school classes to visit him and tells them about his fight against oppressors and exploiters, instilling in them the idea that they should not be afraid of anyone. He does this in a playful way and the children learn to laugh at those who try to instil fear in them. The corrupt world needs the clarity and courage of such people. Yesterday I told you about Pusei, who gave up his privileges for his faith. He would never have exchanged the Christian faith for Zoroastrianism. It must be said, however, that the Three Wise Men from the East were scholars of Zoroastrianism. They followed the star and ended up at a stable. But it makes a difference whether you give up one faith for another when you are under pressure. You can exchange a car. But not a faith. Thus, from the beginning, courage founded on obedience to God was the companion of Christians. The first testimony of this can be found in the 9th chapter of the Acts of the Apostles. From the beginning, Christians have publicly professed their faith. In threatening situations, they prayed to God: ‘And now, Lord, look at their threats and give your servants the boldness to speak your word.’ (Acts 4:29) I must also say this: Christians are not lone warriors. They are supported by the intercession of their brothers and sisters in faith.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

9.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Pusei, le martyr
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Aujourd’hui, nous commémorons Pusei, mort en martyr en Perse en 344 après Jésus-Christ.
Pusei, également appelé Phusikos, était un kuropalates perse, c’est-à-dire un haut fonctionnaire du palais royal. Il était tisserand et chargé de diriger les ateliers royaux. Pusei est considéré comme un martyr chrétien et vénéré comme un saint par différentes confessions chrétiennes. Il fait partie du groupe des 31 martyrs bienheureux de Perse.
Les ancêtres de Pusei étaient grecs. Son père avait été déporté d’Antioche en Perse. Pusei lui-même était chrétien de naissance et vivait à Beh Schâpûr sur ordre du roi Shapur. Il avait épousé une Persane, l’avait convertie à sa foi et avait également élevé ses enfants dans la religion chrétienne. Pusei était considéré comme un artisan, un tisserand et un brodeur d’or très compétent. Lorsque la ville de Karkâ de Lêdân fut construite, Pusei y fut déplacé avec toute sa famille, ainsi que d’autres descendants de prisonniers de guerre et 30 familles provenant de toutes les régions de l’empire sassanide. Le mélange des populations qui en résulta devait permettre de lier les descendants des prisonniers de guerre à leur nouvelle patrie. Une autre conséquence, indésirable pour le roi, fut la transmission du christianisme à des groupes de population auparavant non chrétiens. L’atelier de Pusei était situé près du palais royal, où le roi Shapur avait créé une coopérative d’artisans provenant de toutes les régions de l’empire. Après avoir été recommandé, Pusei jouissait également de l’estime du roi lui-même, qui le nomma rapidement superviseur en chef de tous les artisans, d’abord dans la capitale, puis dans tout l’empire.
Quelques jours seulement après cette dernière promotion de Pusei en 344, le roi imposa une taxe spéciale aux chrétiens. Le refus de certains chrétiens de payer cette taxe entraîna une persécution des chrétiens. Accusés d’avoir conclu un pacte avec les Grecs contre l’empire perse, le catholicos et évêque de Séleucie-Ctesiphon, Simon bar Sabbae, et les prêtres Habdela et Ananias furent également poursuivis. Ananias était prêtre de la principale église de Séleucie à BêtArâmâjê. L’évêque fut contraint de se convertir au zoroastrisme et d’adorer le soleil. Son refus entraîna son emprisonnement. Il fut conduit en captivité dans un convoi de 103 condamnés, parmi lesquels se trouvaient également les métropolites. Ce convoi croisa Pusei, qui devait rendre visite aux artisans de la ville de Schadbûr (en araméen Râmâ). Pusei suivit le convoi.
Les chrétiens emprisonnés passèrent la nuit en prière. Le Vendredi saint, avant 7 heures du matin, ils furent jugés devant la porte du palais royal. Le procès fut présidé par le Grand Môpêd, le juge suprême, qui exhorta une nouvelle fois les accusés à se convertir au zoroastrisme. À 9 heures du matin, Simon fut présenté séparément au roi en personne. Shapur promit à Simon la libération de tous les prisonniers si seulement celui-ci se convertissait. Comme Simon continuait à refuser, le roi prononça à midi la sentence de mort contre tous les prisonniers ; Simon se rendit au lieu d’exécution, pria et encouragea ses codétenus. Les exécutions se déroulèrent les unes après les autres à l’épée par dix bourreaux. Des centaines de personnes, pour la plupart d’autres chrétiens emprisonnés, étaient présentes, ainsi que Pusei et d’autres hauts fonctionnaires. À 15 heures, il ne restait plus que Habdelai, Ananias et Simon parmi les condamnés.
Lorsque vint le tour d’Ananias, il tremblait tandis qu’on le déshabillait et le ligotait. La raison en était son âge, mais Pusei y vit un signe de peur et l’encouragea en lui disant : « Sois fort, Ananias, n’aie pas peur ; ferme un peu les yeux et tu verras la lumière du Christ ! »
Il était donc clair qu’il appartenait lui aussi à la religion persécutée. Le juge et les commissaires furent étonnés que cela puisse être le cas d’une personne aussi méritante. Pusei fut alors immédiatement arrêté. Le Grand Môpêd demanda à Pusei s’il était chrétien, ce à quoi celui-ci répondit que sa déclaration à Ananias avait déjà répondu à cette question. Le juge voulut alors savoir s’il avait été converti ou s’il avait grandi dans la foi chrétienne. Pusei répondit par l’affirmative. Pusei fut emprisonné pendant que sa déclaration était transmise au roi.
Simon fut le dernier à mourir. Le nombre total de chrétiens exécutés ce Vendredi saint dans l’Empire perse est estimé à 1 000. Les corps des condamnés furent dérobés et enterrés pendant la nuit par des Romains chrétiens qui, en tant que prisonniers, n’étaient pas autorisés à quitter la ville.
Comme le roi avait auparavant une opinion très positive de Pusei, il discuta de son cas avec le Grand Môpêd lorsque les déclarations de Pusei lui furent transmises le matin du samedi saint. Le roi lui-même fut surpris d’apprendre que Pusei était chrétien et regretta la responsabilité et les honneurs dont il l’avait comblé. Shapur était d’avis que Pusei aurait dû se détourner du christianisme lorsque son aversion pour cette religion était devenue évidente à travers la persécution, et il considérait l’attachement de Pusei au christianisme comme une attaque personnelle. Shapur avait l’intention de contraindre Pusei à renier sa foi et à offrir un sacrifice au soleil, faute de quoi Pusei devrait mourir le jour même.
Il fit venir Pusei, qui se prosterna devant lui. Le roi exprima son mécontentement face au refus de Pusei d’obéir à ses ordres. Pusei affirma son respect envers le roi. Shapur rétorqua que si Pusei le respectait, il aurait dû affirmer son respect envers les dieux, et non envers Dieu. Pusei fit référence à sa foi chrétienne. Le roi douta à nouveau du respect de Pusei à son égard, car celui-ci lui avait ouvertement avoué sa foi interdite. Pusei fit référence à son éducation chrétienne et qualifia sa foi de raison d’être. Shapur interdit alors directement à Pusei de professer la foi chrétienne, ce que celui-ci refusa. Le roi accusa alors Pusei d’irrespect. Pusei affirma sa soumission au roi. Shapur lui demanda alors comment il pouvait professer devant lui la religion qu’il détestait. Pusei cita les paroles de Jésus : « Quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui. » et ajouta que le roi pouvait certes détester le christianisme, mais que Dieu l’aimait. Le roi exprima son mécontentement face au fait que Pusei osait désormais citer la Bible. Pusei répondit qu’il méditait constamment sur les Écritures saintes.
Le roi se montra très irrité et demanda leur avis aux sous-rois et aux fonctionnaires. Ceux-ci souhaitèrent mille fois la mort de Pusei. Shapur réitéra sa colère face à la réaction d’un de ses dignitaires, qui avait osé citer devant lui des passages tirés de livres interdits et fait preuve d’une insolence plus grande encore que celle des évêques chrétiens lorsqu’il avait encouragé l’un d’entre eux. Les personnes présentes réitérèrent leur verdict.
Pusei demanda la raison de cette condamnation à mort. Shapur le justifia par les paroles que Pusei avait adressées au condamné à mort, qui semblait prêt à se repentir. Pusei demanda que ces paroles lui soient répétées. Le Grand Mopéd réitéra son rapport et souligna que Pusei avait empêché les condamnés de se repentir. Le roi demanda à Pusei si ce rapport était conforme à la vérité. Pusei répondit par l’affirmative, à l’exception de la déclaration selon laquelle le prêtre était prêt à renoncer au christianisme. Il attribua alors ses tremblements à des raisons physiques. Le roi demanda une nouvelle fois à Pusei s’il confirmait ses propos. Celui-ci le confirma et déclara qu’il dirait les mêmes mots à tout chrétien persécuté s’il vivait assez longtemps. Le roi rappela à Pusei l’honneur qu’il lui avait fait en le promouvant et en l’envoyant auprès des artisans. Pusei répondit qu’un spectacle magnifique l’avait détourné de cette fonction. Lorsqu’on lui demanda ce qu’il voulait dire, il raconta le cortège des futurs martyrs, dont il admirait la disposition à mourir. Shapur qualifia les martyrs d’imbéciles. Pusei répliqua que ceux qui servent Dieu ne peuvent être qualifiés d’imbéciles. Le roi se montra irrité que Pusei parle désormais aussi au nom des autres chrétiens et le menaça de mort. Pusei répondit qu’il était prêt à mourir pour dire la vérité sur ses coreligionnaires. Shapur demanda pourquoi Pusei avait méprisé son honneur. Celui-ci répondit que ce n’était pas le cas, mais qu’il attendait également l’honneur de Dieu. Le roi rétorqua que tous les chrétiens rejetaient son honneur. Pusei répondit que ce n’était pas le cas, que les chrétiens voulaient seulement honorer Dieu comme Dieu et le roi comme roi, une distinction que Shapur ne tolérait pas. C’est pourquoi les chrétiens ne l’honoraient pas de la manière souhaitée et plaçaient l’honneur de Dieu au centre. Le roi durcit sa déclaration et affirma que tous les chrétiens le haïssaient. Pusei défendit le point de vue contraire. Mais Schapur considéra comme un acte hostile le fait que son ordre de conversion au zoroastrisme ait été ignoré par les chrétiens. Pusei répondit que les chrétiens obéissaient au roi en tout ce qui ne contredisait pas la volonté de Dieu.
Comme Pusei ne cédait pas sur la question de la foi, il fut exécuté le jour même, à l’heure où il avait réconforté Ananias la veille. Il fut allongé à plat ventre sur le sol et le bourreau s’agenouilla sur lui. Puis, on lui trancha complètement la gorge et on lui arracha la langue à la racine, ce qui entraîna sa mort. On lui arracha également la peau.
Le corps de Pusei fut gardé. Selon les actes des martyrs, un orage éclata, assombrissant le ciel et faisant tomber de gros grêlons, ce qui fit fuir les gardes. L’un de ceux qui avaient récupéré les corps des martyrs la nuit précédente mit le corps de Pusei dans un sac et le chargea sur un âne. Il a transporté le corps de Pusei dans une cellule située dans la maison de sa famille, où Pusei a été enterré (les reclus sont des personnes qui s’enferment et s’isolent pour pratiquer l’ascèse et la prière. Sainte Vérène, sainte Wiborade et sainte Éve de Liège étaient des recluses).
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Pusei, der Märtyrer
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Heute ist der Gedenktag von Pusei, 344 nach Christus als Märtyrer in Persien verstorben.
Pusei, auch Phusikos, war ein persischer Kuropalates, also ein leitender Angestellter im königlichen Palast. Er war Weber und mit der Leitung der königlichen Werkstätten betraut. Pusei gilt als christlicher Märtyrer und wird von verschiedenen christlichen Konfessionen als Heiliger verehrt. Er gehört zur Gruppe der 31 seligen Märtyrer von Persien.
Puseis Vorfahren waren Griechen. Sein Vater war aus Antiochia nach Persien verschleppt worden. Pusei selbst war von Geburt an Christ und lebte auf Befehl des Königs Schapur in Beh Schâpûr. Er hatte eine Perserin geheiratet, sie zu seinem Glauben bekehrt und auch seine Kinder christlich erzogen. Pusei galt als sehr tüchtiger Handwerker, Weber und Goldsticker. Als die Stadt Karkâ de Lêdân erbaut wurde, wurde Pusei mit seiner gesamten Familie, ebenso wie andere Nachfahren von Kriegsgefangenen sowie 30 Familien aus allen Teilen des Sassanidenreiches, dorthin umgesiedelt. Die Nachfahren der Kriegsgefangenen sollten durch die daraus resultierende Vermischung der Bevölkerung an ihre neue Heimat gebunden werden. Eine andere, vom König ungewollte Folge war die Weitergabe des Christentums an zuvor nichtchristliche Bevölkerungsgruppen. Puseis Werkstatt lag in der Nähe des königlichen Palastes, wo der König Schapur eine Genossenschaft von Handwerkern aus allen Teilen des Reiches einrichtete. Pusei genoss, nachdem er diesem empfohlen wurde, Ansehen beim König selbst, der ihn nach kurzer Zeit zum Oberaufseher aller Handwerker machte, zunächst in der Hauptstadt, später im ganzen Reich.
Nur wenige Tage nach dieser letzten Beförderung Puseis im Jahre 344 erließ der König eine Sondersteuer für Christen. Die Weigerung einiger Christen, diese Steuer zu zahlen, führte zu einer Christenverfolgung. Da sie angeblich mit den Griechen gegen das Perserreich paktierten, wurden auch der Katholikos und Bischof von Seleukia-KtesiphonSimon bar Sabbae, und die Priester Habdela und Ananias angeklagt. Ananias war Priester der Hauptkirche von Seleukia in BêtArâmâjê. Vom Bischof wurde verlangt, zum Zoroastrismus zu konvertieren und die Sonne anzubeten. Seine Weigerung führte zu seiner Inhaftierung. In einem Zug von 103 Verurteilten, zu denen auch die Metropoliten gehörten, wurde er in Gefangenschaft geführt. Dieser Zug begegnete Pusei, der die Handwerker in der Stadt Schadbûr (aramäisch Râmâ) besuchen sollte. Pusei folgte dem Zug.
Die gefangenen Christen verbrachten die Nacht im Gefängnis im Gebet. Am Karfreitag vor 7 Uhr morgens wurden sie vor der Pforte des Königspalastes vor Gericht gestellt. Die Verhandlung leitete der Großmôpêd, der Oberste Richter, der die Angeklagten noch einmal dazu aufforderte, zum Zoroastrismus zu konvertieren. Um 9 Uhr morgens wurde Simon gesondert dem König persönlich vorgeführt. Schapur versprach Simon die Freilassung aller Gefangenen, falls nur dieser konvertieren würde. Da sich Simon weiter weigerte, sprach der König mittags das Todesurteil gegen alle Gefangenen aus; Simon ging voran zur Richtstätte, betete und sprach seinen Mitgefangenen Mut zu. Die Hinrichtungen erfolgten nacheinander mit dem Schwert durch zehn Henker. Hunderte von Personen, die meisten weitere gefangene Christen, waren anwesend, daneben auch Pusei und andere hohe Beamte. Von den Hinzurichtenden waren um 15 Uhr nur noch Habdelai, Ananias und Simon übrig.
Als Ananias an die Reihe kam, man ihn auszog und fesselte, zitterte er. Der Grund dafür war sein Alter, Pusei hielt es aber für ein Zeichen von Angst und ermutigte ihn mit den Worten: „Sei stark, Ananias, fürchte dich nicht; schließe deine Augen ein wenig und du siehst das Licht Christi!“
Damit war klar, dass auch er der verfolgten Religion angehörte. Der Richter und die Kommissäre waren erstaunt darüber, dass dies bei einer so verdienten Person der Fall sein konnte. Nun wurde auch Pusei sofort verhaftet. Der Großmôpêd fragte Pusei, ob er Christ sei, woraufhin dieser sagte, dass seine Äußerung gegenüber Ananias diese Frage bereits beantwortet habe. Dann wollte der Richter wissen, ob er missioniert worden oder im christlichen Glauben aufgewachsen sei. Pusei bejahte Letzteres. Pusei wurde inhaftiert, während seine Aussage dem König überbracht wurde.
Simon starb als Letzter. Die Gesamtzahl der an diesem Karfreitag im Perserreich hingerichteten Christen wird mit 1000 angegeben. Die Leichen der Verurteilten wurden in der Nacht von christlichen Römern, die als Gefangene die Stadt nicht verlassen durften, entwendet und begraben.
Da der König zuvor Pusei gegenüber sehr positiv eingestellt war, besprach er sich über seinen Fall mit dem Großmôpêd, als ihm Puseis Aussagen am Morgen des Karsamstags überbracht wurden. Auch der König zeigte sich erstaunt darüber, dass Pusei Christ war und bereute die Verantwortung und die Ehrungen, mit denen er ihn überhäuft hatte. Schapur vertrat die Ansicht, Pusei habe sich vom Christentum abwenden müssen, als seine Abneigung dagegen durch die Verfolgung deutlich wurde und betrachtete das Festhalten Puseis am Christentum als persönlichen Angriff. Schapur beabsichtigte, Pusei dazu zu bringen, seinen Glauben zu widerrufen und ein Sonnenopfer darzubringen, andernfalls müsse Pusei noch am selben Tag sterben.
Er ließ sich Pusei vorführen, der vor ihm niederfiel. Der König drückte seine Verärgerung darüber aus, dass Pusei seine Befehle nicht achten würde. Pusei beteuerte seine Hochachtung dem König gegenüber. Schapur argumentierte, wenn Pusei ihn achtete, hätte er seine Achtung bei den Göttern, nicht bei Gott beteuert. Pusei verwies auf seinen christlichen Glauben. Der König bezweifelte erneut Puseis Hochachtung ihm gegenüber, da er ihm seinen verbotenen Glauben offen ins Gesicht bekannt hatte. Pusei verwies auf seine christliche Erziehung und bezeichnete seinen Glauben als seinen Lebensinhalt. Schapur verbot Pusei nun direkt das christliche Bekenntnis, was dieser ablehnte. Der König bezichtigte Pusei nun der Respektlosigkeit. Pusei beteuerte seine Unterwürfigkeit dem König gegenüber. Schapur fragte nun, wie er dann die verhasste Religion vor ihm bekennen könne. Pusei zitierte die Worte Jesu „Wer sich meiner und meiner Worte schämt, dessen wird sich auch der Menschensohn schämen.“ und ergänzte, dass der König das Christentum zwar hassen möge, Gott es aber liebe. Der König äußerte seinen Unmut darüber, dass Pusei es nun auch noch wagte, Bibelzitate zu verwenden. Pusei antwortete, dass er ständig über die heiligen Schriften nachsinne.
Der König zeigte sich sehr verärgert und befragte die Unterkönige und Beamten nach ihrem Urteil.  Sie wünschten Pusei tausendfachen Tod. Schapur wiederholte noch einmal, wie verärgert er über eine solche Reaktion eines von ihm Geehrten sei, der sogar aus den verbotenen Bücher vor ihm zitierte und eine größere Unverschämtheit als die christlichen Bischöfe zeigte, als er einem von diesen Mut zusprach. Die Anwesenden wiederholten ihr Urteil.
Pusei fragte nach dem Grund für das Todesurteil. Schapur begründete es mit den Worten, die Pusei zu dem Todeskandidaten gesagt hatte, der anscheinend bereit war, zu bereuen. Pusei bat um Wiederholung der genauen Worte. Der Großmôpêd wiederholte seinen Bericht und betonte, dass Pusei die Verurteilten davon abgehalten habe, zu bereuen. Der König fragte Pusei, ob der Bericht der Wahrheit entspräche. Pusei bejahte das, bis auf die Aussage, der Priester sei bereit gewesen, vom Christentum abzufallen. Er führte dessen Zittern nun auch auf körperliche Gründe zurück. Der König fragte noch einmal nach, ob sich Pusei zu seinen Worten bekenne. Dieser bestätigte es und sagte aus, er würde dieselben Worte zu jedem verfolgten Christen sagen, wenn er lange genug leben würde. Der König wies Pusei auf die Ehre hin, die er ihm mit seiner Beförderung und der damit verbundenen Entsendung zu den Handwerkern zuteilwerden ließ. Pusei antwortete, ein herrliches Schauspiel habe ihn von diesem Dienst abgehalten. Gefragt, was er meine, berichtete er von dem Zug der späteren Märtyrer, deren Todesbereitschaft er bewunderte. Schapur bezeichnete die Märtyrer als Dummköpfe. Pusei entgegnete, wer Gott diene, sei nicht als dumm zu bezeichnen. Der König zeigte sich verärgert, dass Pusei nun auch noch für die anderen Christen sprach und drohte ihm mit dem Tod. Pusei antwortete, er sei bereit zu sterben, um die Wahrheit über seine Glaubensgenossen zu sagen. Schapur fragte, warum Pusei seine Ehre verschmäht habe. Dieser antwortete, das sei nicht der Fall, dass er aber auch Ehre von Gott erwarte. Der König entgegnete, jeder Christ lehne seine Ehre ab. Pusei antwortete, dies sei nicht der Fall, die Christen würden nur Gott als Gott und den König als König ehren wollen; eine Differenzierung, die Schapur aber nicht zuließe. Deshalb würden die Christen ihn nicht in der gewünschten Form ehren und die Ehre Gottes in den Mittelpunkt stellen. Der König verschärfte seine Aussage und meinte, alle Christen würden ihn hassen. Pusei vertrat die Ansicht, das Gegenteil sei der Fall. Schapur sah es aber als feindlichen Akt an, dass sein Befehl des Übertritts zum Zoroastrismus von den Christen missachtet wurde. Pusei meinte dazu, die Christen seien dem König in Allem gehorsam, das nicht dem Willen Gottes widersprach.
Da Pusei in der Glaubensfrage nicht nachgab, wurde er noch am selben Tag zu der Uhrzeit, zu der er am Vortag Ananias Trost gespendet hatte, hingerichtet. Er wurde dazu bäuchlings auf den Boden gelegt und der Henker kniete sich auf ihn. Dann wurde Pusei der Hals vollständig aufgeschnitten und die Zunge an der Wurzel herausgerissen, wobei der Tod eintrat, ferner wurde ihm die Haut abgezogen.
Puseis Leiche wurde bewacht. Den Märtyrerakten zufolge kam ein Unwetter auf, das den Himmel verfinsterte und große Hagelkörner niedergehen ließ, woraufhin die Wächter flohen. Einer derer, die in der vorhergehenden Nacht die Leichen der Märtyrer geborgen hatte, steckte Puseis Leiche in einen Sack und lud diesen auf einen Esel. Er brachte Puseis Körper zu einer Rekluse, deren Klause sich im Hause ihrer Familie befand. Dort wo Pusei beerdigt. (Reklusen sind Menschen, die sich für Askese und Gebet einschließen und einmauern lassen. Reklusinnen waren die Heilige Verena, die heilige Wiborada und die heilige Eva von Lüttich)
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Pusei, the martyr
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual impulse for each day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
Today is the memorial day of Pusei, who died as a martyr in Persia in 344 AD.
Pusei, also known as Phusikos, was a Persian kuropalates, i.e. a senior official in the royal palace. He was a weaver and was entrusted with the management of the royal workshops. Pusei is considered a Christian martyr and is venerated as a saint by various Christian denominations. He belongs to the group of 31 blessed martyrs of Persia.
Pusei’s ancestors were Greek. His father had been deported from Antioch to Persia. Pusei himself was a Christian from birth and lived in Beh Shapur on the orders of King Shapur. He had married a Persian woman, converted her to his faith and also raised his children as Christians. Pusei was considered a very skilled craftsman, weaver and gold embroiderer. When the city of Karkâ de Lêdân was built, Pusei and his entire family, along with other descendants of prisoners of war and 30 families from all parts of the Sassanid Empire, were resettled there. The descendants of the prisoners of war were to be bound to their new home through the resulting mixing of the population. Another consequence, unintended by the king, was the spread of Christianity to previously non-Christian population groups. Pusei’s workshop was located near the royal palace, where King Shapur established a cooperative of craftsmen from all parts of the empire. After being recommended to the king, Pusei also enjoyed the king’s esteem, who soon made him the chief supervisor of all craftsmen, first in the capital and later throughout the empire.
Only a few days after Pusei’s last promotion in 344, the king imposed a special tax on Christians. The refusal of some Christians to pay this tax led to the persecution of Christians. Since they were allegedly conspiring with the Greeks against the Persian Empire, the Catholicos and Bishop of Seleucia-Ctesiphon, Simon bar Sabbae, and the priests Habdela and Ananias were also accused. Ananias was priest of the main church of Seleucia in BêtArâmâjê. The bishop was required to convert to Zoroastrianism and worship the sun. His refusal led to his imprisonment. He was taken into captivity in a procession of 103 convicts, which also included the metropolitans. This procession encountered Pusei, who was on his way to visit the craftsmen in the city of Schadbûr (Aramaic: Râmâ). Pusei followed the convoy.
The imprisoned Christians spent the night in prayer in their cells. On Good Friday, before 7 o’clock in the morning, they were brought before the gate of the royal palace to stand trial. The trial was presided over by the Grand Môpêd, the chief judge, who once again called on the defendants to convert to Zoroastrianism. At 9 o’clock in the morning, Simon was brought before the king personally. Shapur promised Simon that all the prisoners would be released if only he would convert. Since Simon continued to refuse, the king pronounced the death sentence on all the prisoners at noon; Simon went ahead to the place of execution, prayed and encouraged his fellow prisoners. The executions were carried out one after the other by ten executioners with the sword. Hundreds of people, most of them other Christian prisoners, were present, along with Pusei and other high officials. By 3 o’clock in the afternoon, only Habdelai, Ananias and Simon remained to be executed.
When it was Ananias‘ turn, he trembled as they stripped him and bound him. The reason for this was his age, but Pusei took it as a sign of fear and encouraged him with the words: ‘Be strong, Ananias, do not be afraid; close your eyes a little and you will see the light of Christ!’
This made it clear that he too belonged to the persecuted religion. The judge and the commissioners were astonished that this could be the case with such a distinguished person. Now Pusei was also immediately arrested. The Grand Môpêd asked Pusei if he was a Christian, to which he replied that his statement to Ananias had already answered that question. Then the judge wanted to know whether he had been converted or had grown up in the Christian faith. Pusei affirmed the latter. Pusei was imprisoned while his statement was delivered to the king.
Simon was the last to die. The total number of Christians executed in the Persian Empire on Good Friday is estimated at 1,000. The bodies of the condemned were stolen and buried during the night by Christian Romans who, as prisoners, were not allowed to leave the city.
As the king had previously been very favourably disposed towards Pusei, he discussed his case with the Grand Môpêd when Pusei’s statements were delivered to him on the morning of Holy Saturday. The king was also astonished to learn that Pusei was a Christian and regretted the responsibility and honours he had bestowed upon him. Shapur believed that Pusei should have renounced Christianity when his aversion to it became clear through persecution, and considered Pusei’s adherence to Christianity a personal attack. Shapur intended to force Pusei to renounce his faith and offer a sacrifice to the sun, otherwise Pusei would have to die that very day.
He had Pusei brought before him, who fell down before him. The king expressed his anger that Pusei would not obey his orders. Pusei affirmed his high regard for the king. Shapur argued that if Pusei respected him, he would have affirmed his respect for the gods, not for God. Pusei referred to his Christian faith. The king again doubted Pusei’s respect for him, as he had openly confessed his forbidden faith to his face. Pusei referred to his Christian upbringing and described his faith as his purpose in life. Shapur now directly forbade Pusei from professing his Christian faith, which Pusei refused to do. The king now accused Pusei of disrespect. Pusei affirmed his submission to the king. Shapur then asked how he could profess his hated religion before him. Pusei quoted the words of Jesus, ‘Whoever is ashamed of me and my words, of him will the Son of Man also be ashamed,’ adding that although the king may hate Christianity, God loves it. The king expressed his displeasure that Pusei now dared to use Bible quotations. Pusei replied that he constantly meditated on the Holy Scriptures.
The king was very angry and asked the sub-kings and officials for their judgement. They wished Pusei a thousand deaths. Shapur repeated once again how angry he was at such a reaction from someone he had honoured, who had even quoted from the forbidden books in front of him and shown greater insolence than the Christian bishops when he encouraged one of them. Those present repeated their judgement.
Pusei asked for the reason for the death sentence. Shapur justified it with the words that Pusei had said to the condemned man, who was apparently ready to repent. Pusei asked for the exact words to be repeated. The Grand Môpêd repeated his report and emphasised that Pusei had prevented the condemned men from repenting. The king asked Pusei whether the report was true. Pusei confirmed that it was, except for the statement that the priest had been willing to renounce Christianity. He now attributed the priest’s trembling to physical reasons. The king asked once again whether Pusei stood by his words. Pusei confirmed this and said that he would say the same words to any persecuted Christian if he lived long enough. The king pointed out to Pusei the honour he had bestowed upon him with his promotion and the associated assignment to the craftsmen. Pusei replied that a magnificent spectacle had prevented him from performing this service. When asked what he meant, he told of the procession of the future martyrs, whose willingness to die he admired. Shapur called the martyrs fools. Pusei replied that those who serve God cannot be called fools. The king was angered that Pusei was now speaking for the other Christians and threatened him with death. Pusei replied that he was willing to die to tell the truth about his fellow believers. Shapur asked why Pusei had spurned his honour. Pusei replied that this was not the case, but that he also expected honour from God. The king replied that all Christians rejected his honour. Pusei replied that this was not the case, that Christians only wanted to honour God as God and the king as king; a distinction that Shapur would not allow. Therefore, Christians would not honour him in the desired manner and would focus on the honour of God. The king intensified his statement and said that all Christians hated him. Pusei took the view that the opposite was true. However, Shapur saw it as a hostile act that his order to convert to Zoroastrianism was disregarded by the Christians. Pusei replied that Christians obeyed the king in everything that did not contradict the will of God.
Since Pusei did not yield on the question of faith, he was executed on the same day at the same time that he had comforted Ananias the day before. He was laid face down on the ground and the executioner knelt on him. Then Pusei’s throat was completely cut and his tongue was torn out at the root, causing his death, and his skin was also stripped off.
Pusei’s body was guarded. According to the martyrdom records, a storm arose that darkened the sky and caused large hailstones to fall, whereupon the guards fled. One of those who had recovered the bodies of the martyrs the previous night put Pusei’s body in a sack and loaded it onto a donkey. He took Pusei’s body to a hermitage located in her family’s house, where Pusei was buried (hermits are people who lock themselves away and wall themselves in for asceticism and prayer. Female hermits included Saint Verena, Saint Wiborada and Saint Eva of Liège).

8.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Bel arbre de vie
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
En ce dimanche Okuli (= « mes yeux » d’après le psaume 34), voici le message d’un chant. Il s’intitule « Bel arbre de vie du paradis ».

  1. Tu es le bel arbre de vie du paradis, Jésus miséricordieux, agneau de Dieu sur terre. Tu es le véritable sauveur de notre vie, notre libérateur.
  2. C’est uniquement pour nous que tu as souffert, que tu es monté sur la croix et que tu as porté la couronne d’épines. Tu as dû payer de ta vie pour nos péchés.
  3. Cher Seigneur Jésus, transforme-nous de fond en comble, afin que nous puissions pardonner à tous ceux qui nous ont offensés, qui nous ont fait du tort, qui ont failli à eux-mêmes.
  4. Pour tous ceux-là, nous voulons t’implorer, à ton exemple, de supplier le Père à haute voix, afin que nous puissions venir à toi dans ta paix avec tous les saints.
  5. Lorsque les jours de notre vie toucheront à leur fin, accueille notre esprit entre tes mains, afin que nous quittions ce monde réconfortés, la louange sur les lèvres.
  6. Rendons grâce au Père, notre Dieu qui est aux cieux, il est le Sauveur de l’humanité perdue, il nous a acquis la paix sans fin, la joie éternelle.

Imre Pécseli Király (1641), l’auteur hongrois du cantique, a tenté de méditer les « sept paroles de Jésus sur la croix ». Elles apparaissent également dans la traduction allemande de Dieter Trautwein. Elles sont encadrées par deux strophes qui replacent les événements du Vendredi saint dans un contexte plus large : l’arbre de vie du paradis, qui existait depuis la création du monde, trouve son pendant dans la croix du Golgotha. Cette mort, aussi cruelle fût-elle, n’est pas dénuée de sens. La confiance et la joie face à la souffrance et à la mort ont été arrachées à la mort. « Tu, bel arbre de vie du paradis… » Le chant assimile Jésus lui-même à cet autre arbre du paradis dont l’humanité ne veut malheureusement pas se nourrir : l’arbre de vie qui porte des fruits tels que l’amour, la grâce, la miséricorde, le pardon, la réconciliation, l’indulgence. Tout le chant est une conversation intime entre les croyants et le Christ crucifié et ressuscité. Ils ne se font aucune illusion et se reconnaissent eux-mêmes : c’est uniquement à cause de nous que tu as dû souffrir. Personne ne peut leur faire perdre cette certitude. Dans les strophes 3 à 5, la réflexion se transforme en supplication. Les croyants sont prêts à apprendre de Jésus et de sa manière d’aborder la souffrance.
Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis.
Père, je remets mon esprit entre tes mains.
Ces phrases de Jésus peuvent être lues dans l’Évangile de Luc, chapitre 23. Jésus prie pour ses ennemis. Il partage l’amour inconditionnel de Dieu, qui ne connaît aucune limite et veut atteindre tout le monde. Dans cet amour, il se tourne également, à l’heure de sa mort, vers le deuxième larron qui est pendu à côté de lui. Jésus l’absout de sa culpabilité et lui offre la communion éternelle. Jésus meurt comme il a vécu – tourné vers les hommes et en accord avec la volonté de son Père. Et ainsi, il peut se joindre avec confiance à la prière du soir des Juifs pieux :
Je remets mon esprit entre tes mains. Psaume 31
Le poète associe à la pensée de notre propre fin un hymne dans la 5e strophe. La louange éternelle dans la gloire céleste avec sa joie éternelle rayonne ainsi dans notre monde et dans nos services religieux.
C’est tout pour aujourd’hui. Profite bien de ton dimanche. À demain et prends soin de toi !

Schöner Lebensbaum
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Zum heutigen Sonntag Okuli (=“meine Augen“ nach Psalm 34) die Botschaft eines Liedes. Es heißt „Du schöner Lebensbaum des Paradieses“.

  1. Du schöner Lebensbaum des Paradieses, gütiger Jesus, Gottes Lamm auf Erden. Du bist der wahre Retter unseres Lebens, unser Befreier.
  2. Nur unsretwegen hattest du zu leiden, gingst an das Kreuz und trugst die Dornenkrone. Für unsere Sünden musstest du bezahlen mit deinem Leben.
  3. Lieber Herr Jesus, wandle uns von Grund auf, dass allen denen wir auch gern vergeben, die uns beleidigt, die uns Unrecht taten, sich selbst verfehlten.
  4. Für diese alle wollen wir dich bitten, nach deinem Vorbild laut zum Vater flehen, dass wir mit allen Heilgen zu dir kommen in deinen Frieden.
  5. Wenn sich die Tage unsres Lebens neigen, nimm unsren Geist dann auf in deine Hände, dass wir zuletzt von hier getröstet scheiden, Lob auf den Lippen.
  6. Dank sei dem Vater, unsrem Gott im Himmel, er ist der Retter der verlornen Menschheit, hat uns erworben Frieden ohne Ende, ewige Freude.

Imre Pécseli Király (1641), der ungarische Verfasser des Liedes, hat versucht, die „Sieben Wortes Jesu am Kreuz“ zu bedenken. Auch in der deutschen Wiedergabe durch Dieter Trautwein scheinen sie noch auf. Eingerahmt werden sie von zwei Strophen, die das Geschehen des Karfreitags in einem großen Zusammenhang stellen: der Lebensbaum des Paradieses, der von Anbeginn der Welt da war, findet sein Gegenüber im Kreuz auf Golgatha. Dieser Tod, so grausam er war, ist nicht sinnlos. Die Zuversicht und Freude angesichts des Leidens und Sterbens ist dem Tod abgetrotzt. „Du schöner Lebensbaum des Paradieses…“ Das Lied setzt Jesus selbst mit diesem anderen Baum im Paradies gleich, von dem sich die Menschheit leider nicht ernähren will: der Baum des Lebens, der Früchte trägt wie Liebe, Gnade, Barmherzigkeit, Vergebung, Versöhnung, Nachgiebigkeit. Das ganze Lied ist ein inniges Gespräch der Glaubenden mit dem gekreuzigten und auferstandenen Christus. Sie machen si nichts vor und erkennen sich selbst: nur unsretwegen hattest zu leiden. Diese Erkenntnis darf ihnen niemand ausreden. In den Strophen 3-5 wandelt sich die Betrachtung in eine Bitte. Die Glaubenden sind bereit, von Jesus und seinem Umgang mit dem Leiden zu lernen.
Vater, vergib ihnen, denn sie wissen nicht, was sie tun.
Heute wirst du mit mir im Paradiese sein.
Vater, in deine Hände befehle ich meinen Geist.
Diese Sätze Jesu kann man im Lukasevangelium, Kapitel 23 nachlesen. Jesus betet für seine Feinde. Er teilt die unbedingte Liebe Gottes, die keine Grenze kennt und jeden erreichen möchte. In dieser Liebe wendet er sich auch in seiner Todesstunde zuletzt dem zweiten Schächer zu, der neben ihm hängt. Jesus spricht ihn frei von seiner Schuld und bietet ihm ewige Gemeinschaft an. Jesus stirbt, wie er gelebt hat – den Menschen zugewandt und im Einklang mit dem Willen seines Vaters. Und so kann er vertrauensvoll das Abendgebet der frommen Juden mitbeten:
In deine Hände befehle ich meinen Geist. Psalm 31
Mit dem Gedanken an unser eigenes Ende verbindet der Dichter in den 5. Strophe einen Hymnus. Das ewige Lob in der himmlischen Herrlichkeit mit ihrer ewigen Freude strahlt so in unsere Welt und in unsere Gottesdienste hinein.
So viel für heute. Genieße den Sonntag. Bis morgen und bleibe behütet!

Beautiful Tree of Life
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual inspiration for each day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
For today, Okuli Sunday (= ‘my eyes’ according to Psalm 34), here is the message of a song. It is called ‘You beautiful tree of life in paradise’.

  1. You beautiful tree of life in paradise, gracious Jesus, Lamb of God on earth. You are the true saviour of our lives, our liberator.
  2. It was only for our sake that you had to suffer, go to the cross and wear the crown of thorns. You had to pay for our sins with your life.
  3. Dear Lord Jesus, transform us from the ground up, that we may gladly forgive all those who have offended us, who have wronged us, who have failed themselves.
  4. For all of them we want to pray to you, following your example, imploring the Father aloud, that we may come to you with all the saints in your peace.
  5. When the days of our lives draw to a close, take our spirit into your hands, that we may finally depart from here comforted, with praise on our lips.
  6. Thanks be to the Father, our God in heaven, he is the Saviour of lost humanity, he has given us peace without end, eternal joy.

Imre Pécseli Király (1641), the Hungarian author of the song, attempted to reflect on the ‘Seven Words of Jesus on the Cross’. They also appear in the German translation by Dieter Trautwein. They are framed by two verses that place the events of Good Friday in a larger context: the tree of life in paradise, which has been there since the beginning of the world, finds its counterpart in the cross on Golgotha. This death, as cruel as it was, is not meaningless. Confidence and joy in the face of suffering and death are wrested from death. ‘You beautiful tree of life in paradise…’ The song equates Jesus himself with this other tree in paradise, from which humanity unfortunately does not want to feed: the tree of life, which bears fruits such as love, grace, mercy, forgiveness, reconciliation and indulgence. The whole song is an intimate conversation between believers and the crucified and risen Christ. They do not deceive themselves and recognise themselves: it was only because of us that you had to suffer. No one can dissuade them from this realisation. In verses 3-5, the contemplation turns into a plea. The believers are ready to learn from Jesus and his way of dealing with suffering.
Father, forgive them, for they know not what they do.
Today you will be with me in paradise.
Father, into your hands I commend my spirit.
These words of Jesus can be found in the Gospel of Luke, chapter 23. Jesus prays for his enemies. He shares the unconditional love of God, which knows no bounds and wants to reach everyone. In this love, even in his final hour, he turns to the second thief hanging next to him. Jesus absolves him of his guilt and offers him eternal fellowship. Jesus dies as he has lived – turned towards people and in harmony with the will of his Father. And so he can confidently join in the evening prayer of the devout Jews:
Into your hands I commend my spirit. Psalm 31
The poet combines the thought of our own end with a hymn in the fifth stanza. The eternal praise in heavenly glory with its eternal joy thus shines into our world and into our church services.
That’s all for today. Enjoy your Sunday. See you tomorrow and stay safe!

7.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Le Dieu suprême
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Question quiz : combien y a-t-il de psaumes dans la Bible ? En tout cas, plus de 100. Je lis deux versets du psaume 115 : « Pourquoi les païens diraient-ils : Où est donc leur Dieu ? Notre Dieu est au ciel, il peut faire tout ce qu’il veut. » On peut alors se demander à juste titre : dans quelle situation de tels mots ont-ils été écrits ? Il s’agit apparemment de deux types de dieux : les dieux des païens et le Dieu des Juifs. Qu’en est-il aujourd’hui ? Hans Küng a dit un jour : la paix mondiale dépendra de la paix entre les religions de ce monde. Le grand Gandhi, inspiré par le sermon sur la montagne de Jésus, rêvait d’une Inde libérée de l’Angleterre, où musulmans et bouddhistes cohabiteraient pacifiquement. Après sa mort, il en fut autrement : ils se séparèrent. Le Pakistan devint musulman, l’Inde bouddhiste. Le rêve de Gandhi demeure. Et depuis que l’Iran est bombardé par Israël et les États-Unis, je me demande : quelle est la véritable raison, au-delà de toutes les questions superficielles du programme nucléaire et du changement de régime ? Je pense avoir trouvé la raison. Il s’agit d’une guerre de religion moderne : le judaïsme en Israël, l’islam en Iran et le christianisme aux États-Unis. Mais ce qui est explosif, c’est que les versions extrêmes ou fanatiques de ces religions se font la guerre : le gouvernement israélien, le régime iranien et le gouvernement Trump sont imprégnés ou contrôlés par des interprètes rigoristes de leur religion. C’est ce qui rend tout cela si bizarre. Dans chaque guerre, y compris celle-ci, la question se pose : quel Dieu l’emportera ? Quel Dieu est le plus grand ? Le vainqueur a le vrai Dieu. Il a triomphé des autres dieux. C’est le fondement de tout cela. La meilleure armée décide qui a le vrai Dieu. C’est également le contexte des deux versets du Psaume 115. Il date de l’époque post-exilique. Walter Strolz raconte ce qui s’est passé avant : « En 587 avant J.-C., les troupes babyloniennes ont envahi Jérusalem. Elles ont pillé le temple, détruit la ville et déporté ses habitants à Babylone, à l’exception d’un petit groupe de personnes incapables de travailler. La chute de Jérusalem a plongé la foi en Yahweh dans une grave crise ; son centre religieux, le temple, n’existait plus, et les anciennes promesses de salut risquaient de perdre leur validité dans cette catastrophe. Le découragement et la résignation se répandirent parmi les déportés. » Dans une telle situation, on en vient presque à douter de sa propre foi et à penser que les vainqueurs nous demandent : « Où est donc votre Dieu ? » Mais les vainqueurs ne posent pas cette question. Seuls les vaincus le font. Et eux seuls peuvent progressivement retrouver la certitude de leur foi. Curieusement, le résultat n’est pas logique, car la réponse est : louer Dieu. Il peut faire ce qu’il veut. Vous pouvez faire ce que vous voulez. Notre Dieu, que vous pensez avoir vaincu, peut faire ce qu’IL veut. Louer Dieu maintient Dieu en vie. La louange fait venir Dieu, le Créateur, dans ce monde. Seuls les vivants peuvent louer Dieu. Les morts dans le « silence profond » (Martin Buber) ne le font pas. Le fait que les morts ne louent pas Dieu signifie que celui qui ne se joint pas à sa louange est déjà mort de son vivant. Dans la Kabbale lurianique, il est dit : « Dieu dit : si vous ne témoignez pas de moi, je ne suis pas. » Ah oui ! Il y a 150 psaumes et beaucoup d’entre eux sont des chants de louange.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Der überlegene Gott
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Quizfrage: Wie viele Psalmen gibt es in der Bibel? Auf jeden Fall mehr als 100. Ich lese zwei Verse aus 115. Psalm: „Warum sollen die Heiden sagen: Wo ist denn ihr Gott? Unser Gott ist im Himmel; er kann schaffen, was er will.“ Jetzt fragt man sich zurecht: In welcher Lage entstehen solche Worte? Es geht offenbar um zwei Arten von Gott: die Götter der Heiden und der Gott der Juden. Wie ist das so heute? Hans Küng hat mal gesagt: ob es jemals einen Weltfrieden geben wird, hängt davon ab, dass die Religionen dieser Welt Frieden schließen. Der große Ghandi, von der Bergpredigt Jesu inspiriert, träumte von einem von England befreiten Indien, in dem Muslime und Buddhisten friedlich zusammenleben. Nach seinem Tod kam es anders: sie trennten sich. Pakistan wurde muslimisch, Indien buddhistisch. Der Traum Ghandis bleibt. Und seit der Iran von Israel und den USA bombardiert wird, frage ich mich: Was ist der eigentliche Grund abseits aller vordergründigen Fragen von Atomprogramm und Regimewechsel? Ich meine, den Grund gefunden zu haben. Es ist ein moderner Religionskrieg: das Judentum in Israel, der Islam im Iran und das Christentum in den USA. Das Brisante daran aber ist, dass sich die extremen bzw. fanatischen Ausgaben der jeweiligen Religionen bekriegen: die israelische Regierung, das Regime im Iran und die Trumpregierung sind durchsetzt bzw. gesteuert von Rechtsauslegern ihrer Religion. Das macht das Ganze so bizarr. Bei jedem Krieg und auch bei diesem stellt sich dann die Frage: Welcher Gott siegt? Welcher Gott ist größer? Der Sieger hat den richtigen Gott. Er hat über die anderen Götter gesiegt. Das liegt dem Ganzen zugrunde. Das bessere Militär entscheidet, wer den richtigen Gott hat. Das ist der auch der Hintergrund der zwei Verse aus Psalm 115. Er stammt aus nachexilischer Zeit. Walter Strolz erzählt, was davor passiert ist: „Im Jahr 587 v.Chr. fielen babylonische Truppen in Jerusalem ein. Sie plünderten den Tempel, zerstörten die Stadt und verschleppten ihre Bewohner bis auf einen kleinen, arbeitsunfähigen Rest nach Babylon. Durch den Fall Jerusalems wurde der Jahwe-Glaube in eine schwere Krise gestürzt; sein religiöses Zentrum, der Tempel, bestand nicht mehr, und frühere Heilszusagen drohten in dieser Katastrophe ihre Gültigkeit zu verlieren. Unter den Deportierten breitete sich Mutlosigkeit und Resignation aus.“ In solch einer Situation wird man fast irre am eigenen Glauben und denkt, dass die Sieger einen fragen: „Wo ist denn euer Gott?“ Die Sieger fragen so aber nicht. Nur die Besiegten. Und nur sie können allmählich zu einer Glaubensgewissheit zurückfinden. Verrückterweise ist das Ergebnis nicht logisch, denn die Antwort heißt: Gott loben. Er kann machen, was er will. Da könnt ihr machen, was ihr wollt. Unser Gott, den ihr meint, besiegt zu haben, kann machen, was ER will. Das Loben Gottes hält Gott am Leben. Das Loben holt Gott, den Schöpfer, ins Diesseits. Nur Lebende können Gott loben. Die Toten in der „Tiefstille“ (Martin Buber) machen es nicht. Dass Tote Gott nicht loben, bedeutet, dass schon bei Lebzeiten tot ist, wer nicht einstimmt in sein Lob. In der lurianischen Kabbala heißt es: „Gott spricht: wenn ihr mich nicht bezeugt, so bin ich nicht.“ Ach ja! Es gibt 150 Psalmen und viele von ihnen sind Loblieder.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

The superior God
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Quiz question: How many psalms are there in the Bible? Definitely more than 100. I will read two verses from Psalm 115: „Why should the heathen say, ‚Where is their God? Our God is in heaven; he can do whatever he wants.“ Now one might rightly ask: In what situation do such words arise? Apparently, there are two kinds of God: the gods of the pagans and the God of the Jews. How is that today? Hans Küng once said that whether there will ever be world peace depends on the religions of this world making peace with each other. The great Gandhi, inspired by Jesus‘ Sermon on the Mount, dreamed of an India liberated from England, where Muslims and Buddhists would live together peacefully. After his death, things turned out differently: they separated. Pakistan became Muslim, India Buddhist. Gandhi’s dream remains. And since Iran has been bombed by Israel and the USA, I ask myself: what is the real reason behind all the superficial questions about nuclear programmes and regime change? I think I have found the reason. It is a modern religious war: Judaism in Israel, Islam in Iran and Christianity in the USA. The explosive thing about this, however, is that the extreme or fanatical versions of the respective religions are at war with each other: the Israeli government, the regime in Iran and the Trump administration are permeated or controlled by right-wing interpreters of their religion. That’s what makes the whole thing so bizarre. In every war, including this one, the question arises: Which god will prevail? Which god is greater? The victor has the right god. He has triumphed over the other gods. That is the basis of the whole thing. The better military decides who has the right god. That is also the background to the two verses from Psalm 115. It dates from the post-exilic period. Walter Strolz recounts what happened before that: „In 587 BC, Babylonian troops invaded Jerusalem. They plundered the temple, destroyed the city and deported its inhabitants to Babylon, except for a small remnant who were unable to work. The fall of Jerusalem plunged the faith in Yahweh into a serious crisis; its religious centre, the temple, no longer existed, and earlier promises of salvation threatened to lose their validity in this catastrophe. Despondency and resignation spread among the deportees. In such a situation, one almost loses faith in one’s own beliefs and thinks that the victors are asking, ‘Where is your God?’ But the victors do not ask this. Only the vanquished do. And only they can gradually find their way back to a certainty of faith. Crazy as it may seem, the result is not logical, because the answer is: praise God. He can do whatever he wants. You can do whatever you want. Our God, whom you think you have defeated, can do whatever HE wants. Praising God keeps God alive. Praise brings God, the Creator, into this world. Only the living can praise God. The dead in ‘deep silence’ (Martin Buber) do not do so. The fact that the dead do not praise God means that those who do not join in his praise are already dead during their lifetime. In Lurianic Kabbalah it says: ‘God says: if you do not bear witness to me, I am not.’ Oh yes! There are 150 psalms, and many of them are songs of praise.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

6.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

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Tout ou rien. L’un ou l’autre. Soit comme ça, soit pas du tout. On connaît ça. On l’a déjà vécu. Ce qui se trouve entre les deux, on appelle ça du demi-mesure. Soit tout, soit rien. Fais ce que tu fais de tout ton cœur. Il y a des situations dans la vie où un compromis ne mène à rien, mais signifie plutôt une impasse, un manque de conviction et une insatisfaction poussée à l’extrême. Surtout lorsque l’on est convaincu du bien-fondé d’une chose. On ne peut pas faire de compromis dans ce cas ! Cela affaiblirait la cause. Le compromis en tant qu’arme idéologique contre la clarté n’est pas valable. Quand je lis la Bible, et en particulier les passages sur Jésus, je suis conforté dans l’idée que les compromis sur des points essentiels de la vie sont malsains et répugnants. Un exemple. L’Évangile selon Luc raconte dans son chapitre 18 l’histoire d’un jeune homme qui vient voir Jésus. Il est riche, très riche. J’aime le fait qu’il s’intéresse à autre chose qu’aux taux de croissance et aux chiffres d’affaires élevés. En cela, il est un exemple brillant pour beaucoup de super-riches d’aujourd’hui. Il vient vers Jésus parce qu’il se rend compte que sa vie a besoin d’une valeur ajoutée. Il lui demande : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus rejette immédiatement la flatterie et enseigne au jeune homme que seul Dieu peut être appelé bon. Il lui explique ensuite ce qu’il doit faire. À savoir respecter les 10 commandements. Surprise ! Le jeune homme affirme les avoir tous respectés. Jésus reconnaît en ce jeune homme une personne qui s’efforce de mener une vie pieuse. Il fait tout pour y parvenir. Il ne suffit donc pas de respecter sagement les commandements et de penser que la vie éternelle nous attend. Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne. Jésus va jusqu’au bout. Il prend les choses au sérieux. Et il demande au jeune homme la chose la plus difficile que l’on puisse demander à une personne habituée au succès. Il lui dit : « Il te manque encore une chose. Vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi. » Pas de compromis. Pas de demi-mesure. Tout abandonner pour une nouvelle vie. Tout garder et continuer à mener la même vie. La réaction du jeune homme : il s’est attristé et s’en est allé. Il n’a pas pu le faire. Son attachement à la richesse était trop fort. La foi aurait été un risque, quelque chose de nouveau – la confiance. Il n’a pas pu s’y résoudre.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

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Alles oder nichts. Das oder das. Entweder so oder gar nicht. Das kennt man. Das hat man schon erlebt. Das, was dazwischen liegt, nennt man halbherzig. Entweder ganz oder gar nicht. Mach das, was du machst, aus vollem Herzen. Es gibt Situationen im Leben, in denen ein Kompromiss nicht weiterführt, sondern Stillstand bedeutet, Halbherzigkeit und die Unzufriedenheit auf die Spitze treibt. Vor allem dann, wenn man vom Sinn einer Sache überzeugt ist. Da kann man doch keinen Kompromiss machen! Dann ist die Sache verwässert. Der Kompromiss als ideologisches Kampfmittel gegen Klarheit taugt nicht. Wenn ich in die Bibel schaue und dort im Speziellen auf Jesus, dann werde ich darin bestärkt, dass Kompromisse an zentralen Punkten des Lebens faul sind und stinken. Ein Beispiel. Das Lukasevangelium erzählt im 18. Kapitel von einem jungen Mann, der zu Jesus kommt. Er ist reich, sehr reich. Mir gefällt an ihm, dass er sich auch noch für etwas anderes als Steigerungsraten und hohe Umsätze interessiert. Darin ist er vielen Superreichen der heutigen Zeit ein leuchtendes Vorbild. Er kommt zu Jesus, weil er merkt, dass sein Leben einen Mehrwert braucht. Er fragt ihn: „Guter Meister, was muss ich tun, damit ich das ewige Leben erbe?“ Jesus weist die Schmeichelei gleich mal von sich weg und belehrt den jungen Mann, dass nur Gott gut zu nennen sei. Dann legt er ihm vor, was er tun soll. Nämlich die 10 Gebote halten. Überraschung! Der junge Mann behauptet, sie allesamt befolgt zu haben. Jesus erkennt in diesem jungen Mann einen Menschen, der um ein gutes Glaubensleben bemüht ist. Er macht alles dafür. Es reicht also nicht, schön brav die Gebote einzuhalten und zu meinen, dann warte das ewige Leben auf einen. So nicht. Jesus geht aufs Ganze. Er macht ernst mit seiner Sache. Und mutet dem jungen Mann das Härteste zu, was man einem erfolgsverwöhnten Menschen zumuten kann. Er sagt zu ihm: „Eins fehlt dir noch. Verkaufe alles, was du hast, und gib´s den Armen, so wirst du einen Schatz im Himmel haben, und komm und folge mir nach.“ Keine Kompromisse. Kein Zwischending. Alles weg für ein neues Leben. Alles behalten und das alte Leben weiterführen. Die Reaktion des jungen Mannes: er wurde traurig und geht fort. Er konnte es nicht. Die Bindung an den Reichtum war zu stark. Glaube wäre für ein Wagnis gewesen, was Neues – Vertrauen. Er konnte es nicht übers Herz bringen.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

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All or nothing. This or that. Either this way or not at all. We all know this. We have all experienced it. Anything in between is called half-hearted. Either all or nothing. Do what you do with all your heart. There are situations in life where compromise does not lead anywhere, but instead means stagnation, half-heartedness and takes dissatisfaction to the extreme. Especially when you are convinced of the meaning of something. You can’t compromise on that! Then the whole thing is watered down. Compromise as an ideological weapon against clarity is useless. When I look at the Bible, and specifically at Jesus, I am reinforced in my belief that compromises on central issues in life are lazy and stink. An example. In chapter 18, the Gospel of Luke tells of a young man who comes to Jesus. He is rich, very rich. What I like about him is that he is also interested in something other than growth rates and high sales. In this respect, he is a shining example to many of today’s super-rich. He comes to Jesus because he realises that his life needs added value. He asks him, ‘Good Master, what must I do to inherit eternal life?’ Jesus immediately rejects the flattery and teaches the young man that only God can be called good. Then he tells him what he must do: keep the Ten Commandments. Surprise! The young man claims to have obeyed them all. Jesus recognises in this young man someone who is striving to live a good life of faith. He is doing everything he can to achieve this. So it is not enough to obediently keep the commandments and think that eternal life will then await you. Not like that. Jesus goes all out. He is serious about his cause. And he asks the young man to do the hardest thing that can be asked of a person spoiled by success. He says to him, ‘One thing you still lack. Sell everything you have and give it to the poor, and you will have treasure in heaven, and come and follow me.’ No compromises. No middle ground. Give up everything for a new life. Keep everything and continue your old life. The young man’s reaction: he became sad and walked away. He couldn’t do it. His attachment to his wealth was too strong. Faith would have been a risk, something new – trust. He couldn’t bring himself to do it.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

5.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscast.fm / Version écrite – Schriftversion – Script version

Entêté
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On dit que les négociations avec les dirigeants iraniens visant à mettre fin au programme nucléaire étaient sur le point d’aboutir. Et puis, les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre contre l’Iran. Et maintenant, nous sommes dans de beaux draps ! Je pense que le président américain voulait cette guerre, car il trouve qu’une issue diplomatique est trop molle et qu’il devrait peut-être faire l’une ou l’autre concession ou montrer de la bonne volonté. Mais pas Trump ! Pas Trump ! C’est pourquoi il faut se mobiliser très vite et bombarder sans attendre. Et les services secrets israéliens, les meilleurs au monde, ont déjà fait un excellent travail pendant des mois. Les cibles et les personnes à détruire étaient déjà prêtes. Une solution diplomatique n’était donc pas la bienvenue. Cela me rappelle une période critique dans l’État d’Israël au VIIe siècle avant Jésus-Christ. À l’époque déjà, le Proche-Orient était une poudrière et Israël était toujours pris en étau entre les grandes puissances que sont l’Égypte et l’Assyrie, la Babylonie et la Perse. Quand on est pris en étau, on devient vite inquiet. Et quand on est inquiet, on perd facilement la raison. Heureusement, il y avait le conseiller du roi et prophète Isaïe. Il a conseillé au roi de rester calme et de garder espoir. Le contraire, c’est de se précipiter, comme on le voit actuellement. En tout cas, cela ne vient pas du silence, du calme intérieur et de la prudence. Et une fois qu’on a frappé, on ne peut plus revenir en arrière. C’est fait, et les États-Unis vont peut-être vivre un nouveau traumatisme. Les traumatismes des guerres de Corée et du Vietnam ne suffisent-ils pas ? L’attaque contre l’Iran visait-elle en fait un autre objectif, à savoir affaiblir la Russie et la Chine ? La Chine n’entrerait jamais dans un conflit armé avec les États-Unis et la Russie n’en a pas les capacités. La Russie est liée à l’Ukraine. Est-ce concevable ? Quoi qu’il en soit, je m’oriente vers le calme et la tranquillité de Dieu. Il y a toujours ces paroles de Dieu qui ont exactement cet effet sur moi ou me renforcent. Comme aujourd’hui, ces paroles : « Écoute-moi, Jacob, et toi, Israël, que j’ai appelé : c’est moi, je suis le premier et aussi le dernier. Ma main a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux. J’appelle, et tout est là. » (Ésaïe 48,12-13) C’est ainsi lorsque Dieu parle. Mais qui l’écoute ? Qui l’entend ? Certainement pas le régime obstiné en Amérique. C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prenez soin de vous !

Verstockt
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Es heißt, dass die Gespräche mit der iranischen Führung zur Einstellung des Atomprogramms kurz vor dem Durchbruch standen. Und dann fängt Amerika zusammen mit Israel den Krieg mit dem Iran an. Jetzt haben wir den Salat! Ich glaube, der Präsident der USA wollte diesen Krieg, weil ihm ein diplomatisches Ergebnis zu weich ist und er vielleicht auch das eine oder andere Zugeständnis machen müsste, oder Entgegenkommen zeigen. Aber nicht Trump! Trump doch nicht! Deshalb ganz schnell Mobilmachen und drauflosbomben. Und der israelische Geheimnis, der beste der Welt, hat über Monate hinweg schon ganze Arbeit geleistet. Die zu zerstörenden Ziele und Menschen lagen schon bereit. Da kommt eine diplomatische Lösung nicht zupass. Mich erinnert das an eine kritische Zeit im Staat Israel im 7. Jahrhundert vor Christus. Damals schon war der Vordere Orient ein Pulverfass und Israel immer in der Klemme zwischen den Großmächten Ägypten und Assyrien, Babylonien und Persien. Ist man in der Klemme, wird man schnell unruhig. Und wenn man unruhig wird, verliert man leicht den Verstand. Da war es gut, dass es den Königsberater und Propheten Jesaja gab. Er riet dem König folgendes: Halte still und halte an der Hoffnung fest. Das Gegenteil davon ist das Drauflosschlagen wie wir es jetzt erleben. Aus der Stille, der inneren Ruhe und Besonnenheit kommt das jedenfalls nicht. Und wenn man mal zugeschlagen hat, kann man das nicht mehr zurücknehmen. Es ist passiert und möglicherweise erlebt Amerika ein neues Trauma. Reichen die Traumata des Korea- und Vietnamkriegs nicht? Wollte man gar mit dem Angriff auf den Iran gar ein anderes Ziel verfolgen, nämlich Russland und China schwächen? China würde niemals in einen bewaffneten Konflikt mit Amerika einsteigen und Russland hat die Kapazitäten gar nicht. Russland ist in der Ukraine gebunden. Ist das denkbar? Wie auch immer. Ich orientiere mich an der Ruhe und Stille Gottes. Immer wieder sind da diese Gottesworte, die genau das in mir bewirken bzw. bestärken. So wie heute diese Worte: „Höre mir zu, Jakob, und du, Israel, den ich berufen habe: Ich bin´s, ich bin der Erste und auch der Letzte. Meine Hand hat die Erde gegründet, und meine Rechte hat den Himmel ausgespannt. Ich rufe, und alles steht da.“ (Jesaja 48,12.13) So ist das, wenn Gott spricht. Doch wer hört auf ihn? Wer hört ihm zu? Das verstockte Regime in Amerika jedenfalls nicht. So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Stubborn
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It is said that talks with the Iranian leadership on ending the nuclear programme were on the verge of a breakthrough. And then America, together with Israel, starts a war with Iran. Now we’re in a fine mess! I believe the President of the United States wanted this war because a diplomatic solution is too soft for him and he might have to make one or two concessions or show goodwill. But not Trump! Not Trump! So it’s time to mobilise quickly and start bombing. And the Israeli secret service, the best in the world, has been doing a great job for months. The targets and people to be destroyed were already lined up. A diplomatic solution is not welcome. This reminds me of a critical time in the State of Israel in the 7th century BC. Even then, the Middle East was a powder keg and Israel was always caught between the great powers of Egypt and Assyria, Babylonia and Persia. When you’re caught in a tight spot, you quickly become restless. And when you become restless, it is easy to lose your mind. So it was good that there was the king’s advisor and prophet Isaiah. He advised the king as follows: Keep quiet and hold on to hope. The opposite of this is to lash out, as we are now experiencing. In any case, this does not come from silence, inner peace and prudence. And once you have struck, you cannot take it back. It has happened, and America may be experiencing a new trauma. Are the traumas of the Korean and Vietnam wars not enough? Was the attack on Iran intended to pursue a different goal, namely to weaken Russia and China? China would never enter into an armed conflict with America, and Russia does not have the capacity to do so. Russia is tied up in Ukraine. Is that conceivable? Whatever the case, I orient myself towards the peace and tranquillity of God. Again and again, there are these words of God that have exactly that effect on me or strengthen me. Like these words today: „Listen to me, Jacob, and you, Israel, whom I have called: I am the first and I am the last. My hand laid the foundations of the earth, and my right hand spread out the heavens. I call, and everything stands there.“ (Isaiah 48:12-13) That’s how it is when God speaks. But who listens to him? Who hears him? Certainly not the stubborn regime in America. That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe!

4.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion

Fais les choses correctement !
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Plus que jamais, je suis convaincu que les textes bibliques doivent être lus dans leur contexte. Je lis chaque matin les Losungen de Herrnhut. Il s’agit d’un verset de l’Ancien Man d’un verset du Nouveau Testament qui se réfèrent l’un à l’autre. Un de mes amis d’université, qui était pasteur chez les Herrnhut, m’a appris que les Losungen de Herrnhut tirent leur nom du fait que les textes bibliques pour chaque jour sont tirés au sort. Les décisions tirées au sort – y compris dans l’Ancien Testament – sont considérées comme sans compromis et non discutables. Elles ont l’aura d’une décision divine. Je découvre de plus en plus la faiblesse de ce système. C’est ce que je voudrais montrer aujourd’hui. Le verset biblique de l’Ancien Testament pour aujourd’hui est tiré du Psaume 37, verset 4. Il dit : « Fais de l’Éternel ta joie, et il te donnera ce que ton cœur désire. » C’est le verset 4 d’un psaume qui en compte 40. Si on ne le lit pas dans le contexte de l’ensemble du psaume, il en résulte une dynamique désastreuse, voire, je dirais, une dynamique qui peut mener à la dépression si l’on prend la foi au sérieux. Pourquoi ? Parce que si l’on ne prend que ce verset, il promet quelque chose qui ne se réalisera jamais. Se réjouir en Dieu – et en rien d’autre, me dis-je – c’est-à-dire se réjouir uniquement en Dieu. Si j’y parviens, que se passera-t-il alors ? Dieu me donnera alors ce que mon cœur désire. Je dois donc d’abord faire quelque chose que je ne peux pas faire, car le désir de Dieu seul ne peut et ne doit pas nier les désirs des choses matérielles : manger, boire, partir en vacances, faire du sport, avoir des relations sexuelles, chanter, danser, jouer aux cartes. Celui qui se prive de tout désir parce qu’il a tout désir pour Dieu devient malade, fou, desséché intérieurement. Quelle sorte de foi est-ce donc ? Et la deuxième affirmation n’est pas vraie non plus. Parce que je ne peux jamais y parvenir – tuer en moi tout désir autre que le désir pour Dieu –, je n’atteins pas non plus l’autre objectif : que Dieu me donne ce que mon cœur désire. Oui, qu’est-ce que cela peut bien être ? Je souhaite de tout mon cœur l’amour, gagner au loto, une nouvelle voiture, la paix et que l’AfD disparaisse. Mais comme je n’obtiendrai jamais cela, quelque chose d’extrêmement fatal se produit en moi : je dois tuer encore plus de désirs en moi afin que le désir de Dieu puisse augmenter à l’infini. Comprendre ce verset de cette manière et le considérer comme absolu n’a aucun sens. Je me demande qui protège les lecteurs quotidiens des Losungen contre de tels malentendus graves. Je voudrais y contribuer. Pas seulement aujourd’hui. Je reviens au psaume 37. Le verset 4 d’aujourd’hui est précédé d’une exhortation : ne t’irrite pas contre les méchants, ne t’envie pas les malfaiteurs. Car ils se faneront bientôt comme l’herbe, et comme la verdure, ils se flétriront. Espère en l’Éternel et fais le bien, demeure dans le pays et cultive la justice. Aime l’Éternel, et il te donnera ce que ton cœur désire. La parole du jour est précédée d’une action qui repose sur le lâcher-prise : lâcher prise sur l’indignation et l’envie, aussi justifiées soient-elles. L’indignation et l’envie empoisonnent l’intérieur. Remplis ensuite cet espace libre d’espoir en Dieu, de fermeté au lieu de fuite, et fais tes choses calmement et honnêtement. Voilà pour cela. Tu te demandes peut-être maintenant : que dois-je faire si je lis les versets quotidiens ? Je te réponds : laisse tomber et lis un livre biblique dans son contexte. Si tu veux continuer à lire les versets quotidiens, ouvre la Bible et lis le verset biblique dans son contexte. Ou bien continue simplement à m’écouter ou lis mon interprétation sur ma page d’accueil ewald-implus.de sous « Journal ».
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi !

Mach´s richtig!
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Mehr denn je bin ich davon überzeugt, dass biblische Texte im Zusammenhang gelesen werden müssen. Ich lese jeden morgen die Herrnhuter Losungen. Das ist jeweils ein Bibelvers aus dem Alten und ein Bibelvers aus dem Neuen Testament, die sich inhaltlich aufeinander beziehen. Von einem Studienfreund von mir, der bei den Herrnhutern Pfarrer war, weiß ich, dass die Herrnhuter Losungen ihrem Namen dadurch gerecht werden, dass die Bibeltexte für jeden Tag wie Lose gezogen werden. Losentscheide – auch im Alten Testament – gelten als kompromisslos und nicht diskutabel. Sie haben den Nimbus eines Gottesentscheids. Mehr und mehr entdecke ich die Schwäche dieser Systematik. Das möchte ich heute zeigen. Der Bibelvers aus dem Alten Testament für heute kommt aus Psalm 37 Vers 4. Er lautet: „Habe deine Lust am Herrn; der wird dir geben, was dein Herz wünscht.“ Es ist Vers von insgesamt 40 des Psalms 37. Liest man ihn nicht im Zusammenhang des gesamten Psalms entsteht eine heillose Dynamik, ja ich möchte sagen, eine Dynamik, die in die Depression führen kann, wenn man den Glauben ernstnimmt. Warum? Weil hier – nimmt man nur diesen Vers – etwas versprochen wird, was niemals in Erfüllung gehen wird. Lust haben an Gott – und an sonst nichts?, frage ich mich – also – allein alle Lust an Gott haben. Erfülle ich das, was passiert dann? Dann gibt mir Gott, was mein Herz wünscht. Also muss ich erst etwas machen, was ich gar nicht kann, weil Lust allein an Gott nicht die Lüste an weltlichen Dingen negieren kann und darf: Essen, Trinken, Urlaub, Sport, Sex, Singen, Tanzen, Karten spielen. Wer sich alle Lust verbietet, weil er alle Lust an Gott hat, wird krank, irre, innerlich ausgetrocknet. Was soll das für ein Glaube sein? Und das zweite stimmt dann eben auch nicht. Weil ich das nie erreichen kann – alles in mir außer Lust an Gott alle andere Lust in mir abtöten – erreiche ich auch das andere nicht: dass Gott mir gibt, was mein Herz wünscht. Ja, was soll das denn sein? Ich wünsche mir von Herzen Liebe, einen Lottogewinn, ein neues Auto, Frieden und dass die AfD verschwindet. Da ich das aber nie bekommen werde, passiert in mir etwas extrem Fatales: ich muss noch mehr in mir an Lüsten abtöten, damit die Lust an Gott sich ins Unermessliche steigern kann. Diesen einen Vers so verstehen und absolut setzen, macht keinen Sinn. Wer, frage ich mich, schützt die täglichen Losungsleser vor solchen gravierenden Missverständnissen? Ich möchte meinen Teil dazu beitragen. Nicht nur heute. Ich kehre zurück zum Psalm 37. Dem heutigen Vers 4 geht ein Aufforderung voraus: Entrüste dich nicht über die Bösen, sei nicht neidisch auf die Übeltäter. Denn wie das Gras werden sie bald verdorren, und wie das grüne Kraut werden sie verwelken. Hoffe auf den Herrn und gut Gutes, bleibe im Land und ernähre ich ehrlich. Habe deine Lust am Herrn; der wird dir geben, was dein Herz wünscht. Der heutigen Losung geht ein eigenes Tun voraus, dem ein Loslassen zugrunde liegt: die Empörung und den Neid loslassen, so berechtigt sie sein mögen. Empörung und Neid vergiften das Innere. Diesen Freiraum dann füllen mit Hoffnung auf Gott, mit Standhaftigkeit statt Weglaufen und ruhig und ehrlich seine Dinge tun. So weit dazu. Jetzt fragst du dich vielleicht: Was soll ich denn machen, wenn ich täglich die Losungen lese? Ich sage dir: Lass es bleiben und lies ein biblisches Buch im Zusammenhang. Wenn du die Losungen weiterhin lesen willst, schlage die Bibel auf und lies den Bibelvers im Kontext. Oder du hörst mir einfach weiter zu oder liest meine Auslegung auf meiner Homepage ewald-implus.de auf „Tagebuch“.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Do it right!
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More than ever, I am convinced that biblical texts must be read in context. Every morning I read the Herrnhut Watchwords. These are a Bible verse from the Old Testament and a Bible verse from the New Testament that relate to each other in terms of content. I know from a friend of mine who studied with me and was a pastor with the Herrnhut community that the Herrnhut Watchwords live up to their name in that the Bible texts for each day are drawn like lots. Decisions made by lot – even in the Old Testament – are considered uncompromising and non-negotiable. They have the aura of a divine decision. More and more, I am discovering the weakness of this system. I would like to demonstrate that today. Today’s Bible verse from the Old Testament comes from Psalm 37, verse 4. It reads: ‘Delight yourself in the Lord, and he will give you the desires of your heart.’ It is verse 4 of a total of 40 verses in Psalm 37. If you don’t read it in the context of the entire psalm, it creates a disastrous dynamic, indeed, I would say, a dynamic that can lead to depression if you take faith seriously. Why? Because here – if you take only this verse – something is promised that will never come true. Take delight in God – and in nothing else, I ask myself – so – take delight only in God. If I fulfil this, what will happen then? Then God will give me what my heart desires. So first I have to do something that I cannot do, because desire for God alone cannot and must not negate the desires for worldly things: eating, drinking, holidays, sport, sex, singing, dancing, playing cards. Anyone who denies themselves all desire because they desire only God will become ill, insane, and dried up inside. What kind of faith is that? And the second part is also not true. Because I can never achieve that – killing all desire in me except desire for God – I also cannot achieve the other part: that God will give me what my heart desires. Yes, what is that supposed to be? I wish with all my heart for love, a lottery win, a new car, peace and for the AfD to disappear. But since I will never get that, something extremely fatal happens inside me: I have to kill even more desires within myself so that my desire for God can increase immeasurably. Understanding this one verse in this way and making it absolute makes no sense. Who, I ask myself, protects the daily readers of the Watchword from such serious misunderstandings? I would like to do my part. Not only today. I return to Psalm 37. Today’s verse 4 is preceded by an exhortation: Do not fret because of evil men, be not envious of those who do wrong. For they will soon wither like grass, and like green herbs they will fade away. Hope in the Lord and do good; dwell in the land and feed on its riches. Delight yourself in the Lord, and he will give you the desires of your heart. Today’s watchword is preceded by an action based on letting go: letting go of indignation and envy, however justified they may be. Indignation and envy poison the soul. Fill this space with hope in God, with steadfastness instead of running away, and do your work calmly and honestly. So much for that. Now you may ask yourself: What should I do when I read the daily watchwords? I say to you: Leave it alone and read a book of the Bible in context. If you want to continue reading the daily devotionals, open the Bible and read the Bible verse in context. Or you can simply continue listening to me or read my interpretation on my homepage ewald-implus.de under ‘Diary’.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

3.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion

Baptisé
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Personne n’avait encore fait cela avant lui. Il fallait d’abord avoir l’idée. Je parle de Jean. Il était apparenté à Jésus. Sa mère s’appelait Élisabeth et son père Zacharie. Marie, la mère de Jésus, a rendu visite à sa cousine Élisabeth alors qu’elle était enceinte. Je le constate aussi ici, à Bahlingen: les femmes enceintes se donnent rendez-vous, discutent entre elles, se comprennent et s’entraident. Une sage-femme habite non loin de chez moi. Je l’ai croisée tout à l’heure, alors que je me promenais avec Lucie, en compagnie de son chien. Je me suis dit : quelle profession responsable que d’aider une femme enceinte à mettre son enfant au monde. Respect ! Je crois qu’aucun homme ne s’est encore aventuré dans ce domaine. Les sages-femmes doivent rester des sages-femmes! Les hommes doivent faire autre chose. Je m’égare. Bon! Jésus et Jean se connaissaient depuis le ventre de leur mère. On n’entend plus parler d’eux pendant longtemps. De Jean, en tout cas. De Jésus, on sait seulement où, quand et dans quelles circonstances il est né. Parmi les quatre évangiles, seuls Matthieu et Luc en parlent, et de manière très différente. Et soudain, la caméra zoome sur Jean. Nous apprenons qu’à l’âge d’environ 30 ans, il a trouvé refuge au bord du Jourdain. Il est devenu prophète. Son message est clair : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche! » (Matthieu 3,2) Jean a attiré les foules. C’est lui qui a inventé ce que nous appelons le baptême. C’est un fait. Le baptême de Jean diffère des ablutions religieuses habituelles sur un point décisif : lors du baptême, une personne est immergée par un baptiseur, tandis que lors des ablutions religieuses, ce sont les personnes elles-mêmes qui le font. Parmi les foules qui affluent vers Jean, se trouve un jour Jésus. Les deux hommes, qui s’étaient déjà rencontrés avant leur naissance, se retrouvent maintenant à l’âge adulte. Jésus veut être baptisé par Jean. Jean reconnaît Jésus comme le Messie et dit : « Ce n’est pas toi qui me baptises, mais moi qui te baptise. » Jésus répond : « Il le faut! » Et c’est ainsi que Jésus, par le baptême, devient l’un des milliers de personnes qui ont été baptisées par Jean avant et après lui. Par le baptême, Jésus a approuvé Jean et fait sien son message. Le retour vers Dieu était également un élément central de la prédication de Jésus. Et parce que Jésus s’est soumis au baptême, la communauté primitive et les Églises qui lui ont succédé ont adopté le baptême. Le baptême est donc plus qu’une belle expérience. C’est une immersion dans l’alliance de Dieu. C’est dire oui à un événement religieux unique, qui remonte uniquement à Jean et que Jésus a revendiqué pour lui-même.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

Getauft
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Das hat noch keiner vor ihm gemacht. Auf die Idee muss man erst mal kommen. Ich spreche von Johannes. Er war mit Jesus verwandt. Seine Mutter hieß Elisabeth und sein Vater Zarachias. Maria, die Mutter Jesu, hat hochschwanger ihre Base Elisabeth besucht. Ich sehe das auch hier in Bahlingen: Schwangere verabreden sich, reden miteinander, verstehen sich und helfen sich weiter. Nicht weit von mir wohnt eine Hebamme. Sie ist mir vorhin, als mit Lucie unterwegs war, mit ihrem Hund begegnet. Ich musste denken: was ist das doch ein verantwortungsvoller Beruf, einer schwangeren Frau zu helfen, ihr Kind auf die Welt zu bringen. Respekt! Ich glaube, in diese Domäne hat sich noch kein Mann hineingewagt. Hebamme muss Hebamme bleiben! Männer sollen was anderes machen. Ich bin abgeschweift. Also! Jesus und Johannes kannten sich von Mutterleib an. Lange hört man nichts mehr von beiden. Von Johannes sowieso nicht. Von Jesus nur, wo, wann und unter welchen Umständen er geboren wurde. Von den vier Evangelien machen das nur Matthäus und Lukas und das auf sehr unterschiedliche Weise. Und auf einmal zoomt die Kamera auf Johannes. Wir erfahren, dass er als ca. 30-Jähriger seinen Aufenthaltsort am Jordan gefunden hat. Er ist zum Prophet geworden. Seine Botschaft ist eindeutig: „Kehrt um! Denn nahe gekommen ist das Himmelreich!“ (Matthäus 3,2) Johannes hat die Massen angezogen. Er war es, der das, was wir Taufe nennen, erfunden hat. Das ist tatsächlich. Die Taufe des Johannes unterscheidet sich von den gewohnten religiösen Waschungen an einem entscheidenden Punkt: bei der Taufe wird ein Mensch von einem Täufer untergetaucht, bei den religiösen Waschungen machen das die Menschen selber. Unter den Massen, die zu Johannes strömen, ist eines Tages auch Jesus. Die zwei, die sich vorgeburtlich schon begegnen waren, treffen sich jetzt als erwachsene Männer. Jesus will von Johannes getauft werden. Johannes erkennt Jesus als den Messias und sagt: „Nicht du von mir, sondern ich durch dich.“ Jesus: „Es muss sein!“ Und so wird Jesus durch die Taufe einer von vielen Tausenden, die vor ihm und nach ihm von Johannes getauft wurden. Mit der Taufe stimmte Jesus Johannes zu, machte sich seine Botschaft zu eigen. Umkehr zu Gott war auch ein Strang in der Verkündigung Jesu. Und weil Jesus sich unter die Taufe stellte, hat die Urgemeinde und deren Folge die Kirchen die Taufe übernommen. Eine Taufe ist also mehr als ein schönes Erlebnis. Es ist Hineintauchen in den Bund Gottes. Ein Ja-Sagen zu einem einmaligen religiösen Ereignis, das einzig und allein auf Johannes zurückgeht und das Jesus für sich in Anspruch nahm.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

Baptised
Welcome to daily basic. Here you will find spiritual inspiration for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
No one has ever done this before. You have to come up with the idea first. I am talking about John. He was related to Jesus. His mother’s name was Elizabeth and his father’s name was Zacharias. Mary, the mother of Jesus, visited her cousin Elizabeth when she was heavily pregnant. I see this here in Bahlingen too: pregnant women make plans, talk to each other, understand each other and help each other. A midwife lives not far from me. I met her earlier when I was out walking with Lucie and her dog. I couldn’t help thinking: what a responsible job it is to help a pregnant woman bring her child into the world. Respect! I don’t think any man has ventured into this domain yet. Midwives must remain midwives! Men should do something else. I digress. So! Jesus and John knew each other from the womb. For a long time, we hear nothing more about either of them. Certainly not about John. About Jesus, only where, when and under what circumstances he was born. Of the four Gospels, only Matthew and Luke mention this, and in very different ways. And suddenly the camera zooms in on John. We learn that he found his place of residence on the Jordan River at around the age of 30. He became a prophet. His message is clear: ‘Repent, for the kingdom of heaven is near!’ (Matthew 3:2) John attracted the masses. It was he who invented what we call baptism. That is a fact. John’s baptism differs from the usual religious ablutions in one crucial point: in baptism, a person is immersed by a baptiser, whereas in religious ablutions, people do this themselves. Among the crowds flocking to John is Jesus. The two, who had already met before birth, now meet as adult men. Jesus wants to be baptised by John. John recognises Jesus as the Messiah and says, ‘Not you from me, but I through you.’ Jesus: ‘It must be!’ And so, through baptism, Jesus becomes one of many thousands who were baptised by John before and after him. With his baptism, Jesus agreed with John and made his message his own. Repentance to God was also a strand in Jesus‘ preaching. And because Jesus submitted himself to baptism, the early church and its successors, the churches, adopted baptism. Baptism is therefore more than just a beautiful experience. It is immersion into God’s covenant. It is saying yes to a unique religious event that goes back solely to John and which Jesus claimed for himself.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!

2.3.26

En question
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une impulsion spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Jusqu’à présent, j’associe le psaume 22 au Vendredi saint. Jésus, suspendu à la croix entre ciel et terre, proche de la mort, ne trouve plus ses propres mots. Il en emprunte, s’appuie sur eux comme quelqu’un qui a besoin d’aide. Il y a encore quelque chose à dire. Il y a encore quelque chose à crier dans ce monde froid. Jésus n’est pas mort sur la croix comme un échec. Il n’est pas mort. Il a été tué. Il est mort comme quelqu’un qui n’était pas compris. Cela l’a rendu muet, mais pas sans voix. Il peut arriver que l’on soit catapulté dans des situations où l’on ne sait plus ce qui va se passer. On ne trouve pas les mots pour exprimer ce qui est brisé en nous. À l’intérieur, c’est beaucoup trop bruyant et chaotique. Plus rien ne va. Il manque le calme nécessaire pour une mélodie. Alors, seule une aide extérieure peut nous sauver. Jésus était quelqu’un qui vivait ici et maintenant – et cela depuis un autre monde. Lui qui était la Parole, la Parole issue du cœur de Dieu, a trouvé les mots d’une foi ancienne. Comme je l’ai dit, Jésus a laissé une empreinte lors du jour le plus sombre de sa vie. Il existe des mots pour décrire ce qu’ils te font subir. Il a crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est par ces mots que commence le psaume 22 et c’est par ces mots que s’achève la vie de Jésus. Ceux qui continuent de penser pouvoir célébrer la naissance de Jésus avec faste et gloire, guirlandes lumineuses et stands de vin chaud, devront reconnaître que la croix n’était pas loin de la crèche de Bethléem. Les mots que l’enfant Jésus devra crier à la fin de sa vie sur la croix ont déjà été criés des dizaines de fois auparavant – par d’autres dans des situations comparables. Jésus s’inscrit dans le chant funèbre des torturés et des incompris. Le signe qu’il a laissé est un exemple pour nous : la vie avec Dieu ne s’achève pas lorsque tout le monde parle contre nous. La vie avec Dieu demeure dans la parole tranquille lorsque tout le monde hurle. La parole demeure. Pourquoi, mon Dieu, m’as-tu abandonné ? Jésus a mis toute sa douleur, physique et spirituelle, dans ces paroles anciennes. Le Vendredi saint de Jésus et les vendredis saints de ce monde ne seront jamais entièrement compris et appréhendés. Ils restent un mystère de l’humanité. Mais le psaume 22 nous enseigne aussi une chose. Jusqu’au verset 19, il n’est que pure complainte. À partir du verset 20, il n’est plus qu’une supplication. « Mais toi, Seigneur, ne t’éloigne pas ; ma force, hâte-toi de me venir en aide ! » Et – difficile à croire – il trouve le chemin vers un événement futur global : « Tous les confins de la terre se souviendront et se tourneront vers le Seigneur. » Cela ressemble à une révélation. Au chapitre 21, il est dit : « Et Dieu habitera parmi eux, et ils seront ses peuples, et lui-même sera leur Dieu. » Et la première chose que Dieu fera alors, c’est qu’il essuiera chaque larme. Et je crois qu’il commencera par son Fils.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !

In Frage
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Mit dem Psalm 22 verbinde ich bislang den Karfreitag. Jesus, am Kreuz hängend zwischen Himmel und Erde, dem Tod nahe, findet er keine eigenen Worte mehr. Er leiht sich welche aus, lehnt sich an sie wie einer, dem geholfen werden will. Es gibt noch was zu sagen. Es gibt noch was hinauszuschreien in die kalte Welt. Jesus ist nicht als Gescheiterter am Kreuz verreckt. Er ist nicht gestorben. Er wurde gestorben. Er starb als Nicht-Verstandener. Das machte ihn stumm, aber nicht wortlos. Es kann sein, dass man in Situationen hineinkatapultiert wird, und nicht mehr weiß, was werden soll. Man findet für das, was in seinem zerbrochen ist, keine Worte. Da drin ist es viel zu laut und chaotisch. Nichts stimmt mehr. Es fehlt die Ruhe für eine Melodie. Dann hilft nur noch etwas von außen. Jesus war einer, der im Hier und Heute lebte – und das von einer anderen Welt her. Der das Wort war, das Wort aus Gottes Herzen, fand Worte einer früheren Glaubens. Wie gesagt! Jesus hat am schwärzesten Tag seines Lebens ein Zeichen gesetzt. Es gibt Worte für das, was sie dir antun. Er schrie hinaus: „Mein Gott, mein Gott, warum hast du mich verlassen?“ Mit diesen Worten beginnt der 22. Psalm und mit diesen Worten endet das Leben Jesu. Wer nach wie vor meint, die Geburt Jesu mit Glanz und Gloria, Lichterketten und Glühweinständen feiern zu können, wird erkennen müssen, dass das Kreuz nicht weit weg stand von der Krippe in Bethlehem. Die Worte, die der Säugling Jesus am Ende seines Lebens am Kreuz wird schreien müssen, sind da schon längst zigfach geschrien worden – von anderen in vergleichbaren Situationen. Jesus reiht sich ein in das Klagelied der Weggefolterten und Nichtverstandenen. Das Zeichen, das er setzte, ist unser ein Vorbild: das Leben mit Gott endet nicht, wenn alle gegen uns sprechen. Das Leben mit Gott bleibt im ruhigen Wort, wenn alle grölen. Das Wort bleibt. Warum, mein Gott, hast du mich verlassen? In diese alten Worte legte sich Jesus mit seinem Schmerz, dem körperlichen und dem seelischen. Der Karfreitag Jesu und die Karfreitage dieser Welt werden niemals in Gänze erschlossen und verstanden werden. Sie bleiben ein Geheimnis des Menschlichen. Eines lehrt der Psalm 22 aber auch. Bis Vers 19 ist er reine Klage. Ab Vers 20 ist er nur noch Bitte. „Aber du, Herr, sei nicht fern; meine Stärke, eile mir zu helfen!“ Und – kaum zu glauben – er findet hin zu einem globalen Zukunftsereignis: „Es werden gedenken und sich zum Herrn bekennen aller Welt Enden.“ Das klingt nach Offenbarung. Dort heißt es in Kapitel 21: „Und Gott wird bei ihnen wohnen und sie werden seine Völker sein und er selbst wird ihr Gott sein.“ Und das erste, was Gott dann machen wird: er wird jede einzelne Träne abwischen. Und ich glaube, er fängt bei seinem Sohn damit an.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!

In question
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual impulse for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
I have always associated Psalm 22 with Good Friday. Jesus, hanging on the cross between heaven and earth, close to death, can no longer find his own words. He borrows some, leaning on them like someone who wants to be helped. There is still something to say. There is still something to shout out into the cold world. Jesus did not die on the cross as a failure. He did not die. He was killed. He died as someone who was not understood. That made him mute, but not speechless. It can happen that you are catapulted into situations and no longer know what to do. You cannot find words for what is broken inside you. It is far too loud and chaotic in there. Nothing is right anymore. There is no peace for a melody. Then only something from outside can help. Jesus was someone who lived in the here and now – and that from another world. He who was the Word, the Word from God’s heart, found words of an earlier faith. As I said, Jesus set an example on the darkest day of his life. There are words for what they are doing to you. He cried out, ‘My God, my God, why have you forsaken me?’ These words begin Psalm 22 and these words end the life of Jesus. Those who still think they can celebrate the birth of Jesus with pomp and glory, fairy lights and mulled wine stands will have to realise that the cross was not far from the manger in Bethlehem. The words that the infant Jesus will have to cry out at the end of his life on the cross have already been cried out countless times – by others in similar situations. Jesus joins the lament of those who have been tortured and misunderstood. The example he set is a model for us: life with God does not end when everyone speaks against us. Life with God remains in the quiet word when everyone is shouting. The word remains. Why, my God, have you forsaken me? Jesus laid his pain, both physical and spiritual, into these ancient words. Jesus‘ Good Friday and the Good Fridays of this world will never be fully understood. They remain a mystery of humanity. But Psalm 22 also teaches us something. Up to verse 19, it is pure lament. From verse 20 onwards, it is only a plea. ‘But you, Lord, do not be far away; my strength, hurry to help me!’ And – hard to believe – he finds his way to a global future event: ‘All the ends of the world shall remember and confess to the Lord.’ That sounds like Revelation. In chapter 21, it says: ‘And God will dwell with them, and they shall be his people, and he himself shall be their God.’ And the first thing God will do then is wipe away every single tear. And I believe he will start with his Son.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe!

1.3.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion

Être juste
Bienvenue chez daily-basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve. Aujourd’hui, c’est dimanche, avec un texte tiré de la lettre de Paul à la communauté de Rome, chapitre 5, versets 1 à 5 :
Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; par lui, nous avons aussi accès par la foi à cette grâce dans laquelle nous sommes établis, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire future que Dieu nous donnera. Mais non seulement cela, nous nous glorifions aussi dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience la vérification, la vérification l’espérance, et l’espérance ne nous déçoit point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
Il a été remis à sa place. Il ne pouvait plus faire ce qu’il voulait. Il a appris à craindre Dieu et a dû trembler pour sa vie. Dieu a interrompu sa carrière. Il l’a rendu aveugle. C’est alors qu’il a commencé à aimer Dieu. Il a vu en lui son Créateur, l’a reconnu comme son Seigneur et a commencé à l’honorer comme son Sauveur. Dans l’obscurité de sa vie, il s’est enflammé pour Dieu. Celui-ci l’a arrêté, saisi, a brisé son orgueil et l’a relevé avec miséricorde. Il a appris à attendre et à être patient. Dieu l’a rendu juste. Pour lui, il a parcouru le monde pendant 24 ans et a apporté la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux peuples qui vivaient dans l’actuelle Turquie, la Grèce, la Crète et la Syrie. Il s’est présenté publiquement pour lui, a été raillé, battu et emprisonné. Il a fait naufrage pour son grand amour Jésus-Christ, a résolu des conflits et, parce qu’il n’avait pas d’autre choix, s’est séparé de son ami Barnabas. Ce n’était pas tout ce que Saul, également appelé Paul = le petit, a vécu avec Dieu et pour Dieu. Mais c’était l’essentiel. Le plus important ?, objectera peut-être l’un ou l’autre. Et je pourrais comprendre que ce ne soit pas seulement une objection, mais une critique, voire une indignation sous la forme d’une question : quoi ? L’expérience décisive avec Dieu serait qu’il me remette à ma place ? Que je ne puisse plus faire ce que je veux ? Que je doive craindre Dieu et même trembler pour ma propre vie ? Que ma vie prenne une autre direction que celle qu’elle avait jusqu’à présent ? Qu’il me rende malade ? Est-ce là l’expérience décisive avec Dieu ?
Je pourrais très bien comprendre une telle objection, une telle critique, voire une telle indignation. Car après tout, il ne s’agit pas ici d’un jeu d’enfant, mais de la rencontre avec le Dieu vivant et de l’expérience avec lui. Le mot allemand « Gott » (Dieu) a pour racine le mot « gut » (bon). On pourrait en conclure que tout ce qui a trait à Dieu doit être bon – bon pour moi. C’est vrai, et ce n’est pas vrai. Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Qu’est-ce qui me fait du bien ? Faire l’expérience de Dieu signifie que je me sens bien… Mais qu’est-ce que ce bien-être ? Se pourrait-il que nous entendions par là le bonheur ? Une satisfaction intérieure et une plénitude extérieure ? Une sécurité inébranlable en toutes choses et en toutes circonstances ? Une sérénité qui s’attend à tout, sauf au pire ? Un optimisme qui nous permet de tout surmonter, même le pire ?
C’est ce que nous pensons quand nous parlons de bonnes expériences avec Dieu. Mais je suis chargé de dire autre chose dans le contexte du texte de la prédication d’aujourd’hui, qui traite des épreuves, de la patience et de l’épreuve, c’est-à-dire des expériences limites de la vie. Je dois donc faire remarquer que le fait d’être heureux n’est pas nécessairement une expérience avec Dieu ; que tout va bien pour quelqu’un n’est pas non plus une expérience avec Dieu ; que quelqu’un réussit tout n’est pas non plus une expérience avec Dieu ; que quelqu’un se sent bien, est satisfait et a tout ce qu’il veut n’est pas non plus une expérience avec Dieu. Même un sentiment formidable, au plus profond de soi, n’est pas nécessairement une expérience avec Dieu. Certains me contrediront peut-être. Alors nous devrions tous deux écouter les paroles de Paul : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. »
Nous pourrions mal comprendre dès le début. À savoir que, parce que nous croyons, nous sommes justes devant Dieu. Mais non ! Si c’était le cas, nous serions là où nous n’avons pas de patrie. Nous serions arrivés à nous-mêmes. Nous serions prisonniers de la misère de devoir nous racheter nous-mêmes, ce que nous ferions mieux de ne pas faire, car nous ne pouvons pas nous libérer nous-mêmes de la plupart des choses qui nous égarent. Non ! Ce n’est pas parce que nous croyons que nous sommes justes devant Dieu, mais parce que, dans notre faiblesse, nous tendons vers ce qui nous soutient, nous protège, nous bénit et nous endure. Parce que nous remarquons que nous ne pouvons pas faire autrement que de tendre vers quelque chose d’autre qui nous soutient, nous protège, nous bénit et nous endure, car nous ne pouvons pas nous soutenir, nous protéger, nous bénir et nous endurer nous-mêmes.
Parce que tout en nous peut être une illusion – chaque bonheur, chaque succès, chaque droit obtenu et conservé, chaque sentiment, toute santé – nous nous accrochons à l’ancre dans l’éternité de Dieu qui nous soutient. C’est cela, la foi. La conscience que je peux, que j’ai le droit et que je dois m’accrocher à Dieu en toutes choses et sans cesse, pour mon propre salut.
C’est ainsi que nous sommes justes devant Dieu. En tant qu’êtres humains qui comptent sur lui. En tant qu’êtres humains qui sont ce qu’ils sont par sa grâce et qui vivent dans l’attente du royaume de Dieu à venir. En tant qu’êtres humains qui croient en lui et qui, par cette foi, ont la paix avec Dieu et avec eux-mêmes. Dans cet ordre. Cette paix est différente du sentiment de satiété après un repas copieux et d’un revenu assuré. La paix avec Dieu signifie qu’il n’y a plus de guerre d’ego entre LUI et moi. Je reconnais qu’il est mon créateur et que je suis sa créature. La relation entre LUI et moi a été rétablie, rendue saine et entière par l’œuvre du Christ. Je laisse Dieu être Dieu et je m’accepte en tant qu’être humain. « Laisse faire ! », j’entends Dieu me dire. Je ne veux donc pas être plus que ce qui m’est destiné. Ce n’est pas peu. Mais je suis tenté de vouloir en faire plus que ce que Dieu souhaite et que je peux supporter, et alors – alors il se peut que Dieu ne comprenne plus la plaisanterie et qu’il me fasse ressentir sa colère, l’autre variante de son amour.
Si cet ordre est bouleversé – si Dieu n’est plus Dieu et que je veux être plus que ce qui m’est destiné –, il se peut, oui, il est certain que Dieu me remettra à ma place ; il se peut, oui, il est certain qu’il ne me laissera pas continuer comme avant ; il se peut, oui, il se faudra qu’il donne une autre direction à ma vie ; il se peut, oui, il se faudra qu’il m’ouvre les yeux, comme à Saul, le petit homme, sur une nouvelle vie à laquelle il m’a destiné. Même les carrières dans l’Église ne sont pas toujours du goût de Dieu. Il se peut, oui, il se faudra qu’il me montre son amour précisément à travers cela.
Après coup, après la naissance dans la nouvelle vie, nous dirons : « Au début, je ne comprenais pas comment Dieu pouvait me faire cela. J’ai soupiré, murmuré, plaint, douté. J’ai failli sombrer dans ma misère et j’étais déchiré intérieurement. Mais à la fin, j’ai compris : si je veux vivre avec Dieu, cela signifie aussi être jeté à terre par lui, mais ne pas être rejeté. »
Les paroles du texte de la prédication d’aujourd’hui n’ont pas non plus été écrites dans une situation difficile. Paul a écrit cette lettre vers la fin de sa vie. Ce sont des paroles autobiographiques, des connaissances acquises à travers son expérience avec Dieu. Paul dit : « Réfléchissez-y. Il se peut que vous arriviez à une autre conclusion. Mais réfléchissez à ce qu’est le résumé de ma vie : l’adversité engendre la patience, la patience engendre l’épreuve, l’épreuve engendre l’espérance, et l’espérance ne déçoit pas… » Et dans tout cela, il a reconnu une chose : je sais que rien ne peut me séparer de l’amour de Dieu. C’est peut-être la chose la plus importante à reconnaître.
C’est tout pour aujourd’hui. Profitez bien de votre dimanche et prenez soin de vous !

Recht sein
Willkommen bei daily-basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird. Heute ist Sonntag mit einem Text aus dem Brief des Paulus an die Gemeinde in Rom Kapitel 5 die Verse 1-5:
Da wir nun gerecht geworden sind durch den Glauben, haben wir Frieden mit Gott durch unsern Herrn Jesus Christus; durch ihn haben wir auch den Zugang im Glauben zu dieser Gnade, in der wir stehen, und rühmen uns der Hoffnung der zukünftigen Herrlichkeit, die Gott geben wird. Nicht allein aber das, sondern wir rühmen uns auch der Bedrängnisse, weil wir wissen, daß Bedrängnis Geduld bringt, Geduld aber Bewährung, Bewährung aber Hoffnung Hoffnung aber läßt nicht zuschanden werden; denn die Liebe Gottes ist ausgegossen in unsre Herzen durch den heiligen Geist, der uns gegeben ist.
er wurde in seine Schranken gewiesen. Er konnte nicht mehr machen, was er wollte. Er hat Gott fürchten gelernt und musste um sein Leben zittern. Gott hat seine Laufbahn abgebrochen. Er hat ihn erblinden lassen. Da fing er an, Gott zu lieben. Da sah er in ihm seinen Schöpfer, erkannte ihn an als seinen Herrn und begann ihn als seinen Erlöser zu ehren. In der Dunkelheit seines Lebens fing er Feuer für Gott. Dieser hat ihn gestoppt, ergriffen, seinen Stolz gebeugt und ihn selbst barmherzig aufgerichtet. Er lernte das Warten und die Geduld. Gott ihn sich recht gemacht. Für ihn hat er 24 Jahre lang die damalige Welt bereist und die Frohe Botschaft von Jesus Christus den Völkern gebracht, die in der heutigen Türkei, dem heutigen Griechenland, auf Kreta und in Syrien wohnten. Er ist für ihn öffentlich aufgetreten, verspottet, geschlagen und ins Gefängnis geworden worden. Er hat für seine große Liebe Jesus Christus Schiffbruch erlitten, Konflikte gelöst und sich, weil es nicht anders ging, von seinem Freund Barnabas getrennt. Das war beileibe noch nicht alles, was Saulus, den man auch Paulus = den Kleinen nannte, mit Gott und für Gott erlebt hat.  Aber es war das Entscheidende. Das Entscheidende?, mag der eine oder die andere einwenden. Und ich könnte verstehen, wenn es nicht nur ein Einwand wäre, sondern eine Kritik und gar eine Empörung in Gestalt der Frage: Was? Das entscheidende Erlebnis mit Gott soll sein, dass er mich in meine Schranken weist? Dass ich nicht mehr machen kann, was ich will? Dass ich Gott fürchten soll und gar um ein eigenes Leben zittern muss? Dass meinem Leben eine andere Richtung als die bisherige gegeben wird? Dass er mich in eine Krankheit schickt? Das soll das Entscheidende Erlebnis mit Gott sein?
Ich könnte einen solchen Einwand, eine solche Kritik und gar Empörung gut verstehen. Denn hier geht es ja schließlich um kein Kinderspiel, sondern um die Begegnung mit dem lebendigen Gott und um die Erfahrungen mit ihm. Dem deutschen Wort „Gott“ liegt der Wortstamm „gut“ zu Grunde. Daraus könnte man schließen: Alles, was mit Gott zu tun hat, muss gut sein – gut für mich. Das stimmt und es stimmt auch nicht. Was ist denn gut für mich? Was tut mir gut? Erfahrungen mit Gott zu machen, heißt, dass es mir gut dabei geht…Aber was ist das für ein Gutsein?  Kann es sein, dass wir damit Glück meinen? Eine innere Zufriedenheit und äußere Sattheit? Eine unerschütterliche Sicherheit in allen Dingen und auf jeden Fall? Eine Gelassenheit, die mit allem rechnet, nur nicht mit dem Schlimmsten? Ein Optimismus, kraft dessen wir alles schaffen, auch das Schlimmste?
Das, meinen wir, müsste es wohl sein, wenn wir von guten Erfahrungen mit Gott sprechen. Aber es ist mir aufgetragen, etwas anderes zu sagen auf dem Hintergrund des heutigen Predigttextes, in dem es um Bedrängnisse geht, um Geduld und Bewährung; in dem es also um Grenzerfahrungen des Lebens geht. So muss ich also zu bedenken geben: wenn einer glücklich ist, muss das keine Erfahrung mit Gott sein; wenn bei einem alles glatt läuft, auch nicht; wenn eines alles schafft, auch nicht; wenn einer sich wohlfühlt, zufrieden ist und alles in der Tasche hat, auch nicht. Auch ein tolles Gefühl, ganz tief drinnen, muss noch keine Erfahrung mit Gott sein. Mag sein, dass mir einer widerspricht. Dann sollten wir beide auf die Worte des Paulus hören:“Da wir nun gerecht geworden sind durch den Glauben, haben wir Frieden mit Gott durch unseren Herrn Jesus Christus.“
Wir könnten es gleich zu Beginn falsch verstehen. So nämlich, dass wir, weil wir glauben, Gott recht sind. Aber nein! Wenn es so wäre, wären wir da, wo wir keine Heimat haben. Wir wären bei uns selbst angelangt. Wir wären in dem Elend gefangen, uns selbst erlösen zu müssen, was wir aber lieber bleiben lassen sollten, weil wir von dem meisten, was uns in die Irre gehen lässt, selber nicht richtig loskommen. Nein! Nicht weil wir glauben, sind wir Gott recht, sondern weil wir uns in unserer Schwachheit ausstrecken nach dem, was uns trägt, was uns schützt, segnet und aushält. Weil wir merken, dass wir gar nicht anders können, als uns nach etwas anderem auszustrecken, das uns trägt, uns schützt, segnet und aushält, weil wir uns selbst nicht tragen, schützen, segnen und aushalten können.
Weil alles in uns eine Täuschung sein kann – jedes Glück, jeder Erfolg, jedes Rechtbekommen und –behalten, jedes Gefühl, alle Gesundheit – greifen wir nach dem Anker in Gottes Ewigkeit, der uns hält. Das ist Glaube. Das Bewusstein, das ich in allem und immer wieder aufs Neue nach Gott greifen kann, darf und soll – um meines eigenen Heils willen.
So sind wir Gott recht. Als Menschen, die sich auf ihn verlassen. Als Menschen, die, was sie sind, durch seine Gnade sind und in der Spannung auf das anbrechende Reich Gottes leben. Als Menschen also, die an ihn glauben und durch diesen Glauben ihren Frieden haben mit Gott und sich selbst. In dieser Reihenfolge. Dieser Friede ist etwas anderes als das satte Gefühl nach einem bekömmlichen Essen und ein gesichertes Einkommen. Friede mit Gott heißt: Es gibt keinen Rechthabekrieg mehr zwischen IHM und mir. Ich erkenne an, dass er mein Schöpfer ist und ich sein Geschöpf bin. Die Beziehung zwischen IHM und mir ist durch das Werk Christi in Ordnung gebracht, heil und ganz geworden. Ich lasse Gott Gott sein und nehme mich als Mensch an. „Lass gut sein!“, höre ich da Gott zu mir sagen. Ich will deshalb nicht mehr sein, als mir zugedacht ist. Das ist nicht wenig. Aber ich stehe in der Versuchung, mehr daraus machen zu wollen, als Gott lieb ist und ich verkraften kann und dann – dann kann es sein, dass Gott keine Spaß mehr versteht und er mich seinen Zorn spüren lässt, die andere Variante seiner Liebe.
Wenn diese Ordnung durcheinandergerät – Gott nicht mehr Gott ist und ich mehr sein will, als mir zugedacht ist – kann es, ja wird es sein, dass Gott mich in die Schranken weist; kann es, ja wird es sein, dass er mich nicht mehr weitermachen lässt wie bisher; kann es, ja wird es sein, dass er meinem Leben eine andere Richtung geben wird; kann es, ja wird es sein, dass er mir – wie Saulus, dem kleinen Mann – die Augen öffnet für ein neues Leben, zu dem er mich bestimmt hat. Auch Karrieren in der Kirche sind nicht immer nach dem Geschmack Gottes. Kann es, ja wird es sein, dass er mir gerade dadurch seine Liebe zeigt.
Hinterher, nach der Geburt ins neue Leben hinein, werden wir so reden:“Ich habe anfangs nicht verstehen können, wie Gott mir das antun konnte. Ich habe geseufzt, gemurrt, geklagt, gezweifelt. Ich bin fast versunken in meinem Elend und war innerlich zerrissen. Aber am Ende wusste ich: wenn ich mit Gott leben will, dann heißt das auch, von ihm zu Boden geworfen, aber nicht verworfen zu werden.“
Die Worte des heutigen Predigttextes sind auch nicht in der bedrängenden Situation entstanden. Paulus hat diesen Brief gegen Ende seines Lebens geschrieben. Es sind autobiographische Worte, Erkenntnisse, aus dem mit Gott Erlebten gewonnen. Paulus sagt:“Macht euch Gedanken darüber. Es könnte sein, dass ihr zu einem anderen Ergebnis kommt. Aber denkt mal darüber nach, was mein Lebensresumeé ist: Bedrängnis Geduld bringt, Geduld aber Bewährung, Bewährung aber Hoffnung, Hoffnung aber läßt nicht zuschanden werden…“ Und in allem erkannte er dieses ein: Ich weiß, dass mich nichts trennen konnte von der Liebe Gottes. Das mag dann das Allerwichtigste sein, was es zu erkennen gibt.
So viel für heute. Genieße den Sonntag und bleibe behütet!

Be right
Welcome to daily-basic. Here you will find a spiritual impulse for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring. Today is Sunday with a text from Paul’s letter to the church in Rome, chapter 5, verses 1-5:
Since we have now been justified by faith, we have peace with God through our Lord Jesus Christ; through him we also have access by faith into this grace in which we stand, and we rejoice in the hope of the glory to come, which God will give. Not only that, but we also boast in our sufferings, knowing that suffering produces endurance, and endurance produces character, and character produces hope, and hope does not disappoint us, because God’s love has been poured into our hearts through the Holy Spirit who has been given to us.
He was put in his place. He could no longer do what he wanted. He learned to fear God and had to tremble for his life. God interrupted his career. He made him blind. Then he began to love God. Then he saw in him his Creator, recognised him as his Lord, and began to honour him as his Saviour. In the darkness of his life, he caught fire for God. God stopped him, seized him, humbled his pride and mercifully lifted him up. He learned to wait and be patient. God made him right. For him, he travelled the world for 24 years, bringing the Good News of Jesus Christ to the peoples who lived in what is now Turkey, Greece, Crete and Syria. He appeared in public for him, was mocked, beaten and imprisoned. He suffered shipwreck for his great love Jesus Christ, resolved conflicts and, because there was no other way, separated from his friend Barnabas. That was by no means all that Saul, also known as Paul = the Little One, experienced with God and for God. But it was the decisive factor. The decisive factor? some may object. And I could understand if it were not just an objection, but a criticism and even outrage in the form of the question: What? The decisive experience with God is supposed to be that he puts me in my place? That I can no longer do what I want? That I should fear God and even tremble for my own life? That my life should be given a different direction than before? That he should send me into illness? That is supposed to be the decisive experience with God?
I could well understand such an objection, such criticism and even outrage. After all, this is not child’s play, but an encounter with the living God and experiences with him. The German word ‘Gott’ (God) is based on the root word ‘gut’ (good). From this one could conclude: Everything that has to do with God must be good – good for me. That is true, and it is also not true. What is good for me? What is good for me? Experiencing God means that I feel good… But what kind of goodness is that? Could it be that we mean happiness? An inner contentment and outer satisfaction? An unshakeable certainty in all things and in all circumstances? A serenity that expects everything except the worst? An optimism that enables us to achieve anything, even the worst?
That, we think, must be what we mean when we talk about good experiences with God. But I am tasked with saying something else against the backdrop of today’s sermon text, which deals with afflictions, patience and trials; in other words, with the extreme experiences of life. So I must point out that if someone is happy, it does not necessarily mean they have had an experience with God; if everything is going smoothly for someone, it does not necessarily mean they have had an experience with God; if someone achieves everything, it does not necessarily mean they have had an experience with God; if someone feels good, is content and has everything they could wish for, it does not necessarily mean they have had an experience with God. Even a great feeling deep inside does not necessarily have to be an experience with God. Some may disagree with me. Then we should both listen to the words of Paul: ‘Now that we have been justified by faith, we have peace with God through our Lord Jesus Christ.’
We could misunderstand this right from the start. Namely, that because we believe, we are right with God. But no! If that were the case, we would be where we have no home. We would have arrived at ourselves. We would be trapped in the misery of having to redeem ourselves, which we should rather refrain from doing, because we ourselves cannot really escape most of what leads us astray. No! It is not because we believe that we are right with God, but because in our weakness we reach out for what sustains us, what protects us, blesses us and endures. Because we realise that we cannot help but reach out for something else that sustains us, protects us, blesses us and endures, because we cannot sustain, protect, bless and endure ourselves.
Because everything in us can be an illusion – every happiness, every success, every right obtained and retained, every feeling, all health – we reach for the anchor in God’s eternity that holds us. That is faith. The awareness that I can, may and should reach for God in everything and again and again – for the sake of my own salvation.
This is how we are right with God. As people who rely on him. As people who are what they are through his grace and live in anticipation of the coming kingdom of God. As people who believe in him and through this faith have peace with God and themselves. In that order. This peace is different from the feeling of satisfaction after a wholesome meal and a secure income. Peace with God means that there is no longer a war of rights between Him and me. I recognise that He is my Creator and I am His creature. The relationship between Him and me has been put right, made whole and complete through the work of Christ. I let God be God and accept myself as a human being. ‘Let it be!’ I hear God say to me. Therefore, I no longer want to be more than I am meant to be. That is not little. But I am tempted to want to make more of it than God would like and than I can handle, and then – then it may be that God no longer sees the humour in it and lets me feel his wrath, the other side of his love.
If this order is disrupted – if God is no longer God and I want to be more than I am meant to be – it may be, indeed it will be, that God will put me in my place; it may be, indeed it will be, that he will no longer allow me to continue as before; it may be, indeed it will be, that he will give my life a different direction; it may be, indeed it will be, that he will open my eyes – like Saul, the little man – to a new life for which he has destined me. Even careers in the Church are not always to God’s liking. It may be, indeed it will be, that this is precisely how he shows me his love.
Afterwards, after being born into new life, we will say: „At first, I couldn’t understand how God could do this to me. I sighed, grumbled, complained, doubted. I almost sank into my misery and was torn inside. But in the end, I knew that if I wanted to live with God, it also meant being thrown to the ground by him, but not being rejected.‘
The words of today’s sermon text were not written in a stressful situation either. Paul wrote this letter towards the end of his life. They are autobiographical words, insights gained from his experiences with God. Paul says: ’Think about it. You may come to a different conclusion. But think about what my life has been like: affliction brings patience, patience brings proof, proof brings hope, and hope does not disappoint…“ And in all things he recognised this: I know that nothing could separate me from the love of God. That may be the most important thing to realise.
That’s all for today. Enjoy your Sunday and stay safe!

28.2.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion

Tout est faux !
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Il existe un problème concret. Le prophète Isaïe l’a identifié avec une grande perspicacité. Il analyse ce problème comme une déformation de la réalité. L’analyse du prophète Isaïe, qui a œuvré au VIIIe siècle avant J.-C., peut être lue au chapitre 29, versets 9 à 16. Elle culmine dans la phrase suivante : « Comment pouvez-vous tout renverser ainsi ! Comme si l’argile était égale au potier, comme si l’œuvre parlait de son maître : « Il ne m’a pas faite ! » et comme si un tableau parlait de son artiste : « Il ne comprend rien ! » (29,16) Il faut être reconnaissant à Isaïe pour cette rigueur et cette impitoyable franchise. Car le renversement est un phénomène humain général. Vendre le mensonge comme vérité et appeler cela la vérité sociale. Déplorer l’absence de liberté d’expression en Europe, simplement parce que dans ce pays, on est critique à l’égard des théories du complot. Il en va de même pour la banalisation de l’Holocauste. C’est pourquoi de tels renversements conduisent d’abord à une plainte. Chez Isaïe, cela pourrait aussi être une accusation : Comment pouvez-vous tout renverser ainsi ! Comment pouvez-vous déformer ainsi la réalité ! Cela me fait du bien de lire cela. Oui, je vois Isaïe devant moi, le courageux, qui s’en prend à Jérusalem aux arrogants, aux sûrs d’eux-mêmes, aux impies et aux athées. Comment pouvez-vous tout inverser ! Et en proclamant cela au monde entier, y compris au nôtre, Isaïe exprime clairement son véritable objectif. À savoir : reconnaître les réalités et les modeler selon ses besoins. Pour parler en images : nous sommes tous des récipients et des images. Nous sommes créés à partir de la terre, de l’argile, et animés par le souffle de Dieu. Nous sommes ses images, les peintures de sa main. Mais surtout, ces images ont aussi un cadre. Cependant, l’homme – se lamente Isaïe – ne s’en contente pas. Il refuse de l’admettre. Il veut sortir du cadre qui lui a été imposé. Il veut se débarrasser de sa destinée de créature, d’être façonné, modelé, magnifiquement conçu. Isaïe nomme également ce qui en résulte. C’est l’orgueil. Lorsque le résultat se sépare de celui qui l’a créé, il lui dit : « Qui es-tu donc ? Je peux tout faire mieux que toi. Tu n’y connais rien. Cela semble banal, mais c’est vrai : l’orgueil précède la chute. Lorsque l’humanité se coupe de ses racines, elle tombe. Elle perd son ancrage, son orientation. Elle succombe à sa propre vanité. Elle s’invente en tant que créatrice, en tant qu’être créé et créateur, et abolit ainsi Dieu comme son origine et son créateur. C’est alors un monde sans Dieu. On peut le dire ainsi. C’est le monde qui s’est perdu en lui-même, dans sa temporalité. C’est un monde qui vit de manière unilatérale, parce qu’il s’est complètement vendu et ne veut rien avoir à faire avec l’intérieur, le caché, l’au-delà. Mais pour toi et moi, il ne doit pas en être ainsi.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prends soin de toi !
Alles verkehrt!
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Es gibt ein handfestes Problem. Der Prophet Jesaja hat es messerscharf erkannt. Das Problem analysiert er als Verdrehung von Wirklichkeiten. Die Analyse des Propheten Jesaja, der im 8. Jahrhundert v.Chr. gewirkt hat, kann man im 29. Kapitel in den Versen 9-16 nachlesen. Sie gipfelt in dem Satz: „Wie kehrt ihr alles um! Als ob der Ton dem Töpfer gleich wäre, dass das Werk spräche von seinem Meister: Er hat mich nicht gemacht!! und ein Gemälde spräche von seinem Künstler: Er versteht nichts!“ (29,16) Für diese Gründlichkeit und Schonungslosigkeit muss man Jesaja dankbar sein. Denn die Verkehrung ist ein allgemein menschliches Phänomen. Die Lüge als Wahrheit verkaufen und das social truth nennen. Fehlende Meinungsfreiheit in Europa beklagen, nur weil man hierzulande kritisch gegenüber Verschwörungstheorien eingestellt ist. Das gleich gilt für die Verharmlosung des Holocaust. Deshalb führen solche Verkehrungen erst einmal in eine Klage. Bei Jesaja könnte es auch eine Anklage sein: Wie kehrt ihr alles um! Wie verdreht ihr die Wirklichkeiten! Mir tut es gut, das zu lesen. Ja, ich sehe Jesaja vor mir, den Mutigen, wie er das in Jerusalem den Hochnäsigen, Selbstsicheren, den Konfessions- und Gottlosen entgegenschleudert. Wie kehrt ihr alles um! Und indem das Jesaja in die Welt hinausruft – auch in unsere – wird auch sein eigentliches Anliegen deutlich. Das heißt: die Realitäten anerkennen und zurechtbiegen, wie man sie braucht. Im Bild gesprochen: Wir sind alle Gefäße und Bilder. Wir sind aus Erde, aus Ton erschaffen und behaucht von Gottes Atem. Wir sind seine Bilder, Gemälde seiner Hand. Vor allem haben diese Bilder auch einen Rahmen. Doch der Mensch – das beklagt Jesaja – begnügt sich damit nicht. Er will das nicht wahrhaben. Er will aus dem gemachten Rahmen fallen. Er will seine Bestimmung als Geschöpf, als Gemachtes, Geformtes, schön Gestaltetes abstreifen. Was daraus wird, benennt Jesaja auch. Es ist der Hochmut. Wenn sich das Ergebnis vom Geber trennt, sagt es zu ihm: Wer bist du schon! Ich kann alles besser. Du hast keine Ahnung. Es klingt abgedroschen, aber es stimmt halt: Hochmut kommt vor dem Fall. Wenn sich die Menschheit von ihrer Wurzel abschneidet, kommt sie zu Fall. Sie verliert die Haftung, die Orientierung. Sie verfällt ihrer eigenen Eitelkeit. Sie erfindet sich selbst als Schöpferin als Geschaffenen und zu Schaffenden und schafft so Gott als ihren Ursprung und Schöpfer ab. Das ist dann die gott-lose Welt. Das kann man dann so sagen. Das ist die Welt, die sich an sich verloren hat – an ihre Zeitlichkeit. Es ist Welt, die einseitig lebt, weil sie sich komplett veräußert hat und mit dem Inneren, dem Verborgenen, dem Jenseitigen nichts zu tun haben will. Aber bei mir und bei dir soll das nicht so sein.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
Everything is wrong!
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There is a tangible problem. The prophet Isaiah recognised it with razor-sharp clarity. He analyses the problem as a distortion of reality. The analysis of the prophet Isaiah, who was active in the 8th century BC, can be read in chapter 29, verses 9-16. It culminates in the sentence: ‘How you have turned things upside down! As if the clay were equal to the potter, that the work should say of its maker, “He did not make me,” and a painting should say of its artist, “He understands nothing!”’ (29:16) We must be grateful to Isaiah for this thoroughness and ruthlessness. For reversal is a universal human phenomenon. Selling lies as truth and calling it social truth. Lamenting the lack of freedom of expression in Europe simply because people here are critical of conspiracy theories. The same applies to the trivialisation of the Holocaust. That is why such reversals initially lead to lamentation. In Isaiah’s case, it could also be an accusation: How you turn everything upside down! How you twist reality! It does me good to read that. Yes, I can see Isaiah before me, the courageous one, hurling this at the arrogant, the self-assured, the denominational and the godless in Jerusalem. How you turn everything upside down! And as Isaiah proclaims this to the world – including ours – his real concern also becomes clear. That is: to recognise realities and bend them to suit one’s needs. Figuratively speaking: we are all vessels and images. We are made of earth, created from clay and breathed into by God. We are his images, paintings of his hand. Above all, these images also have a frame. But man – Isaiah laments – is not content with that. He does not want to admit it. They want to fall out of the frame that has been made for them. They want to shed their destiny as creatures, as something made, shaped and beautifully designed. Isaiah also names what this leads to. It is arrogance. When the result separates itself from the giver, it says to him: Who are you anyway! I can do everything better. You have no idea. It sounds trite, but it’s true: pride comes before a fall. When humanity cuts itself off from its roots, it falls. It loses its footing, its orientation. It succumbs to its own vanity. It invents itself as the creator, as the created and the creator, and thus abolishes God as its origin and creator. That is then the godless world. That’s one way of putting it. It is a world that has lost itself – lost its temporality. It is a world that lives one-sidedly because it has completely sold itself out and wants nothing to do with the inner, the hidden, the otherworldly. But it shall not be so with me and with you.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe!
27.2.26
Magnifiquement modeste
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Qui connaît Néhémie ? Et je dois encore demander : qui connaît Esdras ? Deux hommes. La dream team de l’époque post-exilique. Deux hommes dont les œuvres bénies ont été consignées dans deux écrits au Ve siècle avant J.-C. Dans la tradition juive, ces livres constituent un rouleau cohérent. Ce n’est qu’en 1448 après J.-C. que la division en deux parties est attestée pour la première fois dans un manuscrit. Avec les deux livres des Chroniques, les spécialistes de la Bible parlent d’une œuvre historique chronologique. De quoi s’agit-il ? Cinquante ans après la conquête de l’État de Juda et la destruction du temple, Cyrus permit aux Judéens déportés de retourner à Jérusalem par un édit datant de 539 avant J.-C. Cyrus avait vaincu l’empire babylonien. Dans le deuxième Isaïe, Cyrus est qualifié de Messie en raison de cet édit. Il est dit dans Isaïe 45,1 : Ainsi parle le Seigneur à son oint, à Cyrus, que j’ai saisi par la main droite, pour soumettre les nations devant lui et ôter l’épée des rois, afin que les portes s’ouvrent devant lui et que les portes ne restent pas fermées : Je marcherai devant toi et j’aplanirai les montagnes, je briserai les portes de fer et je romprai les verrous de fer… (45,1.2) Sur son ordre, un premier groupe de Judéens retourna à Jérusalem en 538 av. J.-C. et y reconstruisit le temple dans des conditions extrêmement difficiles. Ce deuxième temple fut détruit par les Romains en 70 apr. J.-C. Depuis lors, le peuple juif n’a plus de temple. Les livres d’Esdras et de Néhémie relatent les circonstances de la reconstruction du temple. 80 ans plus tard, un deuxième groupe de Judéens arriva à Jérusalem. Il était dirigé par le prêtre et scribe Esdras, qui avait pour mission, au nom du roi perse Artaxerxès Ier, de veiller au bon déroulement du culte sacrificiel et d’organiser la vie du peuple selon la loi de Moïse, la Torah. Treize ans plus tard, le roi perse autorisa l’un de ses hauts fonctionnaires, le Judéen Néhémie, à se rendre à Jérusalem et lui conféra les pouvoirs d’un gouverneur de Juda. Il s’occupa de la reconstruction extérieure de Jérusalem, en particulier des remparts de la ville. Avec Esdras, Néhémie met en œuvre une série de réformes et apporte une nouvelle stabilité au pays. Les chapitres 8 à 13 du livre de Néhémie regorgent d’informations intéressantes à ce sujet. Une répartition claire des tâches permet un nouveau départ. Esdras était responsable de la reconstruction intérieure, Néhémie de la reconstruction extérieure. Il est intéressant de noter que l’intérieur a précédé l’extérieur. Conseil aux politiciens d’aujourd’hui : occupez-vous d’abord des valeurs qui sont décisives pour le pays. Tout le reste en découlera. À quoi sert une économie florissante si les gens sont dans le désordre et que tout leur est indifférent ? Si Esdras et Néhémie vivaient aujourd’hui, en tant que cadres supérieurs, ils seraient non seulement membres de l’Église, mais aussi pieux. Néhémie avait une vie de prière intense. Dans le premier chapitre de son livre, nous l’entendons prier ainsi : « Oh, Seigneur, que tes oreilles et tes yeux soient ouverts, afin que tu entendes la prière de ton serviteur, que je t’adresse maintenant jour et nuit pour les Israélites, tes serviteurs, et que je confesse les péchés que nous avons commis contre toi… » (1,6) J’ai les larmes aux yeux quand j’imagine que l’Allemagne pourrait être façonnée et guidée par des hommes aussi grands qu’Esdras et Néhémie.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous.
Großartig bescheiden
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Wer kennt schon Nehemia? Und ich muss noch fragen: Wer kennt schon Esra? Zwei Männer. Das Dreamteam der nachexilischen Zeit. Zwei Männer, deren segensreiches Wirken im 5. Jh. vor Chr. in zwei Schriften niedergeschrieben wurde. In der jüdischen Überlieferung sind diese Bücher eine zusammenhängende Schriftrolle. Erst 1448 n.Chr. ist zum ersten in einer Handschrift die Zweiteilung bezeugt. Zusammen mit den beiden Chronikbüchern spricht man in der biblischen Wissenschaft vom Chronistischen Geschichtswerk. Worum geht es? 50 Jahre nach der Eroberung des Staates Juda und der Zerschlagung des Tempels ermöglichte Kyros durch ein Edikt aus dem Jahr 539 v.Chr. den deportierten Judäern die Rückkehr nach Jerusalem. Kyros hatte das Babylonische Reich besiegt. Im zweiten Jesaja wird Kyros wegen dieses Edikts als Messias bezeichnet. Es heißt in Jesaja 45,1: S spricht der Herr zu seinem Gesalbten, zu Kyrus, den ich bei seiner rechten Hand ergriff, dass ich Völker vor ihm unterwerfe und Königen das Schwerte wegnehme, damit vor ihm Türen geöffnet werden und Tore nicht verschlossen bleiben: Ich will vor dir hergehen und das Bergland eben machen, ich will die eisernen Türen zerschlagen und die eisernen Riegel zerbrechen…(45,1.2) Auf seine Anordnung hin kehrten 538 v.Chr. eine erste Gruppe von Judäern nach Jerusalem zurück und baute dort unter größten Schwierigkeiten den Tempel wieder auf. Diesen sog. zweiten Tempel sollten 70 n.Chr. die Römer zerstören. Seitdem hat die Judenheit keinen Tempel mehr. Die Bücher Esra/Nehemia berichten von den Umständen des Wiederaufbaus des Tempels. 80 Jahre später kam eine zweite Gruppe von Judäern nach Jerusalem. Sie wurde geführt von dem Priester und Schriftgelehrten Esra, der im Auftrag des Perserkönigs Artaxerxes I. für den ordnungsgemäßen Vollzug des Opferdienstes sorgen und das Leben des Volkes nach dem Gesetz des Mose, der Thora, ordnen sollte. 13 Jahre später erlaubt der Perserkönig einem seiner hoch gestellten Beamten, dem Judäer Nehemia, nach Jerusalem zu gehen, und versieht ihn mit den Vollmachten eines Statthalters von Juda. Er kümmerte sich um den äußeren Wiederaufbau Jerusalems, vor allem um den der Stadtmauer. Zusammen mit Esra führt Nehemia eine Reihe von Reformen durch und gibt dem Land eine neue Stabilität. Davon gibt es viel Interessantes in den Kapiteln 8-13 des Nehemia Buches zu lesen. Klare Aufgabenverteilung macht einen Neuanfang möglich. Esra war für den inneren, Nehemia für den äußeren Aufbau zuständig. Spannend, dass der innere dem äußeren voranging. Tipp für heutige Politiker: Kümmert euch zuerst um die Werte, die für das Land entscheidend sind. Alles andere folgt daraus. Was nützt eine florierende Wirtschaft, wenn´s bei den Menschen drunter und drüber geht und alles gleich-gültig ist. Würden Esra und Nehemia heute leben, wären sie als Top-Manager nicht nur Kirchenmitglieder, sondern auch gottesfürchtig. Nehemia hatte ein intensives Gebetsleben. Im ersten Kapitel seines Buches hören wir ihn folgendes beten: „Ach, Herr, lass doch deine Ohren und Augen offen sein, dass du das Gebet deines Knechtes hörst, das ich jetzt vor dir bete Tag und Nacht für die Israeliten, deine Knechte, und bekenne ihre Sünden, die wir an dir getan haben…“ (1,6) Mir kommen die Tränen, wenn ich mir vorstelle, Deutschland könnte von so großen Männern wie Esra und Nehemia geprägt und geführt werden.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.
Greatly humble
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Who knows Nehemiah? And I must ask: who knows Ezra? Two men. The dream team of the post-exilic period. Two men whose blessed work in the 5th century BC was recorded in two writings. In Jewish tradition, these books are a single scroll. It was not until 1448 AD that the division into two parts was first attested in a manuscript. Together with the two books of Chronicles, biblical scholars refer to this as the Chronicler’s historical work. What is it about? Fifty years after the conquest of the state of Judah and the destruction of the temple, Cyrus issued an edict in 539 BC allowing the deported Judeans to return to Jerusalem. Cyrus had defeated the Babylonian Empire. In Second Isaiah, Cyrus is referred to as the Messiah because of this edict. Isaiah 45:1 says: Thus says the Lord to his anointed, to Cyrus, whose right hand I have grasped, to subdue nations before him and to strip kings of their armour, to open doors before him so that gates will not be shut: I will go before you and level the mountains; I will break down iron gates and smash iron bars… (45:1-2) On his orders, a first group of Judeans returned to Jerusalem in 538 BC and rebuilt the temple there under great difficulty. This so-called Second Temple was destroyed by the Romans in 70 AD. Since then, the Jewish people have had no temple. The books of Ezra/Nehemiah recount the circumstances of the temple’s reconstruction. Eighty years later, a second group of Judeans came to Jerusalem. They were led by the priest and scribe Ezra, who was commissioned by the Persian king Artaxerxes I to ensure the proper performance of sacrificial services and to organise the life of the people according to the law of Moses, the Torah. Thirteen years later, the Persian king allowed one of his high-ranking officials, the Judean Nehemiah, to go to Jerusalem and gave him the powers of a governor of Judah. He took care of the external reconstruction of Jerusalem, especially the city wall. Together with Ezra, Nehemiah carried out a series of reforms and gave the country new stability. There is much of interest to read about this in chapters 8-13 of the Book of Nehemiah. A clear division of tasks made a new beginning possible. Ezra was responsible for the internal reconstruction, Nehemiah for the external. It is interesting to note that the internal preceded the external. Tip for today’s politicians: First take care of the values that are crucial for the country. Everything else will follow. What good is a flourishing economy if people are in turmoil and everything is indifferent? If Ezra and Nehemiah were alive today, as top managers they would not only be church members, but also God-fearing. Nehemiah had an intense prayer life. In the first chapter of his book, we hear him pray as follows: ‘O Lord, let your ears be open and your eyes attentive to the prayer of your servant, which I now pray before you day and night for the Israelites, your servants, confessing the sins we have committed against you…’ (1:6) It brings tears to my eyes when I imagine that Germany could be shaped and led by such great men as Ezra and Nehemiah.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.
26.2.26
Sagesse
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La Bible est une bibliothèque de 66 livres. Aujourd’hui, j’ai choisi le livre des Proverbes. Je m’intéresse donc à un livre qui regorge de sagesse et de maximes de vie. Outre les Proverbes de Salomon, l’Ecclésiaste et Job font également partie des livres sapientiaux de la Bible. Au sens large, la sagesse est tout ce qui contribue à une vie bonne. C’est pourquoi la sagesse n’est pas seulement intelligente, mais parfois aussi désagréable. Le règne du roi Salomon, successeur de son père David, fut une période de prospérité. La pensée a besoin de temps paisibles pour s’épanouir. Salomon lui-même était considéré comme un roi sage. La sagesse reliait le peuple d’Israël à ses voisins. On désigne cette connaissance internationale de la vie dans l’Orient ancien par le terme de sagesse et on appelle les écrits correspondants littérature sapientiale. Selon la sagesse commune de l’Orient ancien, était considéré comme sage celui qui connaissait l’ordre de la vie et du monde et qui organisait sa vie en conséquence. Ce savoir était acquis et entretenu en observant et en recueillant avec précision la diversité des expériences de la vie, en les examinant pour trouver des similitudes ou des analogies, en les exprimant de manière universellement valable dans des phrases courtes et mémorables et en les transmettant. Ces courtes phrases de sagesse sont appelées maximes. Elles devaient mettre en garde, enseigner, inciter à la réflexion et à la comparaison, être encourageantes et montrer le caractère mystérieux de la vie, souvent de manière ludique. Il en était ainsi partout dans l’Orient ancien : en Égypte, en Arabie et en Babylonie. La transmission du savoir empirique devait permettre aux jeunes de devenir aptes à la vie et leur montrer ainsi le chemin vers une vie heureuse, couronnée de succès. En Israël, la sagesse était liée à la foi en Dieu. Une maxime tirée des Proverbes de Salomon dit : « Le chemin du juste brille comme la lumière du matin, qui resplendit de plus en plus jusqu’au plein jour. » (4,18) Le juste est un titre honorifique que le peuple d’Israël a créé et qu’il attribue aux personnes qui se sont consacrées à faire le bien comme expression de la justice. On en trouve un exemple frappant dans le film « La Liste de Schindler ». Tout être humain peut donc être juste. La sagesse compare le chemin qu’il parcourt au début du jour, à la lumière qui s’intensifie progressivement jusqu’à atteindre son apogée. En d’autres termes, agir avec justice est une mission de toute une vie. Et lorsque l’humanité observe le cheminement de ses justes, elle peut voir et reconnaître qui et quoi apporte véritablement la lumière dans l’obscurité de ce monde. Je voudrais citer un autre exemple : William Wilberforce, un évangélique britannique qui a lutté pendant 17 ans pour l’abolition de l’esclavage. Peu avant sa mort, le Parlement britannique a décidé de mettre fin à la traite des esclaves.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous.
Weisheit
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Die Bibel ist eine Bibliothek von 66 Büchern. Heute nehme ich aus ihr das Buch der Sprüche heraus. Ich interessiere mich demnach für ein Buch, das voller Weisheit und Lebensweisheiten steckt. Neben den Sprüchen Salomos gehören auch der Prediger Salomo und Hiob zu den Weisheitsbüchern der Bibel. Weisheit im erweiterten Sinn ist alles, was einem guten Leben dient. Daher ist Weisheit nicht nur schlau, sondern manchmal auch unangenehm. Die Regierungszeit des Königs Salomo, Nachfolger seines Vaters David, war eine Blütezeit. Denken braucht ungetrübte Zeiten, um aufzublühen. Salomo selbst galt als weiser König. Weisheit verband das Volk Israel mit seinen Nachbarvölkern. Man bezeichnet diese internationale altorientalische Lebenskunde mit dem Begriff Weisheit und nennt die entsprechenden Schriften Weisheitsliteratur. Als ein weiser Mensch galt der gemeinsamen altorientalischen Weisheit, wer die Ordnungen des Lebens und der Welt kennt und sein Leben danach einrichtet. Erworben und gepflegt wurde dieses Wissen dadurch, dass man die Vielfalt der Lebenserfahrungen genau beobachtete und sammelte, sie auf gleichartige oder ähnliche hin untersuchte, sie in kurzen, einprägsamen Sätzen allgemein gültig aussprach und weitergab. Man nennt diese kurzen Weisheitssätze Denksprüche. Sie sollten mahnen, belehren, zum Denken und Vergleichen anregen, zusprechend sein und das Rätselhafte des Lebens aufzeigen, oft in spielerischer Art. Das war überall im Alten Orient so: in Ägypten, Arabien und Babylonien. Junge Menschen sollten durch die Übermittlung von Erfahrungswissen lebenstüchtig gemacht und ihnen so der Weg gezeigt werden zu einem Leben, das glückt – auch im Erfolg. In Israel wurde die Weisheit verknüpft mit dem Glauben an Gott. Ein Denkspruch aus den Sprüchen Salomos lautet: „Des Gerechten Pfad glänzt wie das Licht am Morgen, das immer heller leuchtet bis zum vollen Tag.“ (4,18) Der Gerechte ist ein Würdetitel, den das Volk Israel geprägt hat und an Menschen verleiht, die sich dem Tun des Rechten als Ausdruck der Gerechtigkeit gewidmet haben. Ein prägnantes Beispiel kann man in dem Film „Schindler´s Liste“ kennenlernen. Ein Gerechter kann also jeder Mensch sein. Der Weg, den er geht, vergleicht die Weisheit mit dem beginnenden Tag, dem allmählichen Hellwerden des Tages, bis es auf der Höhe des Tages nicht heller werden kann. Heißt: das Tun des Gerechten ist eine Lebensaufgabe. Und wenn die Menschheit auf diesen Weg ihrer Gerechten schaut, kann sie sehen und erkennen, wer und was wirklich Licht ins Dunkel dieser Welt bringt. Ein Beispiel möchte ich noch nennen: William Wilberforce, ein britischer Evangelikaler, der 17 Jahre seines Lebens für die Abschaffung der Sklaverei gekämpft hat. Kurz vor seinem Tod beschloss das britische Parlament das Ende des Sklavenhandels.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
Wisdom
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual impulse for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
The Bible is a library of 66 books. Today I am taking the Book of Proverbs from it. I am therefore interested in a book that is full of wisdom and life lessons. In addition to the Proverbs of Solomon, Ecclesiastes and Job are also among the wisdom books of the Bible. Wisdom in the broader sense is everything that serves a good life. Therefore, wisdom is not only clever, but sometimes also unpleasant. The reign of King Solomon, successor to his father David, was a golden age. Thinking needs unclouded times to flourish. Solomon himself was considered a wise king. Wisdom connected the people of Israel with their neighbouring peoples. This international ancient Oriental knowledge of life is referred to as wisdom, and the corresponding writings are called wisdom literature. According to ancient Oriental wisdom, a wise person was someone who knew the order of life and the world and lived their life accordingly. This knowledge was acquired and cultivated by closely observing and collecting a variety of life experiences, examining them for similarities or parallels, expressing them in short, memorable sentences that were universally valid, and passing them on. These short sentences of wisdom are called aphorisms. They were intended to admonish, instruct, encourage thought and comparison, be encouraging and reveal the mysteries of life, often in a playful way. This was the case throughout the ancient Orient: in Egypt, Arabia and Babylonia. Young people were to be made fit for life through the transmission of experiential knowledge, thus showing them the way to a life that is successful – also in terms of achievement. In Israel, wisdom was linked to faith in God. A maxim from the Proverbs of Solomon reads: ‘The path of the righteous shines like the light of dawn, which shines brighter and brighter until full day.’ (4:18) The righteous is a title of dignity coined by the people of Israel and bestowed upon people who have dedicated themselves to doing what is right as an expression of justice. A striking example of this can be seen in the film ‘Schindler’s List’. Anyone can be righteous. Wisdom compares the path they walk to the beginning of the day, the gradual brightening of the day until it cannot get any brighter at midday. In other words, doing what is right is a lifelong task. And when humanity looks at the path of its righteous people, it can see and recognise who and what really brings light into the darkness of this world. I would like to mention one more example: William Wilberforce, a British evangelical who fought for 17 years of his life for the abolition of slavery. Shortly before his death, the British Parliament decided to end the slave trade.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.
25.2.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion
Incroyablement réconforté !
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Le peuple d’Israël était à terre. En 587 avant J.-C., les Babyloniens avaient conquis le pays, détruit la ville de Jérusalem et le temple que le roi Salomon avait fait construire. Pendant 400 ans, il avait été le centre de prière et de foi du peuple d’Israël. Il était désormais en ruines. Les objets sacrés avaient été emportés à Babylone comme trophées et la plupart des Israélites, en particulier la classe supérieure, avaient été déportés à Babylone et enfermés dans des camps. Comment vit-on dans un camp ? Je pense que les Juifs ne supportent plus d’entendre le mot « camp » en allemand. Il est chargé de sens. Pourtant, aucun peuple ne connaît mieux que le peuple d’Israël les camps et la vie dans les camps, y compris dans un ghetto. Dans cette situation désespérée, un homme parcourt les camps et tient des propos étranges. Il parle d’espoir, de miséricorde et de pardon. Comme si cela pouvait aider. Il parle de Dieu et de ce qu’il va faire. Il parle donc de l’avenir. Mais d’une manière ou d’une autre, ses paroles semblent avoir touché le cœur des gens, sinon elles n’auraient pas été écrites et transmises. L’une des paroles de ce prophète inconnu est : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé dans la justice et je te tiens par la main. » Cela se trouve dans le livre du prophète Isaïe, au chapitre 42, verset 6. C’est le premier chant du serviteur inconnu de Dieu. Il y en a trois autres dans les chapitres 40 à 55 du livre d’Isaïe. Quand tout s’est effondré autour de toi et en toi, que tu restes prostré, que tu ne sais plus quoi faire, que tu ne sais pas comment tu vas arriver au lendemain, ni même s’il y aura un lendemain pour toi, alors, d’après mon expérience, seules les paroles venues d’un autre monde peuvent t’aider. Ces paroles, ce sont celles que nous venons d’entendre. « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé dans la justice et je te tiens par la main. » C’est une parole promise. Dieu l’a dite à son serviteur. Certains voient dans ce serviteur – qui est un titre honorifique – le peuple d’Israël. Mais cela reste ouvert. Pour toi et moi aussi. Nous pouvons donc nous sentir directement concernés. Le fait que le Très-Haut nous parle ainsi et ne reste pas muet lorsque les mots restent coincés dans notre gorge est déjà un réconfort. Que Dieu nous appelle par notre nom pour nous rapprocher de lui et nous murmure : « Tu n’as rien à faire et rien à apporter. Tu es parfait tel que tu es. » – personne d’autre ne peut le faire. Que les paroles de Dieu soient comme une main qui nous retient pour que nous ne tombions pas dans le vide – lui seul peut le faire. C’est ce que j’ai vécu avant une opération difficile. J’étais seul dans une chambre. La nuit tombait. J’étais désespéré. Ma femme avait enregistré des bénédictions sur mon téléphone portable, que j’écoutais et récitais sans cesse. C’est ainsi que je me suis endormi. Et à 6 heures du matin, j’ai été opéré. Et aujourd’hui, cinq ans plus tard, je peux en parler dans mon propre podcast.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prenez soin de vous.
Unglaublich getröstet!
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Das Volk Israel lag am Boden. Die Babylonier hatten 587 v.Chr. das Land erobert, die Stadt Jerusalem und den Tempel zerstört, den einst König Salomo erbauen ließ. 400 Jahre stand er da als Gebets- Glaubenszentrum des Volkes Israel. Jetzt lag er verwüstet da. Die heiligen Gefäße wurden als Trophäen nach Babylon gebracht und die meisten Israeliten, vor allem aber die Oberschicht, nach Babel verschleppt und in Lager gesperrt. Wie lebt es sich in einem Lager? Ich glaube, Jüdinnen und Juden können das Wort „Lager“ als deutsches Wort nicht mehr hören. Es ist belastet. Dennoch: Lager und Leben in Lagern, auch einem Ghetto, ist keinem Volk so bekannt wie dem Volk Israel. In dieser Lage der Hoffnungslosigkeit läuft ein Mensch durch die Lager und redet komische Sachen. Er spricht von Hoffnung, von Erbarmen und Vergebung. Als ob das was helfen würde. Er spricht von Gott und was er machen wird. Er spricht also von Zukunft. Irgendwie aber scheinen seine Worte in die Herzen der Menschen Eingang gefunden zu haben, denn sonst wären sie nicht aufgeschrieben und weitergegeben worden. Eines der Worte dieses unbekannten Propheten heißt: „Ich, der Herr, habe dich gerufen in Gerechtigkeit und halte dich bei der Hand.“ Das steht im Prophetenbuch Jesaja im 42. Kapitel Vers 6. Es ist das erste Lied vom unbekannten Gottesknecht. Davon gibt es noch drei weitere in den Kapitel 40-55 des Jesajabuches. Wenn alles über und in dir zusammengebrochen ist und du nur noch rumliegst und nicht mehr weiterweißt und auch nicht weißt, wie du den nächsten Tag erreichen sollst oder ob es überhaupt noch einen neuen Tag für dich geben wird – dann – so meine Erfahrung – helfen nur noch Worte aus einer anderen Welt. Solche Worte sind die eben gehörten. „Ich, der Herr, habe dich gerufen in Gerechtigkeit und halte dich bei der Hand.“ Das ist ein zugesprochenes Wort. Gott sagte es zu seinem Knecht. Manche sehen in diesem Knecht – das ist ein Würdetitel – auch das Volk Israel. Aber das ist offen. Auch für dich und mich. So können wir das direkt auf uns beziehen. Dass der Höchste so zu uns spricht und nicht stumm bleibt, wenn uns die Worte im Hals stecken bleiben, ist schon ein Trost. Dass Gott uns bei unserem Namen in seine Nähe ruft und  uns zuflüstern will: „Musst nichts machen und nichts bringen. Du bist mir recht so.“ – das kann sonst keiner. Dass Gottes Worte wie eine Hand sind, die uns hält, damit wir nicht in die Tiefe fallen – das schafft nur er. Mir ging es mal so vor einer schweren Operation. Ich lag alleine in einem Zimmer. Die Nacht brach herein. Ich war verzweifelt. Meine Frau hatte mir aufs Handy Segensprüche gespeichert, die ich immer wieder abspielte und aufsagte. So schlief ich ein. Und morgens um 6 wurde ich operiert. Und heute – 5 Jahre danach – darf ich davon auf meinem eigenen Podcast erzählen.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
Incredibly comforted!
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The people of Israel were devastated. In 587 BC, the Babylonians had conquered the land, destroyed the city of Jerusalem and the temple that King Solomon had once built. For 400 years, it had stood as the centre of prayer and faith for the people of Israel. Now it lay in ruins. The sacred vessels were taken to Babylon as trophies, and most of the Israelites, especially the upper class, were deported to Babylon and locked up in camps. What is life like in a camp? I believe that Jews can no longer bear to hear the word ‘camp’ as a German word. It is burdened with meaning. Nevertheless, no people are as familiar with camps and life in camps, including ghettos, as the people of Israel. In this situation of hopelessness, a man walks through the camps and says strange things. He speaks of hope, mercy and forgiveness. As if that would help. He speaks of God and what he will do. In other words, he speaks of the future. Somehow, however, his words seem to have found their way into people’s hearts, because otherwise they would not have been written down and passed on. One of the words of this unknown prophet is: ‘I, the Lord, have called you in righteousness and will hold you by the hand.’ This is found in the Book of Isaiah, chapter 42, verse 6. It is the first song of the unknown servant of God. There are three more in chapters 40-55 of the Book of Isaiah. When everything around you and within you has collapsed and you are just lying there, not knowing what to do next, not knowing how you will make it through the next day or whether there will even be a new day for you – then, in my experience, the only thing that helps are words from another world. Such words are those we have just heard. ‘I, the Lord, have called you in righteousness and will hold you by the hand.’ This is a promise. God said it to his servant. Some see in this servant – which is a title of dignity – the people of Israel. But that is open to interpretation. Also for you and me. So we can relate this directly to ourselves. It is a comfort that the Most High speaks to us in this way and does not remain silent when the words stick in our throats. That God calls us by name to be near him and wants to whisper to us: ‘You don’t have to do anything or bring anything. You are fine just as you are.’ – No one else can do that. That God’s words are like a hand that holds us so that we do not fall into the depths – only he can do that. I once felt this way before a difficult operation. I was lying alone in a room. Night fell. I was desperate. My wife had saved blessings on my mobile phone, which I played over and over again and recited. That’s how I fell asleep. And at 6 o’clock in the morning, I had my operation. And today – five years later – I can talk about it on my own podcast.
That’s all for today. See you tomorrow, and stay safe.
24.2.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion
Vivre libéré
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C’est Nietzsche qui a dit : « Les chrétiens devraient avoir l’air plus sauvés. Alors ils pourraient me convaincre. » Il faisait référence à l’apparence des personnes qui se disent chrétiens sauvés. À un moment donné, elles se sont converties à Jésus et pensent depuis lors être libérées de toutes les bassesses de la vie terrestre. C’est cela, le salut : être libéré. Mais de quoi se sont-ils libérés ? En réalité, de rien. Ils vivent comme beaucoup d’autres sur cette terre et sont confrontés aux combats de ce monde comme tous les autres. Récemment, j’ai été confronté à l’idée que les sauvés pensent qu’ils iront automatiquement au ciel et que les autres, les incroyants, iront tout droit en enfer. Oubliez ça ! Ce n’est rien d’autre que de l’arrogance spirituelle, et donc malsain. Qui peut sérieusement affirmer qu’un autre ira en enfer à cause de telle ou telle chose ? Et je continue à me demander : de quoi les rachetés sont-ils délivrés ? J’ai moi aussi dû passer par ce calvaire. Avec le recul, je peux seulement dire : je suis soulagé d’avoir été délivré des rachetés. Lorsque j’ai déménagé ici à Bahlingen, le village natal de ma mère, il y a quelques années, mon parrain m’a dit qu’il devait me recommander : « Tu dois te convertir. » Cela m’a beaucoup affecté, car il ne s’agissait pas de moi en tant que filleul, mais de quelque chose que je devais faire pour lui plaire. Mais je n’en ai pas besoin. Je m’en suis détaché et je le laisse à lui-même. Celui qui est libéré d’un fardeau est heureux. Les rachetés, selon Nietzsche, rayonnent le contraire, une obstination et une amertume. Pourquoi donc ? Parce qu’ils se mettent sous une pression insensée. Ils veulent se débarrasser de tout ce qui pourrait les détourner de leur rédemption, selon lui. Danser, faire la fête, aller au stade, profiter d’un dîner policier – en bref, profiter des joies de la vie. Je ne peux que le déconseiller : se convertir pour mener une vie aigrie, ce n’est pas seulement absurde, cela rend malade. Et je connais beaucoup de gens que cela a rendus malades et tordus. L’exclamation incontrôlée et exubérante de Zacharie est l’expression du salut. Enfin, mon Dieu, enfin, le moment est venu. Tu t’es occupé de ton peuple et tu lui as apporté le salut. On peut aussi traduire le salut par libération. Voilà donc le programme de Dieu en Jésus-Christ sur cette terre : libérer de la pression, de l’oppression, des illusions, des égarements, de la culpabilité et des abus, de tout ce qui remplit la vie de peur et de tristesse. Eh bien ! Si les rachetés l’avaient compris et vécu ainsi, qui sait comment Nietzsche aurait continué.
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !
Erlöst leben
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Es war Nietzsche, der sagte: „Die Christen müssten erlöster aussehen. Dann könnten sie mich überzeugen.“ Er meinte ein Erscheinungsbild von Menschen, die sich erlöste Christen bezeichnen. Sie haben sich irgendwann mal zu Jesus bekehrt und meinen seitdem, dass sie von allen Niederungen des hiesigen Lebens losgemacht sind. Das meint Erlösung – losgemacht werden. Doch wovon haben sie sich losgemacht? Eigentlich von nichts. Sie leben genauso wie viele andere auch auf dieser Erde und stehen in den Kämpfen dieser Welt wie alle anderen auch. Kürzlich wurde ich mit dem Gedanken konfrontiert, dass Erlöste meinen, sie kämen automatisch in den Himmel und die anderen, die Ungläubigen, geradewegs in die Hölle. Vergiss es! Das ist nichts anderes als geistlicher Hochmut und somit krankmachend. Wer will ernsthaft behaupten, ein anderer käme wegen dem oder dem in die Hölle? Und ich frage weiter: von was sind sie losgemacht, die Erlösten? Ich musste diese Tretmühle auch durchlaufen. Im Rückblich kann ich nur sagen: Ich bin heilfroh, dass ich von den Erlösten erlöst worden bin. Als ich vor einigen Jahren hier nach Bahlingen zog, Heimatdorf meiner Mutter, war das andere, was mein Patenonkel mir meinte, empfehlen zu müssen: Du musst dich bekehren. Das hat mich hart getroffen, weil es nicht um mich als sein Patenkind ging, sondern um irgendwas, was ich machen muss, damit ich ihm recht bin. Aber das habe ich nicht nötig. Ich habe mich davon losgemacht und überlasse ihn sich selbst. Wer von einer Last befreit wird, freut sich. Die Erlösten, und das meinte Nietzsche, strahlen das Gegenteil aus, eine Verbissenheit und eine Verbitterung. Warum nur? Weil sie sich unter einen irrsinnigen Druck setzen. Sie wollen alles abstreifen, was sie von ihrem Erlöst sein abbringen könnte, meine sie. Tanzen, Feiern, ins Stadion gehen, eine Krimi-Dinner genießen – kurzum die Freuden genießen, die es halt so gibt. Davon kann ich nur abraten: Sich bekehren, um ein verbiestertes Leben zu führen, das ist nicht nur Blödsinn – das macht krank. Und ich kenne viele, die das krank und krumm gemacht hat. Der unkontrollierte, überschwängliche Ausruf des Zacharias ist Ausdruck von Erlöst sein. Endlich, mein Gott, endlich ist es so weit. Du hast dich deines Volkes angenommen und ihm Erlösung verschafft. Man kann Erlösung auch mit Befreiung übersetzen. Also! Das ist das Programm Gottes in Jesus Christus auf dieser Erde: frei machen von Druck, Unterdrückung, Illusionen, Irrwegen, Schuld und Übergriffigkeit, von allem, was das Leben mit Angst und Freudlosigkeit besetzt. Tja! Hätten das die Erlösten kapiert und gelebt – wer weiß, wie es Nietzsche weitergegangen wäre.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
Living redeemed
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It was Nietzsche who said, ‘Christians should look more redeemed. Then they could convince me.’ He was referring to the appearance of people who call themselves redeemed Christians. At some point, they converted to Jesus and since then believe that they are detached from all the low points of life here on earth. That is what redemption means – being detached. But what have they been freed from? Nothing, really. They live just like many others on this earth and face the struggles of this world just like everyone else. Recently, I was confronted with the idea that the redeemed believe they will automatically go to heaven and the others, the unbelievers, straight to hell. Forget it! That is nothing more than spiritual arrogance and therefore sickening. Who would seriously claim that someone else is going to hell because of this or that? And I ask further: what have the redeemed been freed from? I also had to go through this treadmill. Looking back, I can only say: I am very glad that I have been redeemed from the redeemed. When I moved here to Bahlingen, my mother’s home village, a few years ago, the other thing my godfather felt he had to tell me was: you must convert. That hit me hard, because it wasn’t about me as his godchild, but about something I had to do to please him. But I don’t need that. I have freed myself from it and left him to his own devices. Those who are freed from a burden rejoice. The redeemed, according to Nietzsche, radiate the opposite: doggedness and bitterness. Why is that? Because they put themselves under insane pressure. They want to strip away everything that could distract them from their redemption, he believes. Dancing, celebrating, going to the stadium, enjoying a murder mystery dinner – in short, enjoying the pleasures that life has to offer. I can only advise against this: converting to lead a bitter life is not only nonsense – it makes you ill. And I know many people who have been made ill and twisted by it. Zacharias‘ uncontrolled, exuberant exclamation is an expression of being redeemed. Finally, my God, finally the time has come. You have taken care of your people and brought them redemption. Redemption can also be translated as liberation. So! That is God’s plan in Jesus Christ on this earth: to free us from pressure, oppression, illusions, wrong turns, guilt and abuse, from everything that fills our lives with fear and joylessness. Well! If the redeemed had understood and lived this, who knows how Nietzsche’s life would have turned out.
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22.2.26
Pas avec moi!
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Après son baptême dans le Jourdain par Jean, Jésus a d’abord dû passer une épreuve décisive. S’il voulait agir publiquement à l’avenir, il devait d’abord être intérieurement éprouvé, clair et serein. Cette clarification s’est faite à l’écart, dans un désert. Jésus était donc seul. Il avait décidé de renoncer à tout et de se préparer. Certains appellent cela le jeûne. Après 40 jours, il a eu faim. Le chiffre 40 n’est pas un hasard, comme si cela aurait pu être 35 ou 48 jours. Non, il fallait que ce soit 40 jours. Le 40 ou le 4 ont une signification centrale dans la Bible. Le 4 et le 40 représentent la réalité visible, à travers le temps et tout ce qui se passe dans le flux du temps. Cela signifie que pendant ces 40 jours, Jésus a vécu tout ce qu’un être humain peut vivre dans le temps. Ici, dans la solitude, il s’est montré comme celui qui allait tout prendre sur lui. Le point culminant a été, lorsqu’il a ressenti la faim, que Satan a attiré son attention. Habile, il a axé son attaque sur la faim de Jésus. De plus, il a voulu convaincre Jésus, en citant un passage de la Bible, de transformer les pierres qui traînaient en pain afin qu’il puisse se rassasier. Mais Jésus a repoussé cette attaque en citant un autre passage de la Bible et en disant : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Deutéronome 8,3) Jésus montrait ainsi que l’homme est un être qui a à la fois une faim physique et une faim spirituelle. Le pain représente la satiété du corps et la parole de Dieu la nourriture de l’âme. Mais Satan ne lâche pas prise. Sa deuxième tentative est monstrueuse. Il accompagne Jésus à Jérusalem, se place à ses côtés sur le point le plus élevé et lui demande de se jeter dans le vide, car Dieu promet dans le Psaume 91 d’envoyer des anges pour le rattraper. Là encore, Jésus résiste en citant à nouveau la Torah : « Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » (Deutéronome 6,16) Et maintenant, lors de sa troisième tentative, Satan montre son vrai visage. Il ne cite plus de passage de la Bible. Il se présente désormais comme celui à qui appartiennent les royaumes du monde. Il est le maître des 4 et des 40. Il montre à Jésus toute sa puissance. C’est le sommet que tout homme veut atteindre. On ne peut pas vraiment refuser cela. Mais Jésus le rejette en citant une troisième fois la Torah : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. » (Deutéronome 6,13) Et voilà ! Satan était ainsi démasqué et les anges se rassemblèrent autour de Jésus. Il était désormais clair que Jésus vivait sur cette terre. Mais il venait d’un autre monde. Il renonça à tout pouvoir et put dès lors agir en toute autorité. Tout plaide en faveur de suivre son chemin.
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Nicht mit mir!
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Nach seiner Taufe im Jordan durch Johannes, kam für Jesus erst einmal die Nagelprobe. Wenn er künftig öffentlich wirken wollte, musste er zuerst innerlich bewährt, klar und aufgeräumt sein. Diese Klärung abseits, in einer Einöde. Jesus war also allein. Er hatte sich entschieden, allem zu entsagen und sich vorzubereiten. Manche nennen das auch Fasten. Nach 40 Tagen bekam er Hunger. Die 40 ist keine Zufallszahl, so als könnten das auch 35 oder 48 Tage gewesen sein. Nein – es mussten 40 Tage sein. Die 40 bzw. die 4 haben in der Bibel eine zentrale Bedeutung. Die 4 bzw. die 40 stehen für die sichtbare Wirklichkeit, die durch die Zeit und alles, was im Zeitfluss geschieht. Das heißt, in diesen 40 Tagen hat Jesus alles erlebt, was ein Mensch in der Zeit erleben kann. Hier – in der Abgeschiedenheit – zeigte er sich als der, der alles auf sich nehmen wird. Der Höhepunkt war, also er Hunger verspürte, dass der Satan auf ihn aufmerksam wurde. Geschickt ausgedacht galt seine Attacke dem Hunger Jesu. Hinzu kam, dass er Jesus mit dem Zitieren einer Bibelstelle überzeugen wollte, aus den herumliegenden Steinen doch Brot zu machen, damit er satt würde. Doch Jesus wehrte das ab mit einem anderen Zitat aus der Bibel und sagte: „Der Mensch lebt nicht vom Brot allein, sondern von einem jeden Wort, das aus dem Mund Gottes kommt.“ (5. Mose 8,3) Damit zeigte Jesus, dass der Mensch ein Wesen ist, das sowohl physischen als auch geistlichen Hunger hat. Das Brot steht dabei für die Sättigung des Körpers und das Wort Gottes als Nahrung für die Seele. Der Satan lässt aber nicht locker. Sein zweiter Anlauf ist ungeheuerlich. Er geht mit Jesus nach Jerusalem und stellt sich neben ihn auf dessen höchste Stelle und fordert Jesus auf, sich runterzuwerfen, weil Gott in Psalm 91 ja verspricht, Engel zu schicken, damit sie auffangen. Auch hier widersteht Jesus mit einem Zitat wiederum aus der Thora: „Du sollst den Herrn, deinen Gott, nicht versuchen.“ (5. Mose 6,16) Und jetzt – beim dritten Anlauf – zeigt der Satan sein wahres Gesicht. Er führt keine Bibelstelle mehr an. Er zeigt sich jetzt als der, dem die Reiche der Welt gehören. Er ist der Herr der 4 und 40. Er führt Jesus seine ganze Machtfülle auf. Das ist der Gipfel, den jeder Mensch erklimmen will. Das kann man eigentlich nicht ausschlagen. Doch Jesus weist es von sich, indem er ein dritten Mal die Thora zitiert: „Du sollst anbeten den Herrn, deinen Gott, und ihm allein dienen.“ (5 Mose 6,13) Das war´s! Damit war der Satan entzaubert und Engel scharten sich um Jesus. Damit war klar: Jesus lebt auf dieser Erde. Aber er ist von einer anderen Welt. Er verzichtete auf alle Macht und konnte fortan vollmächtig wirken. Es spricht alles dafür, seinen Weg zu gehen.
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Not with me!
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After his baptism in the Jordan by John, Jesus first had to face the acid test. If he wanted to work publicly in the future, he first had to be inwardly proven, clear and tidy. This clarification took place away from it all, in a desert. Jesus was alone. He had decided to renounce everything and prepare himself. Some call this fasting. After 40 days, he became hungry. The number 40 is not a random number, as it could just as easily have been 35 or 48 days. No – it had to be 40 days. The number 40, or rather the number 4, has a central meaning in the Bible. The number 4 and the number 40 represent visible reality, which is shaped by time and everything that happens in the flow of time. This means that during these 40 days, Jesus experienced everything that a human being can experience in time. Here, in seclusion, he showed himself to be the one who would take everything upon himself. The climax came when he felt hungry and Satan became aware of him. Cleverly devised, his attack was aimed at Jesus‘ hunger. In addition, he wanted to convince Jesus by quoting a passage from the Bible to make bread from the stones lying around so that he would be satisfied. But Jesus rejected this with another quote from the Bible, saying, ‘Man shall not live by bread alone, but by every word that proceeds from the mouth of God.’ (Deuteronomy 8:3) With this, Jesus showed that man is a being who has both physical and spiritual hunger. Bread stands for the satisfaction of the body and the word of God as food for the soul. But Satan does not give up. His second attempt is outrageous. He goes with Jesus to Jerusalem and stands next to him at the highest point and urges Jesus to throw himself down, because God promises in Psalm 91 to send angels to catch him. Here too, Jesus resists with a quote from the Torah: ‘You shall not tempt the Lord your God.’ (Deuteronomy 6:16) And now – on his third attempt – Satan shows his true colours. He no longer quotes the Bible. He now reveals himself as the one who owns the kingdoms of the world. He is the lord of 4 and 40. He shows Jesus all his power. This is the summit that every human being wants to climb. It is impossible to refuse. But Jesus rejects it by quoting the Torah a third time: ‘You shall worship the Lord your God and serve him only.’ (Deuteronomy 6:13) That was it! With that, Satan was disenchanted and angels gathered around Jesus. It was now clear: Jesus lives on this earth. But he is from another world. He renounced all power and from then on was able to act with full authority. Everything speaks in favour of following his path.
That’s all for today. See you tomorrow and stay safe!
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Habiter
Bienvenue chez daily basic. Ici, tu trouveras chaque jour une inspiration spirituelle. Elle t’accompagnera tout au long de ta journée, quoi qu’elle te réserve.
Hier, en parcourant la lettre de Jude, j’ai fait une découverte : le texte m’a ému. J’ai considéré comme un cadeau le fait de pouvoir m’énerver et de dire et d’écrire ce qui me met en colère. Hier, c’était l’intrusion d’un prospectus dans ma boîte aux lettres. Et puis deux politiciens chauves de l’AfD me sourient et disent que notre pays a besoin d’un renouveau. Ce n’est rien d’autre que la version allemande du mouvement américain Maga. Après l’Amérique, c’est maintenant au tour de l’Allemagne de redevenir grande. Une Allemagne modeste me suffit. Alors ! Ne vous laissez pas berner ! Résistons à la tentation ! Cette année a pour devise : « Voici, je fais toutes choses nouvelles ! » Elle est tirée de l’Apocalypse de Jean. Ici, la nouveauté est quelque chose de complètement différent. Créé dans les cieux. L’architecte de la nouvelle ville, la Jérusalem céleste, est Dieu lui-même. Avec cette ville, il viendra un jour et alors, il y aura une vie avec lui. Et tout d’abord, il essuiera chaque larme. Dieu lui-même est aux côtés des victimes. Je n’ose imaginer combien de larmes il essuiera quand je vois ces hommes gras et lisses qui ont abusé de filles mineures dans le monde entier. Pouah ! Pourquoi n’ont-ils pas honte ? Pourquoi ne tendent-ils pas volontairement la main et ne disent-ils pas : « C’est moi qui ai fait ça ! Faites-moi un procès ! Ils se sentiraient mieux… Il pourrait y avoir du nouveau dans leur vie. Mais ils sont prisonniers de leur saleté. La nouveauté qui verrait le jour ici grâce à la confession de la culpabilité ne doit toutefois pas être confondue avec la nouveauté venue du ciel, la demeure de Dieu. Cette nouveauté n’a pas de précurseur. Elle n’est comparable à rien d’autre dans ce monde. Notre nouveauté, cependant, y compris celle qui vient d’être décrite, trouve son origine dans le passé. La nouveauté qui commence ici deviendra ancienne après un certain temps et sera à son tour remplacée par une autre nouveauté. L’apôtre Paul a également un avis à ce sujet. Dans la deuxième épître à la communauté de Corinthe, il écrit au chapitre 5 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. L’ancien a disparu. Voici, tout est devenu nouveau. » C’est formidable ! Et pourtant simple. Pourquoi ? Parce que Paul procède ici à une localisation qui s’appelle « en Christ ». Habiter en lui, lui appartenir – oui, plus encore ! – lui appartenir. J’ai ici, au Kaiserstuhl, une belle image qui m’est quotidienne : le Christ, la vigne. Et moi, son sarment. Tout vient de lui. Je ressens cette différence lorsque je me tiens devant un vignoble. Je ressens une dépendance bienfaisante. Je ressens intérieurement un flux, une joie profonde, un sentiment de sécurité. Que peut-il arriver ? Tout, mais rien n’est assez fort pour me faire perdre cela. Cette différence, cette nouveauté, est un aperçu de ce qui est créé au ciel, et qui est complètement nouveau. Vivre en Christ me permet d’entrevoir la vie dans la Jérusalem céleste. Elle est là, invisible, en moi. Un jour – je ne peux pas le dire autrement, en tant qu’être humain soumis au temps – un beau jour, cela deviendra réalité. C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prends soin de toi.
Willkommen bei daily basic. Hier bekommst du für jeden Tag einen geistlichen Impuls. Er begleitet dich durch deinen Tag, was auch immer er dir bringen wird.
Nach seiner Taufe im Jordan durch Johannes, kam für Jesus erst einmal die Nagelprobe. Wenn er künftig öffentlich wirken wollte, musste er zuerst innerlich bewährt, klar und aufgeräumt sein. Diese Klärung abseits, in einer Einöde. Jesus war also allein. Er hatte sich entschieden, allem zu entsagen und sich vorzubereiten. Manche nennen das auch Fasten. Nach 40 Tagen bekam er Hunger. Die 40 ist keine Zufallszahl, so als könnten das auch 35 oder 48 Tage gewesen sein. Nein – es mussten 40 Tage sein. Die 40 bzw. die 4 haben in der Bibel eine zentrale Bedeutung. Die 4 bzw. die 40 stehen für die sichtbare Wirklichkeit, die durch die Zeit und alles, was im Zeitfluss geschieht. Das heißt, in diesen 40 Tagen hat Jesus alles erlebt, was ein Mensch in der Zeit erleben kann. Hier – in der Abgeschiedenheit – zeigte er sich als der, der alles auf sich nehmen wird. Der Höhepunkt war, also er Hunger verspürte, dass der Satan auf ihn aufmerksam wurde. Geschickt ausgedacht galt seine Attacke dem Hunger Jesu. Hinzu kam, dass er Jesus mit dem Zitieren einer Bibelstelle überzeugen wollte, aus den herumliegenden Steinen doch Brot zu machen, damit er satt würde. Doch Jesus wehrte das ab mit einem anderen Zitat aus der Bibel und sagte: „Der Mensch lebt nicht vom Brot allein, sondern von einem jeden Wort, das aus dem Mund Gottes kommt.“ (5. Mose 8,3) Damit zeigte Jesus, dass der Mensch ein Wesen ist, das sowohl physischen als auch geistlichen Hunger hat. Das Brot steht dabei für die Sättigung des Körpers und das Wort Gottes als Nahrung für die Seele. Der Satan lässt aber nicht locker. Sein zweiter Anlauf ist ungeheuerlich. Er geht mit Jesus nach Jerusalem und stellt sich neben ihn auf dessen höchste Stelle und fordert Jesus auf, sich runterzuwerfen, weil Gott in Psalm 91 ja verspricht, Engel zu schicken, damit sie auffangen. Auch hier widersteht Jesus mit einem Zitat wiederum aus der Thora: „Du sollst den Herrn, deinen Gott, nicht versuchen.“ (5. Mose 6,16) Und jetzt – beim dritten Anlauf – zeigt der Satan sein wahres Gesicht. Er führt keine Bibelstelle mehr an. Er zeigt sich jetzt als der, dem die Reiche der Welt gehören. Er ist der Herr der 4 und 40. Er führt Jesus seine ganze Machtfülle auf. Das ist der Gipfel, den jeder Mensch erklimmen will. Das kann man eigentlich nicht ausschlagen. Doch Jesus weist es von sich, indem er ein dritten Mal die Thora zitiert: „Du sollst anbeten den Herrn, deinen Gott, und ihm allein dienen.“ (5 Mose 6,13) Das war´s! Damit war der Satan entzaubert und Engel scharten sich um Jesus. Damit war klar: Jesus lebt auf dieser Erde. Aber er ist von einer anderen Welt. Er verzichtete auf alle Macht und konnte fortan vollmächtig wirken. Es spricht alles dafür, seinen Weg zu gehen.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
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Wohnen
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Gestern habe ich beim Durchdeklinieren des Judasbriefes was bei mir entdeckt: der Text hat mich emotionalisiert. Ich habe es als Geschenk empfunden, dass ich mich aufregen durfte und sagen und schreiben, was mich wütend macht. Gestern war es diese Übergriffigkeit eines Prospekteinwurfs. Und dann grinsen mich zwei AfD-Politiker mit Glatze an und meinen, unser Land brauche ein Comeback. Das ist nichts anderes als die deutsche Version der amerikanischen Maga-Bewegung. Nach Amerika soll jetzt auch Deutschland wieder großartig werden. Mir reicht ein bescheidenes Deutschland. Also! Sich nichts vormachen lassen! Der Versuchung widerstehen! Dieses Jahr hat ein Leitwort: „Siehe, ich mache alles neu!“ Es steht in der Offenbarung des Johannes. Neu ist hier das ganz Andere. Erschaffen im Himmel. Der Architekt der neuen Stadt, das himmlische Jerusalem, ist Gott selbst. Mit dieser Stadt wird er einst kommen und dann wird es ein Leben mit ihm geben. Und als erstes wird er jede einzelne Träne abwischen. Gott selbst ist an der Seite der Opfer. Ich mag mir nicht vorstellen, wie viele Tränen er abwischen wird, wenn ich diese feisten, aalglatten Männer sehe, die minderjährige Mädchen weltweit missbraucht haben. Pfui Deibel! Wieso schämen sie sich nicht? Warum strecken sie nicht freiwillig die Hand und sagen: Ich war´s! Mach mir den Prozess! Es ginge ihnen doch besser…Es könnte was neu werden in ihrem Leben. Aber so sind sie in ihrem Schmutz gefangen. Das Neue, das hier durch das Bekennen der Schuld ins Leben käme, ist aber nicht zu verwechseln mit dem Neuen aus dem Himmel, dem Wohnort Gottes. Dieses Neue hat keinen Vorläufer. Es ist mit nichts auf dieser Welt zu vergleichen. Unser Neues jedoch – auch das eben  Beschriebene – hat seinen Vorlauf im Bisherigen. Das Neue, das hier beginnt, wird nach einer gewissen Zeit wieder alt sein und es wird wiederum von einem anderen Neuen abgelöst. Dazu hat der Apostel Paulus auch eine Meinung. Im zweiten Brief an die Gemeinde in Korinth schreibt er im 5. Kapitel: „Ist jemand in Christus, so ist er eine neue Kreatur. Das Alte ist vergangen. Siehe, Neues ist geworden.“ Das ist gewaltig! Und doch einfach. Warum? Weil Paulus hier eine Ortsbestimmung vornimmt und die heißt „In Christus“. In ihm wohnen, zu ihm gehören – ja mehr noch! – ihm gehören. Ein schönes Bild dafür habe ich hier am Kaiserstuhl täglich vor Augen: Christus, der Weinstock. Und ich seine Rebe. Alles kommt aus ihm. Dieses andere spüre ich, wenn ich vor einem Weinberg stehe. Ich spüre eine wohltuende Abhängigkeit. Ich spüre innerlich ein Fließen, eine tiefe Freude, eine Geborgenheit. Was soll passieren? Alles, aber nichts ist so stark, dass mir das verlorenginge. Dieses andere, diese Neue ist ein Hauch dessen, was im Himmel geschaffen ist und zwar komplett neu. Das Wohnen in Christus lässt mich das Leben im himmlischen Jerusalem erahnen. Unsichtbar ist es da, in mir. Eines Tages – ich kann es als Zeitmensch nicht anders sagen – eines schönen Tages wird es Realität sein.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.
Living
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Yesterday, while going through the Epistle of Jude, I discovered something about myself: the text moved me emotionally. I felt it was a gift that I was allowed to get upset and say and write what makes me angry. Yesterday, it was the intrusiveness of a leaflet being posted through my letterbox. And then two bald AfD politicians grin at me and say that our country needs a comeback. This is nothing more than the German version of the American Maga movement. After America, Germany is now supposed to become great again. A modest Germany is enough for me. So! Don’t be fooled! Resist the temptation! This year has a motto: ‘Behold, I make all things new!’ It is written in the Revelation of John. New here means something completely different. Created in heaven. The architect of the new city, the heavenly Jerusalem, is God himself. He will one day come with this city, and then there will be life with him. And first of all, he will wipe away every single tear. God himself is on the side of the victims. I don’t want to imagine how many tears he will wipe away when I see these fat, slick men who have abused underage girls worldwide. Disgusting! Why aren’t they ashamed? Why don’t they voluntarily raise their hands and say, ‘It was me!’ Take me to court! They would be better off… Something new could happen in their lives. But as it is, they are trapped in their filth. However, the new thing that would come into being here through the confession of guilt is not to be confused with the new thing from heaven, the dwelling place of God. This new thing has no predecessor. It cannot be compared to anything in this world. Our newness, however – including what has just been described – has its antecedents in the past. The newness that begins here will become old again after a certain time and will be replaced by another newness. The Apostle Paul also has an opinion on this. In his second letter to the church in Corinth, he writes in chapter 5: „If anyone is in Christ, he is a new creation. The old has gone, the new has come.‘ That is powerful! And yet simple. Why? Because Paul is determining a location here, and that location is ’in Christ.“ To dwell in him, to belong to him – even more than that! – to belong to him. I have a beautiful image of this here at the Kaiserstuhl every day: Christ, the vine. And I, his branch. Everything comes from him. I feel this difference when I stand in front of a vineyard. I feel a pleasant dependence. I feel an inner flow, a deep joy, a sense of security. What is to happen? Everything, but nothing is so strong that I would lose that. This difference, this newness, is a hint of what has been created in heaven, and it is completely new. Living in Christ allows me to glimpse life in the heavenly Jerusalem. It is there, invisible, within me. One day – as a person of this world, I cannot say it any other way – one fine day it will be reality. That is all for today. Until tomorrow, and stay safe.
20.2.26 Französisch – Deutsch – Englisch / daily-basic.letscas.fm Schriftversion
Hérésies
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Il existe une courte lettre dans le Nouveau Testament. Elle ne fait partie d’aucune série de sermons, n’est donc ni prêchée ni lue lors d’un office religieux. Elle mène une existence dans l’ombre de la Bible. Et pourtant, elle y figure et a été jugée si précieuse par des personnes intelligentes qu’elle a supplanté d’autres grands personnages, tels Clément et Barnabas. Il doit donc y avoir quelque chose d’important dans cette lettre de Jude. Comme tout est indifférent aujourd’hui, il est étrange de dire que cette courte lettre s’adresse aux faux docteurs qui ont envahi l’Église et pensaient être déjà tellement sauvés qu’ils pouvaient s’élever au-dessus des anges et des démons et les maudire. De plus, ils menaient une vie dissolue, sans raison ni décence. Voici quelques phrases tirées de cette lettre : « Des gens se sont introduits parmi vous qui méritent depuis longtemps le jugement que je dois maintenant prononcer à leur encontre, des gens impies qui ont déformé l’amour inconditionnel de Dieu à notre égard en une absence d’engagement moral, voire en une liberté illimitée… Lors de vos repas du soir, ils se goinfrent effrontément comme des parasites répugnants. Sans vergogne, ils ne pensent qu’à eux-mêmes. Ils font de grandes promesses, comme des nuages qui s’amoncellent mais n’apportent pas de pluie. Ils sont comme des arbres à la fin de l’automne, sans fruits et morts, dont les racines sont victimes de la hache. Ils sont comme les vagues de la mer qui ne font que remuer leur propre infamie, comme des étoiles errantes qui tombent dans une obscurité éternelle… Ils ne sont satisfaits de rien et se plaignent de tout. Ils se laissent guider par leurs désirs, parlent trop et changent d’avis au gré du vent par cupidité… Ils tiennent des discours insolents et impies et divisent la communauté… Ils ne connaissent que l’ordinaire, car ils n’ont pas le Saint-Esprit. » Judas parle ici des chrétiens. Mais je pense aussi à des gens qui sont exactement comme Judas les décrit ici. Je me suis vraiment énervé quand j’ai trouvé du matériel de propagande de l’AfD dans ma boîte aux lettres en début de semaine. Je l’ai lu. Ils promettent un château en Espagne : notre pays mérite un retour en force. Ceux qui croient à ces conneries ont perdu la tête. J’espère que l’ancienne Allemagne ne reviendra pas. Au garde-à-vous, obéissance aveugle, antisémitisme, loi du plus fort, dehors les étrangers ! Je ne veux pas de cela. Je ne veux pas vivre dans un tel pays. Je veux vivre dans un pays conscient de ses valeurs et de ses précieux habitants, et qui en soit reconnaissant. Et je souhaite des sermons clairs et porteurs d’espoir, surtout en cette année riche en élections en Allemagne. L’AfD n’est pas une alternative électorale pour les chrétiens. Alors ! Soyez courageux ! Dites ce qui est évident !
C’est tout pour aujourd’hui. À demain et prenez soin de vous !
Irrlehren
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Es gibt einen kurzen Brief im Neuen Testament. Er steht in keiner Predigtreihe, wird folglich nicht gepredigt oder in einem Gottesdienst verlesen. Er führt ein Leben im Schatten der Bibel. Und doch steht er drin und wurde von klugen Leuten für so wertvoll erachtet, dass er andere große Leute ausstach, etwa Klemens und Barnabas. Es muss also etwas dran sein an diesem Brief des Judas. Da heute alles gleich-gültig ist, befremdet es, davon zu sprechen, dass dieser kurze Brief sich gegen Irrlehrer wendet, die in die Gemeinde eindrangen und meinten, sie seien bereits so erlöst, dass sie sich über Engel und Dämonen erheben und sie verfluchen können. Außerdem lebten sie ausschweifend, ohne Verstand und Anstand. Und hier ein paar Sätze aus diesem Brief: „Es haben sich Leute bei euch eingeschlichen, die das Urteil, das ich jetzt über sie fällen muss, längst verdient haben, gottlose Menschen, die Gottes bedingungslose Zuwendung zu uns zu moralischer Unverbindlichkeit, ja, zu grenzenloser Beliebigkeit verfälscht haben…Bei euren Abendmahlen schmausen sie frech mit wie eklige Schmarotzer. Schamlos denken sie nur an sich. Sie machen große Versprechungen wie Wolken, die heraufziehen, aber keinen Regen bringen. Sie sind Bäume im Spätherbst, die ohne Frucht und abgestorben dastehen, so dass ihre Wurzeln der Axt zum Opfer fallen. Sie sind wie Meereswellen, die nur ihre eigene Schändlichkeit aufwirbeln, herumirrende Sterne, die in immerwährende Finsternis fallen…Sie sind mit nichts zufrieden und klagen über alles. Sie lassen sich von ihren Gelüsten treiben, nehmen den Mund zu voll und hängen aus Gewinnsucht ihr Mäntelchen nach dem Wind…Sie führen freche, gottlose Reden und spalten die Gemeinde…Sie kennen nur das Gewöhnliche, weil sie den Heiligen Geist nicht haben.“ Judas spricht hier von Christen. Ich denke dabei aber auch Menschen, die einfach so sind, wie sie Judas hier beschreibt. Ich habe mich richtig aufgeregt, als ich Anfang der Woche Propagandamaterial der AfD in meinem Briefkasten vorfand.  Ich habe es durchgelesen. Sie versprechen ein Wolkenkuckucksheim: Unser Land verdient ein Comeback. Wer auf so einen Scheiß hereinfällt, ist nicht mehr bei Verstand. Hoffentlich kommt das alte Deutschland nicht zurück. Strammstehen, Befehl und Gehorsam, Antisemitismus, Gesetz des Stärkeren, Ausländer raus! Ich will das nicht. Ich will in so einem Land nicht leben. Ich will in einem Land leben, das sich seiner Werte und seiner wertvollen Menschen bewusst und dafür dankbar ist. Und ich wünsche mir klare, richtungsweisende Predigten gerade in diesem Jahr der vielen Wahlen in Deutschland. Die AfD ist für Christen keine Wahlalternative. Also! Mutig sein! Sagen, was offensichtlich ist!
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet!
Heresies
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There is a short letter in the New Testament. It is not part of any sermon series, so it is not preached or read in church services. It leads a life in the shadow of the Bible. And yet it is there, and was considered so valuable by wise people that it outshone other great figures such as Clement and Barnabas. So there must be something to this letter of Jude. Since everything is indifferent today, it seems strange to talk about this short letter being directed against false teachers who invaded the church and thought they were already so redeemed that they could rise above angels and demons and curse them. They also lived dissolutely, without reason or decency. Here are a few sentences from this letter: „There are certain people among you who have long deserved the judgement I must now pass on them, godless people who have distorted God’s unconditional love for us into moral non-commitment, even into boundless arbitrariness… At your communion meals, they feast insolently like disgusting parasites. Shamelessly, they think only of themselves. They make grand promises like clouds that gather but bring no rain. They are trees in late autumn, standing fruitless and dead, so that their roots fall victim to the axe. They are like sea waves that only stir up their own wickedness, wandering stars that fall into everlasting darkness… They are never satisfied with anything and complain about everything. They are driven by their desires, talk too much and, out of greed, change their tune to suit the wind… They speak insolently and godlessly and divide the congregation… They know only the ordinary because they do not have the Holy Spirit.“ Judas is talking about Christians here. But I also think of people who are just as Judas describes them here. I was really upset when I found AfD propaganda material in my letterbox at the beginning of the week. I read it through. They promise a pipe dream: our country deserves a comeback. Anyone who falls for such nonsense is out of their mind. Hopefully, the old Germany will not return. Stand to attention, command and obedience, anti-Semitism, the law of the strongest, foreigners out! I don’t want that. I don’t want to live in a country like that. I want to live in a country that is aware of its values and its valuable people and is grateful for them. And I would like to see clear, forward-looking sermons, especially in this year of many elections in Germany. The AfD is not an alternative for Christians. So! Be brave! Say what is obvious!
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Unité
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Ce que j’aurais encore à dire… Cela ressemble à un adieu, mais pas à un adieu qui laisse présager des retrouvailles. Ce que j’aurais encore à dire semble définitif. Les mots qui restent à dire pèsent beaucoup plus lourd que les habituels « Au revoir ! » – « À bientôt ! » ou « Salli ! », comme on dit ici dans le Kaiserstuhl en référence au français « Salut ! ». Non ! Ce que j’aurais encore à dire est sérieux et sincère. Après cela, il n’y a plus rien. Seulement ce qui arrive et ne peut être changé. Ces mots résonnent comme une douleur d’adieu, après quoi il ne reste plus qu’à dire : « On ne se reverra plus ! » Et la personne s’en va pour toujours. Cela peut être le cas lors d’un décès. Mais de tels adieux douloureux existent également après une séparation convenue ou unilatérale, ou lorsque des enfants se séparent définitivement de leurs parents. Ce que j’aurais encore à dire, chante Reinhard Mey, prend le temps d’une cigarette et d’un verre de bière debout. Qu’est-ce que cela pourrait être ? Mes amis, nous avons passé de bons moments ensemble. Mais vous savez ce que le médecin a dit. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Mes amis, une nouvelle période commence pour moi et ma femme. Nous prenons un nouveau départ dans un autre pays. Mes amis, je n’ai plus besoin de ces soirées entre copains. Prenez soin de vous sans moi ! Il tire une dernière bouffée, finit sa bière, la pose sur le comptoir, fait demi-tour et s’en va. La porte se referme. Certaines choses qui doivent être dites prennent plus de temps que quelques bouffées et quelques gorgées. La réconciliation – quand elle a lieu ! – prend plus de temps, et un câlin sans paroles en dit aussi long. Les derniers mots, les tout derniers, restent gravés dans l’âme. Nous les prononçons tous, nous les avons déjà prononcés. Ils ont la qualité d’un dernier souhait, d’un testament. L’apôtre Paul avait aussi de tels mots, même s’il les a écrits. Il en a aussi suffisamment dit. Dans sa lettre la plus longue et la plus marquante, la lettre à la communauté de Rome, il écrit à la fin : « La persévérance et l’encouragement viennent de Dieu. Qu’il vous donne aussi d’être unis entre vous, comme il convient à Jésus-Christ. Alors vous pourrez tous ensemble louer Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, d’une seule voix. » (15,5.6) C’est une critique positive. Paul sait ce qui est important : l’unité. Il la tient en haute estime. En mettant autant l’accent sur le positif, presque à l’excès, dans un esprit d’amour, Paul rend impossible toute négativité tacite. Quel chrétien ne voudrait pas louer Dieu avec les autres ? Je mets donc mes opinions personnelles de côté. Nous avons beaucoup à apprendre de Paul, qui se déclarait charismatique. C’est tout pour aujourd’hui. À demain, et prenez soin de vous.
Einigkeit
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Was ich noch zu sagen hätte…Das klingt nach Abschied, aber nicht nach einem, dem ein Wiedersehen nachgesagt wird. Was ich noch zu sagen hätte, klingt endgültig. Da wiegen die Worte, die noch gesagt werden, viel mehr als die üblichen wie „Tschüss!“ – „Bis bald!“ oder wie man hier am Kaiserstuhl in Anlehnung an das französische „Salut!“ sagt „Salli!“. Nein! Was ich noch zu sagen hätte, ist ernst und ernstgemeint. Danach kommt nichts mehr. Nur noch das, was eintritt und nicht geändert werden kann. In diesen Worten klingt ein Abschiedsschmerz und danach heißt es nur noch: Wir sehen uns nicht mehr! Und der Mensch geht für immer. Das kann im Sterben so sein. Solche schmerzbeladenen Abschiede gibt es aber auch nach vereinbarter oder einseitiger Trennung oder wenn Kinder sich für immer von ihren Eltern trennen. Was ich noch zu sagen hätte, singt Reinhard Mey, dauert eine Zigarette und ein Glas Bier im Stehn. Was könnte das sein? Freunde, wir hatten ein gute Zeit miteinander. Aber ihr wisst ja, was der Arzt gesagt hat. Ich habe nicht mehr lange. Freunde, für mich und meine Frau bricht eine andere Zeit an. Wir fangen in einem anderen Land neu an. Freunde, ich brauche diese Kumpelabende nicht mehr. Macht´s gut ohne mich! Dabei zieht er noch mal richtig durch, trinkt das Bier zur Neige, stellt es auf dem Tresen ab, macht kehrt und geht. Die Tür fällt ins Schloss. Manches, was gesagt werden muss, dauert länger als ein paar Züge und Schlücke. Versöhnung – wenn´s dazu kommt! – dauert länger und viel gesagt ist auch, wenn man sich ohne Worte umarmt. Die letzten, die allerletzten Worte bleiben in der Seele haften. Wir sagen sie alle, haben sie schon mal gesagt. Sie haben die Qualität eines letzten Willens, eines Testamentes. Der Apostel Paulus hatte solche Worte auch, wenngleich er sie geschrieben hat. Gesprochen hat er auch genug. In seinem längsten und prägendsten Brief, dem Brief an die Gemeinde in Rom schreibt er am Ende: „Ausdauer und Ermutigung kommen von Gott. Er gebe auch, dass ihr euch untereinander einig seid – so wie es Christus Jesus angemessen ist. Dann könnt ihr alle miteinander Gott, den Vater unseres Herrn Jesus Christus, wie aus einem Munde loben.“ (15,5.6) Das ist eine positive Kritik. Paulus weiß, worauf es ankommt – die Einigkeit. Sie hält er hoch. Indem Paulus im Geist der Liebe das Positive so stark betont, ja fast überbetont, wird das unausgesprochene Negative unmöglich gemacht. Wer wollte als Christ nicht mit den anderen zusammen Gott loben? Also stelle ich meins hintenan. Von Paulus, dem bekennenden Charismatiker, können wir viel lernen. So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.
Unity
Welcome to daily basic. Here you will find a spiritual impulse for every day. It will accompany you through your day, whatever it may bring.
What I still have to say… That sounds like a farewell, but not one that promises a reunion. What I still have to say sounds final. The words that are still to be said weigh much more than the usual ones like ‘Bye!’ – ‘See you soon!’ or, as we say here in Kaiserstuhl, ‘Salli!’, based on the French ‘Salut!’. No! What I still have to say is serious and sincere. After that, there is nothing more. Only what happens and cannot be changed. These words convey the pain of parting, and after that, all that remains is: We won’t see each other again! And the person leaves forever. This can be the case in death. But such painful farewells also occur after an agreed or unilateral separation, or when children part from their parents forever. What I still have to say, sings Reinhard Mey, takes a cigarette and a glass of beer standing up. What could that be? Friends, we had a good time together. But you know what the doctor said. I don’t have much time left. Friends, a new era is dawning for me and my wife. We’re starting over in another country. Friends, I don’t need these evenings with my mates anymore. Take care without me! With that, he takes one last deep drag, finishes his beer, puts it down on the bar, turns around and leaves. The door closes behind him. Some things that need to be said take longer than a few drags and sips. Reconciliation – if it happens! – takes longer, and a lot is also said when you hug each other without words. The last, the very last words remain in the soul. We all say them, we have said them before. They have the quality of a last will and testament. The Apostle Paul also had such words, even though he wrote them. He also spoke enough. In his longest and most influential letter, the letter to the congregation in Rome, he writes at the end: ‘Perseverance and encouragement come from God. May he also grant that you be of one mind among yourselves, as is fitting for Christ Jesus. Then you can all praise God, the Father of our Lord Jesus Christ, with one voice.’ (15:5-6) This is positive criticism. Paul knows what matters – unity. He holds it in high regard. By emphasising the positive so strongly, almost overemphasising it, in a spirit of love, Paul makes it impossible to express the unspoken negative. As a Christian, who would not want to praise God together with others? So I put my own interests aside. We can learn a lot from Paul, the avowed charismatic. That’s all for today. See you tomorrow and stay safe.
18.2.26
Vollmacht
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Wer hätte das nicht gerne – Vollmacht. Wer wünschte sich nicht, voller Macht reden und handeln zu können. Ist möglich, hat jedoch einen hohen Preis. Der Preis heißt „Verzicht“. Verzicht auf alles, was verführt, was einem weltliche Macht gibt, Einfluss, Status, Ansehen, großes Ego, viel Geld, unbegrenzte Möglichkeiten – zumindest gedanklich. Das Gegenteil von Vollmacht ist Macht. Vollmacht ist eine geistliche Macht. Macht ist diesseitig verseucht. Wenn erzählt wird, dass Jesus unreine Geister austrieb, dann geschah das aus Vollmacht. Ein machtverseuchter Trump könnte das niemals. Auch wenn er fälschlicherweise von den Evangelikalen Amerikas zum Messias hochstilisiert wird. Denn er würde niemals den Preis bezahlen für eine Vollmacht, wie sie Jesus besaß. Man stelle sich Trump in Sandalen, schlank und in einem einfach gewebten Gewand vor. Unterwegs zu Fuß – was ihm guttäte – mit Wasser und Brot, angewiesen auf Wohltäter, die ihn zum Essen einladen. Und keine Milliardäre, die seinen Wahlkampf finanzieren und so manches andere schmutzige Geschäft dazu. Vollmacht ist teuer erkauft im Widerstand gegen den Satan. Das wird in Matthäus 4 erzählt. Jedes widersteht der dreifachen Versuchung des Satans mit den Worten, aus denen und in denen er lebt. „Der Mensch lebt nicht vom Brot allein.“ – „Du sollst den Herrn, deinen Gott, anbeten und ihm allein dienen.“ – „Du sollst den Herrn, deinen Gott, nicht versuchen.“ Wer das sagt, hat den Preis bezahlt für vollmächtiges Reden und Handeln. Er hat sich von allen Möglichkeiten diesseitiger Schätze losgesagt und lebt ausschließlich aus dem Reichtum der Welt Gottes. Seine Nahrung sind die Früchte des Baumes des Lebens. Spannend zu sehen ist, wie das bei Matthäus zu lesen ist. Nachdem Jesus den Preis für seine Vollmacht entrichtet hat, geht er in das Bethäuschen in seinem Heimatdorf Nazareth und predigt dort. Er sagt, dass er eins ist mit Gott. Es ist folgerichtig, dass er das Wort aus dem Propheten Jesaja vollumfänglich auf sich bezieht: „Der Geist des Herrn ruht auf mir, denn der Herr hat mich gesalbt. Er hat mich gesandt, den Armen gute Nachricht zu verkünden. Den Gefangenen soll ich zurufen, dass sie frei sind, und den Blinden, dass sie sehen werden. Den Unterdrückten soll ich die Freiheit bringen. Ich soll verkünden: Jetzt beginnt das Jahr, in dem der Herr Gnade schenkt.“ (Mt 4,18) Hat keiner verstanden. Das war´s dann auch mit Nazareth und Jesus verlegte seinen Lebensmittelpunkt nach Kapernaum, am See Genezareth gelegen. Ein Hauch von Vollmächtigkeit bekommst du, wenn du anfängst, den Weg des Jesus von Nazareth zu gehen.
So viel für heute. Bis morgen und bleibe behütet.
12.3.25
Die Kraft der Vergebung. Aber was soll das sein? Meist, so meine Erinnerung, wird das Vergeben appellativ verstanden. Als gehörte es zur DNA eines Christen, dass er vergeben muss. Dann muss man also nicht nur die Feinde lieben, sondern auch noch denen vergeben, die es einem schwer machen. Irgendwie wird das dann alles zu viel. So viel Gutes und Bewegendes kann man gar nicht auf die Beine stellen ohne selber den Boden unter den Füßen zu verlieren. Es muss also etwas anderes geben bzw. es muss da einen anderen Weg geben – heraus der Zwangsjacke. Einen Impuls gibt es in der heutigen Losung aus dem Propheten Jeremia: „Zur selben Zeit und in jenen Tage wird man die Missetat Israels suchen, spricht der Herr, aber es wird keine da sein, und die Sünden Judas, aber es wird keine gefunden werden; denn ich will sie vergeben.“ (50,20) Deutlicher als so kann man die Kraft der Vergebung nicht beschreiben. Sie ist derart wirksam, dass das, was sie vergibt, vom Erdboden verschwindet, als sei es nie dagewesen. Eben auch so, dass sie für den, der vergeben hat, nicht mehr auffindbar ist und nicht irgendwo so versteckt, dass man das Vergebene wieder hervorholen und präsentieren kann. Soll man da jetzt einen qualitativen Unterschied machen zwischen der Vergebungsfähigkeit Gottes und der Menschen? Was anleiten kann ist der Wille zum Vergeben. Es ist also eine Bereitschaft, die innerlich gereift ist und vollzogen wird. Der Vergebende tut das für sich, damit er der Beziehung, in der er bleiben will, eine neue Basis bekommt. Der andere, in diesem Fall das Volk Israel, weiß davon nichts. Es merkt nur, dass sein Gott ihm wohl will. Er muss es ihm nicht erklären. Das wäre doch in einer Beziehung zwischen Menschen auch denkbar. Dabei hat Vergeben eine so eigene Qualität wie auch das Versöhnen. Nur ist letzteres eben keine Individualaktion sondern eine zwischenmenschliche. Zu Herzen gehend die zwischen Jakob und Esau oder Jesus, dem Auferstandenen und Petrus. Gerade in der Passionszeit lohnt es sich, sich diese beiden unglaublich positiven Energien von Vergeben und Versöhnen bewusst zu machen.
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11.3.25
Eine große Rede am Ende. Josua, der Nachfolger des Mose, verlässt die Erde. Seine Aufgabe ist erfüllt. Er hat das Volk in das versprochene Land geführt. Er stirbt mit 110 Jahren und wird im eigenen Boden in Timnat-Serach auf dem Gebirge Ephraim bestattet. Diener des Mose war er und als solcher hat er seinen Dienst am Volk begonnen. Als Knecht des Herrn rückt er in die Reihe der Führergestalten Israels. Dass er im versprochenen Land bestattet werden konnte, unterscheidet ihn von Mose. Ein Teil des Vermächtnisses von Josua hört sich so an: „Ihr seid Zeugen gegen euch selbst, dass ihr euch den Herrn erwählt habt, um ihm zu dienen. Und sie sprachen: Ja!“ (Losung von heute aus Josua 24,22). Josua hat sein Volk offenbar sehr gut gekannt. Denn er lässt ihm die Wahl, ob es Jahwe oder anderen Göttern dienen will. Das entspricht der Situation, in der das Volk steht. Es ist nicht mehr unterwegs durch die Wüste, also auf Achse. Es ist angekommen. Und im Land ist ja schon ein Volk, das der Kanaaniter. Ein Volk, das wandert, hat einen Gott, der mitgeht. Ein seßhaftes Volk hat einen Gott, der Fruchtbarkeit schenkt, Baal. Das ist dann durchaus eine Krise, denn wie soll nun der Gott, der mitgegangen und vorausgegangen ist und beschützt hat, der sein, der auch Nahrung gibt? Deshalb stellt es Josua offenbar dem Volk frei, welchem Gott es dienen will. Das ist wichtig, wenn auch für ihn schmerzhaft. Denn er muss akzeptieren, für welchen Gott sich das Volk letztlich entscheiden wird. Da sagt es unisono: „Das sei ferne von uns, dass wir den Herrn verlassen und anderen Göttern dienen! Denn unser Herr, unser Gott, hat uns und unsere Väter aus Ägyptenland geführt, aus der Knechtschaft, und hat vor unseren Augen diese großen Zeichen getan und uns behütet auf dem ganzen Weg, den wir gezogen sind, und unter allen Völkern, durch die wir gegangen sind.“ (Josua 24,16.17) Und dann kann Josua das ans Volk zurückgeben und sagen: „Ihr habt euch selbst reden gehört. Ihr seid eure eigenen Zeugen. Niemand hat euch dazu gezwungen.“ Und dann hat Josua dieses heilige Versprechen mit konkreten Verhaltensregeln festgeschrieben.
Diese überzeugten Treueimpulse kennen wir auch aus dem Neuen Testament und von uns selbst. In dem Moment, in dem sie gegeben werden, ist man voller Inbrunst und überzeugt. Doch die kommende Zeit kann dieses Versprechen hart auf die Probe stellen. Schon mancher ist umgekippt. Mir steht Petrus vor Augen. Und damit sind wir mitten in der Passionszeit, die gerade mal eine Woche alt ist. Da gibt es viel nachzudenken…
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10.3.25
Psalm 4, wenn man ihn sich zu Herzen lässt, ist eine Widerlegung des kausalen Denkens. Er führt einen also ins Gute, das kommt, obwohl man es nicht erwartet. Und so klingt er: Erhöre mich, wenn ich rufe, Gott meiner Gerechtigkeit, der du mich tröstet in Angst; sei mir gnädig und erhöre mein Gebet! Ihr Herren, wie lange soll meine Ehre geschändet werden? Wie habt ihr das Eitle so lieb und die Lüge so gern! Erkennet doch, dass der Herr seine Heiligen wunderbar führt; der Herr hört, wenn ich ihn anrufe. Seid ihr zornig, sündigt nicht; redet in eurem Herzen auf eurem Lager und seid stille. Opfert, was recht ist, und hofft auf den Herrn. Viele sagen: „Wer wird uns Gutes sehen lassen?“ Herr, lass leuchten über uns das Licht deines Antlitzes! Du erfreust mein Herz, ob jene auch viel Wein und Korn haben. Ich liege oder schlafe ganz mit Frieden; denn allein du, Herr, hilfst mir, dass ich sicher wohne. (Losung Psalm 4,9). Uwe Seidel war Pfarrer in der evangelischen Thomas-Kirchengemeinde in Düsseldorf, Mitarbeiter beim Deutschen-Evangelischen Kirchentag, in der Evangelischen und Katholischen Jugend „Gemeinsamer Kreuzweg der Jugend“ in der BRD und der DDR. Er hat den Psalm 4 wie folgt aktualisiert: Auge um Auge, Zahn um Zahn, fordert die Vergeltung. Sühne und Rache leiten unseren Spruch. „Du sollst deine Feinde lieben, und die dir Unrecht taten, bringe auf einen neuen Weg“, das denken nicht einmal Christen, viel weniger, dass wir danach handeln. Die Feindesliebe hat sich nicht durchsetzen können. Sie ist noch immer unpopulär und ungewöhnlich. Wie lange noch werden Menschen hinter Gittern eingebuchtet statt befreit? Wie lange noch werden sie bestraft statt geheilt? Wie lange werden sie geschlagen statt geliebt? Der verlorene Sohn jedenfalls bekam bei seiner Rückkehr ein Fest – und keine Festungshaft, obwohl er es mehr als toll getrieben hatte. Herr, du hast uns mehr Liebe gegeben als unsere Rechtsprechung ahnen lässt. Du hast mir den Atem gegeben für den langen Marsch durch die Institution. Du hältst mein Gewissen unruhig; denn den Frieden für alle will ich erreichen, auch für die Kriminellen, für die Gescheiterten und Ausgeflippten. Solange will ich mich nicht auf die faule Haut legen und weiterschlafen, bis dieses Ziel erreicht ist. Da alleine, Herr, hilfst mir, dass ich meiner Sache sicher bleibe.“
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9.3.25
Sonntag Invocavit – Hauptthema ist die Versuchung Jesu in der Wüste.
Und hier meine Auslegung dieses Sonntags mit dem Leitwort aus Römer 12,21: „Lass dich nicht vom Bösen überwinden, sondern überwinde das Böse mit Gutem.“ Das Wort – welch ein gelungener Zufall – ist der Taufspruch eines Kindes, das im Gottesdienst in Herbolzheim an diesem Sonntag getauft wurde.
Ich möchte ein paar Takte zum Taufspruch von Aleyna sagen: „Lass dich nicht vom Bösen überwinden, sondern überwinde das Böse mit Gutem.“ Ich habe in den griechischen Urtext geschaut und dann nicht schlecht gestaunt. Eigentlich gleich zwei Mal gestaunt. Das erste Mal, als ich das Wort las, das mit „Überwinden“ übersetzt wird. Dort steht ein Wort, das einer Sportschuhmarke den Namen gegeben hat: Nike! Siegerin. Also eigentlich müsste es heißen: Lass dich nicht besiegen! Das zweite Staunen kam sofort danach. Den zweiten Teil des Satzes übersetzt man am besten so: besiege im Guten das Böse. „Im“ ist tatsächlich eine Ortsangabe.
Was heißt das jetzt? Gut und Böse? Da ist man ja schnell dabei, passende Antworten zu finden. Das ist gut! Klar! Das ist böse! Auch klar! Ist es so? Wenn´s denn so ist, dann muss das ja auch in der Bibel klar sein. Das ist für mich eh die oberste Richtschnur. Mein Denken und Reden geht durch das, was vor mir gedacht und geschrieben wurde. Also! Hat jemand eine Idee, wo in der Bibel zum ersten Mal von gut und böse geredet wird? Richtig! In der Schöpfungserzählung. Es wird erzählt, dass im Paradies zwei Bäume standen. Paradies stammt im Übrigen aus dem Persischen und dort heißt es einfach nur „Garten“. In diesem Garten – wen wundert´s? – ist Gott gerne spazieren gegangen. Aber das nur nebenbei. Da standen also zwei besondere Bäume: der Baum der Erkenntnis und der Baum des Lebens. Es heißt: es war überaus verlockend, von deren Früchten zu essen. Als dann zu allen anderen Lebewesen der Mensch dazukam, stellte Gott gleich ein Tabu auf: ihr könnt von allem essen. Nur vom Baum der Erkenntnis solltet ihr lieber nicht essen. Denn die Konsequenz dieses Essens ist der Tod. Der war also schon da, nur noch nicht so richtig wach. Und jetzt weiß man doch von jedem Kind und von uns wissen wir das doch auch: was verboten ist, ist besonders reizvoll. Und so passierte, was nicht hätte passieren dürfen: Eva greift zu und isst und Adam macht mit. Die Schlange, ein Symbol für Veränderung, hatte recht. Der Mensch ist nicht gestorben, aber der Tod kam trotzdem in sein Leben. Klug sein hieß fortan zu wissen, was gut und böse ist.
Was ist nun das Gute und was das Böse?  Es ist das Wissen um zwei Aggregatzustände im Innern des Menschen. Nicht dass der Mensch gut sei oder böse – darum geht es nicht. Es geht darum, dass er es weiß, was gut und böse ist. Ich wurde auch mal aufgefordert, doch das Gute im Menschen zu sehen. Das mache ich aber nicht, weil ich da nicht suchen kann. Ich möchte auch nicht das Böse suchen. Ich möchte aber den Menschen ernst nehmen, der um gut und böse weiß. Seit dem Biss in die Frucht steht der Mensch mit seinem Wissen zwischen diesen beiden Aggregatzuständen. Es zieht ihn hin und her. Und Paulus meint jetzt: es ist Zeit, sich zu entscheiden, auf welcher Seite du stehen willst. Weil es immer darum geht, dass dich das Böse besiegen will. Das Böse ist leicht zu verstehen. Bei Saul heißt es, ein „böser Geist“ habe ihn ergriffen. Was war das für ein Geist, dieser böse Geist? Es ist der Geist der Kausalität, also Wenn-dann…Im hebräischen heißt böse „ra“. Das Wort für Same heißt „sera“, das auch getrennt als „se ra“ gelesen werden kann und dann heißt: „das ist böse“. Das heißt, man kann „Same“ auch mit „böse“ übersetzen. Das Böse also ist etwas, das seine kausale Reihenfolge erkennt und als alleinige Wirklichkeit anerkennt. Das wird in der Saat deutlich: Neues kommt, stirbt, neues kommt usf. Immer eine Kette von Ursache und Wirkung. So geht der Weg des kausalen Denkens in Zeit und Raum. Im Menschen ist es das Gefühl, dass ihm fortwährend etwas genommen wird. Das also ist der „böse Geist“: der Geist des Kausalen, der Geist von Ursache und Wirkung. Dieser Geist drückt sehr und deshalb lebt der Mensch in diesem Geist gedrückt. Er fühlt sich hintergangen. immer muss er was geben und weiß nicht, was er dafür bekommt. In der Saat ist also die Welt der Kausalität ausgedrückt: wenn ich säe, dann ernte ich. Wenn – dann. Kausalität. Ich will genau wissen, was passiert, wenn…Das ist der „böse Geist“. Ich bin gefangen in dieser Kausalität: Wenn ich so bin, dann wird es mir auch so gehen. Das Dumme ist nur: es ist eben selten bis gar nicht so. Gute Menschen erkranken an Krebs. Schlawiner erfreuen sich bis ins hohe Alter bester Gesundheit. Und trotzdem hat uns der böse Geist des Kausalen im Schwitzkasten. Er sagt: Du musst so denken: Wenn, dann. Es gibt nichts anderes. Vielen geht es im Gebet und im Glaubensleben auch so. Ich bete, damit…Ich glaube, weil…Dabei ist gerade das Gebet ein Lernfeld dafür, wie man sich dem Jenseitigen öffnen und damit über das Kausale hinauskommen kann. Beten ist die Hingabe, damit es kommen kann, und Bereit sein, zum empfangen, wie es kommt. Nicht das Hersagen von Formeln oder das Aufzählen von Wünschen. Beten ist kein Tun in dem Sinn, dass man etwas herbeibringen müsste. Glaube und Liebe kennen nur Hingabe und Hinnehmen, aber keinen Beweis und keine Technik, der man entnehmen könnte, wie es gehen soll, damit ein „Erfolg“ eintritt. Das nämlich, sagt Paulus, macht dich unzufrieden, lässt dich verzweifeln, setzt dich unter Druck, weil es ja stimmen muss, dieses Wenn-dann. Wenn du säst, dann…aber wenn das nicht aufgeht, was du säst? Wenn das Gute, das du säst, als Unkraut aufgeht? Wenn du diesem bösen Geist in dir weiterhin den Sieg überlässt, wirst du immer gefangen bleiben im kausalen Denken. Es wird dir keine Erfüllung sein, weil es keinen Sinn macht. Und jetzt mutet uns Paulus einen Sieg zu. Er sagt: beheimate dich im Guten, also in Gott – im Jenseitigen – und besiege so den bösen Geist. Rechne mit dem Guten unabhängig von Ursache und Wirkung. Setze darauf, dass dir etwas Gutes gesagt ist. Beharre auf dem Wort aus der jenseitigen Welt: „Du bist mein geliebtes Kind!“ Das ist dir gesagt ohne dass du die Ursache dafür wärst. Es ist dir gesagt, weil du geliebt bist – ohne Grund! Damit kannst du ein freier Mensch werden! Im Guten zu Hause: unser Glaube sagt – in Christus wohnen. Weil er die schlimmste Ursache-Wirkung-Wirklichkeit durchbrochen hat: Weil wir sündig sind, sterben wir! Nein – weil wir sündigen, werden wir begnadigt. Jetzt merken wir so langsam, worum es geht, nicht wahr? Um ein Denken und Fühlen dessen geht es, was größer ist als wir und uns deshalb aufatmen und frei sein lässt. Lass dir also nichts einreden von bösen Geistern, die meinen, sie könnten dich einkassieren in ihrem Ursache-Wirkung-Denken. Setze ihnen den Sieg Jesu darüber entgegen. In ihm hast du sie schon besiegt. Lache ihnen ins Gesicht! Ihr kriegt mich nicht! So hat es Jesus auch gemacht, damals in der Wüste. Der Versucher hatte keine Chance gegen ihn. Die eigentliche Versuchung war doch die: wenn du vor mir in die Knie gehst, dann…Ja, wer sagt dann, dass der Versucher Wort gehalten hätte? Wenn, dann…Auf diese Kausalität hat sich nicht eingelassen. Er hat sie standhaft besiegt. In ihm sein heißt, vor diesem bösen Geist des kausalen Denkens beschützt zu sein. Jesus war im Glauben an Gott verwurzelt war. Deshalb hat der Versucher ihn nicht erreicht. Umgekehrt: Jesus hat ihn innerlich besiegt. Und weil Jesus standhaft geblieben ist im jenseitigen Geist der Wahrheit, kann er sich dort in den Himmel frei bewegen und uns die Angst nehmen. Hier wie dort.
AMEN
„Autobiographische Erinnerung an den Katechismusunterricht“ und „Ist schon recht! Bist schon recht! Predigt zur Rechtfertigungslehre“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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8.3.25
Simon Petrus sprach zu Jesus: „Herr, wohin sollen wir gehen? Du hast Worte des ewigen Lebens.“ (Lehrtext; Johannes 6,68) War Petrus verzweifelt? Wollte er Jesus schmeicheln? Petrus – der Gruppensprecher. Immer eine Nummer zu groß, was er sagt, was er macht, was er fragt. Trotzdem: seine Frage hat Gewicht. Sie kommt aus dem Inneren. Und sie hat einen Vorlauf. Ihr geht ein schwerer, interner Konflikt im Jüngerkreis voraus. Er entbrannte sich an einer Rede, die Jesus in der Synagoge in Kapernaum gehalten hat. Wörtlich hat er dort gesagt: „Wie mich der lebendige Vater gesandt hat und ich lebe um des Vaters willen, so wird auch, wer mich isst, leben um meinetwillen. Dies ist das Brot, das vom Himmel gekommen ist. Es ist nicht wie bei den Vätern, die gegessen haben und gestorben sind. Wie dies Brot isst, der wird leben in Ewigkeit.“ (Johannes 6,37.38). Es ist halt ein Unterschied, ob ich in einem Bethäuschen in Nazareth so was sage oder im Freiburger Münster. Natürlich haben die Jünger auch zugehört. Und sie meinten, das sei eine harte Rede gewesen und sie fragten sich, wer das hören kann. Jesus bemerkte die aufkeimende Revolte und fragte die Jünger: „Ärgert euch das? Die Worte, die ich geredet habe, sind Geist und Leben. Aber es gibt einige unter euch, die glauben nicht.“ Da fühlten sich bestimmte Jünger entlarvt und trennten sich von ihm. Das hat Jesus nicht kalt gelassen und nach diesem Schock fragte er die, die geblieben waren: „Wollt ihr auch weggehen?“ Da machte sich Petrus zum Gruppensprecher und sagte: „Herr, wohin sollen wir gehen? Du hast Worte des ewigen Lebens. Und wir haben geglaubt und erkannt: Du bist der Heilige Gottes.“ Die Jünger, die gegangen sind, waren im Diesseits verhaftet. Sie konnten den Worten, die Jesus in der Synagoge sprach, keinen Glauben schenken. Glaube aber ist zu „sehen“, dass Worte aus der jenseitigen Welt kommen („Worte des ewigen Lebens“) und deshalb heilig genannt werden und dass der, der sie sagt, ein Bote der jenseitigen Welt im Diesseits ist, eben ein Heiliger Gottes. Genau das bekennt Petrus. Und Jesus wusste fortan, dass er sich auf diese Jünger, die geblieben waren, verlassen kann. Nun! Der weitere Weg zeigt ihre menschlichen Schwächen schonungslos auf. Das ändert aber nichts daran, dass sie ihm glaubten.
„Eine Partie Dogmatik spielen“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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7.3.25
„Eure Rede aber sei: Ja, ja; nein, nein. Was darüber ist, das ist vom Bösen.“ (Lehrtext heute aus Matthäus 5,37). Man muss diese Anweisung Jesu in der Bergpredigt im Zusammenhang mit dem Erbringen eines Treueeides verstehen. Jesus lehnt das Schwören eines Eides jeglicher Art ab. Jesus geht es um die völlige Wahrhaftigkeit, die ohne Eid auskommt. Der Eid ist der Beweis für die Lüge in der Welt. Könnte der Mensch nicht lügen, so wäre kein Eid notwendig. So ist der Eid zwar ein Damm gegen die Lüge. Aber eben darin fördert er sie auch. Denn dort, wo allein der Eid letzte Wahrhaftigkeit beansprucht, ist zugleich der Lüge im Leben Raum gegeben, ist ihr ein gewisses Lebensrecht zugestanden. Das alttestamentliche Gesetz verwirft die Lüge durch den Eid. Jesus aber verwirft die Lüge durch das Verbot des Eides. Es geht hier wie dort um das Eine und Ganze, die Vernichtung der Unwahrheit im Leben der Glaubenden. Die Lüge muss von Jesus dort gefasst werden, wohin sie sich flüchtet, im Eid. Darum muss der Eid fallen, weil er zum Schutz der Lüge geworden ist. Stattdessen gilt: Eure Rede sei Ja, ja und Nein, nein. Dadurch wird jedes Wort des Jüngers Jesu gerade dadurch, dass der Name Gottes nicht angerufen wird, unter die Gegenwart des allwissenden Gottes gestellt. Weil es überhaupt kein Wort gibt, das nicht vor Gott gesprochen wäre, darum soll der Jünger nicht schwören. Jedes seiner Worte soll nichts als Wahrheit sein, so dass keines der Bestätigung durch den Schwur braucht. Der Jünger soll mit allen seinen Worten Licht sein. Von daher ist es geradezu unglaublich zu erfahren, dass die Deutsche Evangelische Nationalsynode unter dem deutsch-christlichen Bischof Ludwig Müller am 9. August 1934 beschlossen hat, für Geistliche und Beamte einen Eid zu fordern „dem Führer des deutschen Volkes und Staates Adolf Hitler treu und gehorsam zu sein“. Das Bekenntnis von Barmen aus demselben Jahr spricht da eine andere Sprache, bringt einen anderen Geist zum Vorschein. Die Spaltung der evangelischen Kirche in Bekennende und Deutsch-christliche war vollzogen. Erstere war sich im klaren darüber: es gibt keine Nachfolge Christi ohne das Leben in der aufgedeckten Wahrheit vor Gott und den Menschen.
„Inside Heidelberger Katechismus“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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6.3.25
Ist es doch immer wieder überraschend, welche Resonanz Worte auslösen. Als ich die ersten Worte der heutigen Losung las, kam in mir sofort ein Kanon zum Klingen, der in meinem Elternhaus öfters gesungen wurde: „Vom Aufgang der Sonne bis zu ihrem Niedergang sei gelobet der Name des Herrn.“ (Maleachi 1,11) Jetzt weiß ich auch, dass er an die Worte aus dem Propheten Maleachi angelehnt ist. Maleachi – den kennt ja keiner!? Im Studium oder auch sonst ist er nicht als besonders bedeutsam aufgetaucht. Das liegt bestimmt nicht daran, dass er die letzte Schrift des Alten Testaments ist. Ein paar Takte zu Maleachi. Der Name bedeutet „mein Bote“. Mit dieser Bedeutung kommt das hebräische Wort in Kapitel 3,1 vor: „Siehe, ich will meinen Boten senden, der vor mir her den Weg bereiten soll. Und bald wird kommen zu seinem Tempel der Herr, den ihr sucht; und der Engel des Bundes, den ihr begehrt, siehe, er kommt! spricht der Herr Zebaoth.“ Ob Maleachi als Eigenname gelten kann, ist nicht sicher. In den Worten dieses Prophetenbuches spiegeln sich Verhältnisse, die uns teils von dem Propheten Haggai, teils aus den Büchern Esra und Nehemia bekannt sind. Existenzsorgen werden angesprochen und auch die Frage der Mischehen mit nichtjüdischen Frauen. Der Tempel ist wieder aufgebaut, aber Judäa ist nur eine unbedeutende persische Provinz. Die von anderen Propheten – einschließlich Haggai und Sacharja – angekündigten großen Veränderungen waren ausgeblieben und allgemeine Entmutigung machte sich breit. Der Gottesdienst entartete zu einer oberflächlichen Einhaltung von Formen. Die Gebote Gottes versuchte man zu umgehen. Ob Maleachi vor oder nach Esra und Nehemia aufgetreten ist, lässt sich nicht abschließend entscheiden. Das Buch Maleachi enthält sechs Reden in Disputationsform. Eine vom Propheten vorgetragene These ruft jeweils den Einwand der Angesprochenen hervor und wird daraufhin begründet. Die nachdrückliche Betonung gottesdienstlicher (1,6,14) und sittlicher (2,10-16) Forderungen knüpft an alte prophetische Traditionen an. Das Buch beginnt überraschend: Ich habe euch lieb, spricht der Herr. Ihr aber sprecht: „Woran sehen wir, dass du uns liebhast?“ Das geht dann überraschend so weiter…
„Unfriede als fundamentales Problem des Menschen“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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5.3.25
Die entscheidenden Worte kann man sich nicht selber sagen. Man kann versuchen, sich in bestimmten Situationen selbst zu trösten. Doch selbst dieser Trost ist etwas, der einst von außen zugesprochen wurde und zu einem Teil einer selbst geworden ist. Heute ist Aschermittwoch. Liest man die Bibeltexte zu diesem Tag, kann es einem wirr werden im Kopf. Da ist von Sünden die Rede, dem Tod als Sold der Sünde und dass Gott nicht mehr hinsehen kann oder will. Vielleicht sollte man an so einem Tag auch weniger von Gott reden als von den Menschen. Gott verbockt ja nichts. Das machen die Menschen. Ich bin mit ziemlich wachen Sinnen durch diese närrischen Tage gegangen. Gestern habe ich mir im Fernsehen die Veranstaltung aus Köln angeschaut. Es ist dort ein Clown aufgetreten. Ich fragte mich: Wie lange braucht der eigentlich, bis er auf den Punkt kommt? Bis der Clown dann antwortete, er wolle gar nicht auf den Punkt kommen, sondern einfach nur Blödsinn erzählen. Das fand ich cool. Er wusste, was er wollte. Er wollte Blödsinn erzählen und die Leute zum Lachen bringen. Er war zum Lachen. Situationskomik. Ich sehe so was immer auch im Hinblick darauf, was man daraus für Auftritte in der Kirche lernen kann. Wir reden ja auch und hoffentlich nicht so viel Blödsinn wie dieser Clown. Vorbild ist er darin, dass er den Leuten sagt, was er macht und denkt. Bei manchen Leuten, die bei uns vorne stehen auf Kanzel oder am Pult, frage ich mich oft: Wissen die, was sie sagen? Schenke die den Leuten reinen Wein ein? Ich sag´s mal so: eine schöne Predigt gibt es nicht und darf es auch gar nicht geben. Eine Predigt, soll sie ein Ereignis sein, muss aufrütteln, aufregen, irritieren, zu Protest und Fragen erregen. Das schuldet sie der Botschaft, die einzig den Sinn hat, dass ihr Inhalt die Leute transformiert in einen anderen Zustand. Das geht nicht mit Schmeichelei. Das machte der Prophet Jesaja auch nicht, wenn er sagte: „Eure Sünden haben des Herrn Angesicht vor euch verdeckt, so dass er nicht hört.“ (Losung von heute; Jesaja 59,2) Einfach mal so stehen lassen. Nicht gleich beschwichtigen. Nicht gleich sagen: Es nicht so schlimm. Doch. Es ist schlimm. Die Leute machen böse Sachen. Die Leute sind böse. Sie sündigen. Sie verletzen. Sie morden. Sie stehlen. Sie lügen. Das ist so. Diese Sünden haben eine Macht. Sie bauen sich auf wie eine Wand, die es den Menschen unmöglich macht, vor Gott zu treten. Ihre Sünden stehen zwischen ihnen und ihrem Gott. Das ist schlimm und so viel an Dreck, dass Gott zwar gerne hören will, aber eben nicht mehr hören kann. Das liegt nicht an ihm. Da müssen die Leute einfach mal aufräumen in ihrem Leben und nicht rumjammern, dass Gott nicht hört. Schieb Gott also nicht in die Schuhe, was du in Ordnung bringen musst. Klingt zwar nach Aschermittwoch. Ist aber leider an der Tagesordnung. Der Losung von heute geht folgendes Wort voraus: „Siehe, des Herrn Arm ist nicht zu kurz, dass er nicht helfen könnte, und seine Ohren sind nicht hart geworden, so dass er nicht hören könnte.“ (59,1) Wenn´s dann anders ist und Gott nicht mehr hören kann, muss sich der Mensch an die eigene Nase fassen.
„Plädoyer für ein Revival“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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4.3.25
„Als Jesus in Jerusalem einzog, erregte sich die ganze Stadt und sprach: Wer ist der?“ (Lehrtext aus Matthäus 21,10) Eine berechtigte Frage. Denn die Leute interessiert es offenbar, wer der ist, der hier wie ein König in die Stadt einzieht. Sie interessieren sich für die Person, nicht für die Funktion. Sie hätten ja auch fragen können: Wer ist dieser König, der hier einzieht? Sie wollen aber wissen, wer das ist. Kommt ja auch nicht alle Tage vor, dass so etwas geschieht in einer Metropole wie Jerusalem, wo alles klar geordnet ist zwischen römischer Besatzungsmacht und religiöser Elite am Tempel. Da hat so ein Ereignis wie dieses keine Nische. Diejenigen, die jubelnd Jesus begleiten, geben Auskunft: „Das ist Jesus, der Prophet aus Nazareth in Galiläa.“ (21,11) Diese Antworte musste irritieren. Denn der Einzug ist wie der eines Königs. Ein Prophet zieht aber nicht so ein wie ein König. Das ist seltsam. Das passt nicht zusammen. Man kann sich über eine Zeichenhandlung dem Ganzen annähern. Leute, die mit Jesus einzogen, breiteten die Kleider vor ihm aus. Das wird ein Mal in der hebräischen Bibel von einem König wie folgt berichtet: Ahab war mit Isebel verheiratet. Isebel war Anhängerin des Baalkultes und ihr Mann Ahab war als König Israels selbstverständlich Jahwe verpflichtet. Aber er konnte sich gegen seine Frau nicht durchsetzen. Und das wurde ihm übelgenommen. Deshalb entschied der Prophet Elisa, Nachfolger des Elia, einen anderen, nämlich Jehu, heimlich zum König salben zu lassen. Das ist offenbar eine Vorgehensweise von Propheten. Samuel hat dasselbe mit David gemacht und damit die Rivalität zu Saul provoziert. Ein Prophetenjünger von Elisa salbt also heimlich den Jehu zum Konkurrenzkönig von Ahab. Als Jehu das seinen Gefolgsleuten eröffnet, reagieren die spontan, indem sie ihre Kleider nahmen und vor ihn hinlegten. Das muss als Treuebekundung verstanden werden. Die Kleidung steht stellvertretend für die Person, die die Kleider anhat. Genau dieselbe Zeichenhandlung wird auch von den Anhängern Jesu bei seinem Einzug in Jerusalem erzählt. Wer die Jehugeschichte kennt weiß jetzt, dass der Prophet, der da in Jerusalem einzieht, eigentlich ein König ist. Doch genauso wie Jehu heimlich zum König gesalbt wurde, ist Jesus ein verborgener König. Das macht seine Größe und sein Geheimnis aus, das allen ein großes Rätsel wurde. In einer Großstadt wie Jerusalem kennt man das galiläische Land nur vom Hörensagen. Und Nazareth war eine noch junge Siedlung aus dem 2. Jahrhundert vor Christus, ein Kaff mit knapp 200 Einwohnern. Nach Nazareth führte keine offizielle Straße. Es lag abgelegen. Also – Prominenz zog da nicht gerade in Jerusalem ein. Ein Ländler – was will der hier? Und wie ergeben sind ihm seine Gefolgsleute! Was soll das werden?
„Alles andere als langweilig -Plädoyer für ein Frage-Antwort-Spiel“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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3.3.25
„Wie eng ist die Pforte und wie schmal der Weg, der zum Leben führt.“ (Lehrtext aus Matthäus 7,14) Wie sind diese Worte Jesu zu verstehen? Als Mahnung? Als Erinnerung? Als Ausruf der Wahrheit? Sie sind aus der Bergpredigt (Kapitel 5-7 Matthäusevangelium), einer Redekomposition der Kernüberzeugungen Jesu. Das Beste, das ich kenne, hat Dietrich Bonhoeffer dazu in seiner „Nachfolge“ geschrieben: „Eine kleine Schar, die Nachfolgenden, wird getrennt von der großen Zahl der Menschen. Die Jünger sind wenige und werden immer wenige sein. Dies Wort Jesu schneidet ihnen jede falsche Hoffnung auf Wirksamkeit ab. Niemals setze ein Nachfolger Jesu sein Vertrauen auf die Zahl…Der Weg der Nachfolgenden ist schmal. Leicht geht man an ihm vorüber, leicht verfehlt man ihn, leicht verliert man ihn, selbst wenn man ihn schon beschritten hat. Er ist schwer zu finden. Der Weg ist wahrhaftig schmal, der Absturz nach beiden Seiten bedrohlich: Zum Außerordentlichen gerufen sein, es tun, und doch nicht sehen und wissen, dass man es tut, – das ist ein schmaler Weg. Die Wahrheit Jesu bezeugen und bekennen und doch den Feind dieser Wahrheit, seinen und unseren Feind, lieben mit bedingungsloser Liebe Jesu Christi – das ist ein schmaler Weg. Der Verheißung Jesu glauben, dass die Nachfolgenden das Erdreich besitzen werden und doch dem Feind wehrlos begegnen, lieber Unrecht erleiden als Unrecht tun – das ist ein schmaler Weg. Den anderen Menschen sehen und erkennen in seiner Schwäche, in seinem Unrecht, und ihn niemals richten, ihm die Botschaft ausrichten müssen und doch die Perlen niemals vor die Säue werfen – das ist ein schmaler Weg. Es ist ein unerträglicher Weg. Jeden Augenblick droht der Abfall. Solange ich diesen Weg als den mir zum Gehen befohlenen erkenne und ihn in der Furcht vor mir selbst gehe, ist er in der Tat unmöglich. Sehe ich aber Jesus Christus vorangehen, Schritt für Schritt, sehe ich allein auf ihn und folge ihm, Schritt für Schritt, so werde ich auf diesem Wege bewahrt. Blicke ich auf die Gefährlichkeit meines Tuns, blicke ich auf den Weg anstatt auf den, der ihn mir selbst vorangeht, so ist mein Fuß schon im Gleiten. Er selbst ist ja der Weg. Er ist der schmale Weg und das enge Tor. Ihn allein gilt es zu finden. Wissen wir das, dann gehen wir auf dem schmalen Weg durch die enge Pforte des Kreuzes Jesu Christi zum Leben, dann wird uns gerade die Enge des Weges zur Gewissheit. Wie sollte der Weg des Sohnes Gottes auf Erden, den wir als Bürger zweier Welten am Rande zwischen Welt und Himmelreich zu gehen haben, auch ein breiter Weg sein? Der schmale Weg muss der rechte Weg sein…“
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2.3.25
Predigt zu Marta und Maria auf dieser Homepage unter „Predigten“.
Zwischenruf: Selenskij und Trump auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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1.3.25
Wieder eine traumatische Demütigung. Nicht die erste und auch nicht die letzte. Mit der ersten begann die Werdung des Volkes Israel. Wenn ein Haufen Entrechteter entrechtet, unterdrückt und zu Sklavenarbeit verdingt wird, dann ist das ein Trauma. So fing das an mit dem Volk Israel. In dieser Erniedrigung in Ägypten hat ein Gott diesem Häufchen Elend seine Aufmerksamkeit geschenkt und ihm sagen lassen: „Ich bin bei dir. Ich werde bei dir sein. Ich werde mit dir sein.“ Es war die Stimme der Freiheit, die Würde und Ehre schenkt. Seitdem ist dieser Gott an dieses Volk gebunden. Die Überwindung des ersten Traumas gehört zur Urerfahrung Israels und ist fest verankert in seiner Erinnerungskultur. Doch die Erinnerung an die Schrecken ist immer verbunden mit der Erfahrung, dass Gott zu ihm hält. Nicht dass er verhindern könnte oder würde, was Menschen anrichten, so wünschenswert das wäre. Aber ihn anzuflehen ist wenigstens etwas, das noch bleibt, wenn alles genommen wird bis hin zur eigenen Würde. Die Geschichte des Volkes Israel wird auch weiterhin begleitet sein von Traumata: von Eroberung durch die Babylonier, die Römer, Zerstörung, Demütigung, Deportation, Ausgrenzung, Holocaust und erneuter Traumaverursacher wie zurzeit. Der neue Schrecken beginnt mit Worten und Verharmlosung des Geschehenen. Die einzige Medizin, die das Volk Israel hat, ist seine Erinnerung an die befreienden Taten seines Gottes. Nicht umsonst bzw. gerade deswegen ruft der exilische Trostprophet das Volk auf: „Denkt an den Anfang, an das, was schon immer war: Ich bin Gott und keiner sonst, ich bin Gott, und meinesgleichen gibt es nicht.“ (Losung von heute aus Jesaja 46,9). aKann es sein, dass die Unvergleichlichkeit Gottes ein tiefer, innerlich bewegender Trost für entwurzelte Menschen ist? Sollte ein solcher Mensch keine Erfahrungen mit diesem Gott haben, wäre für ihn aber ein Trost, sich einzubetten in die Erinnerungskultur des Volkes Israel. Und seines berühmten Sohnes Jesus, der als Erster von den Toten auferweckt wurde. Auch so eine Erzählung gegen die Ohnmacht, in die der Tod den Menschen zwingen will.
„Jesus und die Kinder“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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28.2.25
Der Beter des Psalms 66, eines Opfer- und Dankliedes, entstammt nicht dem Kreis der Armen und Bedrückten. Die Fülle der Opfer (Vers 15), die er darbringt, lässt einen recht begüterten Mann vermuten. Er erst recht hat von den Guttaten zu erzählen, die der Gott Israels auch für ihn gewirkt hat. Immer wieder – so auch hier in Psalm 66 – wird an die konkreten Geschichtstaten Gottes erinnert – die Befreiung eines „Haufen Sklaven“ aus der Sklaverei in Ägypten und die Bewahrung auf dem Fluchtweg (3-6). Die Erinnerung wird hier wie auch in der jüdischen Tradition und der christlichen Osterliturgie stehts wieder von neuem zur Hoffnung, wie Jehuda Halevi in seinem Gedicht „Am Schilfmeertag“ schreibt: „Lass deinen Erlöserarm, der einst schlug deine Schlacht, erglänzen wie damals, reiß die Fahne aus der Nacht!“ Daran erinnert die heutige Losung: „Du hast Menschen über unser Haupt fahren lassen, wir sind in Feuer und Wasser gekommen. Aber du hast uns herausgeführt und erquickt.“ (66,12) Der unergründbare „furchtbare“ Gott ist eindeutig in seinen Geschichtstaten. Seine Namenhaftigkeit ist undurchsichtig. Simone Weil: „Wir wissen nichts von Gottes Wesen, aber wir wissen, was er uns tut.“ Der hymnische Psalm klingt geradezu überschwänglich und lässt vermuten, dass Jahwe als Herr der Geschichte ausgerufen wird. Wird er das wirklich? Wenn man heilig ernst macht mit der „undurchsichtigen Namenhaftigkeit“ dieses Herrn und heilig ernst macht mit der Einsicht, dass wir nichts von Gottes Wesen wissen, dann kann das nur heißen: wenn der Herr der Geschichte, dann ist er ein anderer Herr als die Herren der Geschichte und anders, als man sich Herrschaft vorstellt. Noch der Shoah (Judenvernichtung der Nazis) ist mit dem Begriff „Herr der Geschichte“ jedenfalls höchste Vorsicht und Zurückhaltung geboten. Am besten wird es sein, auf den Begriff zu verzichten. Es gibt zu viele Fehlverständnisse. Franz Rosenzweig sagt es so: „Der Gott der Welterneuerung ist Israels alter Gott.“ Damit ist die Botschaft dieses Psalms und die Geschichtsmächtigkeit Jahwes hinlänglich beschrieben. Die „Furchtbarkeit“ (3+5) der Taten Gottes in Psalm 66 hat nichts zu tun mit der Furchtbarkeit von Auschwitz.
„Kind sein – in der Erziehung“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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27.2.25
Samuel ist voll auf der königskritischen Linie. Er hat zwar dem Volk der Israeliten seinen Willen gelassen und Saul zum König gesalbt. Aber er sieht darin die Gefahr, dass das Volk alles vom König erwartet und vergisst, dass Gott sein König ist. Mit etwas Vernunft kann man dahinter auch einen Machtverlust des Samuel sehen, denn er wird vom Volk nur noch als der wahrgenommen, der einen König salbt, aber letztlich tut, was das Volk will. Man spürt seiner Abschiedsrede in 1. Samuel 12 an, dass ihm diese Zuschreibung nicht gefällt. Deshalb zeigt dem Volk noch einmal seine Autorität als Prophet. Nach dem ersten großen Sieg Sauls lädt er das Volk zur Vollversammlung zum Heiligtum in Gilgal. Und zwar zur Zeit der Weizenernte. Er schärft dem Volk ein, immer den Willen seines wahren Königs Jahwe zu tun. Zum Beweis dafür, dass Gott der Herr ist, ruft ihn Samuel an und Gott lässt es donnern und regnen. Da war die Weizenernte hinüber. Das Volk aber war stark beeindruckt bis erschrocken. Genau das wollte Samuel erreichen, denn das Volk sah jetzt ein, dass es etwas getan hat, was Gott nicht gefallen hat. Er wollte sein König sein und ein irdischer König konnte er nur als Rivale ansehen. Aber eben nur wegen der Schwäche des Volkes, das sich vom Schein schnell gefangen nehmen lässt. In der königskritischen Linie der Bibel zeigt sich grundsätzlich die Skepsis gegenüber allen Mächtigen, die ihre Macht aus sich heraus begründen. Die Frage ist tatsächlich, ob dieses „So wahr mir Gott helfe!“ bei der Einführung von Amtsträgern nur als Floskel gesehen werden kann. Gerade in dieser Formulierung steckt die tiefe Überzeugung, dass es für ein hohes Amt mehr braucht als den eigenen Willen und die eigene Stärke. Es braucht ein höheres Bewusstsein, das einhergeht mit Demut und Dankbarkeit und den Hang zur Selbstgerechtigkeit und Überheblichkeit deutlich begrenzt. So ist das Vermächtnis des Samuel immer noch aktuell, wie es in der Losung für heute steht: „Dient Gott von ganzem Herzen. Und weicht nicht ab; folgt nicht denen, die nichts sind, die nichts nützen und nicht retten können, denn sie sind nichts.“ (1. Samuel 12,20.21) Es lohnt sich, die ganze Abschiedsrede zu lesen und zu reflektieren. Jedem vernünftigen Menschen wird es nicht schwerfallen, einen aktuellen Bezug herzustellen und sich eine eigene Meinung zu bilden.
„Kind sein – schmerzhafte Erinnerung“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
26.2.25
Nachts kommt Nikodemus zu Jesus. Er war aus der Elite der Pharisäer. Manche sagen, er sei nachts zu Jesus gekommen, weil er sich tagsüber nicht traute oder als wollte er das vor den anderen verheimlichen. Das hat ein Pharisäer aber gar nicht nötig und schon gar nicht Nikodemus. Die Zeitangaben wählt das Johannesevangelium nicht zufällig. Sie sagen etwas Symbolisches aus. Das gilt auch für die Nacht, in der Nikodemus zu Jesus kommt. Die Dunkelheit steht für die Innenwelt des Nikodemus. Er weiß viel, er hat einen Status, er ist anerkannt. Aber er ist nicht „erleuchtet.“ In ihm ist es dunkel. Er kommt zu Jesus und beginnt gleich das Gespräch. Gespräch? Eigentlich nicht. Denn Nikodemus gibt eher ein Statement ab: „Meister (=Rabbi), du bist ein Lehrer (=didaskalos) von Gott gekommen; denn niemand kann die Zeichen tun (=dynamis), die du tust, es sei denn Gott mit ihm.“ (3,2) Das war´s. Ist Nikodemus zu Jesus gekommen, um ihm das zu sagen? Er hat keine Frage an ihn. Er hat kein Interesse an einer theologischen Auseinandersetzung oder grundlegenden Diskussion, wie es die Pharisäer gerne haben. Nichts von alledem. Nikodemus will Jesus nachts begegnen, um ihm zu sagen, dass er und seine Kollegen der Überzeugung sind, dass Jesus von Gott kommt. Jesus braucht nichts zu erwidern. Er könnte einfach nur Danke! sagen und sich freuen. Stattdessen wird er zum Lehrer und Erklärer. Er spricht von Neugeburt bzw. Wiedergeburt. Das ist etwas anderes als Reinkarnation nach dem Tod. Neu- bzw. Wiedergeburt meint einen vorsterblichen Prozess und zwar den Prozess eines spirituellen Erwachens zur Wirklichkeit, die der Realität zugrunde liegt. Ein Erwachen zu der Wirklichkeit, die Gott als Grund des Lebens erkennt. Dort angekommen ist es so, als würde man in ein unsichtbares Wachsen hineingelegt, das das Erkennen zum Ziel hat. Das ist dann die Neugeburt. Eine Erkenntnis kommt zur Welt. Hannah Arendt nennt diesen Vorgang Natalität. Er geschieht durch Transformation. Kurzum könnte man auch sagen: es ist ein Erkennen der Anwesenheit Gottes in der Zeit. Das ist eine Tat des Geistes (=pneuma), den Johannes als Wind versteht. Man sieht ihn nicht und doch hat er die Kraft, Entscheidendes im Menschen zu bewegen. Das ist der Sinn des heutigen Lehrtextes: „Jesus sagt: der Wind bläst, wo er will, und du hörst sein Sausen wohl; aber du weißt nicht, woher er kommt und wohin er fährt. So ist ein jeder, der aus dem Geist geboren ist.“ (Johannes 3,8)
„Kind sein in der Antike und in der Bibel“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
25.2.25
In Psalm 118 werden verschiedene Stimmen laut. Sie dürften im Wechsel gesungen worden sein im Rahmen einer festlichen Prozession, die zum Tempel und an die „Pforte Jahwes“ (20) führte, wo eine „Pfortenliturgie“ stattfand. „Beim Eintritt in den Tempelbezirk ist von jedem Kultteilnehmer eine Loyalitätserklärung abzulegen, den einzig die Zaddikim, die Bewährten (20b) dürfen durch die Pforte Jahwes in das Heiligtum eintreten. Zur Festzeit zog die Schar der Lobenden und Dankenden in einer Prozession durch die Tore ein und wurde um Eingang in liturgische Wechselgespräche- und gesänge hineingenommen.“ (Hans-Joachim Kraus). Danach sprachen die Priester den Segen über der Gemeinde, die sich in einem Tanzreigen zum Opferaltar weiterbewegte. Das Hin und Her zwischen Einzel- und Kollektivstimme macht deutlich, dass in den einzelnen Stimmen der Dank und das Zeugnis der einzelnen lebendig ist. Diese Verflochtenheit des Ichs mit dem Wir liegt der damaligen Kultgemeinschaft zugrunde. Die Vers 5-21 sprechen verschiedene Lebenssituationen an. Aus einer Bedrängnis durch feindselige Menschen (V6) half Jahwe ins Weite und verschaffte dem Flehenden neuen Bewegungsspielraum. Interessant ist, dass in Vers 7 Jahwes Hilfe in „Helfern“ am Werk war, ein durchaus moderner Gedanke. Der Selbstvergewisserung in der heutigen Losung („Der Herr ist meine Macht und mein Psalm und ist mein Heil.“ V14) geht eine bedrohliche Situation voraus. Der Beter wurde umringt von feindlichen Völkern (V10), sodass hier durchaus an ein kollektives Ich zu denken ist. Er sollte zu Fall gebracht werden. Doch – und das ist der Grund für das überschwängliche Lob – Jahwe hat „mir“ geholfen.
Glaubenserfahrungen haben hier eine zweifache Verwurzelung. Zum einen in der Liturgie des Tempels und zum anderen in der feiernden Gemeinschaft. Solch ein systemisches Verankert sein des einzelnen hat noch selten zu Vereinsamung geführt, wie sie heute so zahlreich beklagt wird.
Start der Episodenreihe „Kind sein“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
24.2.25
Wer ist ein Prophet? Das Wort stammt aus dem Griechischen prophetes und bedeutet nicht „einer, der etwas vorher- oder voraussagt“, sondern das „vor“ hat den Sinn: vor allen Leuten, vor der Öffentlichkeit. Der Prophet ist einer, der vor der Öffentlichkeit etwas redet oder verkündet. Dasselbe bedeutet wahrscheinlich der dem Griechischen zugrunde liegende hebräische Ausdruck (nabi). Er wird auch „der Verzückte“ gedeutet. Propheten reden von Gott, insofern sind sie Gottes Botschafter in dieser Welt. In der ersten Periode der Prophetie im Volk Israel, um die Mitte des 8. Jahrhunderts v.Chr., tritt im Nordreich wie im Südreich ein Prophet auf, der mit besonderer Leidenschaft eine soziale Anklage erhebt: im Nordreich Amos, im Südreich Micha. In der sozialen Anklage, die Amos in seinem Volk erhebt, geht es um Schäden im Leben des Volkes. Es gibt ein durchaus gesundes, normales Nebeneinander von Reichen und Armen. Amos aber geht es ganz und gar nicht um ein Prinzip, etwa das Prinzip der Gleichheit. Seine Anklage richtet sich nicht gegen den Reichtum oder die Reichen als solche, sondern sie setzt da ein, wo in das Zusammenleben von Reichen und Armen offensichtliche Schäden und Verderbnisse eingedrungen sind. Drei solche Schäden hebt er besonders hervor: die Verderbnis der Rechtsprechung durch Bestechung und Beeinflussung durch die Reichen, das Enteignen der Armen unter dem Deckmantel des Rechts (das Pfänden), das „Bedrücken“ der Armen, das Treten und Wegdrängen, das den Armen ihre Ehre nimmt. Amos hat erkannt, dass die soziale Frage im tiefsten Grund eine Frage der Ehre ist. Und so liest man in der heutigen Losung ein Wort des Amos: „Ihr trinkt den Wein kübelweise und verwendet die kostbarsten Parfüme, aber dass euer Land in den Untergang treibt, lässt euch kalt.“ (6,6) Einen Vers weiter spricht Amos vom „Schlemmen der Übermütigen“. Sie sind die „Sorglosen“. Ihre Macht, ihr Status, ihr Reichtum macht sie sorglos und übermütig. Er prophezeit ihnen, dass sie, wenn es zum Exil kommen wird, den Tross der Gefangenen anführen werden. Es reicht hier nicht festzustellen, dass Reiche in der Regel in einer Dauerkrise leben, die ihnen der Überfluss beschwert. Es reicht tiefer. Sie haben vergessen, dass Reichtum nicht ohne soziale Verpflichtung zu haben ist. Reichtum soll nicht verprasst oder verlebt, sondern zur Linderung von Elend und Armut eingesetzt werden. Damals wie heute!
23.2.25
Endlich Sonntag! Der Sonntag ist nach christlichem Verständnis der erste Tag der Woche. In der christlichen Tradition beginnt also die Woche mit einem Feiertag. Kern des Sonntags ist die Botschaft von der Auferweckung Jesu von den Toten. Deshalb wird der Sonntag in anderen Ländern auch „Tag des Herrn“ genannt. Die Tage, die dem Sonntag folgen, beziehen sich auf die entscheidenden Tage im Leben Jesu. So ist der Donnerstag der Gründonnerstag („grün“ kommt von „greinen“, was „weinen“ oder „klagen“ bedeutet), der Freitag ist der Karfreitag und der Samstag ist der „stumme Tag“, der Tag des Schweigens, der in den Osterjubel mündet, in den die Gemeinde am Sonntag einstimmt. In den Gottesdiensten wird heute eine Begebenheit aus der Apostelgeschichte 16,9-16 ausgelegt:
Und Paulus hatte eine Erscheinung bei Nacht: Ein Mann aus Makedonien stand da und bat ihn: Komm herüber nach Makedonien und hilf uns! Als er aber die Erscheinung gesehen hatte, da suchten wir sogleich nach Makedonien zu reisen, gewiss, dass uns Gott dahin berufen hatte, ihnen das Evangelium zu predigen. Da fuhren wir von Troas ab und kamen geradewegs nach Samothrake, am nächsten Tag nach Neapolis und von da nach Philippi, das ist eine Stadt des ersten Bezirks von Makedonien, eine römische Kolonie. Wir blieben aber einige Tage in dieser Stadt. Am Sabbattag gingen wir hinaus vor das Stadttor an den Fluss, wo wir dachten, dass man zu beten pflegte, und wir setzten uns und redeten mit den Frauen, die dort zusammenkamen. Und eine Frau mit Namen Lydia, eine Purpurhändlerin aus der Stadt Thyatira, eine Gottesfürchtige, hörte zu; der tat der Herr das Herz auf, sodass sie darauf achthatte, was von Paulus geredet wurde. Als sie aber mit ihrem Hause getauft war, bat sie uns und sprach: Wenn ihr anerkennt, dass ich an den Herrn glaube, so kommt in mein Haus und bleibt da. Und sie nötigte uns.
22.2.25
Glaube ist kein Wunschkonzert. Wer auf dem jüdisch-christlichen Weg geht, ist sich im Klaren, dass er von Hoffnung und Sehnsucht begleitet wird. Er ist also nicht allein unterwegs. Es gilt, sich diese beiden bekannt und vertraut zu machen und der Versuchung zu widerstehen, sie dafür verantwortlich zu machen, dass Wünsche in Erfüllung gehen oder irgendeine Erfüllung überhaupt geschieht. Im Gegenteil. Hoffnung und Sehnsucht sind die Energien, die einen voranbringen. Jesus hat die Menschen, die sich an Hoffnung und Sehnsucht binden, mit den Worten beglückwünscht: „Selig sind, die da hungert und dürstet nach der Gerechtigkeit, denn sie sollen satt werden.“ (Matthäus 5,6) Es geht also nicht um die Befriedigung von Bedürfnissen und auch nicht um das Grundbedürfnis von Essen und Trinken. Es geht um das höchste Verlangen, zu dem ein Mensch in der Lage bist: dass Gottes Gerechtigkeit die Welt satt macht. Damit ist die Marke gesetzt. Auf Gerechtigkeit hoffende und sie herbeisehnende Menschen sind ein Unruheherd für alle Machtspielchen, Gierereien und Ausbeutungen. Sie geben nicht auf, weil sie so nach Gerechtigkeit verlangen wie ein Verhungernder nach Wasser und Brot. Sie lassen sich mit nichts abspeisen oder vertrösten, mit keiner Süßspeise und keinem Bestechungsgeld und sei es noch so groß. Sie machen ihr Satt werden davon abhängig, dass Gottes Gerechtigkeit wirklich wird. Das ist kein egoistisches Verlangen. Sie tun es für die, die längst ihre Hoffnung und ihre Sehnsucht aufgegeben haben, weil sie im Einsatz für eine bessere Welt zermürbt worden. Sie tun es für die Kinder, die geboren werden, damit diese in eine Zukunft ohne Angst hineinwachsen. Sie tun es gegen die Verbrecher, die die Gerichte davon kommen lassen. Wer hofft und sich sehnt ist schon im Vorhinein satt. Das ist ein Geheimnis des Weges mit Hoffnung und Sehnsucht. Es gründet sich allein auf den, der Gottes Gerechtigkeit in dieser Welt zur Geltung gebracht hat: Jesus Christus! Von ihm hat Gott gesagt: „Auf den sollt ihr hören!“
„Hans Arno Joachim und Freiburg“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
21.2.25
Wer eine Antwort auf die Frage sucht, wer ein Mensch sei, wird im heutigen Lehrtext fündig. Denn wie sollte eine Antwort einfacher und klarer ausfallen als dieser Ausruf: „Seht, welch ein Mensch!“ (Johannes 19,5) Es ist der mit allen Abwassern dieser Welt gewaschene Pilatus, der das Volk auffordert, Jesus als Menschen anzusehen. Wenn das ein Mensch sein soll, gefoltert, geschlagen, verspottet, verhöhnt und öffentlich zur Schau geführt – was sind dann die anderen? Menschen mit Masken. Verstellte Menschen. Menschen, die ihr wahres Gesicht verbergen. Die lachen, wenn ihnen zum Weinen zu Mute ist. Die lieber schauspielern, als zu ihren Gefühlen zu stehen. Die lieber abspalten, als sich zu versöhnen. Wenn Jesus der wahre Mensch ist, dann ist damit die offensichtliche Wahrheit ausgesprochen: wenn du so von Menschen zugerichtet bist, dann musst du dich geben, wie du bist. Dann nutzen dir Masken gar nichts mehr. Auch deine Herkunft, dein Geld, deine Titel – nichts, was du vorbringen könntest. Der wahre Mensch ist der komplett entblößte Mensch. Und so spiegelt sich in Jesu Schicksal auch das des Gottesknechts des zweiten Jesaja, von dem in Kapitel 53 gesagt wird: „Er war so verachtet, dass man das Angesicht vor ihm verbarg; darum haben wir ihn für nichts geachtet.“ Wenn das mitschwingt, dann ist der wahre Mensch derjenige, vor dem der Rest der Welt lieber die Augen verschließt, weil er nicht ihrem Ideal eines schönen und gesunden Menschen entspricht. Der unansehnliche ist der wahre Mensch. Es kommt ja noch hinzu, dass dieser Mensch der Sohn Gottes ist. Der Unansehnliche ist der Himmelsbote. Die Krone aus Dornen wird zum Offenbarungsort wie einst bei Mose. „Seht auf ihn!“ hören wir seinen Vater aus dem Himmel rufen. Gott will keinen anderen. Er will diesen einen. In ihm leuchtet die Wahrheit Gottes auf.
Es geht darum, sich von diesem dornengekrönten Gottesmenschen den Blick schärfen zu lassen für ein wahres, ehrliches Miteinander. Von Mensch zu Mensch geht richtig nur auf Augenhöhe. Doch wie schwer ist das inmitten des Gestrüpps von Eitelkeiten, Machtspielchen und Ehrenkäsereien.
„Franziska und politische Haltung“ auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm
„daily basic – Welch ein Mensch!“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
20.2.25
Plötzlich landet man mitten in einem Propheten bei der Weisheit. Dabei denkt man doch, dass Propheten in die Zukunft sehen, was so nicht stimmen kann. Propheten sind „Hellseher“ auf eine andere Weise. In erster Linie sind sie Beobachter. Und zwar ohne Scheuklappen. Ihr scharfer Blick verschont niemanden. Liest man Texte der sozialkritischen Propheten wie Amos und Hosea hat man oft den Eindruck, dass sie einseitig sind und übertreiben. Es ist ihnen hoch anzurechnen, dass sie jede Neutralität und Ausgewogenheit vermissen lassen, wenn es um soziale Missstände und den fehlenden Ausgleich in der Gesellschaft geht. Doch letztlich sind diese Propheten nur ihrem Gott verpflichtet, in dessen Hauptinteresse der Gerechtigkeit sie beobachten und kritisieren, mahnen und das Gericht ankündigen.  So sehen sie klar, weil sie klarsehen und sich von nichts und niemand korrumpieren lassen. Ihre Hellsicht macht sie einsam in ihrer Umgebung. Doch gerade sie ermöglicht es ihnen, einen Blick in die Zukunft zu wagen. Sie sehen nämlich einen direkten Zusammenhang zwischen sozialer Ungerechtigkeit heute und dem Elend von morgen. Und sie mahnen, diesen direkten Zusammenhang meinen gefahrlos ignorieren zu können. Und dann ist – wie heute in der Losung zu lesen – Platz für eine Lebensweisheit: „So spricht der Herr: Treten hin an die Wege und schaut und fragt nach den Wegen der Vorzeit, welches der gute Weg sei, und wandelt darin, so werdet ihr Ruhe finden für eure Seele! Aber sie sprechen: Wir wollen´s nicht tun!“ (6,16) Weisheit kommt durch Lebenserfahrung. Und beachtet man sie nicht, was sie einen lehren will, dann bleibt man eben dumm. Gott meint es gut. Er verweist das Volk an seine von ihm gesegnete Geschichte. Die Wege der Vorzeit: das sind die Segensgeschichten von Abraham, Isaak und Jakob, von Mose und Josua. Das sind die Wege der Bewahrung und Befreiung. Wege, die Gott sein Volk geführt hat wie ein Hirte seine Schafe. Da ist eine große Auswahl. Findet den guten Weg für euch, sagt Gott, und wählt ihn für euch jetzt aus. Und geht los! Was sich einst bewährt hat, kann für die Zukunft nicht das Falsche sein, zumal es ja ein Weg Gottes war und sein wird. Das zu tun, wäre weise. Insofern stimmt tatsächlich, was im Prediger Salomo steht: Gottesfurcht ist der Anfang aller Weisheit. Doch die Angesprochenen lassen sich nichts sagen. Sie ignorieren. Sie spalten die Geschichte Gottes mit ihnen ab. Damit sind sie nicht nur dumm. Sie werden einen hohen Preis dafür bezahlen.
Das tun im Übrigen alle, die ihre eigene Geschichte oder Teile von ihr nicht wahrhaben möchten oder bewusst verleugnen. Sie werden ihre Gründe dafür haben. Doch an der Tatsache, dass sie sie abspalten, führt nichts vorbei. Sie sind verantwortlich für das, was sie tun.
„Die verpönte Lust“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
19.2.25
Nahezu unvermittelt ist die Liebe da. Bis ins 12. Kapitel hinein geht es im Römerbrief um den Glauben. Und auf einmal spricht Paulus von der Liebe: „Die Liebe sei ohne Falsch.“ (12,9) Er meint hier keine romantische Liebe, sondern die Achtung, den Respekt und die Fürsorge innerhalb der Gemeinde und den Menschen gegenüber. Diese Liebe ist vom Menschen unabhängig. Sie ist Gottes Liebe und er hat sie vom Himmel herab den Menschen in die Herzen gegossen (5,5). Sie steht wohlüberlegt am Anfang einer längeren Reihe von Ermahnungen, wie sich das Leben in der Gemeinde gestalten soll. Die Liebe sucht sich ihren Weg in die Herzen der Menschen und selbst, wo ein Mensch glaubt und gläubig ist, hat sie es dennoch schwer. Da ist viel anderes, was ihr den Weg versperrt oder gefährlich werden will. Denn diese Liebe hat nichts mit dem „Mantel der Nächstenliebe“ zu tun. Sie ist klar und deckt auf, heilt und sagt die Wahrheit. Versteckspielchen mag sie nicht. Sie ist hart gegen das Böse. Insofern ist sie die harte Währung, steht sie sonst in der Gefahr, unkritisch und schwach zu sein. Wenn die Liebe regiert, ist das Gesicht offen und der Blick frei und klar. Der Hass jedoch – auch gegen den ungeliebten Teil der eigenen Geschichte – liebt die Verschlossenheit. Im Urtext steht ein Wort, das verwandt ist mit „Maske“. Die Liebe aus Gott hat keine Maske nötig. Sie spielt offenes Spiel, sie sagt, ja sie ist die Wahrheit, denn sie kommt aus dem Herzen Gottes. Diese Liebe, sagt Paulus, sei nicht falsch, sondern demaskierend, sie wird den Geistern der Heimlichkeit, der Verdrehung und des Misstrauens auf den Leib rücken. Bei Geheimdiplomaten sucht man sie vergebens. Das Böse, sagt Paulus, kann man dank dieser Liebe hassen und dem Guten anhängen. Kompromisslos ist das. Ja oder Nein. Gegenüber dem Bösen ist sie unnachgiebig und unbequem. Sie will es vernichten, weil es nicht zu ihr passt. Das Böse hat neben ihr keine Duldung. Von Klaus von Flüe heißt es, er habe einmal einem hohen kirchlichen Würdenträger auf die Frage, was Geiz sei, geantwortet, das müsse er selbst am besten wissen, er habe ja letzthin 27 Kisten Wein spottbillig einem Winzer abgekauft und kurz danach zu überhöhtem Preis verkauft. Jesus hätte genauso geantwortet.
„Dekadenz und Römer 1“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscsast.fm
18.2.25
Jesus spricht zu seinen Jüngern als Freunde. Er eröffnet ihnen ein Geheimnis. Die Macht der Mächtigen bezieht sich lediglich auf den Körper. Den können sie quälen und töten. Mit dem Tod aber ist ihre Macht zu Ende. Über das, was dann kommt, haben sie keinen Zugriff mehr. Damit will Jesus seinen Freunden die Angst vor Mächtigen nehmen, die in keinem Verhältnis zu dem steht, der die entscheidende Macht hat, nämlich in der Welt nach dem Tod, in die Gehenna (Ort der Strafe; ursprünglich ein Tal nahe bei Jerusalem; später Hölle) zu werfen. Diesen Gott sollen sie fürchten. Damit geht Jesus aufs Ganze. Er stellt eine innere unauflösliche Beziehung her zwischen dem Bekennen zu ihm hier vor den Menschen und dem Erlöst werden nach dem Tod. Wer hier kneift, hat dort keine Chance. Konsequenter kann der Wert von Freundschaft hier wie dort nicht definiert werden. Zu ihm stehen – ohne Angst vor Menschen und in der freudigen Erwartung, dass es drüben Annahme und Vergebung gibt. Helmut Gollwitzer schreibt es so: „Ein Mensch steht im hellen Kreis der Engel schutzlos und das um ihn strahlende göttliche Licht klagt sein Leben auf den Tod an; da aber tritt in diese Verlassenheit unvermutet ein Freund, der auch hier so sehr sich und seine Freundschaft behaupten kann, dass der Richter an Stelle des Urteils die Vergebung spricht.“ Die Sünde wider Heiligen Geist, von der Jesus in diesem Zusammenhang spricht (Lukas 12,10), ist es, diesr göttlichen Macht weniger zu trauen als der Macht der Mächtigen. Hierdurch ergibt sich der direkte Zusammenhang zum heutigen Lehrtext: „Wenn sie euch aber führen werden in die Synagogen und vor die Machthaber und die Obrigkeit, so sorgt nicht, wie oder womit ihr euch verantworten oder was ihr sagen sollt; denn der Heilige Geist wird euch in dieser Stunde lehren, was ihr sagen sollt.“ (Lukas 12,11.12) Die Reichweite des Heiligen Geistes ist den Einschüchterungsversuchen der Mächtigen überlegen. Leicht gesagt! Ich weiß! Trotzdem gilt es. Ich glaube, dass Dietrich Bonhoeffer, tief verwurzelt in dieser Gewissheit, kurz vor dem Galgentod am 9.4.1945 im KZ -Flossenbürg deshalb sagen konnte: Das ist nicht das Ende. Das ist der Anfang. Ein Getröstet sein, das sich die Nazi-Henker nicht erklären konnten.
„Barth und die Homosexualität“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
17.2.25
Der 1. Thessalonikerbrief ist der erste Brief, den Paulus geschrieben hat und somit auch das älteste Schriftstück des Neuen Testaments. Liest man ihn mit diesem Wissen, bekommt man einen Einblick in die Realität der frühen Christenbewegung. Auf seiner Griechenland-Mission hat Paulus mit Timotheus 49/50 n.Chr. die Gemeinde in Thessaloniki gegründet. Ein Jahr später schreibt er zusammen mit Timotheus und Silvanus seinen ersten Brief an diese Gemeinde. Später sollte noch ein zweiter folgen. Der Brief enthält zwei Themen: zum einen die Frage der Naherwartung und zum anderen die Frage nach der Glaubwürdigkeit des Paulus. Die erste Frage entstand dadurch, dass die ersten Gläubigen verstorben sind. Damit hat man aber nicht gerechnet, denn man glaubte und hoffte, dass Jesus noch zu ihren Lebzeiten wiederkommen würde. Seine Glaubwürdigkeit als Verkündiger konnte Paulus dadurch unter Beweis stellen, dass er den ca. 30 Gläubigen nicht auf der Tasche lag und selber für seinen Lebensunterhalt gesorgt hat. Die Jesusgläubigen nannten sich ecclesia, eine kleine Gruppe, die sich in einem privaten Haus versammelte. Die meisten waren Pagane und sind konvertiert. Davon schreibt Paulus wie folgt (1,9): „…wie ihr euch bekehrt habt zu Gott von den Abgöttern, zu dem lebendigen und wahren Gott.“ Das war eine mutige und einschneidende Lebensentscheidung in einer Stadt wie Thessaloniki mit ihren 100.000 Einwohnern und einem reichen Spektrum an religiösen Angeboten wie dem Dionysoskult, Mysterienreligionen und umherziehenden Heilslehren, die den Leuten gesagt haben, wie sie gut leben und damit Geld gut verdient haben.  Die Konversion war eine Hinwendung zum jüdischen Gott, dem Vater Jesu Christi. Es war die Abwendung von Göttern, die man sehen und anfassen konnte hin zu einem unsichtbaren Gott. Paulus erzählt den Jesusgläubigen, dass er in Philippi gelitten hat und misshandelt wurde und trotzdem den Mut fand, nach Thessaloniki zu gehen (Lehrtext 1. Thessalonicher 2,2 von heute).
Die soziologische Situation der Gemeinde in Thessaloniki und der heutigen Kirche ist nicht zu vergleichen. Möglicherweise nähert sich aber die heutige Kirche der Situation der ersten Gemeinden an. Die Frage von damals begleitet die Kirche durch ihre Geschichte: Wer sind wir? Was macht uns aus? Findet sie eine für sich gute Antwort, wird sie für die Menschen attraktiv sein. Zugleich muss Kirche auch die Frage nach der Glaubwürdigkeit derer gefallen lassen, die sie in der Öffentlichkeit vertreten.
„Ewald und Karl Barth“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
16.2.25
Predigt zu Prediger 7 auf dieser Homepage unter „Predigten“
15.2.25
Wer hat jemals behauptet, der nahe Gott könnte einem nicht auch ein fremder werden? Wer wäre jemals so kühn gewesen? Wer denkt, die Nähe Gottes so glauben zu können, dass sich Gott ihm nicht auch mal entzieht? Wer? Die Worte der heutigen Losung geben einen tiefen Blick in das verzweifelte Innere eines Menschen: „Mein Gott, des Tages rufe, doch antwortest du nicht, und des Nachts, doch finde ich keine Ruhe.“ (Psalm 22,3) Bei Psalm 22 klingelt´s sofort. Er beginnt so: „Mein Gott, mein Gott, warum hast du mich verlassen?“ Ein Jude, der am Kreuz verreckte, hat mit seinem Blut und Leiden diese Worte des Psalms 22 zu heiligen Klageworten in die Welt hinausgeschrien. Persönliche, zu tiefst persönliche Worte. Er wäre nicht der Erlöser, wenn er es nicht erlauben würde, dass alle, die unschuldig leiden, weggeschoben und verachtet werden, sich in diesem Schrei alter Worte wiederfinden dürfen. Es scheint – der Schrei ist heute noch nicht laut genug. Oder die Ohren derer, die ihn hören sollten, sind auf Durchzug gestellt. Der am Kreuz hat den fremden Gott erlebt – seinen Gott. Er schweigt. Er antwortet nicht. Der nahe Gott ist fern. Wenn dir etwas Fremdes begegnet, hast du zwei Möglichkeiten: du machst es dir zum Feind oder zum Freund. Dazwischen gibt es nichts. Dabei kann gerade das, was fremd klingt, neues Verstehen ermöglichen. Man kann es auch wie Hannah Arendt verstehen. Sie spricht von Natalität. Es wird ein neues Verstehen geboren. Fremd sein kann auch fremd bleiben. Dadurch wird es keineswegs bedrohlich. Von dem Juden Hans Arno Joachim ist folgendes Gedicht überliefert: „Gepriesen sei der Gott meiner Väter nach langer Zeit. Gelobt sei der Gott meiner Großväter, den sie nannten, Schöpfer Himmels und der Erden. Auch genannt von ihnen: König, ihr Schild und ihrer Väter Schild. Gott Abrahams, Gott Isaaks, Gott Jacobs. Gelobt und gepriesen nach langer Zeit, – auf neue. Gelobt sei der Herr, König und Gott des Herrn Rabiner Aron Roos und der Frau Rabiner Roos, des Rabiner Kaufmann Reis und Frau, geborene Roos. Gott von Synagogenrath Reis und Frau Henriette, geborene Mirils. Gott von Samuel Joachimzcsyk, begraben in Zerkow. Gelobt sei er, Gott der Roos und der Joachimzczsyks, Gott von Dr. med. Hermann Joachim und Frau geborene Roos, mit der er zeugte den Dr. Kurt Joachim und mich, Hans Aron Joachim, Schriftsteller, der sich Deiner erinnert, mein Gott, zu Freiburg, einer Stadt, welche gelegen ist an drei Quellen und nun mehr ein Fremdling geworden ist im Lande Deutschland, wie es seine Großväter waren in Ägypten und seine Väter in Babylon. Und spricht von Dir, lieber Gott in Schmieheim und in Alt-Breisach, lieber Gott in Posen und in Jarozin, lieber Gott in Freiburg und in Paris.“
Ich füge zum Schluss den Vers 4 aus Psalm 22 hinzu: „Du aber bist heilig, der du thronst über den Lobgesängen Israels.“
„Hochmut aktuell“ am 15.2.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
14.2.25
Sie klingen wie aus einer fremden Welt. Es wird ein Mensch beschrieben, der völlig aus dem Raster fällt. Er ist keine normale Existenz. Er passt in keine Schublade. Er ist ein Fremder in seiner Welt. Ich spreche von Liedern, die von ihm singen. Es sind die sog. Gottesknechtslieder im zweiten Jesaja (40-55). Jerusalem wurde 587 v.Chr. von den Babyloniern erobert und zerstört. Der Tempel wurde geschleift und die heiligen Geräte nach Babylon gebracht. Die Bevölkerung musste den Weg in ein über 50 Jahre dauerndes Exil antreten. Alles kaputt! Auch die Hoffnung? Auch der Glaube? Mag sein! Aber die Erinnerung kann niemand kaputt machen. Aus ihr entstehen nämlich in schweren Zeiten Hoffnung und Glaube. So auch bei den Exilierten. Auch wenn ihr Gott verhöhnt und verspottet wurde. In ihrem Inneren hielten sie an ihm fest, auch wenn es schwer war. Im Gottesknecht des Zweiten Jesaja kann man die Zerschlagenheit der Exilierten erkennen und die Hoffnung, die sich in ihm widerspiegelt, wenn es im 1. Lied heißt: das Geknickte wird er nicht brechen und das Glimmenden nicht auslöschen. Das ist kein Himalaya an Hoffnung. Aber wenigstens ein kleiner Hügel. Aus dem letzten Lied ist die heutige Losung: „Er war so verachtet, dass man das Angesicht vor ihm verbarg; darum haben wir ihn für nichts geachtet.“ (53,3) Die weiteren Liedstrophen haben Eingang gefunden in die Karfreitagsliturgie. Die ersten Jesusgläubigen haben in diesen Liedern Jesus als unschuldig Leidenden entdeckt. Sie waren ihnen Verstehens- und Sprachhilfe.
Die ist sie auch heute noch. Und doch bleibt die Frage: Wer war dieser Gottesknecht wirklich?
„Vom Hochmut zur Demut“ am 14.2.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
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13.2.25
Es ist eben noch nicht aus und vorbei. Jeremia prangert an, was Gott ihm aufträgt: Gier, Lügen, Oberflächlichkeit, belangloses Reden, fehlende Glaubwürdigkeit von Würdenträgern wie Priester und Propheten. Das hört sich schlimm an, doch Gott sieht weiter. So hört sich denn die heutige Losung aus dem Propheten Jeremia so an: „Fragt nach den Wegen der Vorzeit, welches der gute Weg sei, und wandelt darin, so werdet ihr Ruhe finden für eure Seele!“ (6,16) In der Tiefe also des toxischen Zustands der damaligen Gesellschaft stellt Jeremia einen Mangel fest. Sie ruht nicht in sich. Sie ist entwurzelt. Sie rast und hetzt, sucht und verirrt sich. Sie hat die Orientierung verloren. Und meint doch, auf dem richtigen Weg zu sein. Doch in der Tiefe, im Unsichtbaren, ist die Gesellschaft an sich selbst verloren, an eine Unruhe, die alle in ein Hamsterrad schickt. Ruhe ist ein wichtiger Wert, ja vielleicht der höchste im Judentum. Es ist der Schabbath. Ein Ruhen nach getaner Arbeit. Ein Ausruhen als ein sich besinnen auf gegangene Wege. Die heutige Losung ist also ein seelsorglicher Rat an die rastlosen Menschen, vielleicht sogar ein therapeutischer. Beginnt mit dem Aufhören. Hört nicht nur euch selbst reden. Hört auch mal den anderen zu. Fragt mal nach statt immer zu meinen, als besser zu wissen. Fragt nach, was früher war. Der zweite große Wert im Judentum ist das Erinnern. Und das beginnt mit einer Frage beim Sedermahl. Der Jüngste fragt: Was unterscheidet diese Nacht von den anderen Nächten des Jahres? Und dann wird von der Befreiung aus der Sklaverei in Ägypten erzählt. Das Erzählen lässt die Zeiten zusammenfallen. Im Erzählen bin ich dann der, der versklavt war und befreit wurde. Das ist es, was Gott empfiehlt. Haltet inne und fragt zurück in eure segensreiche Geschichte und überlegt, welcher Weg von damals für euch heute in Frage kommt. Es gibt einen. Ihr müsst ihn nur suchen. Und dafür müsst ihr innehalten und still werden. Macht das doch! Es wird euch gut tun. Der frühere Weg, den ihr entdeckt, wird der künftige sein. Das wird euch nicht nur beruhigen. Das wird euch Ruhe verschaffen, weil ihr wegkommt davon, alles neu erfinden zu müssen.
Auch für uns Heutige eine wichtige Aufforderung. Welcher Weg in deiner bisherigen Lebensgeschichte war gut? Wenn du nachdenkst, achte auf die Resonanz auf deinem Erinnerungsweg. Wo das Herz höherschlägt, wirst du Ruhe finden.
„Hochmut erzählt“ am 13.2.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Eckhard und der Irak“ Interview mit Pfarrer i.R. Eckhard Weissenberger auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm
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12.2.25
Der sog. „faule Friede“ hatte schon immer Konjunktur. Heute sowieso und hört man sich die heutige Losung aus dem Propheten Jeremia an, dann weiß man, dass er seine Spuren in der Geschichte der Menschen hinterlassen hat. Das Gotteswort heißt: „Sie gieren alle, Klein und Groß, nach unrechtem Gewinn, und Propheten und Priester gehen alle mit Lüge um und heilen den Schaden meines Volkes nur oberflächlich, indem sie sagen: Friede! Friede!, und ist doch kein Friede.“ (Jeremia 6,13.14) Mit dem „faulen Frieden“ ist es nicht getan. Erschreckend ist dieses: Klein und Groß sind gierig. Das ist fatal, nicht nur wegen der Gier. Es ist deshalb fatal, weil sich hier herausstellt, dass die Kleinen von den Großen gelernt haben, gierig zu sein. Als wäre es normal, gierig zu sein. Was sollen die Kleinen auch machen? Sie machen, was ihnen die Großen vormachen. Gott zählt hier alle die Sachen auf, die eine Gesellschaft zu einer toxischen machen: Gier, Betrug, Lüge, Oberflächlichkeit, Worthülsen. Schlimmer geht es nicht. Ich kann nicht umhin, mal zu fragen: Wie fiele Gottes Analyse unserer momentanen Gesellschaft aus? Ich kann verstehen, wenn in Freiburg am Montag gegen die AfD-Wahlveranstaltung demonstriert wurde. Als ich eine kurze Aufnahme auf meinem Whatsapp-Status ansah, bin ich erschrocken. Die Menge schrie: „Ganz Freiburg hasst die AfD!“ Bin ich nicht einverstanden! Hass ist keine Meinung. Hass ist eines der stärksten negativen Gefühle, zu denen ein Mensch in der Lage ist. Dieser Ruf macht mir Angst, egal von wem er kommt. Was hält eine Gesellschaft zusammen? Ein Punkt schmerzt Gott offenbar sehr. Dass nämlich seine Vertreter ihre Glaubwürdigkeit verloren haben. Seine Priester und seine Propheten sind zu moralischen Leichtgewichten geworden. Sie schaden statt zu heilen. Ihre Worte sind hohl, ohne heilende Wirkung und Tiefgang. Sie sollen das Volk leiten, doch ihr verlogenes Reden und Tun geben sie als Wahrheit aus. Das ist pervers! Gott ist zurecht nicht nur empört, sondern zornig. Er hat nur die Möglichkeit, seinen einzigen ihm verbliebenen Getreuen Jeremia zu beauftragen, diese Verdorbenheit seiner Führungselite anzuprangern. Die ruft immerzu „Friede! Friede!“ und meint „Friede-Freude-Eierkuchen“. Was den Frieden angeht, gehen die Meinungen heutzutage ziemlich auseinander. Wer ständig von ihm spricht, macht ihn inflationär. Der Schalom ist im Eigentlichen ein Wohlsein an allem. Ein Gutsein in allem. Ein ruhiges, genussvolles Leben führen dürfen. Keine Bedrohung.  Friede gibt es ehrlicherweise nur so und nicht parteipolitisch auf Linie gebracht.
„Hochmut in der Bibel“ am 12.2.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Eckhard und der Irak“ Interview mit Pfarrer i.R. Eckhard Weissenberger auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm
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11.2.25
Es muss, ja es soll gerecht zu gehen in der Welt und zwischen den Menschen. Da wird niemand widersprechen. Doch wenn es konkret wird, gehen die Meinungen weit auseinander. Denn bei „gerecht“ denken wohl die Wenigsten an das Recht als vielmehr an die Gerechtigkeit. Aber wie sehr ein Gerichtsurteil Menschen enttäuscht kann, sieht man oft daran, dass sie fragen: „Und wo bleibt die Gerechtigkeit?“ Das kann ihnen niemand beantworten, denn die Gerechtigkeit ist und bleibt ein so hohes ethisches Gut, dass es nur partiell in Gesetzestexten und Gerichtsurteilen durchscheint. Man meint geradezu, dass jeder Mensch auf dieser Welt von Geburt an ein Gefühl dafür mitbekommen hat, was Gerechtigkeit bedeutet. Und an oberster Stelle steht wohl das Gefühl, dass nur Gerechtigkeit es schafft, Menschen durch einen Ausgleich zusammenzuhalten. Wo also Unrecht und Übervorteilung um sich greifen, wird es den Menschen zu bunt und sie gehen auf die Straße und streiken. Nicht alle, die schreien, haben recht. Doch ein Schrei hat immer eine Kernbotschaft und die gilt es wahrzunehmen. Möglicherweise ging der heutigen Losung auch ein Schrei voraus. Da wird eine Praxis angeprangert, die man fast nicht glauben kann. Der Text aus dem Buch Leviticus lautet: „Du sollst nicht unrecht handeln im Gericht: du sollst den Geringen nicht bevorzugen, aber auch den Großen nicht begünstigen, sondern du sollst deinen Nächsten recht richten.“ (3. Buch Mose 19,15) Das ist recht gesprochen. Das ist fortschrittlich. Das steht irgendwie quer, weil man doch fühlt: wenn man schon jemandem den Vortritt lassen soll, dann doch der Person mit dem geringeren gesellschaftlichen Status. Nichts da!, sagt die Thora. Sie will alles vermeiden, das Aufruhr und Schieflage hervorbringt. Das geschieht eben auch dann, wenn man jemanden einem anderen vorzieht. Die Situation in einem Gerichtsverfahren verschärft diesen Gedanken noch. Zugleich gilt auch: die Großen, also die Begüterten, sollen ebenso wenig begünstigt werden wie der Mensch niederen Status bevorzugt werden soll. Das nenne ich mal „Kein Ansehen der Person“. Ich ziehe den Hut vor den Leuten, die sich auf diese Rechtsbestimmung geeinigt haben. Die ist ja nicht vom Himmel gefallen. Sie ist 2600 Jahre alt. Eine Rückbesinnung tut gut und ist vonnöten – gerade in der Steuerpolitik.
„Eckhard und der Irak“ Interview mit Pfarrer i.R. Eckhard Weissenberger auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm
„Angesagt: Hochmut!“ eine Episodenreihe vom 12.-16.2.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
10.2.25
Da wird Hiob uns zum Vorbild, wenn er sagt. „Bei Gott ist Kraft und Einsicht. Sein ist, der da irrt und irreführt.“ (Hiob 12,16) Diese zwei Sätze stammen aus der ersten Antwort des Hiob an seinen Freund Zofar. Es wäre ein Irrtum zu meinen, Hiob würde Gott verteidigen. Das liegt ihm fern. Denn in seinem Widerspruch zum religiösen Tröstungsmodell seiner drei Freunde, verschont er Gott nicht mit Vorwürfen und Beschimpfungen. So sagt er zu ihm „Schuft“ und „Du quälst mich und deine Geschöpfe. Ist dir langweilig? Hast du nichts Besseres zu tun?“ Hiob schont auch seine Freunde nicht, weil sie ihn nicht schonen. Es ist eh eine Ungleichheit in dieser Begegnung. Drei gegen eins. Das ist deshalb so ungleich, weil die Freunde im Grunde mit einer Stimme reden. Wenn einer spricht ist es, als sprächen die anderen beiden auch. Hiob muss sich also dreifach zur Wehr setzen. Warum muss er das? Die Freunde wollen ihm einreden, dass sein Leiden in ihm selbst eine Ursache haben muss. Sie wollen ihn dahinbringen, dass er eine Schuld entdeckt, bereut und bekennt und dann wird Gott ihm wieder Gutes tun. Hiob macht da aber nicht mit. Er glaubt felsenfest, dass er an seinem Elend keine Schuld hat und dass er deshalb auch nicht büßen muss. Er macht Gott für sein Elend verantwortlich. Wenn schon, dann liegt also die Ursache bei ihm. Da weder die Freunde noch Hiob von ihrer Sichtweise abrücken, kommen sie nicht zueinander. Und man könnte fragen: Ja, wie ist das jetzt mit dem unschuldigen Leiden? Jedes Leiden hat den Charakter von Unschuld. Leiden ist wohl das Einfallstor für Grübeleien und Selbstvorwürfe. Letztlich ist es aber nicht zu ergründen. Wenn das so ist, dann öffnet das Leiden das Tor zum Klagen (man denke an die Klagepsalmen). Und Hiob treibt die Klage in der Anklage auf die Spitze. Und am Ende wird er recht behalten. Aber nicht aus Eigensinn. Gott gibt ihm in allem recht. Am Ende des Hiobbuches spricht Gott zu Elifas: „Mein Zorn ist entbrannt über dich über und über deine beiden Freunde; denn ihr habt nicht recht von mir geredet wie mein Knecht Hiob…Aber mein Knecht Hiob soll für euch Fürbitte tun; denn ihn will ich erhören…Ihr habt nicht recht von mir geredet wie mein Knecht Hiob.“ (42,7.8) Bedenkt man die Losung für den heutigen Tag, dann kann man gerne Bonhoeffer bemühen, der gesagt hat, dass zwischen den Glaubenden und seinem Gott kein Blatt passen darf. Hiob hat es vorgemacht – gegen alle Widerstände. Und die kamen von seinen Freunden.
Das Gespräch zwischen den drei Freunden und Hiob habe ich auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm in der Episode 41a „Ewald und Hiob“ ausgeführt.
Wochenthema „Hochmut“ vom 11.-15.2.25 auf https://tief-glauben-weit.denken.letscast.fm
9.2.25
Endlich Sonntag! Der Sonntag ist nach christlichem Verständnis der erste Tag der Woche. In der christlichen Tradition beginnt also die Woche mit einem Feiertag. Kern des Sonntags ist die Botschaft von der Auferweckung Jesu von den Toten. Deshalb wird der Sonntag in anderen Ländern auch „Tag des Herrn“ genannt. Die Tage, die dem Sonntag folgen, beziehen sich auf die entscheidenden Tage im Leben Jesu. So ist der Donnerstag der Gründonnerstag („grün“ kommt von „greinen“, was „weinen“ oder „klagen“ bedeutet), der Freitag ist der Karfreitag und der Samstag ist der „stumme Tag“, der Tag des Schweigens, der in den Osterjubel mündet, in den die Gemeinde am Sonntag einstimmt. In Bahlingen wird um zu einem 10:00 Uhr ein Familiengottesdienst und um 18:00 Uhr zur „Auszeit im Chorraum“ eingeladen. Und hier der Bibeltext (Markus 4,35-41), der beiden Gottesdiensten zugrunde liegt:
Und am Abend desselben Tages sprach Jesus zu ihnen: Lasst uns ans andre Ufer fahren. Und sie ließen das Volk gehen und nahmen ihn mit, wie er im Boot war, und es waren noch andere Boote bei ihm. Und es erhob sich ein großer Windwirbel, und die Wellen schlugen in das Boot, sodass das Boot schon voll wurde. Und er war hinten im Boot und schlief auf einem Kissen. Und sie weckten ihn auf und sprachen zu ihm: Meister, fragst du nichts danach, dass wir umkommen? Und er stand auf und bedrohte den Wind und sprach zu dem Meer: Schweig! Verstumme! Und der Wind legte sich und es ward eine große Stille. Und er sprach zu ihnen: Was seid ihr so furchtsam? Habt ihr noch keinen Glauben? Und sie fürchteten sich sehr und sprachen untereinander: Wer ist der, dass ihm Wind und Meer gehorsam sind!
„4 Elemente der Resonanz“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
8.2.25
Die Losung für den heutigen Tag („Er hat ein Gedächtnis gestiftet seiner Wunder, der gnädige und barmherzige Herr!“ Psalm 111,4) führt in die Welt des 111. Psalms. Im Kreis von Tempelbesuchern preist der Psalmist Jahwes große Geschichtstaten. Er spielt an die Speisungswunder an während des Wüstenzugs in Vers 5, auf die Übergabe des verheißenen Landes an die eingewanderten Stämme Vers 6 sowie die Gabe des Gottesrechts Vers 7. Dieses macht nur Sinn, wenn es auch befolgt wird V 8. Das Land ist aber nur zur Nutzung geliehen. Es findet kein Eigentumswechsel von Gott zu Israel statt. Das ist in 3. Mose so geregelt: „Grund und Boden dürfen nicht für immer verkauft werden, denn das Land gehört mir, und ihr seid Fremde und Beisassen bei mir, spricht Gott.“ Bodenspekulation ist also verboten in Israel. Nur selten ist deshalb in der jüdischen Bibel vom „Land Israel“ die Rede, denn es ist Gottesland. Eine gewisse Anzahl an Bibelstellen beziehen den Begriff nur auf Nordisrael. Israel hat also keinen Rechtsanspruch auf das Land, empfing dieses vielmehr von Gott als geliehenes Land. Wie muss von hier aus die Siedlungspolitik der aktuellen Regierung Israels gesehen werden? Naim Stifan Ateck drückt es so aus: „Nicht das Land bringt dem Volk Segen, sondern das Vertrauen auf den Gott des Rechts, der Gerechtigkeit und des Erbarmens.“ Er vertritt unaufhörlich die Rechte der Gebeugten, Unterdrückten und Verfolgten. Jahwes große Taten werden im Tempelkult ständig vergegenwärtigt. Durch erzählendes Erinnern wird Geschichte zur Gegenwart. Die Haggada schreibt vor: „In jeder Generation betrachte sich der Mensch, als sei er selbst aus Ägypten ausgezogen.“ Sich Gott zuwenden bedeutet, dass die Zeiten Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft füreinander durchlässig werden. Der Psalm 111 endet weisheitlich: „Anfang der Weisheit ist die Furcht des Herrn.“ Abraham Heschel sagt es so: „Im Judentum ist die Gottesfurcht oder die Ehrfurcht vor dem Himmel fast gleichbedeutend mit dem Wort Religion.“ Das Gott Fürchten drückt Gert Otto mit dem Begriff mysterium tremendum aus. Etwas von diesem Erzittern, Erschaudern ist in V 9 spürbar. Dort heißt es: „Heilig und furchtbar ist sein Name.“ Hans Jonas sagt dazu: „Der verborgene Gott ist eine zutiefst unjüdische Vorstellung. Unsere Lehre, die Thora, beruht darin und besteht darauf, dass wir Gott verstehen können, nicht vollständig natürlich, aber etwas von ihm, von seinem Willen, seinen Absichten und sogar von seinem Wesen, denn er hat es uns kundgetan.“ Abraham Heschel sagt, dass die Ehrfurcht das Gegenteil von Furcht sei. So wagt Hermann Cohen sogar ein neues Verb: ehr-fürchten. Ehrfurcht ist nach Heschel ein „Akt der Einsicht in einen Sinn, der größer ist als wir selber…Der Anfang der Ehrfurcht ist das Staunen, und der Anfang der Weisheit ist die Ehrfurcht.“
Ich durfte am 4. Februar Franziska Eick kennenlernen. Sie ist Frauenärztin in Endingen und Enkelin des Widerstandskämpfers Fabian von Schlabrendorff. Ihre Mutter ist eine Großcousine von Maria von Wedemeyer, mit der Dietrich Bonhoeffer verlobt war. Im Interview am 8.2. auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm erzählt Franziska Eick, wie das Vermächtnis ihres Großvaters sie ermutigt, eine klare politische Haltung einzunehmen. Die Geschichte Fabian von Schlabrendorffs erzähle ich am 8.2. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
7.2.25
Die Losung für den heutigen Tag („Gott, du bist mein Gott, den ich suche. Es dürstet meine Seele nach dir.“ Psalm 63,2) legt eine nähere Betrachtung von Psalm 63 nahe. Es geht um David, der auf seiner Flucht vor Saul Zuflucht in der Wüste sucht. Not und Bedrängnis haben ihm den Durst nach Gott geweckt, konkret: nach seiner Nähe, nach seinem Schutz. So heißt es auch in Psalm 42: „Meine Seele dürstet nach dir!“ (V 2) David in Psalm 63: „Mein Körper schmachtet nach dir wie dürres lechzendes Land ohne Wasser.“ (V 2) – wie die Wüste also, in die David hat fliehen müssen. Leiblicher und seelischer Durst geben sich die Hand. Was hier als „Seele“ übersetzt wird, heißt im Hebräischen „nefesch“. Und das bedeutet im eigentlichen Sinn die ganze individuelle Existenz. Kein Leib-Seele-Dualismus! „Die Scham, im Körper zu sein“ (Elisabeth Moltmann-Wendel) ist hebräischem Denken fremd. Diese bildet sich erst im hellenistisch-dualistischen Denken aus,  von da aus ins Spätjudentum und ins nachbiblische Christentum. Eine Rückbesinnung auf das ganzheitliche Menschenverständnis der Bibel tut gut und not. „Wer an seinem Körper vorbeisieht, sieht an Gott vorbei.“ (Moltmann-Wendel) Der jüdische Philosoph Emmanuel Lévinas meinte: „Womit wird geglaubt? Wie die Psalmen sagen: mit dem ganzen Körper.“ Durst nach Gott! Der Beter verbringt – zusammen mit seinen Feinden (V 10)? – die Nacht im Tempel (V 7). Und dann ein starkes Bild in Vers 9: „Meine Seele haftet (=klebt) an dir, deine Rechte hält mich.“ Bedenkt man die Ganzheitlichkeit, die hier wieder bei „Seele“ zu bedenken ist, dann könnte dieses Bild fast schon als eine Vorwegnahme der erotisch-sexuellen Metaphern anmuten, wie sie christliche Mystikerinnen und Mystiker später gewagt haben. Jedenfalls bringt es höchst anschaulich die rettende Bindung der eigenen und geschwächten Vitalität an Gottes Stärke zum Ausdruck. Das „Haften“ verdankt sich ohne Zweifel der „Rechten“ Gottes. Sie ist es, die hält, bergend festhält! Die Haftkraft geht von Gott aus, das Haften des Betenden erwidert sie. Glauben heißt demnach: Haften, Kleben an Gott, der rettenden Zuflucht. Der jüdische Dichter Chaim Nachmann Bialik sagte: „Krallen hat das Los mir nicht gegeben. Meine Kraft ist Gott: Und Gott ist Leben.“ Doch den Angstmachern muss das Handwerk gelegt werden (V 12).
Ich hoffe, du kannst dich in diesen alten Worten wiederfinden und hast eine gewisse Lust bekommen, dich an Gott „kleben“ zu wollen.
„Resonanztanz Jesaja 42,3“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscsast.fm
„Hartmut Rosa, Demokratie braucht Religion“ auf https://buchgenuss.letscast.fm
6.2.25
Einem krassen Entschluss gingen noch krassere Ereignisse voraus. Da war zum ersten das Greifen nach der Frucht in Paradies, also ein Tabubruch, dann die Bruderfeindschaft zwischen Kain und Abel, also der erste Mord und das Ansteigen von Bosheit weltweit. Da ist Gott offensichtlich so erschrocken, dass er sich was ausdenken musste. Er entschloss sich aber nicht für Tabularasa, sondern für eine Reinigung. Er stand nach wie vor zu dem, was er geschaffen hat. Aber so wie es sich entwickelt hat, war es eben nicht in seinem Sinn. So wird erzählt, dass er letztlich gezwungen war, eine große Flut aufkommen zu lassen, die das Böse mitsamt den Bösen wegspült. Doch dachte er offenbar schon an die Zeit danach, denn sonst hätte er nicht ein Auge auf Noah, seine Familie und die unschuldige Tierwelt geworfen. Gott rettet – und das muss man festhalten – die in seinen Augen Unschuldigen – Noah mit seiner Familie und die Tiere. Es gab also Menschen, die Gott gefallen haben, weil sie in seinem Sinn gelebt und gehandelt haben. Das sollte man in der heutigen Rundumtheologie („Gott hat alle lieb!“) mal bedenken. Noah heißt übersetzt „Trost“. Ich habe das immer auf ihn selbst, die Familie und die Tiere bezogen. Mittlerweile beziehe ich diesen programmatischen Namen auf Gott. Noah hat ihn getröstet. Wenigstens auf diesen Einen kann ich mich verlassen!, höre ich Gott sagen. Und dann kam die Flut, die unverdorbene Kreatur überlebte in der Arche. Und offenbar hat Gott dann mal weggesehen von der Flut und seiner Wut und sich an Noah erinnert. Und dieser Blickwechsel hat in Gott etwas bewegt. Er ließ einen Wind über die Erde wehen, der die Fluten vertrieb (1. Mose 8,1). Da sind wir nicht mehr weit weg von der heutigen Losung (1. Mose 8,21). Denn was tat Noah als erstes nach dem Austritt aus der Arche? Er baute Gott einen Altar und opferte (1. Mose 8,20). Opfern ist als ein Annähern an Gott zu verstehen. Das heißt, Noah suchte als erstes die Nähe zu seinem Gott. Und der ließ sich erweichen und zeigte Reue. Jetzt sind wir bei der Losung für heute angekommen: „Der Herr sprach in seinem Herzen: Ich will hinfort nicht mehr die Erde verfluchen um der Menschen willen; denn das Dichten und Trachten des menschlichen Herzens ist böse von Jugend auf…Solange die Erde steht, soll nicht aufhören Saat und Ernte, Frost und Hitze, Sommer und Winter, Tag und Nacht.“ (1. Mose 8,21.22). Damit hat sich Gott rückgebunden an das, was er erschaffen hat.
Es kann also helfen, mal den Blickwinkel zu ändern! Gott hat es vorgemacht. Und wenn von ihm gesagt wird, dass er sich der Reue nicht verschloss, kann man über hochmütige Menschen nur den Kopf schütteln!
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5.2.25
An diesem Wort Jesu komme ich nicht vorbei: „Niemand hat größere Liebe als die, dass er sein Leben lässt für seine Freunde.“ (Johannes 15,13) Um das vorneweg zu sagen: die Liebe, von der Jesus spricht, ist die sich hingebende Liebe, also die Liebe zum Nächsten, die Agape. Hingabe ist sie, nicht Opfer. Jesus spricht hier von einem Menschen, der nicht anders kann, als sein Leben für seine Freude hinzugeben. Jetzt fragt man sich: Wen meint er? Will er seine Freunde auf harte Zeiten einschwören? Hat er vielleicht Petrus vor seinem inneren Auge, der das Gegenteil getan hat? Oder Judas? Die Antwort erschließt sich aus den Worten, die folgen: „Ihr seid meine Freunde.“ (15,14) Jesus ist also der, der seine Freunde so liebt, dass er (im Notfall) mit seinem Leben für sie einstünde. Inniger und konsequenter kann man nicht lieben, als dass man das Leben der Freunde als so bedeutsam hält, dass man es als dem eigenen Leben gleichwertig erachtet. Leben für Leben. Untrennbar verbunden. „Ich gebe mein Leben, damit du am Leben bleibst.“ So spricht ein Erlöser. Dieser unbedingten Innigkeit geht die Bildrede vom Weinstock und den Reben voraus (15,1-8). Jesus vergleicht sich darin mit dem Weinstock und seine Freunde mit den Reben. Wenn ich durch die Weinberge hier am Kaiserstuhl laufe, wird mir das immer wieder klar: Nachfolge besteht darin sich bewusst zu machen, dass man aus der Lebensenergie Jesu lebt. Es gibt kein Tun eines Freundes Jesu, das nicht aus seiner Energie herauskäme. Und dennoch legt Jesus großen Wert darauf, dass seine Freunde tun, was er ihnen zu tun aufgibt. Ein sanftes Wellnesschristsein hat da keinen Platz. Es geht darum, aus der Energie Jesu den Früchten freien Lauf zu lassen und sich nicht bequem im Glauben einzurichten, so als könne man sich seines Glaubens erfreuen, ohne ihn den Härten des Lebens auszusetzen. Liebe im Sinne Jesu ist immer Liebe, die den Nächsten im Blick hat. Sie ist kommunikativ, nicht egoistisch. Die Liebe, also die Agape, ist das Band, das alle Freunde Jesu untereinander zusammenhält (14,12). Diese Liebe muss sich im barmherzigen Umgang miteinander zeigen. So jedenfalls hat es Jesus seinen Freunden aufgetragen (14,12).
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4.2.25
Ich hatte erst gar keine Lust, irgendwas zum heutigen Lehrtext aufzuschreiben. Er heißt: „Das Wort Gottes ist lebendig und wirksam. Es ist schärfer als jedes zweischneidige Schwert und dringt durch und durch. Es durchdringt Seele und Geist, Mark und Bein. Es urteilt über die Gedanken und die Einstellung des Herzens.“ (Hebräer 4,12) Ich hatte einfach erst mal keine Lust, mich diesem martialischen Wort zu stellen. Vielleicht deshalb, weil ich zuerst über das Wort „Wort“ gestolpert bin. Es schwirren mir in Kopf und Herz noch die schrillen Wortfluten der vergangenen Woche. Vorwürfe, Vorhaltungen, Beleidigungen, Rechthabereien, Empfindlichkeiten. Nein! Das war kein Kindergarten. Das war im Bundestag. Worte sind das Schärfste, das ein Mensch hervorbringen kann, wenn er nicht bewaffnet ist mit Messer oder Pistole. Worte können so scharf sein, dass ein Mensch innerlich verblutet. Sie können ein Gewicht haben, dass das Gegenüber für immer in den Abgrund gezogen wird. Worte drücken aus, was in einem Menschen an Haltung und Überzeugung herangewachsen sind. Wenn es so weit ist, kann er es für ich behalten oder eben rauslassen. Zurückhaltung war nicht gerade die oberste ethische Norm letzte Woche im Bundestag. Irritiert, fast schon verwirrt und auch ein Stück weit traurig über so viel Wortflut wandte ich mich dann doch diesem anderen Wort zu, das mich seit ich denken kann, trägt, tröstet, korrigiert und Mut macht. Und ich konnte nur noch mit dem Kopf nicken: Ja, dieses Wort des lebendigen Gottes ist energisch bzw. voller Energie. Es ist hyperscharf, schärfer geht nicht – wie ein Schlachtmesser (so steht es im Urtext). Es fährt durch und durch. Es bringt hervor, was gedacht und gefühlt wird. Das macht mir keine Angst. Es tröstet mich. Ich habe letzte Woche so viel gehört, was ich nicht verstanden habe im öffentlichen und vertrauten Raum. Manches hat mich gefreut und Vieles traurig gemacht. Ich würde gerne dagegen gehen und vom Gegenteil überzeugen wollen. Aber das überfordert mich. Und ich komme jetzt vom heutigen Lehrtext her. Ich nehme dieses Wort ernst und mir wird klar: Ich muss nichts machen. Ich darf vielleicht möglicherweise gar nichts machen. Es ist mir nicht erlaubt, ins Innere eines Menschen mit meinen Worten einzudringen. Es ist gut für mich, Abstand zu halten. Die Klärung bei meinem Gegenüber wird ein anderes Wort herbeiführen, dessen Wirkung mein Wort bei weitem übersteigt. Der Hebräerbrief ist da glasklar in seiner Aussage. Dem heutigen Lehrtext geht eine Passage voraus, in der es um die Ruhe (Schabbath) geht bzw. darum, dass man zur Ruhe geführt wird. Das Wort – das wird durch 4,2 klar – ist das gepredigte Wort, also Menschenwort aus Gottes Wort hervorgegangen. Genaugenommen also keine schneidige, sondern eine schneidende, gar einschneidende Predigt (=verkündigenden Worte). Die haben ein Glück, denen eine solche Predigt zuteil wurde und wird. Denn geht sie durch Mark und Bein, hat sie Klärung gebracht. Und wo das geschehen ist, da kehrt innerer Frieden ein.
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„Gesalbte Rivalen – Saul und David“ auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
3.2.25
Esra und Nehemia werden im Alten Testament als zwei Bücher wahrgenommen. Jedoch müssen sie als ein Buch gelesen werden. Hieronymus spricht in der lateinischen Übersetzung des Alten Testaments (Vulgata) von Nehemia als 2. Esra. Mit den beiden Büchern der Chronik bilden Esra und Nehemia das Chronistische Geschichtswerk. Die Zeit der beiden Bücher ist die nach dem babylonischen Exil. Der Fall Jerusalems im Jahr 587 v. Chr. und die anschließende Deportation eines Großteils der Bevölkerung bedeuteten den Untergang des Südreichs Juda mit seiner Hauptstadt Jerusalem. Der Tempel war zerstört worden und die heiligen Geräte wurden nach Babylon geführt. Knapp 50 Jahre später unterwirft der Perserkönig Kyros im Jahr 539 v. Chr. das Babylonische Reich. Noch im selben Jahr erlässt er ein Edikt, das den Exilierten die Rückkehr nach Juda ermöglichte mit dem erklärten Ziel, in Jerusalem den Tempeldienst neu einzurichten (Esra 1,2-3). Auf seine Anordnung hin kehrte 539 eine erste Gruppe von Judäern nach Jerusalem zurück und baute dort unter größten Schwierigkeiten den Tempel wieder auf. Darüber berichten die Kapitel 1-6 von Esra. Erst rund 80 Jahre später kommt eine zweite Gruppe von Judäern nach Jerusalem. Sie wird geführt von dem Priester und Schriftgelehrten Esra, der im Auftrag des Perserkönigs Artaxerexes (465-424 v. Chr.) für den ordnungsgemäßen Vollzug des Opferdienstes sorgen und das Leben nach dem Gesetz des Moses (Thora) ordnen soll. Ein besonderes Anliegen ist es für Esra, den Eheschließungen von Judäern mit andersgläubigen Bewohnern des Landes ein Ende zu machen, um auf diese Weise das Volk Gottes rein zu erhalten. Darüber berichten die Kapitel 7-10. Dreizehn Jahre nach Esra erlaubt der Perserkönig einem sehr hoch gestellten Hofbeamten, dem Judäer Nehemia, nach Jerusalem zu gehen, und versieht ihn mit den Vollmachten eines Statthalters für Judäa. So wie Esra den Wiederaufbau des gottesdienstlichen Lebens und der rechtlichen Ordnungen betrieben hat, so kümmerte sich Nehemia um den äußeren Wiederaufbau Jerusalem vor allem um den der Stadtmauer.
Kyros wird im zweiten Jesaja als Messias bezeichnet. Wörtlich heißt es in 45,1: „So spricht der Herr zu seinem Gesalbten (=hebr. messchiach; griech. christos), zu Kyrus, den ich bei meiner rechten Hand ergriff, dass ich Völker von ihm unterwerfe und Königen das Schwert gürte, damit vor ihm Türen geöffnet werden und Tore nicht verschlossen werden.“ Keine Scheu bei den Juden, einen weltlichen Herrscher als Gesalbten zu sehen. Wie ist dann Jesus als Messias zu verstehen?
Die heute Losung („Die Hand unseres Gottes war über uns, und er errettete uns.“ 8,31) bezieht sich auf den Tag der Rückkehr nach Jerusalem. Das war nichts Feierliches, denn die Rückkehrer wurden feindselig begrüßt. Doch Gott schützte sie.
„Samuel, der Königsmacher“  Episode 47a auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm 
„Reiner und das Nicänum – ein altes Bekenntnis verständlich erklärt“ auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm

2.2.25
Der Predigttext für den letzten Sonntag nach Epiphanias (2.2.25) steht im 2. Buch Mose im 3. Kapitel
Predigt dazu auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Mose aber hütete die Schafe Jitros, seines Schwiegervaters, des Priesters in Midian, und trieb die Schafe über die Wüste hinaus und kam an den Berg Gottes, den Horeb. Und der Engel des HERRN erschien ihm in einer feurigen Flamme aus dem Dornbusch. Und er sah, dass der Busch im Feuer brannte und doch nicht verzehrt wurde. Da sprach er: Ich will hingehen und diese wundersame Erscheinung besehen, warum der Busch nicht verbrennt. Als aber der HERR sah, dass er hinging, um zu sehen, rief Gott ihn aus dem Busch und sprach: Mose, Mose! Er antwortete: Hier bin ich. Er sprach: Tritt nicht herzu, zieh deine Schuhe von deinen Füßen; denn der Ort, darauf du stehst, ist heiliges Land! Und er sprach weiter: Ich bin der Gott deines Vaters, der Gott Abrahams, der Gott Isaaks und der Gott Jakobs. Und Mose verhüllte sein Angesicht; denn er fürchtete sich, Gott anzuschauen. Und der HERR sprach: Ich habe das Elend meines Volks in Ägypten gesehen, und ihr Geschrei über ihre Bedränger habe ich gehört; ich habe ihre Leiden erkannt. Und ich bin herniedergefahren, dass ich sie errette aus der Ägypter Hand und sie aus diesem Lande hinaufführe in ein gutes und weites Land, in ein Land, darin Milch und Honig fließt. So geh nun hin, ich will dich zum Pharao senden, damit du mein Volk, die Israeliten, aus Ägypten führst.
Mose sprach zu Gott: Siehe, wenn ich zu den Israeliten komme und spreche zu ihnen: Der Gott eurer Väter hat mich zu euch gesandt!, und sie mir sagen werden: Wie ist sein Name?, was soll ich ihnen sagen? Gott sprach zu Mose: Ich werde sein, der ich sein werde. Und sprach: So sollst du zu den Israeliten sagen: »Ich werde sein«, der hat mich zu euch gesandt.“
Die Auslegung ist unter „Predigten“ auf dieser Homepage eingestellt.

1.2.25
Das Danielbuch hat zwei Teile (Kapitel 1-6 und 7-12). Im ersten Teil wird erzählt, wie Daniel und seine drei Freunde in der babylonischen Verbannung (6./5. Jh.v.Chr.) ihrem Gott trotz aller Versuchungen und Drohungen die Treue halten, anfangs am babylonischen, später am medisch-persischen Königshof. Der zweite Teil enthält Visionen Daniels, die sich auf eine damals noch sehr ferne Zukunft beziehen. In den Visionen geht es um vier Weltreiche. Auffallend ist die detaillierte Schilderung des vierten Reiches, sodass man an bekannte Probleme denken kann, die im 2. Jh.v.Chr. auftauchten. Das zeigt sich besonders an dem einen Ereignis, das wiederholt erwähnt wird: die Unterdrückung des jüdischen Glaubens und die Entweihung des Tempels in Jerusalem. Beides geschah 168-165 v.Chr. unter dem Seleukidenkönig Antiochus IV Epiphanes und war Anlass für den Aufstand der Makkabäer. Der in den Visionen geschaute Geschichtsverlauf endet mit dem Ausblick auf das baldige Ende des Verfolgers und dem Anbrechen der Gottesherrschaft. Dadurch soll das Volk Israel zum Durchhalten ermutigt werden. Beide Ereignisse gehören zusammen: das Strafgericht Gottes über den Tyrannen und das Endgericht über das Böse insgesamt. Für den Blick der Seher in die Zukunft rückt das zeitlich weit Auseinanderliegende dicht zusammen. Im Licht der Offenbarung des Johannes hat die Alte Kirche die Visionen Daniels gedeutet und das vierte Weltreich statt auf die Herrschaft Alexanders des Großen und die Reiche seiner Nachfolger auf das Römische Reich und seine Erben bezogen. Der Seher spricht von einer himmlischen Gestalt, die aussieht „wie eines Menschen Sohn“ (K. 7). Das hat dazu geführt, dass man im Judentum neben einem politischen Messias auch an einen vom Himmel kommenden Gottesgesandten glaubte, der ein ewiges Reich des Friedens und der Gerechtigkeit aufrichtet. Diesen haben die Christen in Jesus Christus erkannt. Daniel gehört nicht zu den Propheten, sondern zu den „Schriften“. Es ist apokalyptische Literatur. Sein Thema ist das Kommen der Herrschaft Gottes. Es darf aber nicht missbraucht werden zu spekulativen Berechnungen über das Ende der Welt und der Zeit. Die heutige Losung: „Viele, die im Staub der Erde schlafen, werden aufwachen, die einen zum ewigen Leben, die anderen zu ewiger Schmach und Schande.“ (12,2) bezieht sich  auf die Situation der Unterdrückung. Die Treugebliebenen, die ihr Leben für den Glauben eingesetzt haben, werden aufwachen zu einem „ewigen Leben“. Die Verräter und Kollaborateure der heidnischen Macht werden zu ewiger Schmach und Schande aufwachen. Daraus kann man aber nicht ein System von genereller ewiger Erwählung und Verwerfung in Himmel und Hölle machen. In der gesamten Bibel haben wir hier das früheste Zeugnis für die Hoffnung auf eine endzeitliche Totenauferweckung und die einzige Stelle im Alten Testament, wo von „ewigem Leben“ gesprochen wird.
Ich staune darüber, was Menschen zu „sehen“ bekommen, wenn sie unterdrückt werden!

31.1.25
Der Psalm 51 trägt den Namen des „Vaters der Dichter“. So sagt es Nelly Sachs und meint den König David. Am Anfang des Psalms wird die Situation genannt: Nathan kommt zu David, um ihn mit seiner Sünde zu konfrontieren, nachdem er mit Bathseba geschlafen hat. Es stimmt nicht, dass es dabei um eine sexuelle Verirrung Davids gegangen sei. Das ist nicht Inhalt der Konfrontation durch Nathan. David hat nie monogam gelebt. Er hatte immer mehrere Frauen. Jahwe selbst hat sie ihm an den „Busen“ gelegt“ (2. Samuel 12,8). Es ging bei dem, was David mit Bathseba machte, um die Missachtung des patriarchalen Eigentumsrechts. Er hat die Frau eines anderen genommen. Dieses Recht des Mannes war Gottesrecht und durfte von keinem anderen gebrochen werden (6. Gebot / 2. Mose 20,14). Zeigt sich hier wieder einmal die königskritische Linie im Alten Testament, die die Könige daran erinnern will, dass sie sich nicht über das geltende Gottesrecht hinwegsetzen dürfen? Der Psalm 51 ist einer der bekanntesten Psalmen. In der Reformation spielte er eine bedeutsame Rolle. Luther griff in seiner Rechtfertigungslehre immer wieder auf ihn zurück. Nicht weniger wichtig war er für Calvin. Der Beter, also David, bittet um Vergebung und Reinwaschung von seiner Schuld. Ihm ist bewusst, dass er an Gott selbst schuldig geworden ist, weil er gegen sein Gesetz verstoßen hat. Und deshalb kann auch nur Gott die Schuld tilgen. „Den Beter treibt seine Sündhaftigkeit um, und es macht auch den heutigen Leser noch betroffen, zu welch radikaler Einsicht in die eigenen Abgründe er dabei geführt wird.“ (Herbert Haag) Gott aber – und nur er allein! – bringt Licht in diese Abgründe, die von keinem „Senkblei der Analyse“ ausgelotet werden können. Die Bitte in Vers 12 („Schaffe in mir Gott ein reines Herz!“) lässt tief blicken. Denn das Wort für „schaffen“ (hebr. bara) ist dasselbe wie bei Gottes Erschaffung von Himmel und Erde. Es ist ein Wort, das ausschließlich für Gottes Tun verwendet wird, niemals für das Tun eines Menschen. Das heißt, der Beter bittet Gott um einen wirklichen Neuanfang, den nur er „schaffen“ kann wie er vorzeiten Himmel und Erde erschaffen hat. Schonungslos öffnet sich der Beter seinem Gott. Er kann vor ihm ja nichts verbergen. Die erkennbare innere Zerbrochenheit ist für Gott kein Grund zur Freude, wohl aber für sein „großes Erbarmen“ (V 3). Gott will diese Zerbrochenheit nicht, deshalb heißt es von ihm, dass er die Zerbrochenen aufrichtet. Was kann ein solcher Mensch vor Gott bringen? Ein Opfer? Das hebräische Wort für <opfern> bedeutet wörtlich <nahekommen>, <sich nähern>. Unser Leben ist es, das wir Gott nahebringen („opfern“) können. So sieht sich der Beter dann vor Gott: „Mein Opfer, Gott, ist ein zerbrochener Geist, ein zerschlagenes, zerbrochenes Herz wirst du, Gott, nicht verschmähen.“ (V 19). Dass Gott dieses „Opfer“ annimmt, ermutigt den Beter, Gott zu bitten: „Öffne meine Lippen, dass mein Mund deinen Ruhm verkünde!“ (V 17; heutige Losung)
„Amnon und Tamara – eine Vergewaltigung“ am 31.1. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Sodom und Gomorra – sexuelle Gewalt gegen Fremde“ am 1.2. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Reiner und das Nicänum“ am 1.2. auf https://menschen-bei-ewald.letscast.fm
30.1.25
Ein kaum beachtetes Prophetenbuch schreibt Glaubensgeschichte. Denn der Satz, der für Martin Luther die reformatorische Erkenntnis brachte, stammt nicht von Paulus. Der Satz hieß: „Der Gerechte wird aus Glauben leben.“ (Römer 1,17) Noch zwei Mal wird dieser Glaubenssatz im Neuen Testament in zentralen Briefen zitiert. Im Brief des Paulus an die Gemeinden in Galatien (3,11) und im Hebräerbrief (10,38). Der Gerechte wird aus Glauben leben – diese fast sture Glaubensgewissheit stammt vom Propheten Habakuk. Man findet sie in Kapitel 2 Vers 4b. Also muss Paulus diesen Propheten nicht nur gekannt, sondern auch studiert und geschätzt haben. Solche Worte kann man nicht überlesen. Es ist anzunehmen, dass Paulus diese Worte enorm beeindruckt und geprägt haben. Sie geben gerade im Römerbrief den Ton an. Von Habakuk weiß man nichts. In seinem Buch ist nichts von ihm erzählt. Es gibt auch keine Berufungserzählung wie bei anderen Propheten wie Jesaja und Jeremia. Er ist einfach da. Und wer einen ersten Blick in diese drei Kapitel wirft wird bald feststellen, dass der Prophet auch kein Wort an das Volk Israel richtet. Stattdessen richtet sich sein Zorn gegen die Babylonier. Sie sind es, die Habakuk als Existenzgefahr für Judäa und Jerusalem heranziehen sieht. 612 v.Chr. wurde Ninive, die Hauptstadt des assyrischen Großreichs, von den Babyloniern zerstört. Die Ägypter meinten, das Machtvakuum ausnutzen zu können, wurden aber von Nebukadnezar in der Schlacht bei Karkemisch 605 v.Chr. besiegt. Zwischen diesem Datum und ersten Deportation von Juden nach Babylon 597 v.Chr. (2. Könige 24,10-16) ist das Buch Habakuk entstanden. Die Zerstörung Jerusalems durch die Babylonier 587 v.Chr., die sich anschließende große Deportation nach Babylon und das sich anschließende Exil hat Habakuk nicht mehr erlebt. Noch etwas unterscheidet Habakuk von den anderen Propheten. Er bekommt von Gott keinen Verkündigungsauftrag. Wenn im Hiobbuch gefragt wird: „Wie kann Gott das zulassen?“, so fragt Habakuk seinen Gott angesichts himmelschreienden Unrechts: „Wann tust du endlich was?“ So beginnt sein Buch mit Fragen: „Herr, wie lange soll ich schreien und du willst nicht hören? Wie lange soll ich zu dir rufen: Frevel!, und du willst nicht helfen? Warum lässt du mich Bosheit sehen und siehst dem Jammer zu?“ Die Worte der heutigen Tageslosung „Der Herr ist meine Kraft.“ (3,19) stammen aus dem Psalm, der das gesamte dritte Kapitel des Buches ausfüllt.
Wenn Habakuk als Prophet gilt, dann ist es ernst zu nehmen, wenn Menschen Fragen haben oder ungeduldig sind, weil sie sich in dem Wirrwarr der Welt nicht mehr zurechtfinden. Und ihre Frage an Gott „Wann tust du endlich was?“ ist dann mehr als berechtigt.
„Sexualisierte Gewalt in der Bibel“  am 30.1. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Amnon und Tamara – eine Vergewaltigung“ am 31.1. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Die wahre Sünde von Sodom und Gomorra“ am 1.2. auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
29.1.25
Saul und David – das ist eine Rivalität, die auf einen Winkelzug des Propheten Samuel zurückgeht. Er hat nämlich  Saul zum ersten König von Israel gesalbt. Als dieser gegen eine Weisung Jahwes verstieß, fiel er in Ungnade und blieb darin. Samuel sah das und suchte heimlich nach einem Nachfolger für Saul. Er kam zu Isai und ließ sich von ihm seine Söhne zeigen. Der jüngste war David. Den wählte er aus und salbte ihn heimlich zum König. Samuel also war es, der mit diesem Winkelzug die Rivalität von Saul und David begründete. Liest man die Texte dazu aus dem 1. Samuelbuch, so hat man ständig den Eindruck, dass die Rollen unfair verteilt sind. Saul kommt als Schwächling rüber. Er ist unsicher und weiß nicht recht, was er will. David dagegen wirkt vital, überlegt und clever. Das ist auch die Geschichte um die heutige Losung herum: „Mein Leben werde wert geachtet in den Augen des Herrn, und er errettete mich aus aller Not!, sagte David.“ (1. Samuel 26,24) Was war passiert? Saul wurde darüber informiert, dass David, sein Rivale, nicht weit weg von ihm sein Lager aufgeschlagen hat. Saul machte sich sofort dorthin auf den Weg. Er hatte 3000 Mann dabei. Er schlug sein Lager in der Nähe von David auf. Dieser, wendig und schlau, merkte das und schickte ein paar Leute los, die bestätigten, dass Saul in der Nähe war. Als es langsam dämmerte, machte sich David mit seinen Generälen Ahimelech und Abischai zum Lager Sauls auf. Als sie dort in der Nacht ankamen sahen sie, dass alle schliefen: Saul und sein General Abner ebenso. Saul lag inmitten des Lagerrings. Sein Speer steckte neben seinem Kopf in der Erde, also stets griffbereit. Abischai schlug David vor, Saul den Todesstoß zu versetzen. David lehnte ab, aber nicht aus Mitleid, sondern aus Kalkül. Er hatte Besseres und Klügeres vor. Und er hatte Respekt vor dem Nimbus des Saul als König. So schlich er sich zu Saul und nahm seinen Spieß und seinen Wasserkrug mit. Das war riskant, ja lebensgefährlich. Aber wem sonst als David sollte das gelingen? Als es Tag wurde, nahm sich David Abner, die rechte Hand Sauls, zur Brust und packte ihn an seiner Ehre. Er habe versagt, denn er schlief, als er seinen König hätte bewachen müssen. Denn er war in Lebensgefahr. Abner verstummte und Saul erkannte David an seiner Stimme. David zeigte ihm die Eroberungsstücke: Spieß und Krug. Im Laufe der Unterredung gibt Saul zu, dass er David zu Unrecht nach dem Leben trachtet. Und dann hob David den Wert seines Lebens hervor. Er hat das Leben des Saul verschont. Doch interessanterweise knüpft er daran nicht die Bedingung, dass Saul ihn in Zukunft in Ruhe lassen soll. Er macht es anders. Er hat das Leben des Saul verschont und deshalb wird Gott sein Leben erhalten. Er braucht Saul gar nicht. Daraufhin macht es bei Saul klick. Er weiß jetzt, dass David nicht nur gesalbt, sondern auch gesegnet ist und dass er zurecht bald der König von Israel sein wird.
Zwei Motive zur Jesusgeschichte fallen mir auf: der übereifrige Abischai erinnert an Petrus und  im Garten Gethsemane verschlafen die Jünger den Ernst der Stunde.
„Abt Odilo und Hilde Domin“ morgen auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Unbekannte Frauen des Widerstands im 3. Reich“ ab 30.1.25 auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
28.1.25
Weit wichtiger als der „Kopf“ ist dem Alten Testament das „Angesicht“ des Menschen. Es wird im Alten Testament immer pluralistisch als panim verwendet und damit wird an die vielfältige Zuwendung des Menschen zu seinem Gegenüber erinnert. Vorgänge spiegeln sich in den Gesichtszügen (1. Mose 4,5). Der Partner kann schon mit dem Mienenspiel angesprochen werden (1. Mose 31,2.5). Im „Angesicht“ (hebräisch Plural panim) sind die Kommunikationsorgane des Menschen versammelt, unter denen Augen, Mund und Ohren die wichtigsten sind. Was bedeutet das für die heutige Losung: „Herr, behüte mich wie einen Augapfel im Auge.“ (Psalm 17,8)? Davor hat der Psalmbeter Gott darum gebeten, ihn zu hören. Es geht also auch in der Beziehung zwischen Mensch und Gott um die elementaren Sinne: Mund=sprechen, Ohr=hören, Auge=sehen. Beim Auge ist nicht der reine Sehakt gemeint. Beim Auge – wie bei allen anderen Sinnen auch – geht es um das Aufnehmen und Bewahren von Kommunikation. Ohne Auge, ohne Stimme, ohne Hören geht der Mensch zugrunde. Er lebt davon, dass er die Welt um sich herum durch seine Sinne wahrnehmen kann. So gesehen macht das erst ein sinn-volles Leben aus. Der Mensch ist nicht für sich geschaffen. Er ist auf ein Gegenüber hin geschaffen. Und für ein gemeinsames Leben braucht es die Sinne. Die Bitte des Psalmbeters zielt aber noch tiefer. Er spricht von sich. Er ist der Augapfel. Physionisch betrachtet: der Augapfel liegt in der Augenhöhle und ermöglicht die visuelle Wahrnehmung. Er ist durch eine bindegewebsartige Kapsel und eine Fetthülle geschützt. Zugleich wirken diese Bestandteile gemeinsam wie Kopf und Pfanne in einem Gelenk, sodass der Augapfel reibungslos bewegbar ist. Der Augapfel wirkt lichtbrechend. Wer sich als Augapfel versteht, weiß um seine Bedeutung für den gesamten Körper. Dass Gott ihn unter seine Fittiche nehmen soll heißt nichts anderes, als dass der Schöpfer am besten weiß, dass der Beter ohne Augapfel verloren ist. Er braucht alle Sinne, um in feindseliger Umgebung bestehen zu können. Davon erzählt der Psalm 17 einiges.  Am Ende mündet das Gebet wie bei Psalm 23 in einen selbstvergewissernden Satz: „Ich aber will schauen dein Antlitz in Gerechtigkeit.“ (V15)
„Ewald  und Abt Odilo Lechner – Segen, der ins Leben führt“ heute auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
27.1.25
Ich schlage das Losungsbüchlein auf und fange an zu lesen. Ich bleibe an Worten hängen, die für Sonntag, den 26.1.25 galten. Ich komme einfach nicht an ihnen vorbei. Sie haben mich schon erreicht, bevor ich zum Montag rüberschauen kann. Er möge es mir nachsehen. Ich kann nicht anders. Denn auf einen Schlag sind da Bilder, Eindrücke, Gefühle, Gedanken, die dieser eine Satz auslöst: „Das geknickte Rohr wird er nicht zerbrechen und den glimmenden Docht nicht auslöschen.“ (Jesaja 42,3) Was dieser Satz in mir ausgelöst bzw. freigesetzt hat nenne ich Resonanztanz (ich beschreibe dieses Phänomen nächste Woche in mehreren Episoden auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm) Dieser Satz stammt aus dem ersten von insgesamt vier Liedern des sog. Gottesknechts. Sie wurden in den zweiten Jesaja aufgenommen. Er umfasst die Kapitel 40-55. Diese Lieder singen von einem Mann, der als Knecht bezeichnet wird. „Knecht“ ist im Judentum ein Würdetitel. Nur wenige werden so genannt. Was zeichnet den Knecht aus? Dass er barmherzig ist. Dass er trägt. Dass er eintritt. Dass er einem anderen nicht den letzten Rest gibt. Das bezeugen die Worte von ihm. Zugleich sagen sie zwischen den Zeilen durch die Negativformulierung (zwei „nicht“), was landauf landab gemacht wird. Ist jemand schon geknickt, bekommt er, weil er schwach ist, noch eins oben drauf. Ist das Lebensfeuer eines Menschen noch am Glimmen, dann kommt oft einer daher und tritt auch noch die Glut aus. Das macht der Knecht Gottes nicht. Er sieht und spürt auch noch das letzte Stück Leben auf und schützt das Gebrochene und das Verglimmende. Hält es am Leben. Es waren gerade diese Lieder vom barmherzigen Knecht Gottes, die geholfen haben, das Wesen Jesu zu verstehen. Unvergessen sind die Worte des 4. Liedes, die Eingang gefunden haben in die Karfreitagsliturgie: „Fürwahr, er trug unsere Krankheit und lud auf sich unsere Schmerzen. Wir aber hielten ihn für den, der geplagt und von Gott geschlagen und gemartert wäre. Aber er ist um unserer Missetat willen verwundet und um unserer Sünde willen zerschlagen. Die Strafe liegt auf ihm, auf das wir Frieden hätten und durch seine Wunden sind wir geheilt. (Jesaja 53,4.5) Ursprünglich meinen sie einen unbekannten Knecht Gottes. Die ersten Jesusgläubigen, die ausschließlich die jüdische Bibel hatten, haben darin ihren „Jesus“ entdeckt. Spricht: sie haben ihre Bibel, die jüdische, von Jesus her gelesen.
„Ewald und frère Roger – Taizé wär´s gewesen“ heute auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
26.1.25
Der Predigttext für den 3. Sonntag nach Epiphanias kommt aus dem 4. Kapitel des Johannesevangeliums:
Da kam Jesus in eine Stadt Samariens, die heißt Sychar, nahe bei dem Feld, das Jakob seinem Sohn Josef gegeben hatte. Es war aber dort Jakobs Brunnen. Weil nun Jesus müde war von der Reise, setzte er sich an den Brunnen; es war um die sechste Stunde. Da kommt eine Frau aus Samarien, um Wasser zu schöpfen. Jesus spricht zu ihr: Gib mir zu trinken! Denn seine Jünger waren in die Stadt gegangen, um Speise zu kaufen. Da spricht die samaritische Frau zu ihm: Wie, du, ein Jude, erbittest etwas zu trinken von mir, einer samaritischen Frau? Denn die Juden haben keine Gemeinschaft mit den Samaritern. Jesus antwortete und sprach zu ihr: Wenn du erkenntest die Gabe Gottes und wer der ist, der zu dir sagt: Gib mir zu trinken!, du bätest ihn, und er gäbe dir lebendiges Wasser. Spricht zu ihm die Frau: Herr, du hast doch nichts, womit du schöpfen könntest, und der Brunnen ist tief; woher hast du denn lebendiges Wasser? Bist du etwa mehr als unser Vater Jakob, der uns diesen Brunnen gegeben hat? Und er hat daraus getrunken und seine Söhne und sein Vieh. Jesus antwortete und sprach zu ihr: Wer von diesem Wasser trinkt, den wird wieder dürsten; wer aber von dem Wasser trinkt, das ich ihm gebe, den wird in Ewigkeit nicht dürsten, sondern das Wasser, das ich ihm geben werde, das wird in ihm eine Quelle des Wassers werden, das in das ewige Leben quillt.
Meine Auslegung steht unter „Predigten“ auf dieser Homepage.
„Ewald und Jürgen – eine zerbrochene Freundschaft“ heute auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
25.1.25
Dorthin soll Jona gehen – nach Ninive in das Machtzentrum der imperialen Großmacht der Assyrer. Sie haben das Nordreich Israel 732 v.Chr. erobert und dem Erdboden gleich gemacht und später haben sie auch im Südreich gewütet und nur durch einen Vasallenvertrag wurde Jerusalem verschont. Die Assyrer waren bekannt für ihre Brutalität. Auf Palastreliefs sind die zahlreichen Techniken ihrer Tötungsarten und der grausame Umgang mit Gefangenen abgebildet. Die Armee der Assyrer glich einer Walze, die alles überrollt, was sich einem in den Weg stellt. Die Assyrer galten als die Macht des Nordens. Israel hat durch sie ein Trauma erlebt. Und in deren Machtzentrum soll Jona jetzt gehen und dort einer vor Kraft und Selbstbewusstsein strotzenden Großmacht das Gericht Gottes verkünden bzw. deren Untergang. Das heißt: Jona muss als traumatisiertes Mitglied des Volkes Israel dem Traumaverursacher begegnen. Das ist eine Zumutung. Das kann er eigentlich nicht überleben. Wenn er überhaupt gehört wird. So ist verständlich, dass sich Jona das nicht zutraut. Er flieht, weil ihn schon rein gedanklich die Begegnung überfordert. Im Fisch findet er zu sich. Nach drei Tagen und Nächten wird er an Land gespuckt und geht dann doch nach Ninive. Er kündigt ohne Verve, ohne Emotion, also anders wie sonst die Propheten, das Gericht Gottes an. Mit aller ihm zur Verfügung stehenden Kraft stellt er sich dem Traumaverursacher. Er kann aber nur „Dienst nach Vorschrift“ machen. Er überlebt die Konfrontation und ist anschließend so erschöpft, dass er sterben will. In der Traumaforschung wird das Erschöpfungsdepression genannt. Er kann die Reizüberflutung nicht verarbeiten. Das heißt, Jona war mit dieser Aufgabe überfordert. Sie hat seine psychische Kraft aufgezehrt. Das Trauma ist noch nicht verarbeitet. Und dann muss er wahrnehmen, dass es sich Gott anders überlegt hat und Ninive, also die traumatisierende Großmacht, verschont. Dahinter steht der Gedanke, dass der Gott Israels der Gott aller Völker ist und demnach seine Gnade allen Völkern gilt. Das ist dann zu viel für Jona. Daher endet das Jonabuch mit einer Frage Gottes an Jona: Mich sollte nicht jammern Ninive, eine so große Stadt, in der mehr als 120.000 Menschen sind, die nicht wissen, was rechts oder links ist, dazu auch viele Tiere? (4,12)
Die Frage bleibt bis heute. Sie stellt sich auch uns. Das Jonabuch lädt ein zum ernsthaften Nachdenken über verschonte Täter bzw. Traumaverursacher und überforderte Opfer bzw. Traumatisierte und deren extrem belastetes Verhältnis zueinander. Wird die Antwort auf die Frage Gottes an Jona jemals Tätern und Opfern gerecht werden können?
„Ewald und Hiob – den inneren Freund finden“ heute auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
24.1.25
Die heutige Losung aus dem Jonabuch legt es nahe, das Buch Jona anzusehen. Es hat vier Kapitel, aber die haben es in sich. Als einziges Buch der Bibel endet es mit einer Frage, die heute noch beantwortet werden will. Es gibt einen neuen Zugang zu diesem Buch und dem Verständnis des Propheten Jona als Traumaliteratur. Aus dieser Sicht heraus eröffnen sich neue Erkenntnisse, die im Jonabuch zu finden sind. Mich hat das überzeugt und ich möchte diese Auslegung deshalb hier vorstellen. Das ergibt dann einen längeren Text. Daher heute der erste Teil und morgen der zweite Teil.
„Die sich halten an das Nichtige, verlassen ihre Gnade.“ (Losung heute aus Jona 2,9). Das betet der Prophet Jona. Der Ort ist spektakulär. Jona betet im Bauch eines großen Fisches, der ihn verschlungen hat. Dort war er drei Tage und drei Nächte. Also! Frage: Wie ist das Jonabuch zu verstehen? Auf Kinderbibeltagen war es und ist es der Renner. Gerade aus Sicht von Kindern ist im Jonabuch alles groß. Nicht nur der Fisch, auch das Böse, die Angst, die Stadt Ninive. Am imposantesten ist natürlich der Fisch und dieses große Geheimnis, wie das kommen kann, dass Jona von einem Fisch verschlungen wird und im Bauch des Fisches überleben und sogar noch beten kann und nach drei Tagen und Nächten an Land gespien wird.  Ist das Jonabuch also ein Stoff für Kinder? Wenn man es so sehen will, dann ist es das. Aber in Zeiten davor war es anders. Das Jonabuch war von den Anfängen des Christentums bis in die Renaissance ein hoch angesehenes Buch. Schon die Katakomben der ersten Christen waren mit Motiven des Jona verziert. Das Jonabuch war ein beliebtes Motiv in der Malerei und in der Kunst. Das lag daran, weil man mit Jona das Christusgeschehen verstehen konnte. Dabei verstand man die Dunkelheit im Bauch des Fisches als Ort des Todes und die Ausspeiung Jonas durch den Fisch ins Helle als Hinweis auf die Auferstehung Jesu von den Toten (siehe auch Matthäus 12,39 und Lukas 11,29) nach drei Tagen. Neuere Forschungen helfen, das Jonabuch als Traumaliteratur zu verstehen. Wie das? Bisher wurde Jona als Prophet angesehen, der sich weigert, den Auftrag Gottes auszuführen und Ninive den Untergang anzukündigen. Doch Jona macht das Gegenteil. Er flüchtet sich auf ein Schiff und muss erkennen, dass der Sturm, der die Menschen bedroht, auf seine Kappe geht. Schließlich muss er über Bord und wird von einem Fisch verschlungen – und überlebt in ihm! Die Einschiffung muss als Flucht verstanden werden, die typisch ist für traumatisierte Menschen. So flieht Jona in die entgegengesetzte Richtung. Nicht nach Ninive, sondern nach Tarsis am äußersten Ende des Mittelmeers. Bisher deutete man das als Ungehorsam des Jona. Doch aus Sicht der Traumaliteratur ist das ein Fluchtreflex, gegen den er nichts machen konnte und wie er bei traumatisierten Menschen passiert. Sie haben keine Kontrolle über ihren Flucht- oder Totstellreflex (Jonas Reaktion auf dem Schiff ist so verstehen und nicht als Gleichgültigkeit gegenüber den anderen), wenn eine Begegnung mit dem Traumaverursacher ansteht oder sie, therapeutisch begleitet, in die traumatische Situation rückgeführt werden. Jona gerät schlichtweg in Panik bei dem Gedanken, ins Zentrum der Macht zu gehen, die seinem Volk und damit auch ihm Schlimmes zugefügt hat. Und das ist Ninive, das Machtzentrum des assyrischen Imperiums.
Ab morgen eine autobiographische Reihe auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm 
„Ewald und Hiob“ – „Ewald und Jürgen“ – „Ewald und frère Roger“ – „Ewald und Abt Odilo“ – „Abt Odilo und Hilde Domin“
23.1.25
Wie ist das mit der Wahrheit? Jesus scheute sich nicht, sie zu sagen. Das war nicht immer bequem für ihn und Applaus bekam er selten dafür. Schon gar nicht von seinen Gegnern. Und das waren in der Regel die Pharisäer. Wie auch in dem Fall, der dem heutigen Lehrtext vorangeht. Jesus sagte da etwas über einen Finanzier, also einen, der das Geld anderer Leute verwaltet und vermehrt. Einer der Art, dem Geld anvertraut wird und der das gewinnbringend anlegt. Das Einzige, was man so einem Finanzmenschen entgegenbringt außer seinem Geld ist Vertrauen. Es gibt in der Branche leider schwarze Schafe, die das Vertrauen missbrauchen und zocken statt anzulegen und treu zu verwalten. Das jedenfalls spricht Jesus an und sagt die Wahrheit – jetzt ganz allgemein: ein Mensch kann sich nicht aufteilen in einen treuen Teil und einen untreuen. Wenn treu, dann treu. Wenn untreu, dann untreu (Lukas 16,10). Und er sieht es, dass Geld auch unredlich erworben wird und dass ehrliche Leute solchen Gaunern ihr erarbeitetes Geld niemals anvertrauen würden. Damit hat Jesus den Nerv der zuhörenden Pharisäer getroffen. Man weiß ja: Geprellte Hunde bellen. Diese Wahrheit ließen die Pharisäer nicht auf sich sitzen. Lukas nennt sie „geldgierig“ (Lukas geht es grundsätzlich um das Verhältnis zu Geld und Besitz). Gier soll die Wurzel alles Bösen sein, heißt es. Das gilt so lange als Wahrheit, bis das Gegenteil bewiesen wird. Gierig nach Geld sein heißt, dass jede Moral und jede Ethik ausgeschaltet sind. Das kann man sich bei Pharisäern jetzt nicht richtig vorstellen, denn wenn es richtige Pharisäer sind, dann müsste ihnen Geldgier oder unrecht erworbenes Geld so fern sein wie der Mond von der Erde – also unerreichbar. Offenbar stand da aber eine Gruppe von „gefallenen“ Pharisäern zusammen, grinsten, lachten sich eins über diesen Wahrheitsprediger und spotteten über ihn. Das muss Jesus gehört haben. Interessant ist, dass nicht wie sonst die Pharisäer in ein Streitgespräch mit Jesus eintreten. Wie sollten sie auch! Jesus hatte ihre Gier ja aufgedeckt. Da gibt´s nichts mehr zu diskutieren. Aber spotten geht immer! Das wiederum akzeptiert Jesus nicht und spricht sie direkt an. Sinngemäß sagt er: „Ihr seid gerissen, das wisst ihr. Ihr meint, Geld stinke nicht. Ihr legt euch das schön zurecht und sagt zu den Leuten, dass euer Handeln vollkommen in Ordnung sei. Die Menschen mögen Euch das abkaufen. Aber da ist einer, der sieht hinter die Fassade und der weiß, was ihr für Gauner seid. Er verabscheut euer Tun. Und verwechselt nicht die Position: hoch angesehen bei Menschen ist das eine. Aber kommt damit nicht zu Gott. Der wendet sich von euch ab, wenn ihr ihm so kommt.“ (heutiger Lehrtext aus Lukas 16,15)
Das scheint mir eine passende Antwort auf den eigenartigen Kosmos von Donald Trump zu sein.
Dazu auch „Ewald und Trump“ auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Noomi und Rut – eine bewegende Frauenliebe“ am 23.1.25 auf meinem Podcast https://informiert-glauben.letscast.fm
Am 25.1. beginnt eine autobiographische Reihe auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm mit folgenden Episoden:
25.1. „Ewald und Hiob“ / 27.1. „Ewald und Jürgen“ / 29.1. „Ewald und frère Roger“ / 31.1. „Ewald und Abt Odilo“ / 2.2. „Abt Odilo und Hilde Domin“ 
22.1.25
„Das Gesetz und die Propheten“ ist ein geläufiger Begriff auch zur Zeit Jesu. Das Gesetz (hebräisch meint es die „Thora“=5 Bücher Mose) war für die Sadduzäer die oberste Kategorie. Von den Propheten hielten sie nicht so viel. Anders war das bei den Pharisäern. Für sie war die Thora ethisch gesehen unersetzlich, aber sie kannten auch die Botschaft der Propheten an. Neben den großen Propheten Jesaja, Jeremia und Hesekiel gab es andere sog. „kleinere“, die aber nicht weniger bedeutsam waren. Man denke an Amos oder Hosea, Obadja oder Nahum. Die heutige Losung kommt aus dem Propheten Jesaja: „Weh mir, ich vergehe! Denn ich bin unreiner Lippen und wohne unter einem Volk von unreinen Lippen.“ (6,5) Dieses Erschrecken geschieht, während Jesaja von Gott zum Propheten berufen wird. Jesaja lebte in der zweiten Hälfte des 8. Jahrhunderts vor Christus. Er war Prophet am Jerusalemer Tempel. Dort erlebt er seine Berufung. Draußen zieht eine große Gefahr herauf. Die Assyrer sind dabei, Israel zu erobern. Da kommen Fragen auf: Was bedeutet das jetzt konkret? Was will Gott seinem Volk damit sagen, wenn Gott mit den Assyrern an die Tür klopft? Würde Gott retten oder ist das Kommen der Assyrer eine Strafe Gottes? Steckt in politischen Ereignissen ein tieferer Sinn? Erst nach dieser und zwei weiteren Katastrophen bzw. Traumata kam die Zeit des Verarbeitens im Exil. Und dort wurde eine Antwort auf das Zurückliegende gefunden. Diese Antwort spiegelt sich im Aufbau des Buches Jesaja wider: in den Kapiteln 1-39 wird die Zerstörung Israels als Gericht Gottes über das „unreine“ Volk berichtet. In den Kapiteln 40-55 (jetzt kamen auch die judäischen Traumata von 599 und 587 v.Chr. dazu) wird das Geschehene reflektiert und Buße getan und Gottes Barmherzigkeit und Freundlichkeit erlebt. In den Kapiteln 56-66 geht es um Aufbruch und Neubeginn. Die Kapitel 40-55 werden auch Trostbuch Israels genannt.
Wehe mir, ich vergehe! ruft Jesaja aus zurecht. Denn er ist von der Gegenwart Gottes umgeben. Diese erschütternde Gotteserfahrung brachte Jesaja auch den Titel „Prophet des Heiligen“ ein. Gert Otto hat zwei Dinge unterschieden, die geschehen, wenn jemand von der Heiligkeit Gottes ergriffen wird: das mysterium tremendum und das mysterium fascinosum. Jesaja hat ersteres erlebt. Er erschaudert, er erschrickt. Das ist viel mehr als eine Gänsehaut kriegen. Dieses Erschüttern geht unter die Haut, weil es die Unreinheit freilegt: seine eigene und die des Volkes, in dem er lebt. Diese Gotteserfahrung ermächtigt Jesaja, seinem Auftrag als Prophet gerecht zu werden.
Für uns Heutige könnte das heißen, für beide Seiten Gottes empfänglich zu sein. Gott ist kein spirituelles Wellnessangebot. Die Begegnung mit ihm kann erschüttern und so zu tiefgreifender Selbsterkenntnis führen.
„Ewald und Trump“ aus aktuellem Anlass auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Ewald und…“ eine autobiographische Reihe ab dem 25.1.25 auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„Noomi und Rut – eine bewegende Frauenliebe“ 24.1.25 auf meinem Podcast https://informiert-glauben.letscast.fm
21.1.25
Am Sonntag, den 19.1.25 (2. Sonntag nach Epiphanias) hat unsere Pfarrerin Anna-Maria Semper in einer nahezu voll besetzten Bahlinger Bergkirche einen Textabschnitt aus dem Römerbrief gepredigt (siehe unter 19.1.25 auf dieser Homepage). Die Resonanz auf ihre Predigt war in der Zuhörerschaft, unter der auch viele waren, die um Leon Schaur trauerten, spürbar. Ihre Predigt wird hier wiedergegeben.
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»Bring den Müll raus!«, »Räum dein Zimmer auf!« »Mach endlich die Steuererklärung!« Mach dies. Mach das. Lass das bleiben. Aufforderungen, Anweisungen, Ermahnungen.  Da sind so viele Dinge, die ich tun soll. Am besten: sofort. Dinge, die andere mir verordnen. Oder ich mir selbst. Da hilft nur eins: eine To-Do-Liste. Ungeliebt. Aber ungemein nützlich, um nicht im Aufgaben-Chaos zu versinken. To-Do-Listen. Ungemein nützlich, ja. Aber sonntags, da will ich sie beiseitelegen. Durchatmen. Neue Kraft schöpfen.
Ich höre, was der Apostel Paulus an die Gemeinde in Rom schreibt – abgedruckt in unseren Bibeln bis heute, als Wort an uns. Wir haben es gerade in der Lesung gehört.
Eure Liebe soll aufrichtig sein. Verabscheut das Böse und haltet am Guten fest. Liebt einander von Herzen als Brüder und Schwestern. Übertrefft euch gegenseitig an Wertschätzung. Lasst nicht nach in eurem Eifer. Lasst euch vom Geist anstecken und dient dem Herrn. Freut euch, dass ihr Hoffnung habt. Bleibt standhaft, wenn ihr leiden müsst. Hört nicht auf zu beten. Helft den Heiligen, wenn sie in Not sind.  Seid jederzeit gastfreundlich. Segnet die Menschen, die euch verfolgen. Segnet sie und verflucht sie nicht. Freut euch mit den Fröhlichen. Weint mit den Weinenden. Seid alle miteinander auf Einigkeit aus. Werdet nicht überheblich, sondern lasst euch auf die Unbedeutenden ein. Baut nicht auf eure eigene Klugheit.
Verabscheut das Böse. Liebt. Übertrefft euch gegenseitig. Lasst nicht nach. Bleibt standhaft. Helft. Seid gastfreundlich. Segnet. Freut euch mit. Weint mit. 21 sind es insgesamt. 21 Aufforderungen, 21 Anweisungen.
Ich höre, was Paulus schreibt. Und ich höre viele Ausrufezeichen.
Soviel zum To-Do-Listen-freien Sonntag. Innerlich habe ich schon damit begonnen, die nächste zu schreiben. Meine To-Do-Liste für gutes Christsein: „Liebe aufrichtig, ungeheuchelt!“ Steht ganz oben. Das gefällt mir: dass die Liebe ganz oben steht auf der Liste. Andererseits: Aufrichtig lieben… das ist nichts zum Abhaken. Das ist nie „erledigt“. Nicht bei Menschen, die mir nahestehen. Und so wie Paulus es gemeint hat erst recht nicht… als Liebe zu Menschen in der christlichen Gemeinde, unterschiedslos, egal ob arm, ob reich, ob umgänglich oder anstrengend… einfach, weil sie Gottes Kinder sind…
Puh. Da werde ich wohl nie einen Haken setzen.
Vielleicht nehme ich mir zuerst etwas anderes vor, weiter unten auf der Liste. Freut euch mit den Fröhlichen. Ja, das kann ich schaffen, glaube ich. Weint mit den Weinenden. Hm. Das gehört wohl beides zusammen, fürchte ich. Das eine ist nicht echt ohne das andere. Segnet die, die euch verfluchen. Denen, die schlecht über mich reden, Gutes wünschen?  Das bringt mich jetzt wirklich an meine Grenzen, Paulus!
Stopp!
Liebe Gemeinde, bevor ich Sie weiterjage durch die To-Do-Liste für gute Christen, die da gerade in meinem Kopf entsteht… sollten wir uns fragen, ob da wirklich eine ist bei Paulus. Eine To-Do-Liste. Ich habe gehört, was Paulus schreibt. Und ich habe Ausrufezeichen gehört. Jede Menge. Sie vielleicht auch. Tu dies, tu das! Wir sind daran gewöhnt. Wir erwarten das. Und je nachdem wie es uns gerade trifft, legen wir los – oder schalten auf Durchzug. Aber was, wenn da gar keine Ausrufezeichen sind?
Paulus schrieb zu einer Zeit, da war das Ausrufezeichen noch gar nicht erfunden. Paulus schrieb, wie in der Antike üblich, ohne Punkt und Komma. Das sparte Platz und Papier. Das erste Ausrufezeichen in einer Bibel ist erst von 1797. 1797. Lassen wir das mal auf uns wirken. Kein Ausrufezeichen bei Paulus. Vielleicht denken Sie jetzt: „unnützes Wissen“. Macht am Ende keinen Unterschied für mein Leben. In diesem Fall aber doch. Schaut man etwas genauer hin in Paulus‘ Text, in der Sprache, in der er ihn ursprünglich geschrieben hat, auf Griechisch… dann sind da nicht nur keine Ausrufezeichen zu entdecken, sondern die ganze Art und Weise, wie er schreibt über das Leben als Christ, die hat ganz wenig Forderung in sich, ganz wenig von „ihr sollt“ und „ihr müsst“. Das ist nur auf Deutsch unheimlich schwer wiederzugeben. Da kommt jede Übersetzung an ihre Grenzen. Wie Paulus den Christen in Rom schreibt… das ist eher eine Vision. Sein Traum davon, wie das aussehen kann, wenn Menschen ganz durchdrungen sind von Gottes Liebe – und das ausstrahlen in ihre Welt. Gottesdienst – im Alltag.
Legen wir die innere To-Do-Liste beiseite. Hören wir noch einmal hinein in Paulus‘ Worte. Ohne Ausrufezeichen. Mit ganz wenig „du musst“. Und ganz viel „Wie wäre es, wenn…?“
Da ist Liebe in der Welt, träumt Paulus. Aufrichtige, ungeheuchelte Liebe. Weil sie aus Gottes Liebe erwächst. Und die ist nie geheuchelt.
Da sind Menschen, die verabscheuen das Böse – und halten am Guten fest.
Da sind Menschen, einander herzlich zugetan – in geschwisterlicher Liebe. Wertschätzend, respektvoll im Umgang miteinander. Weil es einen gibt, der sie seine Schwestern und Brüder genannt hat, schon lange zuvor.
Da sind Menschen, die sind nicht träge in dem, was sie tun. Sie brennen im Geist. Sie dienen Gott. Weil er diesen Funken in ihnen entfacht hat, der nicht mehr ausgeht.
Da sind Menschen, die freuen sich – sie haben Hoffnung. Die sind geduldig und beharrlich – sie haben das Gebet.
Da sind Menschen, die helfen, die nehmen Anteil an dem, was ihren Mitchristen geschieht und sind gastfreundlich – denn sie haben erlebt, dass Gott sie an seinen Tisch einlädt.
Diese Menschen: Die dürft ihr sein.
Ihr dürft segnen, Menschen Gutes wünschen. Ja, sogar denen, die euch übel mitspielen. Nicht, dass das leicht wäre. Aber wie wäre das… wenn das Böse, was das durch sie geschieht, plötzlich keine Macht mehr hätte über euch? Keinen Platz in euren Gedanken, keinen Platz in euren Mündern? Sich freuen mit den Fröhlichen, Weinen mit den Weinenden. Dafür wäre Platz. Nach Einigkeit streben – weil ihr schon eins seid in Christus. Den einen nicht höher achten als den anderen wegen seines Ansehens in der Welt – weil Christus nicht auf euer Ansehen schaut. Nicht von euch selbst allzu viel Kluges und Großes erwarten – aber Gott viel zutrauen.
Wie wäre das? fragt Paulus die Christen in Rom.
„Wie wäre das?“, fragt Paulus uns. „Wie wäre das, wenn ihr da keine 21 Ausrufezeichen hört in meinem Text. Vielmehr: 21 Weisen, wie Gottes Liebe Menschen bewegt – und damit einen Unterschied macht in der Welt. Und wie wäre das, wenn ihr diese Menschen wärt?
Ihr braucht keine To-Do-Liste. Ihr müsst euch nicht irre machen. Das führt in die Verzweiflung. Denn da ist nichts an meiner Vision, was sich abhaken ließe. Wie wollt ihr Liebe abhaken? Aber: Gott gibt euch Anteil an seiner Liebe. Und deshalb kann da etwas draus werden. Aus dem, was ihr tut und lasst und aus dem wie ihr hofft und liebt und glaubt.
Wie wäre das?“
Liebe Gemeinde, Vielleicht fangen wir heute damit an, dass wir uns von Gott beschenken lassen. Dass wir uns einladen lassen an Gottes Tisch. Brot miteinander teilen und Wein und Traubensaft. In den Blick nehmen, wer außer uns noch gekommen ist. Gemeinschaft erfahren und Zuwendung und Stärkung.
Und dann, dann darf daraus etwas wachsen. Amen
„Ewald und Trump“ morgen auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
„David und Jonathan – eine bewegende Männerliebe“ heute auf https://informiert-glauben.letscast.fm
20.1.25
Da war eine große Erleichterung. Da war eine riesige Freude. Da war Aufbruch. Und da war auch das andere. „Ihr könnt gehen. Wir bleiben.“ So oder so ähnlich könnte man die innere Lage der 598 und 587 v.Chr. nach Babylon exilierten Juden beschreiben. Es ist eingetroffen, was der zweite Jesaja den Exilierten angekündigt hatte. Sie werden wieder frei. Sie werden zurückgehen können. Der Perserkönig Kyros hatte die Babylonier besiegt und in einem Edikt verfügt, dass die exilierten Juden nach Juda zurückkehren können. Bei ihnen war der Widerhall aber unterschiedlich. Denn es war schon zu lange her. Das Exil der Judäer dauerte fünfzig und das der im Jahr 598 Exilierten sechzig Jahre. Von denen, die bei der Zerstörung Jerusalems dreißig Jahre alt waren, konnten unter den Rückkehrern nur noch wenige alte Leute sein, von denen im Jahre 598 Deportierten wird bei der Rückkehr kaum einer dabei gewesen sein. Die Kinder der Deportierten waren in einem anderen Land aufgewachsen, sie kannten die Heimat der Eltern nur aus deren Erzählungen. Sie hatten in Babylon wohl oder übel Fuß fassen müssen. Das alles muss man sehen, wenn man Erwartung und Wirklichkeit der Heimkehrer vergleicht. Hinzu kommt, dass das Land, in das die Heimkehrer kommen, nicht leer ist. Die Häuser, wenn nicht zerstört, hatten andere bezogen. Äcker und Weinberge hatten andere in Besitz genommen. Es waren viele Judäer im Land geblieben. Die waren nicht begeistert von der Rückkehr fremder Landsleute. Das Leben war weitergegangen. Juda war auch nicht eigenständig, sondern eine Provinz des persischen Reiches. Wenn Erwartung und Hoffnung sich erfüllen, beginnt die Arbeit an den ersten kleinen Schritten. Da braucht es Wegbegleitung, ein Ausruhen in Worten, die halten. So ein Wort ist die heutige Losung aus dem Propheten Jesaja im 60. Kapitel Vers 19: „Der Herr wird dein ewiges Licht und dein Gott wird dein Glanz sein.“ Ja schon. Doch davor stehen folgende Worte: „Die Sonne soll nicht mehr dein Licht sein am Tage, und der Glanz des Mondes soll dir nicht mehr leuchten.“ Was heißt das? Es wird den Menschen der Glaube ihres Volkes neu zugesprochen. Sie dürfen in ihrem Gott wieder den sehen, der die Schöpfung ins Leben gerufen hat. Trost erfahren sie nicht im Geschöpflichen, sondern im Schöpfer. Man könnte auch sagen: den nachexilischen Propheten drängt es, den Menschen in einer Umbruchsituation zu sagen: „Lasst euch nicht auf das Diesseits vertrösten. Es gibt ein Licht, das heller scheint als die Sonne, die den Tag macht. Es gibt einen Glanz, der heller strahlt als der Mond in der Nacht.“ Der Prophet ist hier unglaublich präsentisch. Wenn er oder ein anderer Mensch das ist, dann ist er mit seinem Herzen ganz bei den Menschen, die ihn brauchen. Er ist dann mit seinem Dasein und seinen Worten ihr Seelsorger. Prophet ist er dann in dem Sinn, dass er die Zukunft in einer Farbe malt, die in der Vergangenheit gestrahlt hat.
Ich meine, das gilt auch heute. Deshalb will ich sagen: „Lass dich nicht aufs Diesseits vertrösten. Schau tiefer, schau weiter, schau höher. Nimm Sonne und Mond und sieh sie als Geschöpfe dessen an, der sie zum Licht gemacht am Tag und in der Nacht. Und dann werde dir bewusst, dass du sein Geschöpf bist und sage dir: Ich bin sein von Ewigkeit her geliebtes Kind!“
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19.1.25
Endlich Sonntag! Der Sonntag ist nach christlichem Verständnis der erste Tag der Woche. In der christlichen Tradition beginnt also die Woche mit einem Feiertag. Kern des Sonntags ist die Botschaft von der Auferweckung Jesu von den Toten. Deshalb wird der Sonntag in anderen Ländern auch „Tag des Herrn“ genannt. Die Tage, die dem Sonntag folgen, beziehen sich auf die entscheidenden Tage im Leben Jesu. So ist der Donnerstag der Gründonnerstag („grün“ kommt von „greinen“, was „weinen“ oder „klagen“ bedeutet), der Freitag ist der Karfreitag und der Samstag ist der „stumme Tag“, der Tag des Schweigens, der in den Osterjubel mündet, in den die Gemeinde am Sonntag einstimmt. Heute (2. Sonntag nach Epiphanias) wird in den Gottesdiensten der Evangelischen Kirche ein Textabschnitt aus dem Brief an die Gemeinde in Rom im 12. Kapitel ausgelegt.
Der Apostel Paulus schreibt:
Die Liebe sei ohne Falsch. Hasst das Böse, hängt dem Guten an. Die brüderliche Liebe untereinander sei herzlich. Einer komme dem andern mit Ehrerbietung zuvor. Seid nicht träge in dem, was ihr tun sollt. Seid brennend im Geist. Dient dem Herrn. Seid fröhlich in Hoffnung, geduldig in Trübsal, beharrlich im Gebet. Nehmt euch der Nöte der Heiligen an. Übt Gastfreundschaft. Segnet, die euch verfolgen; segnet, und verflucht sie nicht. Freut euch mit den Fröhlichen, weint mit den Weinenden. Seid eines Sinnes untereinander. Trachtet nicht nach hohen Dingen, sondern haltet euch zu den niedrigen. Haltet euch nicht selbst für klug.
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18.1.25
Der heutige Lehrtext aus dem Philipperbrief führt in eine einmalige historische Situation hinein: in den Übergang des Evangeliums nach Europa. Angelandet in Makedonien, genauer gesagt in Philippi. Um 49/50 n. Chr. gründete der Apostel Paulus mit Silas hier eine christliche Gemeinde (Apostelgeschichte 16,11ff.). Es ist die erste Gemeinde, die er in Europa gründete. Philippi war so was von römisch. Die meisten Bewohner waren ehemalige römische Soldaten, die sich hier mit ihren Familien zur Ruhe setzten. Es gibt keine griechische Inschrift. Die Stadt strotzte nur so vor römischem Selbstbewusstsein. In Philippi gab es keine Synagoge. Als erste Christin wird die Purpurhändlerin Lydia genannt, die aus Thyateira in Kleinasien, heute Türkei, stammte. Sie hatte sich als nicht jüdische „Gottesfürchtige“ bereits vorher zur jüdischen Gemeinde gehalten. Paulus hatte eine jüdische Gebetsstätte am Fluss aufgesucht und zu den Frauen, die sich dort versammelt hatten, gesprochen. Lydia und alle Angehörigen ihres Hauses ließen sich aufgrund der Verkündigung des Apostels Paulus taufen. An die Gemeinde in Philippi schrieb Paulus wahrscheinlich von Rom aus, wo er in Gefangenschaft lebte, um 60 n.Chr.  Sie war seine Lieblingsgemeinde. Wie auch beim ersten Thessalonikerbrief, dem ältesten Schriftstück im Neuen Testament, so gilt Paulus hier zwar als Verfasser. Aber der Brief ist wohl auch wie jener in einem gemeinsamen Denk- und Austauschprozess mit seinem Weggefährten und Glaubensbruder Timotheus entstanden. Interessant ist auch, dass es in Philippi schon erste Ämter gab, denn Paulus grüßt nicht nur die Gemeinde, sondern auch deren Bischöfe und Diakone. Da ist in 10 Jahren einiges gewachsen. Im Mittelteil des Briefes teilt Paulus der Gemeinde ein zu Herzen gehendes Geheimnis mit und lässt den Weg des Christus im sog. Christushymnus hell erstrahlen (2,3-11). Er soll sich im Miteinander der Gemeinde widerspiegeln. Fast am Ende angekommen, lässt es sich Paulus nicht nehmen, die Gemeinde zur Freude zu ermuntern (4,4), wobei hier zu bedenken ist, dass im Griechischen Freude und Gnade denselben Wortstamm haben. Freude ist also eine tiefe innere Dankbarkeit für das Erbarmen Gottes. Was die Außenwirkung der Gemeinde betrifft, rät er dazu, allen Menschen zu zeigen, dass man ihnen trauen kann, weil sie glaub-würdig leben. Er befiehlt die Gemeinde letztlich dem Frieden Gottes an, der allen Verstand übersteigt. Diesen Frieden muss man in seiner Breite aus dem Judentum heraus verstehen. Der Schalom meint ein Wohlergehen des ganzen Menschen in allen seinen Lebensbezügen.
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17.1.25
„Eines jeden Wege liegen offen vor dem Herrn.“ (Losung Sprüche 5,21) Scheint ja alles klar zu sein. Vor Gott gibt es keine Geheimnisse. Das kann man so sagen. Aber wehe es verwechselt sich jemand mit Gott und meint, er hätte Anspruch darauf, alles zu erfahren, was das Kind, die Partnerin, der Nachbar oder wer auch immer denkt und was er oder sie vorhat. Ich habe das in meiner Jugend erlebt. Da haben sich selbsternannte Seelsorger, sogenannte Laien, doch tatsächlich erdreistet, mir in einer Beichte erklären zu müssen, wohin mein Weg gehen soll. Das hat mich unglaublich unter Druck gesetzt. Ich wurde über einen längeren Zeitraum meines Lebens nicht froh und das als junger Mann. Das hat mit der heutigen Losung zu tun. Liest man nicht nur diesen einen Vers, sondern das ganze Kapitel 5, aus dem die Losung genommen wurde, fällt einem eine Zweiteilung auf. Im ersten Teil, den Versen 1-11 geht es darum, dass wahrscheinlich eine Mutter ihren Sohn davor warnt, sich auf eine fremde Frau einzulassen. Wörtlich heißt es da: „Denn die Lippen der fremden Frau sind süß wie Honigseim, und ihre Kehle ist glatter als Öl, hernach aber ist sie bitter wie Wermut und scharf wie ein zweischneidiges Schwerz. Ihre Füße laufen zum Tode hinab; ihre Schritte führen ins Totenreich, dass du den Weg des Lebens nicht wahrnimmst; haltlos sind ihre Tritte, und du merkst es nicht.“ (Vv3-6) Kümmert man sich jetzt nicht um den Zusammenhang, in dem diese Rede steht, dann kann das ganz schnell dahin ausgelegt werden, dass man als junger Mann sexuell enthaltsam leben soll. Weibliche Sexualität wird als verführerisch beurteilt und ist der Sex vorüber, bleibt ein bitterer Nachgeschmack. Also, empfehlen die Laienseelsorger: Lebe asketisch, bis die richtige Frau kommt! Und der junge Mann wird mit seiner Verzweiflung allein überlassen. Liest man aber weiter, wird man eines Besseren belehrt. Es heißt in den Versen 17-20: „Habe du sie allein (die Frau deiner Jugend), und kein Fremder mit dir. Dein Born sei gesegnet und freue dich an der Frau deiner Jugend. Sie ist lieblich wie eine Gazelle und holdselig wie ein Reh. Lass dich von ihrer Anmut allezeit sättigen und ergötze dich allewege an ihrer Liebe. Mein Sohn, warum willst du dich an der Fremden ergötzen und herzest eine andere?“ Und dann schließt sich die heutige Losung an, die man so verstehen kann: Gott will, dass du, mein lieber Sohn, den richtigen Weg gehst und dich erfreust an der körperlichen Liebe mit der Frau deiner Jugend. Das ist ok. Die jungen Menschen dürfen sich als sexuelle Wesen sehen und es spricht aus diesem Weisheitstext geradezu eine Erlaubnis, die Sexualität zu genießen. Die fremde Frau übrigens ist die verheiratete Frau. Gottgefällig ist es in diesem Kontext, dem Rat der Mutter zu folgen und die körperliche Liebe mit der Frau der Jugend zweckfrei zu genießen und die Finger wegzulassen von Frauen, die verheiratet sind.
Diese Erkenntnis wird einem geschenkt, wenn man die Bibel ganz liest und nicht partiell und aus diesem Partiellen  dann ein System macht, das Menschen einengt oder sogar krank macht.
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16.1.25
Was töricht ist vor der Welt, das hat Gott erwählt, damit er die Weisen beschäme; und was schwach ist vor der Welt, das hast Gott erwählt, damit er zuschanden mache, was stark ist, und was gering ist vor der Welt und was verachtet ist, das hat Gott erwählt, was nichts ist, damit er zunichtemache, was etwas ist, auf dass sich kein Mensch vor Gott rühme. (1. Korinther 1,27.28) Das ist O-Ton Paulus. Es gibt für diese Worte keine Vorlage. Diese fast hymnisch anmutenden Worte kommen direkt aus dem Herzen des Paulus. Der Zielpunkt dieser Worte ist die Absage an jede Art von Protzerei, um das Rühmen einmal etwas despektierlich zu bezeichnen. Aber natürlich war das Rühmen das Ergebnis eines sittlich annähernd perfekten Lebens. Das war das Lebensziel sowohl in der griechischen als auch jüdischen Kultur. Menschen, die anständig und sittlich gut leben, sind nicht anrüchig. Sie sind Vorbilder für andere. Sie tun, was sittlich geboten ist und vermeiden, was dem anderen schadet. Das ist alles ok. Und doch meint Paulus, gerade dieses Rühmen als Ergebnis eines sittlich einwandfreien Lebens kritisieren zu müssen. Stattdessen zelebriert er die Kehrseite des Rühmens: das Törichte, das Schwache, das Nichtige. Und damit nicht genug. Gott hat die Kehrseite des sittlich perfekten Lebens ausgewählt. In der Wortwahl des Paulus muss man das so sehen, dass er meint, Gott habe sich alles angeschaut und sich dann für das Törichte, Schwache und Nichtige entschieden. Warum? Will Gott nicht, dass die Menschen gut, reflektiert und anständig leben? Wieso die Schattenseite? Paulus entwirft diese Einstellung aus dem Eindruck des Kreuzestodes Jesu heraus. Er sagt in Kapitel 1 Vers 23: „Wir aber predigen den gekreuzigten Christus, den Juden ein Ärgernis und den Griechen eine Torheit.“ Paulus lässt offenbar bewusst das Wichtigste des Christusglaubens weg: die Auferweckung Jesu. Er entscheidet sich die Schattenseite des Lebens Jesu erstrahlen zu lassen. Diese war in keinster Weise vorzeigbar: Blut, Tränen, Schweiß, Nägel, Schreie, Verrat. Das will keiner hören und keiner ansehen. Damit kann niemand  Gott imponieren. Das Kreuz steht diametral zu allem, was man nicht vorweisen kann, womit man eben nicht sich selbst rühmen kann. Ein Gekreuzigter ist eine Schande. Doch diesen Gekreuzigten hat Gott einst bei seiner Taufe als geliebten Sohn angesprochen. Und dabei ist er geblieben. So kann Paulus die Linie vom unansehnlichen Kreuzestod in die Schattenseiten als die Lieblingsseiten Gottes ziehen. Gott liebt das, was alle meiden. Gott liebt seltsam, geradezu provokant und skandalös aus Sicht der „Sauberen“ und „Perfekten“.
Diese Wortpassage hat in mir eine große Resonanz ausgelöst. Ich hatte geradezu Herzklopfen. Ich kann nicht genau sagen, warum das so war. Ich ahne aber, dass Paulus den Nerv einer Kultur trifft, die sich aufbläht, weil ihre Exponenten meinen, sie seien die Tollsten auf dieser Erde. Paulus zeigt mir damit auch meinen Standort. Und ich hoffe, das mein Standort auch zu meinem Standpunkt wird, wenn es draufankommt, im Sinne des Paulus zu agieren.
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15.1.25
„Du sollst nicht ehebrechen.“ Das ist die heutige Losung aus 2. Mose 20,14. Meine erste Begegnung mit diesem Gebot hatte ich als Jugendlicher. Ich musste als Konfirmand die 10 Gebote auswendig lernen. Ich habe mir nichts dabei gedacht. Ich hab´s halt gemacht. Es hat mich auch nicht berührt oder angesprochen. Das hatte nichts mit meiner Lebenswirklichkeit zu tun. Ich hatte noch nicht mal ein Mädchen geküsst. Und außerdem kann ja niemand die Ehe brechen, der nicht verheiratet ist. Aber so weit gingen meine Gedanken damals nicht. Als ich die vier Worte jetzt wieder so unvermittelt las, waren sie für mich wie ein Hammer. So sollte man das nicht machen. Deshalb möchte ich die vier Worte, die man ad hoc als alternativlosen Befehl missverstehen kann, einordnen. Dabei will ich mich an Jesus orientieren. Es ist ein Streitgespräch zwischen Jesus und den Pharisäern überliefert, in dem es um die Scheidung einer Ehe ging (Matthäus 19). Die Pharisäer wollten von Jesus wissen, wie er zur Scheidung steht. Mit einer Gegenfrage prüfte er die Thorakenntnis der Pharisäer und wollte von ihnen wissen, was Mose dazu sagt. Die Pharisäer kannten sich aus und zitierten richtigerweise 5. Mose 24,1. Dort steht: „Wenn jemand eine Frau zur Ehe nimmt und sie nicht Gnade findet vor seinen Augen, weil er etwas Schändliches an ihr gefunden hat, und er einen Scheidebrief schreibt und ihr in die Hand gibt und sie aus dem Haus entlässt…“ Dass ein Mann seiner verheirateten Frau einen Scheidebrief ausstellen kann, weil ihm irgendetwas an ihr nicht passt, war für damalige Verhältnisse ein Fortschritt. Der Mann hätte die Frau auch einfach wegschicken können. Durch das Schriftstück wurde die geschasste Frau geschützt und konnte eine neue Ehe eingehen. Ohne das Schriftstück wäre ihre Existenz gefährdet gewesen. Diese Regelung des Moses war zwar frauenfreundlich, legitimierte letztlich aber die Ehescheidung. Jesus lehnte diese Regelung ab. Was er dazu sagte, kann als authentisch verstanden werden. Er verbietet beides: die Ehescheidung und das Ausstellen eines Scheidebriefes. Dass Mose das angeboten hat, versteht Jesus als Zugeständnis bzw. Kompromiss für die Hartherzigkeit der Menschen. Jesus sagt: sich scheiden zu lassen bedeutet, dass die Frau bei ihrer neuen Heirat die eigentlich immer noch gültige Ehe bricht und wer eine geschiedene Frau heiratet, bricht damit die ursprüngliche Ehe. Wie kommt Jesus dazu, das zu behaupten? Er bezieht sich auf die Schöpfungserzählung, wo es heißt: „Und Gott der Herr machte eine Frau aus der Rippe, die er von dem Menschen nahm, und brachte sie zu ihm. Da sprach der Mensch: Das ist doch Bei von meinem Bein und Fleisch von meinem Fleisch…Darum wird ein Mann seinen Vater und seine Mutter verlassen und seiner Frau anhängen, und sie werden sein ein Fleisch.“ (1. Mose 2,22-24) Der Schöpfungswille Gottes ist also der Hintergrund des strengen Eheverständnisses Jesu. Er selbst war ja nicht verheiratet, vielleicht deshalb, weil er die Thora derart stringent auslegte? Jesu Meinung war: Gott sah ursprünglich vor, dass Mann und Frau zu einem Fleisch gemacht werden. Für ihn war klar: Was Gott so grundlegend zusammengefügt hat, das soll und kann der Mensch gar nicht trennen. Und das bedeutet, dass jede neue Ehe, die eingegangen wird, die eigentlich immer noch bestehende erste Ehe bricht. Das bedeutet für Jesus, dass die Menschen ganz grundsätzlich hinter dem zurückbleiben, was Gott in der Schöpfung grundgelegt hat. Er will den ursprünglichen Schöpfungswillen wieder zur Geltung bringen. Das hat seinen Fluchtpunkt darin, dass Gottes Herrschaft bald anbrechen wird. Gottes Wille soll nach Jesu Vorstellung wie im Anfang wieder zur Geltung kommen. Und dahinter, sagt er, bleibt die Moseregelung mit dem Ausstellen eines Scheidebriefes weit zurück. Deshalb lehnt er sie und damit die Ehescheidung ab.
Für heutige Menschen mag das fremd und weit weg sein. Im Sinne Jesu ist es aber zu überlegen, was eine Ehe noch sein kann außer einer Liebe, die sich darin ausdrückt und aufblüht, Kinder großziehen, gegenseitige Versorgung und das Erleben eines gemeinsamen Lebensweges in Freud und Leid. Im Sinne Jesu hat eine Ehe einen göttlichen Mehrwert: Die Verheirateten leben so, wie es Gott im Anfang gemeint hat, das heißt, sie verstehen ihre Ehe aus dem Schöpfungswillen Gottes heraus, grundgelegt für ein gelingendes Leben wie Gott zuvor die Grundlagen für das Leben erschaffen hat, in das hinein er die Menschen als Mann und Frau geschaffen hat. Und dieses Göttliche sollen sie ehren und nicht aufs Spiel zu setzen.
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14.1.25
„Was habe ich davon?“ Die Frage ist berechtigt und Jesus hat sie nicht abgewiesen. Petrus hatte ihn gefragt: „Wir haben alles verlassen und sind dir nachgefolgt; was wird uns dafür gegeben?“ (Matthäus 19,27) Jetzt ist man auf die Antwort Jesu gespannt. Er gibt Petrus recht und sagt dann, dass es eine Belohnung geben wird und diese Belohnung wird in etwa dem hohen Preis entsprechen, den die zahlen, die alles hergeben, um ihm nachzufolgen: Geld, Besitz, Status, Erfolg, Berufsleben, Familie, Freunde, Verwandte – die also freiwillig bereit waren, alles aufzugeben, um ihr Leben komplett Jesus anzuvertrauen. Die Antwort Jesu kann also nur aus seinem Besitzstand heraus erwartet werden. Sein Besitz ist die immaterielle Welt. Zu seinen Jüngern sagte er sinngemäß: Wenn die Einheit des Volkes Israel wieder hergestellt sein wird, die 12 Stämme, aus denen es hervorgegangen ist – wenn Israel nicht nur wieder ein intaktes Volk, sondern auch als Volk Gottes neugeboren sein wird, dann werdet Ihr mit mir an der Spitze dieses Volkes stehen. Dann wird der, der das Volk gesammelt, aufgerichtet und geheilt hat, der oberste Herrscher sein, der Messias Gottes und ihr werdet jeweils einem der 12 Stämme vorstehen und sie leiten wie es der Messias macht. Mit Messias meinte Jesus sich selbst. Das also ist der Lohn für die nackte Existenz eines Erdenjüngers, dass er einst eine Führungsposition einnehmen wird. Wo der Jünger heute mittellos ist und von der Hand in den Mund lebt, wird er dort eine angesehene und verehrenswerte Person sein. Der Lohn kann nicht gegenüber dem irdischen Nachfolgeleben gegengerechnet werden, gefühlt aber überwiegt er bei weitem. Beim zweiten Teil seiner Antwort an Petrus bezieht sich Jesus auf ein tragisches Erlebnis. Es kam ein Milliardär zu ihm – das wären heute Elon Musk, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos oder auch ein weniger bekannter Milliardär aus Deutschland oder Saudi-Arabien sein. Dieser stinkreiche Typ merkte, dass ihm sein Reichtum nur die Krise der Überdrüssigkeit bescherte. Ein Leben voller Annehmlichkeiten war ihm nicht mehr gut genug. Er wollte jetzt das ewige Leben. Im Schema seines bisherigen Lebens fragte er Jesus, was er tun muss, damit er das ewige Leben bekommt. Jesus durchschaute ihn, gewann ihn sogar lieb und sagte dann: „Verkauf alles! Gib´s den Armen! Dann folge mir nach!“ (heutiger Lehrtext aus Matthäus 19,21) Sprich: das Immaterielle gibt es nur im Tausch mit dem Materiellen. Tragisch wurde die Begegnung dadurch, dass der Reiche merkte, dass er es nicht konnte. Er blieb ein Gefangener des Materiellen. So ging er traurig von Jesus weg. In der Antwort auf Petrus nimmt Jesus diese Begegnung auf und sagt: Wer alles und alle wegen mir verlässt, der wird überproportional beschenkt werden mit einem Leben, das nicht endet. Das hört sich nach Zukunft an. Aber ich verstehe es präsentisch. Ein Leben mit Christus, dem Auferstandenen, also dem Ewigen ist das ewige Leben, also das Leben mit dem Ewigen – mit Christus. Damit ist die Nachfolge gemeint. Ich verstehe es so, wie es Bonhoeffer in seiner „Nachfolge“ schreibt. Es passt nichts zwischen den Nachfolgenden und Christus. Die beiden sind eins. Sie bleiben unzertrennlich in Zeit und Ewigkeit.
„Was habe ich davon?“ In der Antwort Jesu an den Reichen liegt ein spannender Gedanke: Jesus nachfolgen ist die Vorstufe oder die erste Etappe auf das Leben mit ihm in der immateriellen Welt. Sich in die Nachfolge Jesu Tag für Tag einüben mit allem Besitz, den man sich erwirbt und allen Beziehungen, in denen man lebt und auf die man nicht verzichten kann, bedeutet für mich: Vorbereitet sein für den Ernstfall. Ich möchte mich am Ende meines Lebens auf den Lohn freuen und davor nicht zu denen gehören, die Jesus verraten oder verleugnen. Von ihm unvermittelt in eine Aufgabe gerufen werden, zähle ich auch zu einem Ernstfall.
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13.1.25
Der längste aller Psalmen ist der 119. Er umfasst 22 Strophen nach jedem Buchstaben des hebräischen Alphabets. Er erhebt also Anspruch auf Vollkommenheit. Obwohl so lang hat er doch nur ein Thema: die Thora=Gottes Weisung und Wort, seine Zeugnisse, Ordnungen, Satzungen, Gebote und Rechtssätze, was umschreibt, worum es geht: Hilfe zum Leben. Der längste Psalm ist die längste Liebeserklärung an Gott, die es gibt. Denn er will, dass das Leben gelingt. Diesem Gelingen entspringen all die „Warnhinweise“, die in Psalm 119 eingespeist werden: hüte dich vor Habsucht (V36), oberflächlichen Erklärungen (V37), Spott und Selbstsicherheit (V51), Perversion der Wahrheit (V69), Uneinsichtigkeit (V70). Stattdessen plagt es den Psalmbeter geradezu bei dem Gedanken, seine Liebe zu dem, was Gott sagt und will, könnte nicht groß und überschwänglich genug sein und er könnte gar etwas anderes wichtiger finden. Er will voll und ganz auf dem Weg der Thora gehen und auf ihm bleiben. Das drückt die heutige Losung aus: „Halte meine Augen davon ab, nach Nichtigem zu schauen.“ (V37) Darum bittet er seinen Gott. Als nichtig wird das verstanden, was einen Menschen verwirrt und darum in ein instabiles Leben führt. Die Thora wurde für ein gelingendes Leben geschrieben. Und das ist ein Leben, das in drei Dimensionen gelingen soll: mit sich selbst, dass man also mit sich im Reinen ist oder ins Reine kommt; mit den anderen und mit Gott, dem man alles zu verdanken hat.
Es darf hier in keinster Weise auch nur der leiseste Verdacht aufkommen, dass diese Liebe zur Thora erzwungen wäre oder einengen würde. Auch ist der Mensch, der sein Leben im Geist der Thora lebt, kein Miesepeter. Er ist ein mit weitem Herzen Liebender. Deshalb darf man die Thora auch nicht in einen Gegensatz zum Evangelium setzen, was oft leichthin so verstanden wird, dass der erlöste Christ auch von der Knebelung durch das Gesetz befreit wäre. Das zu tun wäre fahrlässig und nicht zielführend. Die Thora ist deshalb liebenswert, weil sie dem Leben dienen will. Wenn Menschen daraus ein unterdrückendes Gesetz machen, ist das ihr Werk aber nicht die Absicht Gottes.
Es gilt also zweierlei für Christen zu bedenken: Zum einen die Liebe der Juden zur Thora und sich selbst zu fragen: Was in meinem Glauben hat eine so weitreichende Wirkung auf mein Inneres und meine Lebensgestaltung wie die Thora für einen Juden? Ein ehrlicher Austausch zwischen Juden und Christen wäre hier sehr aufschlussreich.
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12.1.25
Endlich Sonntag! Der Sonntag ist nach christlichem Verständnis der erste Tag der Woche. In der christlichen Tradition beginnt also die Woche mit einem Feiertag. Kern des Sonntags ist die frohe Botschaft von der  Auferstehung Jesu von den Toten. Deshalb wird der Sonntag in anderen Ländern auch „Tag des Herrn“ genannt. Die Tage, die dem Sonntag folgen, beziehen sich auf die entscheidenden Tage im Leben Jesu. So ist der Donnerstag der Gründonnerstag („grün“ kommt vom Mittelhochdeutschen „greinen“=“weinen“), der Freitag ist der Karfreitag und der Samstag ist der „stumme Tag“, der Tag des Schweigens, der in den Osterjubel mündet, der am Sonntag erklingt. Heute am 1. Sonntag nach Epiphanias wird in den Gottesdiensten der Evangelischen Kirche ein Textabschnitt aus dem 1. Korintherbrief ausgelegt (1,26-31). Der Apostel Paulus schreibt:
Seht doch, Brüder und Schwestern, auf eure Berufung. Nicht viele Weise nach dem Fleisch, nicht viele Mächtige, nicht viele Vornehme sind berufen. Sondern was töricht ist vor der Welt, das hat Gott erwählt, damit er die Weisen zuschanden mache; und was schwach ist vor der Welt, das hat Gott erwählt, damit er zuschanden mache, was stark ist; und was gering ist vor der Welt und was verachtet ist, das hat Gott erwählt, was nichts ist, damit er zunichtemache, was etwas ist, auf dass sich kein Mensch vor Gott rühme. 30 Durch ihn aber seid ihr in Christus Jesus, der für uns zur Weisheit wurde durch Gott und zur Gerechtigkeit und zur Heiligung und zur Erlösung, auf dass gilt, wie geschrieben steht: Wer sich rühmt, der rühme sich des Herrn!
Auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm wird dieser Text zu hören sein. Ich gebe davor eine Anleitung, wie man sich (nicht nur) diesen Text aneignen kann.
11.1.25
„Gnade sei mit euch und Friede von dem, der da ist und der da war und der kommt.“ (Offenbarung 1,4; heutiger Lehrtext) Nachdem sich der Schreiber der Offenbarung vorgestellt hat, fällt er nicht gleich mit der Tür ins Haus. In seinen sieben Sendschreiben an die Gemeinden in der römischen Provinz Asia, der reichsten im Römischen Reich damals, geizt er weder mit Kritik noch mit Lob. Er stellt dem aber, was er tun muss, was voraus. Er grüßt die, die er kritisieren muss und die, die er loben darf mit zwei göttlichen Energien: Gnade und Friede. Das heißt: das, was er ihnen schreibt, hat er im Wirkfeld dieser beiden Energien geschrieben. Gnade ist die Energie, die einem Menschen sagt: Du bist angenommen. Du hast eine Zukunft. Friede ist die Energie, die einem Menschen sagt: Dir soll es gut gehen. Du bist geborgen. Johannes lebt aus dem und durch das, was er seinen Gemeinden wünscht. Das heißt, dass seine Beziehung zu den sieben Gemeinden in der Provinz Asia von diesen beiden Energien geprägt ist. Und deshalb wird die eine oder andere Gemeinde, die er heftig kritisiert, das akzeptieren können. Denn auch im geistlichen Miteinander kann es nicht ohne Kritik und Korrektur gehen. Aber es ist doch immer die Frage, in welchem Energiefeld das gemacht wird. Die Wahrheit braucht die Gnade, sonst zerstört sie. Der Friede hält die Beziehung aufrecht und am Leben. Das gilt es zu beherzigen im kirchlichen Miteinander. Und wer will, kann das auch auf sein eigenes Beziehungssystem übertragen.
Gnade und Friede kommen nicht einfach so aus den Weiten des Universums. Sie kommen von Gott, den Johannes als der bezeichnet, der ist, der war und der kommt. Sprich: er hält die logische Reihenfolge nicht ein. Er spricht von Gott als erstes von dem, der da ist. Also als der Gott, der mit seiner Gnade und seinem Frieden die Gegenwart der Gemeinden prägt und ausfüllt. Und das als der Gott, der er schon immer war, der also die Grundlagen des Lebens auf dieser Erde aus Liebe geschaffen hat. Und als der Gott, der kommt. Und so könnte man sagen, dass Johannes schon etwas ahnte vom Reichtum und Geheimnis des trinitarischen Miteinander von Vater, Sohn und Heiligem Geist.
„Gnade sei mit dir und Friede!“ Mit diesem Gruß, den wir spenden können, nehmen wir uns selbst und die, die wir grüßen, in Gottes Wirklichkeit hinein – so als wären wir in eine warme Decke eingehüllt.
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10.1.25
Oh ja! entfuhr es mir, als ich die heutige Losung las: „Ein neues Gebot gebe ich euch: dass ihr einander liebt. Wie ich euch geliebt habe, so sollt auch ihr einander lieben. Daran werden alle erkennen, dass ihr meine Jünger seid: Wenn ihr bei euch der Liebe Raum gebt.“ (Johannes 13,34-35). Oh ja! Diese Worte Christi haben mir gutgetan, weil sie ein Beziehungsnetz knüpfen zwischen dem auferstandenen Christus und seinen Gläubigen und den Gläubigen untereinander. Und die Liebe ist das Garn, aus dem das Netz geknüpft ist. Das ist zwar ein schönes und treffendes Bild. Das soll´s auch weiter sein. Es verblasst aber fast angesichts der Realität, die Menschen schaffen. Ein Beispiel. Ich lese in der heutigen Ausgabe der Badischen Zeitung auf Seite 5: „Die Sängerinnen und Sänger von Domchor und Domkapelle wollen vorerst nicht mehr im Freiburger Münster singen. Sie erwarten ein Gesprächsangebot durch das Domkapitel.“ Nach der Kündigung des Domkapellmeisters Boris Böhmann und seiner Freistellung nach den Weihnachtsmessen sähe sich die große Mehrheit der Sängerinnen und Sänger nicht mehr in der Lage, „…in der gegenwärtigen Situation aufgrund der Verletzungen, Enttäuschungen und Verunsicherungen bis auf weiteres…an Chorproben teilzunehmen und an der Gestaltung von Gottesdiensten mitzuwirken.“ Es geht um Kinder und Jugendliche. Wieder einmal sind es Erwachsene, die es nicht miteinander auf die Reihe kriegen. Ein jahrelanges Zerwürfnis endete mit einem Richterspruch. Die Diözese zieht gegen ihren Domkapellmeister in Freiburg vor ein Gericht. Oh nein! Wer Recht bekam, steht jetzt in der Gefahr, seine singenden Kinder und Jugendlichen zu verlieren. War´s das wert? Christus setzt einen Zwischenton. Er hört sich so an: Ein zerschnittenes Handtuch ist noch kein zerrissenes Netz. Ich hatte einen Gedanken: Wie wäre das gewesen, wenn sich im Weihnachtsgottesdienst Burger und Böhmann versöhnt hätten – vor einem vollbesetzten Münster! Wenn sie sich in die Augen geschaut und die Hand gegeben hätten! Oh ja! Man kann nicht immer über seinen Schatten springen. Aber es gibt die Möglichkeit, ihn ruhen zu lassen und seiner Bewältigung etwas vorziehen! Wenn man das will! Zwei Männer und so viele begabte Kinder und Jugendliche! Menschenskinder! Jesus hatte nicht nur das Innenverhältnis im Blick, sondern auch das Außenverhältnis („Daran werden alle erkennen, dass ihr meine Jünger seid…“). Alle sind in dem Fall alle anderen. Das spürt man diesem Konflikt ab, dass es alle mitbekommen! Und Jesus spricht von Liebe. Der Liebe, die er meint, sind romantische Züge fremd. Es ist die agape. Das ist die Nächstenliebe. Und diese Liebe ist eine sorgende Liebe. Sie hat das Wohl des anderen im Blick, egal wer er ist. Die Kirchenmänner- und frauen – gleich in welcher Konfession und Position – sind sich im Namen Jesu ihre gegenseitige Wohlsorge schuldig. Wer will – vielleicht eine Regierung, eine Familie, ein Ehepaar, ein Bürgermeister mit seinen Gemeinderäten etc. – könnte sich das natürlich auch zu eigen machen. Doch in erster Linie ist das Miteinander in den Kirchen gemeint.
Sich umeinander sorgen. Dafür sorgen, dass es den anderen einigermaßen gutgeht! Hört sich relativ leicht an, kann einem aber, wenn´s darauf ankommt, viel abverlangen. Ich sehe dazu aber keine Alternative. Ellbogen einsetzen kann es im Jesu Namen nicht sein!
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9.1.25
Was geschah, nachdem Jesus von Johannes im Jordan getauft wurde? Er war in der Wüste. Übersetzt: er war mit sich allein. Ich habe schon mal von einem spirituellen Angebot in einem Kloster gehört. Es hieß: Gönne dir einen Wüstentag! Da war ich skeptisch. Ich dachte: „Wüste“ kann ich mir weder aussuchen noch gönnen. Biblisch gesehen bedeutet „Wüste“ mehr als nur ein geistlicher Shorttrip ins Innere der Seele. Die heutige Losung öffnet die Tür für das, was während eines Aufenthalts in der Wüste geistig-geistlich geschehen kann: „Und alsbald trieb der Geist Jesus in die Wüste; und er war in der Wüste vierzig Tage und wurde versucht von dem Satan und war bei den Tieren, und die Engel dienten ihm.“ (Markus 1,12.13) Im Matthäusevangelium wird dieser Aufenthalt mit Inhalt gefüllt. Wichtig ist dabei die Zahl 40. Es war eben kein „Wüstentag“, sondern ein Komplettaufenthalt. Kurzum: mehr Wüste als die, die Jesus erleben musste, gibt es nicht. Schauen wir also hin. Dass der Geist ihn in die Wüste trieb, heißt nicht, dass er ihn dort absichtlich in eine Lebens- und Glaubenskrise führen wollte. Das geht aus dem Text nicht hervor. Was aber aus dem Text hervorgeht, ist folgendes: Wo ein Mensch mit sich allein ist, ohne Handy, ohne Fernseher, ohne Radio, also ohne künstliche äußere Reize, tun sich geistig-geistliche Abgründe auf. Zu solchen tiefen Erlebnissen ist der moderne Mensch nicht mehr in der Lage. Er ist zu sehr abhängig von dem Äußeren. Er könnte es nicht loslassen. Er wüsste, dass er völlig auf sich fallen, möglicherweise zusammenfallen würde ohne die Luxuskrücken, die sein schnelles und oberflächliches Leben stützen. So reif ist der Geist des modernen Menschen nicht, dass er auf die Idee käme, sich den Gefahren eines Wüstenerlebnisses auszuliefern. Bei Jesus war es anders. Wie ist das bei ihm abgelaufen? Seine 40-tägige Zeit in der Wüste war fast vorbei – Jesus war sozusagen auf der Ziellinie – da kam der Höhepunkt. Jesus hatte Hunger. Der stellt sich in der Regel nach längerem Fasten ein. Diese körperliche Schwäche war das Einfallstor für den „Versucher“, wie er zunächst genannt wird. Zwei Verse weiter wird er „Diabolos“, der Durcheinanderbringer genannt. Beide Ausdrücke stehen für eine personalisierte Funktion: auf die Probe gestellt oder verwirrt werden. Das geschah in drei Etappen. Erstens: Hast du Hunger? Dann mache die Steine, die hier rumliegen, zu Brot. Antwort: der Mensch lebt nicht vom Brot allein. Zweitens: Vertraust du Gott? Dann fordere ihn heraus. Antwort: Du sollst Gott nicht herausfordern. Drittens: Willst du die Weltherrschaft? Dann falle vor mir auf die Knie. Antwort: Gott soll man anbeten und ihm allein dienen. Neben dem Komplettaufenthalt in der Wüste ist das eine Komplettversuchung. Jesus wurde physisch (Hunger), geistlich (Gott herausfordern) und geistig (Machtfülle) versucht. In allen drei Fällen hat er mit einem Zitat aus der Thora (5. Buch Mose) dagegengehalten. So profund waren die Thorakenntnisse des Versuchers nicht. Nur beim ersten Versuch zitierte er die Thora. Beim zweiten war es ein Zitat aus Psalm 91. Beim dritten Versuch war die Thora gar nicht mehr im Gespräch. Beim Versuch, Jesus die Weltherrschaft für den Kniefall vor ihm anzubieten, offenbarte der Versucher seine eigentliche Absicht: er will der Größte sein. Er will an der Stelle Gottes verehrt werden.
Ich ziehe daraus zwei Erkenntnisse: Erstens ist es für ein stabiles geistiges und geistliches Leben von Vorteil, bibelfest zu sein. Zweitens erkennt man einen „Diabolos“ daran, dass er größenwahnsinnig ist und es genießt, wenn ihm die Massen huldigen.
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8.1.25
Ich schaue wie jeden Tag in das kleine Buch, in dem die Bibelverse für jeden Tag aufgeschrieben sind. So auch heute. Als ich lese, dass Psalm 108 Vers 2 die Losung für den heutigen Tag ist, ahne ich noch gar nichts. Es heißt da: „Gott, mein Herz ist bereit, ich will singen und spielen. Wach auf, meine Seele!“ Aber dann staune ich nicht schlecht: der Psalm 108 ist eine Zusammenstellung aus Psalm 57 und Psalm 60. Das heißt, der Psalm 108 ist ein zweigeteilter Psalm. Er ist so kunstvoll zusammengestellt, dass man es nicht merkt. Erst wenn man genauer hinschaut und eine schlaue Lektüre zur Hand hat, wird man auf diesen einmaligen Umstand hingewiesen. Ein Stück aus zwei Teilen. Ich sage es genau: die Verse 2-6 von Psalm 108 sind identisch mit Psalm 57,8-12 und die Verse 7-14 von Psalm 108 sind identisch mit Psalm 60,7-14. Das heißt, dass zwei Textstücke aus zwei anderen Psalmen später zu einem neuen Psalm, nämlich Psalm 108, zusammengefügt wurden. Man kann verschiedene Überlegungen dazu anstellen, aber am Ende gibt es keine plausible Erklärung dafür, warum jemand (vielleicht ein Priester?) einen Psalm aus zwei Psalmen zusammengestellt hat.  Wenn hinter diesem Umstand eine verstandesmäßige Absicht stand, dann ist es nicht zufällig, dass der Psalm so anfängt: „Fest ist mein Herz, Gott, fest ist mein Herz! Ich will singen und spielen. Wach auf, meine Seele!“ Das stammt aus Psalm 57. In ihm wird daran erinnert, dass David sich in einer Höhle verstecken musste, weil der amtierende König Saul ihn töten wollte. Die Botschaft dieses Psalms ist die, dass es selbst in ausweglosen Situationen einen Schutz gibt. Es ist eh so, dass aus dem Kreis von Menschen, die bedrängt und deklassiert wurden, die meisten Klage- und Anklagepsalmen hervorgegangen sind. Der Psalm 60 wiederum ist eine Erinnerung an den Kampf des Königs David gegen ein verfeindetes Volk. Der Psalmbeter gesteht ein, dass er trotz der eigenen militärischen Stärke Gottes Beistand braucht. Diese Bitte geht so weit, dass Gott selbst der sein wird, „der die Feinde niedertreten wird.“ (60,14) In beiden Psalmen geht es letztlich um eine Person: König David. Beides Mal in schwierigen Situationen, deren Ausgang ungewiss ist. In Psalm 57 wird David, schon als König gesalbt, vom amtierenden König Saul verfolgt, muss also um sein Leben bangen. In Psalm 60 muss David als König Krieg führen. Und in beiden Fällen wurde David bewahrt. War das die Motivation, Teile von Psalm 57 und 60 zu Psalm 108 zusammenzufügen? Als wollte der Redakteur sagen: „Schaut auf David! Sein Leben stand oft auf der Kippe. Doch er hat seinem Gott vertraut. Orientiert euch an ihm!“ Das ist wahrscheinlich und da wir die Situation nicht kennen, in die hinein der Psalm 108 zusammengestellt wurde, gilt seine Botschaft jedem Menschen, der nicht weiter weiß und gerade deshalb eine Perspektive braucht.
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7.1.25
„Jesus lehrte mit Vollmacht.“ heißt der heutige Lehrtext. Das sagt alles über Jesus aus. Etwas anderes hätte sich der glaubende Mensch auch nicht denken können, als dass Jesus mit Vollmacht lehrte. Doch es kann nicht ausreichen, das zu erfahren. Ich möchte wissen, in welcher Situation das geschah. Und da wird es brisant. Denn es prallen Gegensätze aufeinander. Jesus hatte seinen Wohnort Nazareth verlassen, um sich von Johannes im Jordan taufen zu lassen. Dort erfolgte über ihm die göttliche Proklamation: „Du bist mein lieber Sohn, an dir habe ich Wohlgefallen.“ (Markus 1,11). Nach einem vierzigtägigen Aufenthalt in der angrenzenden Steppe verlegte Jesus seinen Wohnsitz nach Kapernaum am See Genezareth. Das war eine andere Nummer als Nazareth. Beide Orte hatten eine Synagoge, doch die in Nazareth war eher mit einem kleineren Bethäuschen zu vergleichen. In Kapernaum hatte es Jesus mit Schriftgrößen zu tun, nicht mit Laienpredigern wie in Nazareth. Da kam also einer aus dem galiläischen Bergland aus Nazareth, das sowieso keiner richtig kannte, und meinte, er könne in Kapernaum seine Auslegung der Thora verkündigen. Nicht auf der Straße oder auf dem Marktplatz, sondern in der Synagoge. Jesus ging am Sabbath dorthin wie es alle jüdischen Männer machten. Die Reaktion auf seine Auslegung eines Ausschnittes aus der Thora (es wird nicht gesagt, welcher es war) war eindeutig: sie brachte die Zuhörer aus der Fassung. Diese Reaktion wird damit begründet, dass er „mit Vollmacht“ lehrte. Was heißt das? Das griechische Wort „Vollmacht“ hat auch die Bedeutung „volle Freiheit, etwas zu tun“ oder „freie Hand haben“. Das ist eine wichtige Ergänzung. Mit Jesus trat in der Synagoge von Kapernaum nicht nur eine neue interessante Variante der Thoraauslegung auf. Hier trat ein Mann auf, der ungebunden war und sagte, was er dachte. Man merkte ihm an, dass er nicht eine Botschaft verkündigte, sondern dass ER die Botschaft war. Frei und vollmächtig war er, weil zwischen ihn und die Schrift kein Blatt Papier ging. Deshalb konnte man mit ihm auch nicht über seine Lehre diskutieren, wie es Brauch war in der Synagoge und ein kaum zu überbietender Schatz in der Verstandesschärfung des jüdischen Volkes war und bis heute ist. Bei Jesus aber gab es nichts zu diskutieren, weil er das war, was er lehrte. Die anderen waren die „Grammatiklehrer“, wie sie im griechischen Text genannt werden („grammateis“ Markus 1,22). Sie kannten jeden Buchstaben der Thora und so lehrten sie auch die Leute. Sie diskutierten heftig darüber, ob das Iota (der kleinste hebräische Buchstabe) da sitzen muss oder dort. Das Lesen der Thora war zum Grammatikstudium geworden. Jesus aber hatte den Geist der Texte erfasst und der Geist hatte ihn erfasst. Um zu verstehen, was damals in der Synagoge abging, hilft es, das Textverständnis des Bibliologs heranzuziehen. Im Bibliolog unterscheidet man zwei Textfeuer: das schwarze Feuer ist der geschriebene Text, das weiße Feuer ist das, was dazwischensteht. Wenn die Grammatiklehrer von damals keinen Zugang hatten zu den beiden Textfeuern der Thora, war ihr Wichtigstes verloren. Wenn dann einer wie Jesus kommt, der die Textfeuer in sich hat und sie lehrt,  dann musste das die Leute aus der Fassung bringen. Das ist auch heute noch so. Die Texte der Heiligen Schrift wollen auf dem Weg Jesu so erschlossen werden, dass sie in uns die Feuer der Erkenntnis und des Glaubens entfachen. Am meisten bringt das, wenn man es mit Gleichgesinnten macht.
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6.1.25
Man müsste sich tagsüber oder abends mal in aller Ruhe hinsetzen, ein Blatt Papier und einen Stift zur Hand nehmen, nachdenken und sich fragen: Wie viele Rollen habe ich an diesem zurückliegenden Tag eingenommen? Erst fällt einem vielleicht gar nichts oder fast nichts ein. Doch dann, glaube ich, würde sich das Blatt bald füllen mit: Ehemann, Vater, Großvater, Nachbar, Hundebesitzer, Privatier, Gesprächspartner, Arbeiter, Hausbesitzer, Autofahrer, Einkäufer, Witwe etc. Wenn man das hat, könnte man sich die Mühe machen aufzuschreiben, was man in diesen Rollen gedacht, getan, entschieden, gelassen und verändert hat. Ein dritter Schritt wäre, den Gefühlen nachzuspüren, die in den jeweiligen Rollen auftraten zB: Wut, Trauer, Empathie, Gehetzt sein, Eile…Das wäre ein lohnendes Unterfangen, um sich dann zu fragen: Habe ich was vergessen? Und nach einigem Nachdenken könnte sich ein Gefühl ins Bewusstsein schleichen: Wann war ich heute einfach nur ein Mensch? Ein Mensch ohne all die Rollen, die ich einnehmen oder spielen musste? Ich möchte aber nicht so verstanden werden, dass ich Rollen negativ oder als Einschränkung sehe. Rollen sind wichtig, weil sie schützen. Ich kann mich nicht jeden Tag neu erfinden. Deshalb geben Rollen auch ein Stück Heimat und Sicherheit. Ich will mich bestimmten Menschen auch nicht „offenbaren“. Dennoch bleibt am Ende eines Tages die Sehnsucht: Wo kann ich Mensch sein? Da fällt mein Blick auf die heutige Losung aus Psalm 23: „Gott weidet mich auf einer grünen Aue und führet mich zum frischen Wasser. Er erquicket meine Seele.“ (Vv 2+3) Da, wo diese Worte entstanden, ist die Steppe die beherrschende Landschaft. Eine satte Wiese ist die Ausnahme ebenso dass es regnet oder eine Quelle frischen Wassers sprudelt. Dass es Gott mit dem Psalmbeter damals und mit uns heute so meint, wirft ein helles Licht auf sein Wesen. Er will, dass es uns gut geht und es uns an nichts fehlt, was uns Mensch sein lässt. Ich empfinde diese Worte so, dass ich mein Menschsein aus Gottes Güte und Sorgen für mich verstehe. Gott gibt mir das, was ich brauche, um sein zu können, wer ich bin. Der Psalm 23 gibt was Besonderes her für unser Mensch sein. Denn wir brauchen Räume, in denen wir das sein können, ohne etwas befürchten zu müssen. Der Psalm 23  beginnt mit einem Selbstgespräch „Der Herr ist mein Hirte…“ und mündet unvermittelt in ein Gebet ein „Denn du bist bei mir…“, um zum Schluss wieder über in das Selbstgespräch einzumünden „Gutes und Barmherzigkeit werden mir folgen…“ Das heißt, dass das Selbstgespräch und das Gebet diese beiden Räume sind, in denen wir mit uns selbst und mit Gott absolut intim sein können. Was wir da denken und reden, geht nur Gott was an, sonst niemanden. Noch eine kleine Beobachtung zum Abschluss: ins Gebet mündet der Psalm, als sich der Psalmist seiner dunklen Täler bewusst wird und dass ihm dort Gefahren lauern, wo er Angst hat und dann Gott als den anspricht, dessen Führung er sich anvertraut und der ihm reichlich auftischt.
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5.1.25
Grundlage: Matthäus 2,1-12
Liebe Gemeinde,
zurück auf Anfang. Wie heißt es da? Im Anfang schuf Gott Himmel und Erde – kurzum die Wirklichkeit, in der wir leben.  Und wie wird jedes ausgesprochene Werk, das Gott tat, abgeschlossen, damit uns der Himmel nicht auf den Kopf fällt und die Erde uns trägt? Es wurde Abend und Morgen. Der Tag nach biblischem Verständnis besteht also aus Abend und Morgen, aus Dunkelheit und Helle. Der Tag beginnt mit dem Abend. Wenn man jemandem also einen „Guten Tag!“ wünschen möchte, dann sollte man ihm das sagen, wenn er ins Bett geht. Das hat einen tiefen Sinn: das Licht wird im Dunkeln ersehnt. Wir gehen nicht vom Licht ins Dunkle. Wir gehen nach biblischem Verständnis immer vom Dunkel ins Licht, nicht umgekehrt. Ein zentraler Satz der Bibel heißt: Das Volk, das im Finstern wandelt, sieht ein helles Licht. Das Dunkel macht ohne Licht gar keinen Sinn. Aber das Licht braucht das Dunkel nicht. Es wurde Abend und Morgen. Der Tag beginnt. Da ist uns leider was verloren gegangen. Wenn wir das Dunkel nicht mehr würdigen, dann geht uns der Trost verloren. Mir fällt auf, dass im Fernsehen viel für Melatoninprodukte geworben wird. Die sollen beim Ein- und Durchschlafen helfen. Offenbar ist der helligkeitsüberflutete Mensch nicht mehr in der Lage, in das Dunkle hinein zu schlafen. Er kann nicht mehr vertrauen, dass ihm im Dunkeln beigestanden wird, dass eine Hand ihn beschützt, dass ihm nichts passieren, dass er sich einem Höheren überlassen kann. Schlafen heißt ja, die Kontrolle verlieren, nichts machen können. Wir atmen ohne Zutun ein und aus. Der Abend aber, der die Nacht einleitet, ist eine Trostquelle. Ich bin als Kind mit diesem Lied von meinen Eltern in die Nacht gesungen worden:
Abend ward, bald kommt die Nacht, schlafen geht die Welt; denn sie weiß, es ist die Wacht über ihr bestellt. Einer wacht und trägt allein ihre Müh und Plag, der lässt keinen einsam sein, weder Nacht noch Tag. Jesu Christ, mein Hort und Halt, dein gedenk ich nun, tu mit Bitten dir Gewalt: Bleib bei meinem Ruhn. Wenn dein Aug ob meinem wacht, wenn dein Trost mir frommt, weiß ich, dass auf gute Nacht guter Morgen kommt. Diese Worte hat Rudolf Alexander Schröder 1942 geschrieben.
Vor knapp zwei Wochen haben wir Weihnachten gefeiert. Wie gesagt Weih-Nacht nicht Weih-Tag. Das Kind, das das Licht der Welt wurde, wurde in der Nacht geboren, quasi in die Nacht hinein. Das Kind, von dem es am Ende seiner Geburtsgeschichte heißt: Und als acht Tage um waren und man das Kind beschneiden musste, gab man ihm den Namen Jesus, wie er genannt war von dem Engel, ehe er im Mutterleib empfangen war. (Lukas 2,21) Da erst weiß man, wie das Kind heißt und dass Jesus ein Jude war und wie alle anderen jüdischen Jungen nach acht Tagen beschnitten und damit in das jüdische Volk aufgenommen wurde. Und das wird mit jüdischen Buben bis heute so gemacht. Wer wie wir an Weihnachten die Geburt eines Kindes feiert, feiert den Beginn eines Lebens. Das Christentum ist die einzige Religion weltweit, die das macht. Und deshalb muss man fragen: Was passiert eigentlich nach Weihnachten? Oder anders gefragt: Was wurde aus dem Kind in der Krippe? Wo ist es aufgewachsen? Was hat es gelernt? Was hat es geglaubt? Sprich: Weihnachten ist der Beginn eines Lebensweges und welchen Sinn macht ein Geburtstagsfest ohne Bilder und Erzählungen des Menschen, der geboren wurde und aufgewachsen ist?
Doch jetzt hat man den Eindruck, dass Weihnachten weggeräumt wie alsbald diese Krippe hier und der Weihnachtsbaum, der mal Christbaum hieß und all die anderen ausgedienten Weihnachtsbäume, die in den kommenden Tagen von Jugendlichen eingesammelt werden. Was das Weihnachtsfest betrifft, ist Jörg Zink folgender Meinung: „Es ist lange her, dass die Tage des Advent Tage der Stille waren, in denen man einen inneren Weg Schritt um Schritt bedächtig ging durch die kürzer werdenden Tage und die langen Nächte auf die eine Stelle, die Krippe, in der man mitten in der Dunkelheit das Mysterium empfing. Es ist, als wäre das Heilige, das Geheimnis, verloren, überflutet von Lichtern und überlärmt von Worten, überrannt von rastloser Leere, vom Gerede über das Fest. Das Fest aber, das eine Quelle der Kraft war, ist wohl nur noch die Stunde, die anzeigt, dass die Kraft zu Ende ist.“ (12 Nächte S. 8) Das hat er vor 30 Jahren so wahrgenommen.
Zurück auf Anfang. Das Entscheidende geschieht in den Nächten, die auf die Weih-Nacht folgen. Es wird ja nicht einfach hell nach Weihnachten. Die Nächte sind immer noch lang und es gibt mehr Dunkel als Helle. In einem Lied von Jochen Klepper heißt es: Gott will im Dunkeln wohnen. Warum? Weil er es hell machen kann. Ursprünglich war der 6. Januar das Datum für Weihnachten, also der morgige Tag. Man hat es dann auf den 25. Dezember gelegt, also nicht auf den 24. So wurde aus dem 6. Januar das Fest der Heiligen Drei Könige.
Eine brisante Geschichte, die wir da vorhin gehört haben. Da kommen Leute aus einer, wie wir sagen würden, primitiven Religion. Sie beschäftigen sich mit Astrologie. Sie sehen eine Erscheinung am Himmel, gehen der Sache nach und erkennen: Da muss bei den Juden etwas Bedeutendes geschehen sein. Ihre heidnische Naturreligion führt sie durch die Nächte, einer Sternenkonstellation von Jupiter – Saturn im Zeichen der Fische folgend, bis ihnen, nach hunderten Kilometern in Jerusalem angekommen, irgendein Schriftgelehrter oder Priester etwas Genaueres sagen kann. Es gibt also einen Weg, der umgekehrt läuft als der Weg der Mission. Die Männer haben in ihrer fremden Naturreligion ein Zeichen von Gott empfangen, und ehe irgendein Zeitgenosse unter den Priestern in Jerusalem etwas von Christus wissen konnte, fragten sie nach ihm und kamen bei ihm an. Der Stallgeruch war ihnen genehm. Es waren Magier, hoch gebildete und angesehene Männer. Das bedeutete damals etwas sehr Genaues: ein Magier war ein Angehöriger der parthischen Priester- und Richterkaste. Das Wort bedeutet „Träger eines Bundes mit Gott“. Sie waren in Babylon zu Hause und kannten sich am Himmel aus. Sie folgten einem Stern und sie wussten, was es bedeutete, wenn er stillstand wie er es damals über Bethlehem tat. Und sie brachten die Gaben ihres Landes. Gaben, die wir nicht haben: Gold, Weihrauch und Myrrhe – eines Königs würdig. Wir täten also gut daran, mit fremdem Wissen, fremder Erfahrung und fremden Glaubensweisen behutsamer umzugehen, ehrfürchtiger, freundlicher und weniger rechthaberisch. Wenn der Gott, an den wir glauben, die Herzen erforscht, dann hört er auch das Gebet eines Menschen, der zu einem anderen Gott betet – in Babylon damals und in Bahlingen heute. Der Gott der Bibel, an den wir glauben, ist der Gott aller Menschen. Der Evangelist Johannes sagt, das göttliche Wort erleuchte als das wahre Licht alle Menschen, die in diese Welt kommen. Lassen wir also offen, auf welche Weise Gott, der in Christus Mensch wurde, zu anderen Zeiten, anderen Völkern, anderen Menschen und Kulturen redete, redet und reden wird.
Wenn uns die Geschichte von den heiligen drei Königen doch dazu bewegen könnte, die Religion anderer Völker geschwisterlich anzunehmen wie Jesus selbst die Menschen seiner Zeit und seines Landes angenommen hat und uns, so glauben wir, annimmt und annehmen wird. Was immer bisher an religiösem Verstehen und Erfahren geschehen ist, das geschah nicht ohne Gott. Das sagt die Geschichte von den Weisen aus dem Morgenland. Ihre Geschichte sagt uns: ein menschliches Miteinander gelingt, wenn wir uns gegenseitig bereichern.
AMEN
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4.1.25
„Hände“ und „Geist“ sind die beiden bestimmenden Begriffe in der heutigen Losung aus Psalm 31: „In deine Hände befehle ich meinen Geist; du hast mich erlöst, Herr, du treuer Gott!“ Wer sagt das? Ganz bestimmt niemand, der im wohlig temperierten Wohnzimmer auf der Couch sitzt und bei einem Glas Rotwein den Tag ausklingend lässt und sich überlegt, welches Schleifchen er um diesen Tag legen würde und ihm da die Idee käme, Psalm 31 zu zitieren: „In deine Hände, mein Gott, lege ich meinen Geist.“ Möglicherweise ist der Geist dieses Menschen schon etwas eingetrübt, aber das ist nicht die Situation, in der diese Worte gesprochen wurden – oder geschrien, gehaucht, gestöhnt, gestammelt? Wer weiß das schon. Eine Ahnung bekommt man dadurch, dass es genau diese Worte waren, die der leidende Christus als letzte am Kreuz geschrien hat (Lukas 23,46). Der Schrei, den Jesus diesen Worten beilegte, war nicht zu überhören. Dafür steht im griechischen Text „mega“. So als hätte Jesus in ein Megaphon geschrien. Er ist also nicht leise gegangen. Er ist laut gegangen. Und mit was für Worten! Er hat sie sich nicht ausgedacht. Er hat sie auswendig gekannt. Er hat sie als heranwachsender Jugendlicher in der Synagoge immer wieder gehört und gelesen und verinnerlicht. Und wohl dachte er niemals, dass er in die Situation des Psalmbeters geraten und er seine Worte würde brauchen können, weil er keine eigenen Worte mehr hatte. So leer war er. Wer sagte und sagt diese Worte auch heute? Menschen, denen Leid zugefügt wird. So großes Leid, dass es sie annähernd um ihren Verstand bringt. Menschen, die zu Opfern gemacht werden und sie verstehen nicht, warum das mit ihnen gemacht wird. Ihre Umgebung ist ein einziges Minenfeld. Im Psalm 31 wird die soziale Isolation des Psalmbeters so beschrieben: überall lauern Fallen auf ihn, es wird an Götter geglaubt, die keinen Halt geben, er hat keinen Boden mehr unter seinen Füßen, er ist in Not geraten, er steht in Gefahr, in die Hände der Feinde zu geraten. Was das mit ihm macht, steht in den folgenden Versen: er lebt in Angst, er sieht nicht mehr klar vor Kummer und Gram, seine Lebensgeister sind erloschen, psychisch wie physisch. Er ist für seine Umgebung zum Spott geworden, die Nachbarn und Bekannten lassen ihn hängen; wenn er gesehen wird, laufen die Leute weg. Er fühlt sich wie ein Toter, weil ihn niemand wahrnimmt und ihn alle vergessen. Er sieht sich selbst wie ein gebrochenes Gefäß und seine Feinde beraten, wie sie ihn töten können. Ihm ist nichts geblieben außer einem Raum, in dem er geschützt ist: das Gebet. Hier dringt niemand ein. Hier kann er sein Herz ausschütten. Hier kann er noch sein, der er ist – von Gott gesehen und angesehen. IHM kann er alles erzählen und ihn kann er um Rettung bitten. Das Gebet ist sein Asyl, sein Schutzraum. Der „Geist“, den er in Gottes Hände legen will, ist zu verstehen als ausdauernde Willenskraft. Hebräisch „ruach“, was in der Regel mit „Geist“ übersetzt wird, kann nur aus der Kommunikation Gottes mit dem Menschen recht verstanden werden. Dass ein Mensch als „ruach“ lebendig ist, das Gute will und in Vollmacht wirkt, kommt nicht aus ihm selbst. Diese Lebendigkeit kann von einer feindseligen Umgebung kaputt gemacht werden, sodass ein Mensch nur noch sagen kann: „Ich kann nicht mehr. Den Rest von Leben lege ich in Gottes Hände.“ Von Uwe Seidel (1937-2007) stammt folgende Aktualisierung des Psalm 31 (in Auszügen): „Sieh, Herr, sie legen Stricke aus und wollen mich fangen. Gehe ich rechts herum, so stempeln sie „rechtsradikal“. Biege ich links ab, so schreien sie „Anarchist“. Suche die „goldene Mitte“, so erledigen sie mich mit einer Handbewegung „liberaler Hund“. Sie sagen: „Jeder kann seine Meinung frei äußern!“ In Wirklichkeit aber diskriminieren sie den, der nicht nach ihrer Pfeife tanzt. Du Herr, haßt alle, die dieser Diktatur der Schubladenurteile nachlaufen…In deine Hände lege ich voll Vertrauen meinen Verstand…Meinen Verstand hast du geschliffen wie ein scharfes Schwert. Mein Herz ist stark und unverzagt. So kann ich es mir leisten, eine eigene Meinung zu vertreten.“ Diese Auslegung ist über 40 Jahre alt und wieder ziemlich aktuell. Wenn es dir ähnlich geht, verzweifle nicht. Fliehe in den Raum des Gebets. Du wirst ihn gestärkt verlassen, um standhalten zu können und der zu sein, der du sein willst.
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3.1.25
Mit einem Tipp liegt man in geistlichen Angelegenheiten voll daneben. Wenn ich mit diesem Begriff einmal durch das gehe, was ich von der Bibel verstanden haben – und das ist nicht wenig! – dann geht es da nicht um Tipps, sondern um klare Ansagen. Bei Jesus fällt einem das geradezu ins Auge. Drei Beispiele. Petrus. Jesus hatte erkannt, dass sein Weg nach Jerusalem ihn direkt ins Leiden führen wird. Das teilte er seinen Jüngern mit. Da erdreistete sich Petrus, zum einen Jesus auf die Seite zu nehmen und zum zweiten ihm zu sagen, dass er davor doch bewahrt bleiben möge. Jesus reagierte überhaupt nicht verständnisvoll. Er fuhr Petrus an mit einem Wort (griech.: opiso), das man am besten so übersetzt: „Hinter mich!“ Was so viel heißt wie: „Reihe dich ein!“ Der reiche Kaufmann. Er kam zu Jesus, um ihn zu fragen, wie er das ewige Leben bekommen kann. Jesus merkte, dass er es ernst meinte. Immerhin hatte er sich ernsthaft bemüht, die Gebote zu erfüllen. Jesus sagte geradeheraus: „Verkauf deinen Reichtum und gib ihn den Armen! Dann kannst du mir nachfolgen!“ Bartimäus. Blind. Er hatte nur einen Wunsch: sehen können. Als er Jesus kommen hörte, machte er schreiend auf sich aufmerksam. Jesus ließ ihn zu sich bringen und fragte ihn: „Was willst du, dass ich für dich tun soll?“ (Mk 10,51) Dann äußert er seinen Wunsch, sehen zu können, und Jesus sagte: „Geh hin!“ Und er konnte sehen. Diese drei Beispiele zeigen, dass man mit einem Tipp in geistlichen Dingen voll daneben liegt. Sollte Jesus etwa zu Petrus sagen: Ich gebe dir einen Tipp! Probier´s mal, dich einzureihen! Oder sollte Jesus zu dem Reichen sagen: Du könntest es mal mit dem Teilverkauf deines Reichtums probieren. Dann können wir ja noch mal über alles reden! Oder zum Blinden: Ich habe einen Tipp für dich. Geh deinen Weg. Du schaffst das schon! Auch Ratschläge haben im geistlichen Bereich nichts zu suchen. Schon allein, weil sie so heißen. Wo sie dennoch erteilt werden, schlagen sie den Adressaten zu Boden. Wie dieser: Gott legt einem Menschen nur so viel auf, wie er tragen kann. Der Ratschlag dahinter: Mach nicht so ein Ding darum, dass dein Mann gestorben ist und deine Tochter nächstes Jahr erblinden wird! Du kannst das tragen, weil Gott dir das auferlegt. Bullshit! Tipps und Ratschläge gehören nicht in das Miteinander von geistlich gesinnten Menschen. Wohl aber, an Jesus angelehnt, klare Ansagen, denen man abspürt: „Ich bin als Menschen gesehen, der glaubt. Mein Gegenüber lässt mich nicht im Vagen und strapaziert meinen Glauben nicht!“ Neben den Ansagen gibt es noch die Fragen. Aus zwei Fragen besteht die heutige Losung: „Sollte Gott etwas sagen und nicht tun? Sollte er etwas reden und nicht halten?“ (4. Mose 23,19). Das könnte man spontan als rhetorische Fragen bewerten oder als Fragen, die Gottes Integrität verteidigen. Sind sie aber nicht. Beide Fragen, die hier Bileam an Balak richtet, beziehen sich auf einen Punkt: die Glaubwürdigkeit Gottes. Er tut, was er ankündigt. Er hält, was er verspricht. So gesehen sind das geistliche Fragen, die im Gegenüber eine Resonanz auslösen. Wie bei einem Autofahrer, der vom Beifahrer gefragt wird: „Wie sieht´s hinten aus?“ Und der Fahrer schaut reflexartig in den Rückspiegel. Zu verifizieren, wie glaubwürdig Gott ist, geht nur im Rückblick und bezieht sich auf Erfahrungen mit ihm. Neben manchen Ungereimtheiten, die bei mir noch nicht aufgelöst sind, kann ich sagen: zu Lebensphasen, die mir einiges abgefordert haben, fällt mir der Begriff „Stimmigkeit“ ein. Und das hat mit Gott zu tun. Stimmigkeit – richtig! Da, wo wir im Nachhinein etwas in unserem Leben als stimmig erlebt haben, war Gottes Stimme sanft und leise am Werk!
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2.1.25
„Die Einfalt des sorglosen Lebens“ betitelt Dietrich Bonhoeffer den Abschnitt, aus dem der heutige Lehrtext kommt: „Fürchte dich nicht, du kleine Herde! Denn es hat eurem Vater wohl gefallen, euch das Reich zu geben, spricht Jesus.“ (Lukas 12,32) Allerdings setzt das Lukasevangelium einen anderen Akzent als das Matthäusevangelium in der Bergpredigt, die Bonhoeffer in seiner „Nachfolge“ auslegt. Die „Einfalt“ ist dabei ein sorgfältig gewählter Begriff, den Bonhoeffer auf die Jünger bzw. die Jesus Nachfolgenden bezieht. „Einfalt“ versteht Bonhoeffer als innere Haltung der Jesusgläubigen. Ihr Leben ist ein „einfältiges Leben“. Wie zeigt sich das? Bonhoeffer schreibt: „Das Leben des Nachfolgenden bewährt sich darin, dass nichts zwischen Christus und ihn tritt, nicht das Gesetz, nicht die eigene Frömmigkeit, aber auch nicht die Welt. Der Nachfolgende sieht immer nur Christus. Er sieht nicht Christus und das Gesetz, Christus und die Frömmigkeit, Christus und die Welt….Er folgt in allem allein Christus. So ist sein Auge einfältig. Es ruht ganz und gar auf dem Licht, das ihm von Christus kommt und hat keine Finsternis, keine Zweideutigkeit in sich…“ Ein paar Sätze später spricht Bonhoeffer von der „Einfalt des Auges und des Herzens“. Sie weiß nichts als Christi Wort und Ruf. So ist die völlige Gemeinschaft mit Christus der Lebensschatz der Glaubenden. Er ist die Grundlage, auf der alles aufbaut. Alles Weitere wie Geld und Besitz hat sekundären Wert, dem auch die Sorgen unterworfen sind, die Geld und Besitz mit sich bringen. Während die Bergpredigt jetzt zum Einordnen eines „sorg-losen Lebens“ übergeht, verbindet Lukas die Freiheit von der Angst mit der Freiheit von der Besitzgier. Dabei ist zu betonen, dass Jesus selbst keine ablehnende Haltung zu Besitz hatte. Er kann von Freude am Eigentum und am Feiern sprechen, ohne sie zu tadeln (Lukas 15,6.9.22f). Deshalb kann es der Kirche, die sich auf Jesus beruft, auch nicht gleichgültig sein, was und wieviel sie besitzt und wofür sie ihr Hab und Gut einsetzt. In ihrem Umgang mit dem, was ihnen Menschen an Geld und Gut anvertrauen, muss die „Einfalt des sorglosen Lebens“ durchscheinen. Ihre Zukunft ist nicht mit diesem Vergänglichen versicherbar. Es muss für sie ins Licht gerückt sein, „…dass niemand davon lebt, dass er viele Güter hat.“ Im Gleichnis vom reichen Kornbauern (Lukas 12,16-21) wird genau der als Dummkopf bezeichnet, der meint, er könne seinen Besitz als Lebensversicherung gegen den Tod verwenden. Eine Lebensversicherung aber, die sich gegenüber dem Tod nicht bewährt, ist Dummheit. Der Tod ist die Frage nach dem, was bleibt. Wir können unserem Leben nichts an Länge hinzufügen. Das ist das Grundfaktum unseres Lebens. Ich kann das nicht, meine Frau kann das nicht, Olaf Scholz kann das nicht, auch Putin, Musk und Trump können das nicht. Nur der Mensch kann als „weise“ bezeichnet werden, dem diese grundlegende Erkenntnis zum inneren Kompass seines Lebens geworden ist. Er kann um irdische Dinge wie Reichtum und Macht in einer Weise bemüht sein, die als „weise“ anzusehen ist und auf der ein Segen liegt. Die „kleine Jüngerherde“ Jesu ist sich ihrer Lage unter den „Wölfen der Welt“ wohl bewusst. Doch ihr gilt, dass sie nichts und niemanden zu fürchten braucht. Sie trägt ihren unvergänglichen Schatz im Herzen – den Glauben an den auferstandenen Christus. Das Leben mit ihm als Ewigem ist schon das ewige Leben.
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1.1.25
Das neue Jahr ist noch jung, also erst ein paar Stunden alt. Und schon könnte man dieses „Jung sein“ des neuen Jahres mit dem verwechseln, was der Prophet Jeremia gegen seine Berufung durch Jahwe anführt: „Gott spricht: Sage nicht: „Ich bin zu jung“, sondern du sollst gehen, wohin ich dich sende, und predigen alles, was ich dir gebiete.“ (Jeremia 1,7; heutige Losung). Jeremia gehört mit Jesaja und Ezechiel zu den größten Propheten des Volkes Israel. Seine 40-jährige Wirkungszeit im Südreich Judäa (das Nordreich war 722 v.Chr. von den Assyrern für immer ausgelöscht worden) fiel in die Zeit von 626-587 v.Chr. Seine Berufung, aus der die heutige Losung stammt, kann man mit der des Moses (Ex 3,14ff.) und der des Richters Gideon (Richter 6) vergleichen:

  • Jahwe gibt eine Aufgabe.
  • Der Berufene antwortet und wehrt sich: Ich kann das nicht. Ich bin nicht geeignet (zu jung; kann nicht reden; komme aus einer unbedeutenden Familie).
  • Antwort Jahwes: Ich bin mir dir! Nicht was du kannst zählt, sondern ich handle durch dich!

Bei Jeremia kommt noch einiges dazu. Jahwe klärt ihn darüber auf, dass er ihn schon vor seiner Geburt für das Amt des Propheten erwählt hat. Das heißt, Jeremia hat gar keine Wahl. Es ist für ihn vorbestimmt zu sein, was Jahwe für ihn vorzeiten bestimmt hat. Dann wird Jeremia aber nicht nur ein Prophet unter Propheten. Er wird von Jahwe „über Völker und Reiche gesetzt“ (1,10). Er bekommt von IHM also eine weltweite Aufgabe, der die klassischen Aktivitäten eines Herrschers entsprechen: ausreißen und einreißen, zerstören und verderben, bauen und pflanzen. Dagegen wehrt sich Jeremia, indem er entgegnet, er sei „zu jung“ dafür. Das hebräische Wort „naar“, das mit „jung“ übersetzt wird, kann hier nicht zeitlich verstanden werden, als meinte Jeremia, später könne er, wenn er klüger und reifer sei, das Amt ja übernehmen. Das Wort „naar“ meint aber den nicht zu leugnenden Stand eines Untergegebenen, den es auf jeder gesellschaftlichen Ebene gab. Jeremia meint also, er sei für diese Aufgabe nicht geeignet, weil er nicht über den dafür notwendigen sozialen Status verfügt. Das wiederum lässt Jahwe nicht gelten. Er verspricht dagegen: „Ich bin bei dir.“
Gott Menschen beruft, die von sich behaupten, sie seien dafür ungeeignet. Niemand kann sich Gott anbiedern mit irgendeiner Fähigkeit, die IHN dazu bewegen könnte, diesen Menschen auszuwählen. Wenn Gott beruft, gibt es nur ein Tauglichkeitskriterium: die Untauglichkeit! Damit klar wird: Es sind nicht die Fähigkeiten des Berufenen, die zählen, sondern Gott will durch ihn seine Macht erweisen – auch in diesem Jahr!
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31.12.24
Ich finde es grade ziemlich dicht alles. Die Feiertage zum Christfest, der Geburtstag vorgestern an einem Sonntag mit einem Gottesdienst, der mich berührt hat, und heute fertig – das Jahr 2024. Einfach so. Einfach so? Wenn morgen die Doppeleins vor der 25 steht – ist das ein Anfang? Oder eine Fortsetzung? Oder werden gleich in den ersten Stunden die „Vorsätze“ zu Grabe getragen? Ich weiß nicht, wie oft mir in den letzten Tagen ein „guter Rutsch“ gewünscht wurde. Dieses Jahr bin ich bei jedem „Rutsch“ zusammengezuckt. Ich will das eigentlich nicht mehr hören. Der „Rutsch“ kommt aus dem Jiddischen „Rosch ha schana“ und meint das „Haupt des Jahres“. Der 1. Januar wird von den Juden als „Haupt des Jahres“ gesehen, als wäre das kommende Jahr ein Körper und was ist ein Körper ohne Kopf? Richtig! Kopflos! Also mache ich mir viel lieber Gedanken darüber, was im kommenden Jahr für mich die „Haupt-Sache“ sein soll und das kann, wenn ich 2024 erinnere, eine Fortsetzung sein. So gesehen ist für mich der Jahreswechsel nur ein Zahlenwechsel aber kein Wechsel in der „Haupt-Sache“, die ich in der Formel „Tief glauben – weit denken – weiter so!“ zusammenfassen will.
Grundlegend für diesen Weg ist die ständige Frage: Wer ist Gott für mich? Was bedeutet er mir? Wo erkenne etwas von ihm? Wo zeigt er sich mir? Bin ich empfangsbereit für ihn? Die Losung für den letzten Tag dieses Jahr nimmt diese Fragen auf und beantwortet sie so: „Dieser ist Gott, unser Gott für immer und ewig. Er ist´s, der uns führet.“ (Psalm 48,15) Von ihm heißt es in Psalm 48, dass er in Jerusalem auf dem heiligen Berg wohnt. Dieser Berg ist „schön aufragend, ist die Wonne der ganzen Welt“. Berge sind und waren Orte, wo sich Gott niederlässt und man ihm begegnen kann. So war Gott da und doch fern, gegenwärtig zwar, aber dem, was die Menschen in den Niederungen „um den Berg herum“ erleben und erleiden, entrückt. „Berg“ stand für Unzugänglichkeit und auch für Unwirtlichkeit. Gegenbild und Gegenerlebnis zum „Berg“ war die „Stadt“. Sie bot Schutz vor Naturgewalten und Feinden. Beides verbindet sich in Psalm 48 in dem Begriff „Stadt mit dem Berg“. Der Psalm hat aber nur ein einziges Thema: Groß ist nicht die Stadt, groß ist Jahwe. Nicht Türme schützen Jerusalem, sondern „Gott in ihren Burgtürmen“ (V 4) ist Bollwerk und Schutz der Stadt. Nicht die Stadt ist unüberwindbar, sondern Jahwe ist es, der die Aggressoren lähmt und zerschlägt „wie ein Oststurm die Tharsisschiffe zerschmettert“ (V 8). Die Schiffe der Phönizier, die bis nach Tharsis in Spanien fuhren, galten als die solidesten und seetüchtigsten Schiffe jener Zeit. Sie brachten einst für den König Salomo „Gold, Silber, Elfenbein, Affen und Pfauen“ (1. Könige 10,22).
Der Stadt Jerusalem ist in der Weltgeschichte Schlimmes widerfahren, ebenso dem Volk der Juden. Der Psalm 48 endet mit einem Trotzsatz, der unerschütterlichen Glauben erahnen lässt: „Der Herr hat Jerusalem fest gegründet für immer.“ Dem ist nichts hinzuzufügen. Staunen wäre angebracht!
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30.12.24
Im gestrigen Gottesdienst hat unsere Pfarrerin Frau Semper betont, dass mit dem Weihnachtsfest die Weihnachtszeit erst beginnt – mindestens bis 6. Januar und auch darüber hinaus. Das „Fest“ sei quasi der Start für einen Weg, der in die Stille führt, ins Nachdenken und ins Staunen. Wie das eben bei einem Kind ist, das auf die Welt kommt. Man sieht, wie es wächst. Und genau so steht es denn auch im heutigen Lehrtext: „Das Kind aber wuchs und wurde stark, voller Weisheit, und Gottes Gnade war mit ihm.“ (Lukas 2,40) Wer in dem „Gewimmel“ von Weihnachten das Christuskind entdeckt hat, möchte nicht mehr von seiner Seite weichen. Er möchte bei ihm sein, es begleiten und mit ihm den Weg gehen. Er möchte erleben, wie es diesem Kind als erwachsenem Mann ergeht in dem Gewirr der Zeiten mit seinen Hochs und Tiefs – auch damals in Judäa und Galiläa unter Herodes und später unter seinen Söhnen und vor allem unter der Besatzung durch die Römer. Er möchte im Wirkraum Jesu bleiben, sprich: sich nicht mehr aus seinem Einflussbereich entfernen – gleich, was geschehen wird. Dabei ist zu bedenken, was von Jesus gesagt wird: Er wuchs heran, wurde stark, voller Weisheit (griech: sophia=Lebensweisheit) und die Gnade Gottes war mit ihm. Die ersten beiden Ausdrücke benennen sein körperliches Wachsen, der nächste Ausdruck meint sein geistiges Wachsen und der vierte Ausdruck meint das, was sich in seinem Inneren als sein Selbst herausbildete: dass die Gnade Gottes sein Lebensinhalt war. Sein weiterer Werdegang belegt das reihenweise mit seinen Taten und Worten. So war er. So lebte er. So wirkte er. Voller Gnade. Im Griechischen ist der Wortstamm für Gnade derselbe wie für Freude. Wo Gnade wirkt, wird Freude die Menschen erfüllen. Auch das lässt sich aus dem weiteren Wirken Jesu in Galiläa und darüber hinaus reihenweise belegen. Sein gnadendurchwirktes Auftreten bewirkte bei den Menschen Heilung und Perspektive. Und beides war und ist Grund für eine nicht abebbende neue Freude am Leben.
Ich könnte mir ein Weihnachten auch so vorstellen: Es könnten sich an Weihnachten Menschen versammeln, die schon einige Zeit mit Jesus in ihrem Leben unterwegs sind. An seinem Geburtstag könnten sie sich einfach mal von ihrem Leben mit IHM erzählen, wie er sie geprägt, was er ihnen gewirkt und verändert hat. Das könnte ein spannendes Erzählnetz werden und ich bin überzeugt, dass alle bereichert, bestärkt und mit neuem Mut in die Weihnachtszeit – und weiter –  gehen würden. Und wer an Weihnachten Jesus als Kind zum ersten Mal begegnet, könnte ermutigt werden, die ersten Schritte mit ihm zu gehen und zu erleben, wie er mit Jesus wächst, stark wird, Lebensweisheit gewinnt und seine Lebensmitte in Gottes Gnade findet. Sozusagen der Beginn eines weihnachtlichen Lebensweges.
Auch zu hören auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
29.12.24
Das nehme ich persönlich! Ich habe mich auf meinen 69. Geburtstag heute vorbereitet. Ich nehme an, dass mich jemand fragen wird: „Was ist dein größter Wunsch für das neue Lebensjahr?“ Ich würde dann antworten: „Dass die Unbekümmertheit die Quelle all dessen bleibt, was ich tue.“ Seit mich Reiner Sans vor 2 1/2 Jahren nach einem Gottesdienst fragte, ob ich „Worthaus“ kennen würde, war das für mich, als würde mich jemand fragen, wo Hinterdupfingen liegt. Ich machte mich sofort daran, dieses „Worthaus“ kennenzulernen. Die Vorträge auf diesem Portal wurden für mich eine Lebensquelle. Es ist, als würde hier auf das, was mich in meinem Leben und Glauben beschäftigt, verstanden, vertieft und ansatzweise beantwortet. So stets reich beschenkt, teile ich das gerne (mit). Es entstanden die monatlichen Worthaustreffen in Bahlingen (sie gehen 2025 ins dritte Jahr) und meine Vortragstätigkeit in der Erwachsenenbildung Emmendingen und Breisgau-Hochschwarzwald. Letztendlich geht auch die Einrichtung meiner Homepage https://ewald-implus.de und seit diesem Jahr mein Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm auf den Impuls von Reiner Sans zurück. Ursula Sans war es schließlich, die mich dazu anstieß, auf meiner Homepage mit geistlichen Impulsen fortzufahren (auf „Tagebuch“). Ich beschäftige mich täglich mit Losung und Lehrtext, schaue deren Kontexte an, lese Sekundärliteratur dazu und schreibe einen etwa 3-minütigen Text, der zeitgleich auf meinem Podcast angehört werden kann. Was heute Losung und Lehrtext sind, berührt mich sehr. Es ist von Wohnen die Rede und damit von Angekommen und Beheimatet sein. „Der Vogel hat ein Haus gefunden und die Schwalbe ein Nest für die Jungen – deine Altäre, Herr Zebaoth, mein König und mein Gott.“ (Psalm 84,4) Vor dem Tempeltor in Jerusalem angekommen, stimmt ein Pilger aus vollem Herzen den Lobpreis an auf die lieblichen Wohnungen des Jahwe Zebaoth. Er ist dort angekommen, wo sein Gott wohnt. Der würfelförmige Hinterraum, das Allerheiligste, war durch Halle und Hof vom Volk der Tempelbesucher getrennt: Jahwe war nahe und blieb doch fern, in Dunkelheit und Stille dem lärmigen Treiben enthoben (2. König 8,12). Das Wallfahren zu heiligen Stätten war und ist ein allgemein-religiöses Ritual. Der Pilger des Psalms 84 will nach einem langen Weg auf Zion Gott „schauen“ – dort, wo für ihn die heilige Welt-Mitte ist. Letztlich sehnt er sich, bei seinem Gott nicht nur anzukommen, sondern in seiner Gegenwart Geborgenheit zu erleben. Als der Tempel in Jerusalem 70 n.Chr. von den Römern zerstört wurde, wurde der Ort der Gegenwart Gottes neu verstanden. An die Stelle des Opferdienstes im Tempel tritt die Lesung aus der Bibel: „Wo die Thora (=5 Bücher Mose) herrscht, gelernt und geübt wird, da ist auch die Schechina (=Einwohnung Gottes), das Volk Gottes erleuchtend und heiligend, segnend und beschützend.“ (Schemoth rabba c:23) Dass Zwingli das Wallfahren „nicht nur närrisch, sondern auch antichristlich“ und Calvin es als „offenkundige Gottlosigkeit“ abtat, hat Protestanten nicht gehindert, in Scharen ins Heilige Land zu pilgern oder nach Santiago de Compostela oder Taizé, wie ich es vor 50 Jahren zum ersten Mal gemacht habe. Die heutige Losung aus Psalm 84 kontrastiert zu einer eher bitteren Erkenntnis des erwachsenen Jesus: „Die Füchse haben Gruben, und die Vögel unter dem Himmel haben Nester, aber der Menschensohn hat nichts, so er sein Haupt hinlege.“ (Matthäus 8,20) Dass Jesus das Fehlen einer Behausung beklagt, hat mit seiner Entscheidung zu tun, ganz auf seinen Gott zu setzen. Er hat das Reich Gottes gefunden. Für ihn war es das, was sich für ihn lohnte, gewollt zu werden. Darin ist er mir Vorbild und Ansporn.
In der Schule wurde ich mal von einer Schülerin gefragt: „Was soll mal auf Ihrer Todesanzeige stehen?“ Für die Frage bin ich im Nachhinein dankbar. Ich denke, dass rechts oben stehen wird: „Ein letztes Mal umgezogen.“ Das stünde deswegen dort, weil ich insgesamt 14x Mal in meinem Leben umgezogen bin. Das Sterben wird für mich ein Umzug sein aus diesem vergänglichen und zerbrechlichen Dasein in die ewige Wohnung, die in den Himmeln auf mich wartet. Umziehen hat was mit Verlassen-, Um- und Eingewöhnen zu tun und überhaupt nichts mit Flexibilität.
Als wir vor dreieinhalb Jahren nach Bahlingen zogen, dem Heimatdorf meiner Mutter, hätte ich nicht gedacht, dass uns diese Zeit ein „Zuhause“ schenken würde. Die tiefen, ehrlichen Beziehungen innerhalb der evangelischen Kirchengemeinde sind unser Reichtum geworden. Der Glaubensweg, auf dem ich von suchenden und interessierten Menschen begleitet werde, ist spannend und aufregend.
Deshalb freue ich mich auf das neue Lebensjahr. Bis auf zwei Tage ist es identisch mit dem Jahreskreis. Der Wohnungslosigkeit Jesu eingedenk möchte ich – er sehe es mir nach! – mich an den Vögeln erfreuen, die auf den Mauersimsen oder in den Mauerfugen des Tempels oder in den Lößwänden des Kaiserstuhls ein Beispiel geben von frohgemuter und glückseliger Geborgenheit in der Gegenwart Gottes. Und hat ER nicht gesagt: „Seht die Vögel unter dem Himmel.“? Hat er. Danke dafür!
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28.12.24
Ich schreibe hier normalerweise geistliche Impulse für jeden Tag. Das wird ab morgen auch wieder der Fall sein. Doch heute, drei Tage nach dem Christfest, noch das hier. Die sogenannte Weihnachtsgeschichte ist eigentlich eine Geburtserzählung. Erzählt wird von Josef und Maria, wo sie wohnten, wie Maria schwanger wurde und was sie und ihren Mann Josef dazu zwang, von Nazareth nach Bethlehem zu gehen. Der Zensus des Kaiser Augustus, der dem ganzen Römischen Reich galt und der erste überhaupt war, bewirkte eine Völkerwanderung ungeahnten Ausmaßes. Josef und die schwangere Maria waren auch davon betroffen. Sie mussten Nazareth in Richtung Bethlehem verlassen. Kein Wunder, dass Bethlehem überfüllt war und das Kind deshalb in einem Stall zur Welt gebracht werden musste, in einer Notunterkunft, in einer Krippe. Das wird in der Heiligen Schrift im Evangelium nach Lukas erzählt. Als in der Christvesper in Bahlingen dann die ersten Worte des Evangeliums gesprochen wurden, konnte ich mich darin beheimaten. Je länger die Lesung dauerte, umso mehr mischte sich in meine Hoffnung eine Befürchtung: Was, wenn auch dieses Jahr der entscheidende Satz fehlen würde, der Satz, ohne den das Ganze keinen Sinn macht? Die Spannung stieg in mir hoch und die Lesung endete abrupt. Wieder einmal, wieder einmal nur das halbe Evangelium. Es fehlte der abschließende Satz: „Und als acht Tage um waren und man das Kind beschneiden musste, gab man ihm den Namen Jesus, wie er genannt war von dem Engel, ehe er im Mutterleib empfangen war.“ (Lukas 2,21). Warum wird dieser Satz immer wieder verschwiegen? Ohne ihn machen die Worte davor keinen Sinn, ja auf ihn läuft doch quasi alles hinaus. Dass er weggelassen wird kommt bei mir so an, als wollte man diesen Jesus immer nur als Baby sehen und nicht als heranwachsenden jungen Mann. Das wäre mit einer Geburtsfeier zu vergleichen, auf der man ausschließlich von der Geburt des Jubilars spricht und von ihm als Säugling und nicht wie er aufgewachsen und erzählt, was aus ihm geworden ist. Zudem wird gerade durch diesen letzten Satz die Realität beschrieben: Jesus war Jude. Er wurde wie alle anderen jüdischen Jungen nach acht Tagen beschnitten, also in das jüdische Volk aufgenommen. Und damit verbunden war die Namensgebung. Warum nur wird das immer wieder verschwiegen? Die Institution Kirche ist ihrem Volk die ganze Wahrheit über das „Kind“ schuldig. Wenn sie Weihnachten zu einem Kult um ein „Kind“ macht, verrät sie den erwachsenen Christus. Und so hoffe ich auf das ganze Evangelium im nächsten Jahr.
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Zur Info: Martin Luther hatte eine Bibel, in der es nur Versangaben und noch keine Kapitel gab. Die kamen erst im 17. Jahrhundert. Sprich: noch kurz vor Martin Luther wurde die Heilige Schrift ohne Versangaben gelesen.
27.12.24
Dieser Tage ist mir was passiert. Ich habe meine Weihnachtsbücher angeschaut. Als ich sie betrachtete, ging mir durch den Kopf: „Du hast dich für Weihnachten jahrzehntelang ins Zeug gelegt, Krippenspiele organisiert, Christvesper und Christmetten mit Tiefgang vorbereitet und gehalten, an den Weihnachtstagen Gottesdienste mit besonderen Schwerpunkten gefeiert.“ Ich konnte mir nach über drei Jahren im Ruhestand sagen: „Mehr ging nicht!“ Da stieß ich auf das Buch „12 Nächte“ von Jörg Zink aus dem Jahr 1992. Als ich die ersten Sätze las, spürte ich eine unfassbare Resonanz in mir. Es waren diese Sätze zu Advent und Weihnachten: „Es ist, als wäre das Heilige, das Geheimnis, verloren, überflutet von Lichtern und überlärmt von Worten, überrannt von rastloser Leere, vom Gerede über das Fest. Das Fest aber, das eine Quelle der Kraft war, ist wohl nur noch die Stunde, die anzeigt, dass die Kraft zu Ende ist.“ (S. 8) Im Folgenden behauptet Jörg Zink, dass sowohl die Wochen des Advents als auch das Weihnachtsfest in ihrer tiefen Bedeutung verlorengegangen sind. Und er schlägt vor, die Stille dort zu suchen, wo sie noch intakt ist: in den Tagen danach – in den 12 Nächten vom Christfest bis Dreikönig. Diese Nächte, „…die für viele Generationen vor uns von hoher Bedeutung waren, die zwölf heiligen Nächte…“ (S. 8), führt er im Einzelnen in diesem Buch aus. Ich merkte auf einmal, wie mein Herz höherschlug. Ich hatte das Buch 1994 gekauft und seitdem nie wieder angerührt. Das ist 30 Jahre her. Und in meine Aufregung über die Möglichkeit des Gewinns eines neuen Zeitraums (24.12.-6.1.) mischte sich eine Reihe von Tränen über einen Kampf, der der dahinschwindenden Substanz von Advent und Weihnachten gegolten hat. Ich sage mir jetzt: „Verloren ist verloren. Entdecke das Neue!“ Die 12 heiligen Nächte entdecken! Zum Schluss noch ein Zitat von Jörg Zink: „Die Zeit um Weihnachten war seit alters von Nächten bestimmt, und alles Große und Wichtige geschah in der Nacht. Das war immer so.“ (S. 9)
Wer mehr zu den heiligen 12 Nächten erfahren möchte, kann mich unter ewaldfoerschler@posteo.de kontaktieren
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26.12.24
Weihnachten kann Frieden schaffen. Davon waren die Fachleute einer Internationen Werbeagentur überzeugt. Sie arbeiteten im Auftrag der kolumbianischen Regierung. Und machten die Sehnsucht vieler Menschen nach einem friedlichen und gemeinsam gefeierten Weihnachten zu ihrer Mission. Um die bewaffneten Kämpfer im kolumbianischen Dschungel dazu zu bringen, die Waffen niederzulegen, riefen die Werbefachleute die „Operation Christmas“, die Kampagne „Rivers of Light“ und die „Operation Bethlehem“ ins Leben. Auf ungewöhnlichen Wegen sandten die Werber in der Adventszeit über mehrere Jahre Botschaften an die bewaffneten Männer und Frauen im Dschungel, die sie überzeugen sollten: „Kommt nach Hause! Legt noch vor Weihnachten die Waffen nieder!“ So werden im ersten Jahr über 20 Meter große Bäume mit unzähligen Lichtern geschmückt – direkt an den Pfaden, die von den Rebellen genutzt wurden. Banner trugen die Aufschrift: „Wenn Weihnachten in den Dschungel kommen kann, kannst du auch nach Hause kommen!“ Über 300 Rebellen sollen diesem Aufruf gefolgt sein und den Dschungel verlassen haben. In einem anderen Jahr wurden über 6000 Christbaumkugeln in den Fluss gesetzt, darin handgeschriebene Botschaften sowie persönliche Geschenke von Familien und Freunden, und vom Wasser direkt in Richtung der Rebellen-Camps getragen. Dann gab es noch diesen starken Lichtstrahl, der bis weit in den Himmel reichte, leuchtend hell aus verschiedenen Dörfern, aus Macarena, aus El Paujil, aus Toribio. Wer den Dschungel bisher nicht verlassen hatte, weil er den Weg nicht wusste, der konnte sich jetzt aufmachen. Er musste nur den Kopf in den Nacken legen und aufs Licht zugehen. Und auch diese Aktion hatte einen Leitspruch: „Weihnachten ist alles möglich.“ Die Botschaft kam an. Wenige Jahre später erhielt der Präsident Kolumbiens, Juan Manuel Santos, den Friedensnobelpreis – für seine ungewöhnlichen und erfolgreichen Wege, die Waffen zum Schweigen zu bringen.
aus: der 30. Andere Adventskalender
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25.12.24
Gott, wie er sich in der jüdisch-christlichen Tradition offenbart hat und an ihn geglaubt wird, ist die Liebe. Das ist sein Wesen. Wichtig aber ist, dass diese Liebe nicht für sich bleibt, sondern sich beziehen will auf das, was sie liebevoll geschaffen hat. Der liebende Gott, der sich auf die Menschen einlässt, kommt selbst aus einer in Liebe bewährten Beziehung von Vater, Sohn und Heiligem Geist. Die Zuwendungslust ist also schon in transzendenter Sphäre (in der Bildsprache „Himmel“) von Ewigkeit zu Ewigkeit her vollzogen, bewährt und gelungen. Hier schon hat Gott in sich gezeigt, dass Liebe sich vollzieht in Beziehung zu den anderen. Liebe ist nie für sich. In dieser trinitarischen Liebe lässt jeder den anderen groß werden und aufblühen. Da gibt es keine Machtkämpfe, keinen Neid, keine Rivalität, kein Beleidigt sein. Den irdischen Gegenbeweis hat die Dreierkoalition von SPD-Grünen-FDP in den letzten drei Jahren abgeliefert. Von der höheren Warte aus betrachtet, hätte das ein Meisterstück gelungener Beziehung werden können. Doch die Unfähigkeit, dem anderen was zu gönnen und ihn zu dem kommen lassen, was ihm unbedingt wichtig ist, ist an Eitelkeit, Rechthaberei und Geltungssucht gescheitert. Aus einer intakten und gelingenden Dreierbeziehung jenseits aller irdischen Wirrungen hat sich dann EINER aufgemacht, um das hohe Risiko einer irdischen Existenz anzunehmen. Jesus lebte den göttlichen Beziehungsfrieden von der Krippe bis zum Kreuz. Man kann also ruhig mal den Kopf schütteln über so viel Unfähigkeit zu gelingender Beziehungsarbeit wie es die verblichene Regierung leider vormachte, weil man sich als Christ aufgehoben weiß im göttlichen Beziehungsnetz. Wenn Gott also die Liebe ist, dann hat es ihn geschmerzt, dass einer gegangen ist. Es war seine Entscheidung, die von den anderen mitgetragen wurde. So drücken es die Worte des Bibelwortes für heute aus: „Das Wort ward Fleisch und wohnte unter uns, und wir sahen seine Herrlichkeit.“ (Johannes 1,14a; heutiger Lehrtext)
In gelingender Beziehung leben heißt sich entlasten, von sich absehen und dem anderen gönnen, was ihm wichtig ist – ja noch mehr: ihn fördern und sich daran freuen, wenn er in dem aufblüht, was ihn ausmacht. Geschenkt!
„Hirten, die Letzten“ – heute auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm zu hören
24.12.24
Nicht auszudenken, wenn die Hirten fehlen würden in der Heiligen Nacht! Weihnachten ohne Hirten? Unvorstellbar. Dabei waren sie, vorsichtig gesagt, schon etwas „gewöhnungsbedürftig“. Es war nicht nur der penetrante Geruch, der von ihnen ausging, sondern auch der großzügige „Verzicht“ auf den Beistand des Himmels. Denn Wölfe in die Flucht schlagen oder Diebe verjagen, dazu bedurfte es nicht so sehr der Bibelkenntnisse oder eines großen Gebetsschatzes als vielmehr eines kräftigen Schlages mit dem Knüppel. Die „Frommen“ hätten sich das Fehlen der Hirten in der Heiligen Nacht allemal gut vorstellen können, trugen diese doch nicht unbedingt zum Image des Himmels bei. Weshalb aber der Himmel nicht auf diese windigen Gestalten verzichten konnte, darüber kann man nur Vermutungen anstellen. Die eine Vermutung ist: Gott hat eine Schwäche für die Zukurzgekommenen, für die „Letzten“. Eine andere Vermutung ist: Die Hirten, die Alltagsmenschen, sind eine Gewähr dafür, dass es in der Heiligen Nacht um die „Welt“ geht, dass sich die Erde nicht zu schnell in lauter Himmel auflöst. Anders gesagt: Auch in der Heiligen Nacht bleiben Schafe Schafe und Wölfe Wölfe. Die Hirten mischen dem himmlischen Lobgesang ein paar dunkle, raue Töne bei, so dass die Höhe auch etwas Tiefe erhält.
Die Hirten, also die Letzten, sind die Ersten, die von der göttlichen Botschaft hören, die sich sofort auf den Weg machen, um die Geschichte zu sehen, die da geschehen ist. Und die danach genauso entschieden zu ihren Schafen und Hunden, in ihren Alltag zurückkehren. Das Leben geht wieder seinen Gang, die Geschichte nimmt wieder ihren gewohnten Lauf. Und kaum ist der Himmel geschlossen, sind auch die Gewalttäter sofort am Zuge. Der Geburt des Kindes, das die Welt retten soll, folgt alsbald der von höchster Stelle befohlene Kindermord. Und kein Engel ist zu sehen, der dem mörderischen Treiben Einhalt gebietet. Alles geht seinen gewohnten Gang…
Fortsetzung auf https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm am 25.12.2024
23.12.24
Das irritiert! Einen Tag vor dem Heiligen Abend diese Losung: „Ich erkenne meine Missetat, und meine Sünde ist immer vor mir.“ (Psalm 51,5) Es ist, als ob einer einem einen Eimer eiskalten Wasser unvermittelt über den Kopf schüttet. Muss das sein! Kurz vor Weihnachten mit Sünde, Buße, Reue konfrontiert zu werden? Kann nicht mal alles einfach ruhen? Nach Weihnachten kann das Schwere ja wieder einen Platz bekommen. Dieser Wunsch nach einem unbelasteten Weihnachten ist mehr als verständlich. Ich habe ihn auch. Aber eben – es gibt kein Weihnachtsfest ohne das „hartnäckige Da“ (Hannah Arendt) der Schuld, der gegenseitigen Verletzungen und schlimmen Verwerfungen. Soll man das wegwischen, nur weil man an Weihnachten das Stimmungsknöpfchen drücken will? Das könnte böse ausgehen. Daher kommt dieser grundehrliche Satz aus dem Psalm 51 gerade noch rechtzeitig. Am letzten Tag der Adventszeit könnte man noch was in Ordnung bringen, nicht alles, aber das Vordringlichste. Zumindest versuchen könnte man es, weil das Leben eben oft genug aus Anfängen besteht und man recht selten an das Ziel kommt, das man geplant hat. Wenn das Kind in der Krippe kommt und empfangen sein will, dann sucht es seinen Platz in einem Herz, das nicht völlig ausgefüllt ist mit Unerledigtem. Wenigstens ein Winkel im Herzen sollte frei sein, damit es im ganzen Herzen als Licht strahlen kann.
Cautio criminalis von Friedrich Spee=Behutsamkeit bei der Rechtsprechung Teil 2 heute auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
22.12.24
Das Magnificat der jungen schwangeren Maria ist Grundlage der Predigt am heutigen 4. Advent. Es entstand aus der Begegnung mit ihrer Verwandten Elisabeth, die ebenfalls schwanger war. Dorothee Sölle meinte, Gott ist das, was zwischen Menschen geschieht. Es lohnt also, am heutigen Adventssonntag dem und im Speziellen der Begegnung von Maria und Elisabeth nachzuspüren. Dazu meine Predigt auf dieser Homepage unter „Tagebuch“.
Cautio criminalis von Friedrich Spee=Behutsamkeit bei der Rechtsprechung Teil 1 heute auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
21.12.24
Gott ist, was zwischen Menschen geschieht, meint Dorothee Sölle. Martin Buber spricht von Gott als dem DU, das uns gegenüber ist. Gott im jüdisch-christlichen Kontext ist also immer systemisch zu verstehen. Der Gegenbegriff zu Gott wäre demnach Einsamkeit, Verlassenheit, Abbruch aller Beziehungen. Gott selbst offenbart sich als der, der Beziehung will. Er tut das an Orten, die kein Mensch aussuchen würde. Die Begegnung mit Mose geschah aus einem Dornbusch heraus (Ex 3,14), wo nicht einmal Vögel ein Nest bauen würden. Die Bibel könnte man auch als „Buch der Begegnungsgeschichten“ bezeichnen. Eine zutiefst bewegende ist die zwischen Maria und Elisabeth (Lk 1,43-44; heutiger Lehrtext). Die schwangere Maria, sie war 14 Jahre alt, machte sich auf den Weg zu ihrer ebenfalls schwangeren Verwandten Elisabeth. Sie musste durch das Gebirge, vier Tage lang. Sie traute es sich zu, diesen Weg ohne Begleitung eines Mannes zu gehen. Als sie Elisabeth traf, hüpfte deren Kind in ihrem Schoß. So kam sie in Berührung mit dem Neuen, das in ihr heranwächst, ausgelöst durch die Begegnung mit Maria. Und sie wurde vom Heiligen Geist erfüllt. Diese Szene ist Urbild jeder tiefen menschlichen Begegnung : im anderen das Geheimnis Christi entdecken (so meinte es Dorothee Sölle). Dafür braucht es das, was Maria tat: sich auf den Weg zum anderen machen und über das Gebirge gehen, also die Berge von Hemmungen und Vorurteilen überwinden. Der Lobpreis der Maria (=Magnificat) kündigt an, was im Volk Israel wirklich wird, wenn ihr Kind Jesus geboren sein wird: die Entrechteten werden durch IHN in ihrer Würde wieder hergestellt, die Mächtigen werden vom Thron gestürzt und die Armen groß gemacht. In diesem Befreiungslied der Maria kommt zum Ausdruck, dass Gott alle unsere Maßstäbe über den Haufen wirft und gerade das Niedrige erhöht und den Hunger sättigen will – in der Welt und in uns.
Biographische Notizen zu Friedrich Spee, dem Verfasser von „O, Heiland, reiß die Himmel auf…“ – heute auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm 
20.12.24
Der Unterschied zwischen Vertröstung und Trost wird aus der heutigen Losung ersichtlich: „Israel aber wird errettet durch den Herrn mit einer ewigen Rettung, und ihr werdet nicht zuschanden noch zu Spott immer und ewiglich.“ (Jesaja 45,17) Worte haben immer einen Kontext, in dem sie entstehen und gesprochen werden. So auch dieses Wort. Es steht im sog. Trostbuch Israels, dem zweiten Jesaja (Kapitel 40-55). Es beginnt mit den Worten: „Tröstet, tröstet mein Volk! spricht euer Gott. Redet mit Jerusalem freundlich und predigt ihr, dass ihre Knechtschaft ein Ende hat, dass ihre Schuld vergeben ist…“ (40,1) Der historische Kontext ist das Exil in Babylon. Die von den Babyloniern nach der Zerstörung Jerusalems 587 v.Chr. Deportierten wurden in Lager untergebracht, wo sie, ihrer Heimat entrissen, auf eine ungewisse Zukunft zu lebten. Wer so im Elend gefangen ist, braucht alles andere als große Versprechungen und schon gar nicht das Blaue vom Himmel. Er braucht einen Raum, in dem er sich geborgen, aufgehoben sprich: getröstet weiß. Der unbekannte Prophet, der in den Lagern seine Botschaft verbreitete, wird auch der leidende Knecht Gottes genannt (von ihm gibt es im 2. Jesaja 4 Lieder). Für ihn war klar, dass das Exil eine Folge des Ungehorsams gegen Gott war. Doch er verbreitete die frohe Botschaft, dass die Folgen des Fehlverhaltens abgegolten sind. Es soll etwas Neues beginnen, das in Gottes Herzen zu Hause ist und seiner Gnade entspringt. Wenn das jemand so sieht – auch heute – dann darf man das nicht bestreiten oder beurteilen, zumal wenn er selbst in diese Geschichte eingebunden ist.  In Babylon hatten sich die Exilierten mit einer fremden Kultur und Religion auseinanderzusetzen. Der unbekannte Prophet aber findet den Trost für die Elenden aus der Glaubensgeschichte seines Volkes. Gott ist der Herr der Geschichte. Reiche und die Reiche dieser Welt liegen in seiner Hand. Die Israel binden, wird er selbst binden und sie seinem Volk vorführen und sie werden den Gott Israels loben und ihm eingestehen: „Nur bei dir ist Gott, und sonst ist kein Gott mehr.“ (45,14) Um dann auch wahrzunehmen, dass dieser Gott kein von menschlicher Phantasie geschaffener, sondern ein „verborgener Gott“ ist (45,15). Gerade weil er das ist, ist IHM nichts unmöglich, weder die immanente Rettung des Volkes durch Kyros (er wird in 45,1 Messias genannt) noch die transzendente. Diese Aussicht weit über die immanente Zukunft hinaus, ist wahrer Trost. Er gilt auch für uns!
Heute auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm Josef, der „andere“ Bruder
Vorschau: vom 21.-23.12.24 gibt es auf meinem Podcast eine Reihe zu Friedrich Spee von Langenfeld, Katholik und Jesuit (Biographie und Einführung in sein Buch „cautio criminalis“, der Gegenschrift zum „Hexenhammer“). Von ihm stammt das Adventslied „O Heiland, reiß die Himmel auf…“ 
19.12.24
Josef, der zweitjüngste Sohn von Jakob und Rahel, war anders. Er war gerne zu Hause bei seiner Mutter. Sein Vater hatte ihm ein kostbares Kleid geschenkt, das seine Brüder neidisch machte. Aber waren sie allein wegen des Kleides neidisch? Vermutlich war es etwas anderes. Ein Junge in einem Frauenkleid. Das ist komisch. Und dann träumt er auch noch wie das eigentlich nur Mädchen machen. Und erzählt die Träume einfach so, nicht um etwas zu erwarten oder beachtet zu werden. Jedenfalls konnte Josef nichts dafür, dass er so war und sich in einem Kleid wohlfühlte. Die älteren 10 Brüder – es waren die Kinder von Jakob und Lea – waren auf dem Feld und gingen ihrem Beruf als Hirten nach. Jakob schickte Josef mit Proviant für sie los. Josef sollte sie fragen, wie es ihnen geht (Gen 37,14; Losung heute). Ahnungslos machte er sich auf den Weg. Doch die Brüder zu finden war nicht einfach. Ein Fremder sprach Josef an, weil er sah, wie dieser auf dem Feld umherirrte. Er konnte Josef Auskunft geben: „Deine Brüder sind weggegangen. Ich hörte, dass sie sagten: Lasst uns nach Dotan gehen.“ (Gen 37,17 heutige Losung; Dotan war eine antike Stadt in Mittelpalästina, 100 Kilometer nördlich von Jerusalem und etwa 20 Kilometer nördlich von Sichem, dem benachbarten Samaria im Gebiet des Stammes Manasse. In der Dotan-Ebene lag eine wichtige Karawanenstraße von Syrien nach Ägypten) Josef fand den Weg. Als seine Brüder ihn kommen sahen, planten sie, ihn zu töten. Doch Ruben, der älteste von ihnen, überzeugte sie mit dem Plan, Josef in einen Brunnen zu werfen und sein Kleid mit dem Blut eines Tieres zu tränken und dem Vater zu erzählen, Josef sei von einem Tier getötet worden. So machten sie es schließlich. Sie warfen ihren Bruder in eine Grube. Als eine Karawane der Ismaeliter vorbeikam, verkauften sie ihn an diese. So landete Josef schließlich auf dem Sklavenmarkt in Ägypten.
Eiskalt und ohne Mitgefühl fügen die 10 älteren Brüder ihrem „anderen“ Bruder übelstes Leid zu. Sie schänden ihn, sie ziehen ihn aus, sie werfen ihn in eine Grube ohne Wasser und verkaufen ihn, als wäre er eine Ware. Das wirft die Frage auf: Was bricht sich Bahn, wenn Menschen einem anderen ein solches Leid zufügen? Die Geschichte des Josef konfrontiert uns mit dem in uns, was es nicht ertragen kann, dass jemand des gleichen Geschlechts anders ist.
Morgen ab 05:00 Uhr auch auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm
Vorschau: vom 20.-23.12.24 gibt es auf dem Podcast eine Reihe zu dem Adventslied „O, Heiland, reiß die Himmel“ und dessen Verfasser Friedrich Spee von Langenfeld, Katholik und Jesuit
18.12.24
Was soll man von Abram anderes sagen, als dass er seinem Gott vollkommen ergeben war? Oder gar hörig? Er gilt als Vorbild des Glaubens. Gott sagt und Abram macht. „Steh auf und geh!“ Abram macht es, ohne zu fragen und zu zweifeln. Gott sagt: „Opfere mir deinen Sohn Isaak!“ Abraham richtet alles her, lügt seine Frau Sarai und seinen Sohn an, dass sich die Balken biegen, nur um zu tun, was sein Gott ihm befiehlt. Sein Gott, der ihn einfach nur testen will. Sieht so Glaube im Vollzug aus? Und ist es immer so klar, was Gott will? Abram, später Abraham, war am Anfang ein „umherirrender Aramäer“. Erst durch den Bund mit Jahwe wurde er zu einem Juden. Er hieß Abram den nächtlichen Sternenhimmel wahrnehmen und so erkennen, dass seine Nachkommen nicht an zwei Händen abzuzählen sein werden.
Abram wird für mich durch den Weg, den er von sich aus geht, ein Vorbild. Insofern, als er auch die Wege geht, die er nicht versteht und die man am liebsten gar nicht haben möchte. Abraham ist für mich der Urtyp von Mensch, dem es gut geht und der zufrieden ist mit sich, seiner Familie und seinem Leben. Eines Tages aber fährt aus heiterem Himmel der Gedanke in sein Gemüt: „Ist es das für den Rest meines Lebens?“ Er hat sich diesem Impuls gestellt und ist losgegangen. Unterwegs dann erfährt er Gottes Schutz und dass es sich lohnt, mit diesem Gott unterwegs zu sein (Genesis 15,1; heutige Losung). Glaube nach Abraham hat also eine skeptische Haltung gegenüber allem Haben und Festhalten wollen. Die „Sesshaftigkeit“ der Kirchen verträgt sich so gar nicht mit dem Aufbruchswille Abrahams. Sich von ein paar Pfarrhäusern, Kirchen oder Gemeindehäusern trennen, ist nicht annähernd abrahamlike. Das wäre es, wenn man ohne zu klagen und zu jammern seine sieben Sachen packen und losziehen würde ins versprochene Land. Mit Glauben ins Ungewisse. Kirche wäre dann nicht nur mobil, sondern auch leicht, flexibel und nahe bei den Menschen. Um nicht zu sagen – unter oder gar ein Teil von ihnen. Sie wäre sich dessen bewusst, dass „Sesshaftigkeit“ nur vorübergehend ist. Kirche als spirituelle Gemeinschaft ist eh fremd in den Gemeinschaften dieser Welt (Helmut Gollwitzer).
Morgen ab 05:00 Uhr auch auf meinem Podcast https://tief-glauben-weit-denken.letscast.fm 
17.12.24
Verheerende Zustände, wie man sie heute aus korrupten Staaten und Militärdiktaturen kennt, werden in Psalm 94 vom Volk Israel berichtet: es herrschen Rechtswillkür und Rechtsverwilderung. Mächtige üben gegen Wehrlose, Reiche gegen Arme Terror aus, indem sie zynisch das Recht manipulieren und Recht zur Durchsetzung von Unrecht missbrauchen. Hochfahrende (V2), Frevler (V3.13), Übeltäter (V4.16), Bösgewillte (16) scheiden sich der Jurisdiktion bemächtigt zu haben und schrecken vor nichts zurück. Nicht einmal vor Justizmorden, wie es in den Versen 6 und 21 erzählt wird („Sie töten die Waisen“ – „Sie verurteilen unschuldiges Blut“), sie wüten wie Bestien (V8) gegen die Schwächsten und Schutzlosesten im Volk, gegen Witwen, Fremdlinge und Waisen (V6), ebenfalls gegen die „Zaddikim“, die Bewährten, die Gottes Gegenwart und Weisung noch wie vor ernst nehmen (V21). Die Übeltäter dagegen prahlen spöttisch: „Gott sieht es nicht, er merkt es nicht!“ (V7) Dem stellt der Psalmist, der selber von diesem Terror betroffen ist, Fragen gegenüber, die Gottes (All-)Macht bezeugen sollen (Vv8-11). Das Recht in Israel war stets an Gott gebunden. Ohne ihn war es nicht zu haben und nicht zu handhaben. Doch gerade dies schien in Israel auseinandergefallen zu sein. Löst sich das Recht und die Rechtsprechung von ihrem göttlichen Band, werden sie von den Mächtigen zu ihren eigenen Gunsten manipuliert. Das Recht Gottes jedoch gilt insbesondere den Machtlosen, Benachteiligten und Armen. Vorrang haben in ihm die Rechte der Witwen, Waisen und Fremdlinge. Wer diese beugt und verletzt, zertritt das Volk als Gottes Eigentum (V5). Also! Jede Form von Klassenjustiz ist gottlos. Und welche Justiz welchen Landes wäre frei von der Gefahr, wenn nicht auf grobe, so doch auf subtile Weise zur Klassenjustiz zu werden? Gott will ein Recht, das solidarisches Verhalten unter den Menschen ermöglicht, schützt und fördert. Es muss zurück in die Hände der Menschen mit rechtschaffenem Sinn! (V15; Losung von heute).
Am Ende des Psalms wird eine erstaunliche Wendung beschrieben. Was die Übeltäter getan haben, soll ihnen eins zu eins selbst widerfahren (immanente Nemesis=Zuteilung des Gebührenden zu Lebzeiten). Das beugt der Rache vor, auch der Rache Gottes. Denn Gott bindet sich an sein eigenes Recht. Ihn als „Gott der Rache bzw. Vergeltung“ (V1) zu sehen, wäre demnach falsch. Richtig ist es, ihn mit „Gott der Ahndungen“ (Martin Buber) zu sehen. „Ahnden“ bezeichnet ein Rechtshandeln. „Rache“ ist dagegen ein Handeln außerhalb der Rechtsordnung.
Der Psalm 94 ist also richtungsweisend für uns Heutige. Er schärft uns den Blick für das subtile Unrecht, das es auch in einer Demokratie gibt.
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16.12.24
In ihrem Buch „Leiden“ differenziert Dorothee Sölle diesen Begriff auf eine Weise, die mir einleuchtet. Leiden ist so was Großes, gar Übermächtiges, dass man versuchen muss, es zu benennen bzw. zu ordnen. Nach Sölle kann man von „Leiden“ sprechen, wenn es sich in drei Dimensionen äußert: in der physischen, psychischen und sozialen. Natürlich sagt man, wenn man Schmerzen hat,  man verlassen wurde oder in einer Depression festhängt: „Ich leide wie ein Hund!“ Sölle würde das aber nicht „Leiden“ nennen, weil sich darin nur eine der drei Dimensionen zeigt. Statt von „Leiden“ spricht sie von Schmerzen, Unglück oder „Wehwehchen“. Ich habe mir das Leiden Jesu angeschaut und dazu die Berichte aus dem Matthäusevangelium gelesen. Als ich fertig war,  staunte ich nicht schlecht: bei Jesus sind alle drei Dimensionen geradezu „überfüllt“. Er wird körperlich misshandelt. Er wird verspottet und öffentlich verhöhnt. Er wird von allen verlassen. Was bei ihm noch dazu kommt, taucht bei Sölle nicht auf. Er musste auch erleben, dass sein Gott ihn verlassen hat. Also muss man zu den drei Dimensionen von Sölle noch eine vierte hinzunehmen: die spirituelle. Ein Leiden in diesen vier Dimensionen wie bei Jesus ist nicht zu überbieten. Man kann also mit Recht von der „Leidensgeschichte Jesu“ sprechen. Vor der kompletten Isolation am Kreuz bat Jesus seinen Gott: „Mein Vater, ist´s möglich, so gehe dieser Kelch an mir vorüber; doch nicht, wie ich will, sondern wie du willst.“ (Mt 26,39; Lehrtext heute) Das flehte er mit dem Gesicht zum Boden. Äußerlich schon eine Geste der Ergebung, in der er seine letzte Bitte äußert. Der Leidenskelch ging nicht an ihm vorüber. Er hat ihn bis zum letzten Tropfen geleert. Sage aber niemand, dass das Gottes Wille war. „Nicht wie ich will, sondern wie du willst!“ – heißt nicht, denen die Macht zu überlassen, die mit allen Abwassern dieser Welt gewachsen sind oder ihre Hände in Unschuld waschen, was sowieso nicht geht. „Wie du willst!“ ist der (aller)letzte Versuch, sich der Geborgenheit in Gottes Liebe zu vergewissern. Dem entspricht der letzte Satz, den Jesus am Kreuz sprach: „In deine Hände befehle ich meinen Geist!“.
Dietrich Bonhoeffer hat gezeigt, dass sich Ergebung und Widerstand nicht widersprechen müssen. Sich in Gottes Willen hineinbegeben heißt nicht, sich dem Willen von willfährigen Menschen auszusetzen. Im Gegenteil!
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15.12.24
Am 3. Adventssonntag überrascht und bereichert ein Abschnitt aus dem Römerbrief im 15. Kapitel. Ein Textabschnitt der Reihe I, der erstmalig Grundlage einer Predigt ist. Ich bin heute in der Melanchthongemeinde in Freiburg. Das Thema meiner Predigt zu Römer 15 lautet: „Was ich noch zu sagen hätte…“ (siehe auch unter „Predigten“ auf dieser Homepage). Ich wünsche dir einen besinnlichen 3. Advent 2024!
14.12.24
Ob das so eine gute Idee war, David zum König zu salben? Samuel hatte Saul zum ersten König Israels gesalbt. Als er gegen einen Befehl Gottes verstieß, ließ der ihn fallen und Samuel salbte heimlich David zum König und machte ihn so zum Rivalen von Saul. David (hebr.) heißt auf Deutsch „der Geliebte“. Das war er – ein Liebling Gottes und einer, dem fast alles gelang. Doch ihm fehlte die Gabe, andere Menschen zu lieben. Deshalb konnte er mit kaltem Herzen auf dem Schlachtfeld Erfolge zeitigen und sich eine Frau nehmen, die verheiratet war. Als sie von ihm schwanger wurde, versuchte er die Schwangerschaft ihrem Ehemann unterjubeln, indem er ihm Fronturlaub gewährte. Aber Uria schlief nicht mit seiner Frau Bathseba. Nachdem dieser Plan gescheitert war, befahl er, Uria an der Front zu stationieren. Den Einsatz überlebte er nicht. Bathseba wurde Witwe durch den kalkulierten Mord des Mannes, der sie geschwängert hat – David, den König. Er nahm sie an seinen Hof. Sie wurde eine von vielen Frauen. Sie brachte einen Sohn zur Welt. Er hieß Salomo. Von ihm heißt es, dass Gott ihn liebte (2. Samuel 12,24). Doch anders als heutige Mächtige und Autokraten kam David nicht so einfach davon. Was man von den einen hofft, dass sie im endzeitlichen Gericht die Leviten verlesen bekommen, so wurde dieser von Nathan, dem Nachfolger Samuels, hart rangenommen. Er konfrontierte ihn mit seiner vielschichtigen Tat. Denn sie bestand nicht nur aus dem Ehebruch, sondern auch den Versuchen, diesen ungeschehen zu machen. Deshalb klagte Nathan David an. „Warum hast du denn das Wort des Herrn verachtet, dass du getan hast, was ihm missfiel?“ (2. Samuel 12,9; heutige Losung). Erst als Nathan David die schwerwiegenden Folgen seines Tuns aufzeigte, gestand ihm David: „Ich habe gesündigt gegen den Herrn.“ (2. Samuel 12,13)
Mich schaudert bei dieser Geschichte, weil ich sehe, wie Mächtige ihre Macht missbrauchen und es auch noch schaffen, sie zu vertuschen. Dann tröstet mich diese Geschichte auch, weil ich sehe, dass es in Nathan einen Mann der Wahrheit gibt. Das zeigt mir: über kurz oder lang kommt keiner einfach so davon!
13.12.24
1950 wurde Gollwitzer als Nachfolger von Karl Barth ordentlicher Professor für Systematische Theologe in Bonn, wo er bis 1957 lehrte. 1951 heiratete er die evangelische Theologin und Gemeindereferentin Brigitte Freudenberg (1922-1986), eine Tochter von Adolf Freudenberg. Die beiden bekamen keine Kinder.
In den 1950er Jahren engagierte er sich stark gegen die deutsche Wiederaufrüstung, vor allem gegen die Atombewaffnung der Bundeswehr im Rahmen der NATO. Mit seinem Vortrag „Die Christen und die Atomwaffen“ vom Juni 1957 reagierte er auf den „Göttinger Appell“ der Physiker um Carl Friedrich von Weizsäcker und löste eine nachhaltige ethische Debatte in der Evangelischen Kirche Deutschland aus, die sich bis weit in die katholische Kirche und Ökumene hinein fortsetzte. Unter konsequenter Anwendung der kirchlichen und völkerrechtlichen Kriterien für einen gerechten Krieg kam er zur kompromisslosen Verwerfung aller Massenvernichtungsmittel.
Die Debatte drohte die evangelische Kirche zu spalten. In der Folge wurde Gollwitzer in eine Kommission berufen, die 1959 mit den „Heidelberger Thesen“ einen Kompromiss erarbeitete. Die Kirche muss sowohl „den Waffenverzicht als eine christliche Handlungsweise anerkennen“ als „auch die Beteiligung an dem Versuch, durch das Dasein von Atomwaffen einen Frieden in Freiheit zu sichern, als eine heute noch mögliche christliche Handlungsweise anerkennen“. Dies führte entgegen Gollwitzers Absicht nicht zur Überwindung, sondern zur Rechtfertigung des militärischen Abschreckungskonzepts der NATO.
Seit 1957 lehrte Gollwitzer an der Freien Universität Berlin im neu gegründeten Institut für Evangelische Theologie. 1961 sollte er Karl Barths Lehrstuhl an der Basler Universität übernehmen, doch die Basler Behörden legten dagegen wegen seiner „unklaren“ Einstellung zum Kommunismus ein Veto ein. So blieb Gollwitzer bis zu seiner Emeritierung 1975 in Berlin, wo er zeitweise auch an der Kirchlichen Hochschule lehrte. Er nahm von Anfang an regen Anteil an den Anliegen der kritischen Studenten, die er als einer von ganz wenigen Hochschullehrern aktiv unterstützte. Er engagierte sich für die 68er-Studentenbewegung, war befreundet mit Rudi Dutschke und Seelsorger von Ulrike Meinhof, setzte sich auch als Mitglied der Internationale der Kriegsdienstgegner gegen Vietnamkrieg und Wettrüsten ein. Obwohl von studentischen Kreisen gern als Vertreter des Establishments apostrophiert, wurde er als engagierter Dialogpartner hoch geschätzt. Eine langjährige und enge Freundschaft bestand mit Gustav Heinemann. Ab März 1979 war er Juror des Dritten Russell-Tribunals in Frankfurt-Harheim, das Menschenrechtsverletzungen in der Bundesrepublik Deutschland anprangerte. 1980 wurde er ehrenamtlicher Bewährungshelfer für den aus der Haft entlassenen Horst Mahler.
Er wurde neben seiner Frau auf dem evangelischen St. Annen-Kirchhof in Berlin-Dahlem bestattet. Die Beerdigungsansprache hielt sein langjähriger Freund Friedrich-Wilhelm Marquardt.
Jesus trat zu den Jüngern, rührte sie an und sprach: „Steht auf und fürchtet euch nicht!“ Als sie aber ihre Augen aufhoben, sahen sie niemand als Jesus allein. (Mt 17,7.8)
12.12.24
Helmut Gollwitzer (1908-1993) war evangelischer Theologe, Schriftsteller und Sozialist. Als prominenter Schüler von Karl Barth engagierte er sich in der Bekennenden Kirche der NS-Zeit, später in der „Kampf-dem-Atomtod“-Bewegung der 1950er Jahre und der Studentenbewegung der 1960er-Jahre. Als Professor an der Freien Universität Berlin war er ein enger Freund von Rudi Dutschke.
Gollwitzer stammte aus einem lutherischen und national-konservativen fränkischen Elternhaus. Er war als Schüler am Gymnasium bei St. Anna in Augsburg in der Jugendbewegung der 1920er Jahre aktiv und studierte von 1928 bis 1932 Philosophie in München und Evangelische Theologe, u.a. bei Paul Althaus in Erlangen und Friedrich Gogarten in Jena. Karl Barth in Bonn wurde sein wichtigster Lehrer, der seine eigene Haltung zeitlebens prägte.
Von 1933 an war Gollwitzer scharfer Kritiker der „Deutschen Christen“ und seit 1934 Mitglied der „Bekennenden Kirche“. Er gehörte dort zu den „Dahlemiten“, die wegen der Barmer Theologischen Erklärung vom 31. Mai 1934 nicht nur die staatlichen Übergriffe auf die evangelische Kirche, sondern auch die Rassenpolitik der Nationalsozialisten ablehnten. Er stand auch dem Antijudaismus innerhalb der „Bekennenden Kirche“ kritisch gegenüber.
Nachdem Karl Barth den Beamteneid auf Adolf Hitler verweigert hatte und deshalb Deutschland verlassen musste, folgte Gollwitzer ihm in die Schweiz und promovierte 1937 in Basel.
Nachdem Martin Niemöller, einer der Leiter der „Bekennenden Kirche“, im Juli 1937 inhaftiert worden war, übernahm Gollwitzer Prediger- und Pfarrdienste an dessen Pfarrstelle, der Sankt-Annen-Kirche in Berlin-Dahlem. Der Gemeinderat hielt Niemöllers Stelle jedoch frei, so dass Gollwitzer nicht dessen offizieller Nachfolger oder Vertreter wurde. Zudem half er bei der illegalen Ausbildung des theologischen Nachwuchses der „Bekennenden Kirche“. Seit den Novemberpogromen 1938 verhalf er vom NS-Regime verfolgten Juden zur Flucht bzw. Ausreise.
Seine Kontakte zu Widerständlern in der Wehrmacht brachten ihm 1940 mehrere Verhaftungen und Redeverbot ein. Seit diesem Jahr war er verlobt mit Eva Bildt, der Tochter des bekannten Schauspieler Paul Bildt. Wegen deren jüdischen Mutter erhielt er jedoch von den Nazis ein Heiratsverbot. Eva Bildt nahm sich am 27. April 1945 das Leben, nachdem ihr Zufluchtsort Zeesen durch die Rote Armee besetzt worden war und sie dort Zeugin von Vergewaltigungen geworden war.
Im Zweiten Weltkrieg war Gollwitzer als Sanitäter an der Ostfront eingesetzt. 1945 geriet er in sowjetische Gefangenschaft und kam in ein Arbeits- und Umerziehungslager. Erst dort erfuhr er vom Suizid seiner Verlobten. Nach seiner Rückkehr aus der Sowjetunion Ende 1949 schrieb er ein Buch über seine dortigen Erlebnisse, in dem er sich intensiv mit dem Marxismus-Leninismus sowjetischer Prägung auseinandersetzte:…und führen wohin du nicht willst. Dieser authentische Bericht erschien 1951, wurde rasch zu einem Bestseller und in mehrere Sprachen übersetzt. Der damalige Bundespräsident Theodor Heuss beschrieb es als „großes geschichtliches Dokument“.
Fortsetzung morgen…
11.12.14
„Seid gleich den Menschen, die auf den Herrn warten, wann er aufbrechen wird von der Hochzeit, auf dass, wenn er kommt und anklopft, sie ihm sogleich auftun.“ (Lehrtext aus dem Lukasevangelium 12,36). In seiner Auslegung des Lukasevangeliums betitelt Helmut Gollwitzer (1908-1993) den Abschnitt, in dem dieser Satz Jesu steht, mit der Frage „Wofür lebt der Mensch?“ Antwort: „Die Freiheit wovon ist eine Freiheit wozu. Damit er frei sei, in sie hinein aufzubrechen, wird der Jünger von den gegenwärtigen Sorgen, die ihn binden könnten, befreit.“ Der Jünger Jesu in dieser Welt der Geschäftigkeit (Hartmut Rosa spricht vom „rasenden Stillstand“) lebt in einer Art „Zwischenzeit“. Er sieht sein Leben nicht darin, sich alles Mögliche zu leisten und Wünsche zu erfüllen. Sein Markenzeichen in dieser Zwischenzeit ist das Warten. Er hat ein anderes Verständnis von Zeit als einer nur vergehenden und endenden Kategorie. Der Jünger ist in der Dynamik Jesu als dem Gekommenen und dem Kommenden verortet. In dieser Zeitspanne und Zeitspannung lebt er. Das macht ihn zu einem anderen, zu einem „Unterschiedsmenschen“. Seine zwischenzeitliche Existenz ist denen, die in dieser Zeit gefangen sind, fremd und unangenehm. Sie wollen es klar haben. Sie wollen wissen, was und wer wann genau kommt. Sie wollen Planungssicherheit. Dem Jünger (und in diesem Sinn auch die Jüngerin) reicht die Gewissheit, dass Jesus kommen wird. Seinem Warten entspricht das Wachsein. Nur der Wache kann bereit sein, dem „Bräutigam“ die Tür zu öffnen, wenn er vom Fest kommt. Das ist mal ein Gedanke, den wir behalten sollten: seit geraumer Zeit ist Jesus am Feiern. Er feiert den göttlichen Reichtum im Überfluss. Er hat allen Grund zu feiern. Schließlich hat er dem Tod die Macht genommen. Und eines Tages wird er sich vom himmlischen Fest verabschieden und zurückkehren. Und dann sollten sich die, die sich hier seine Jünger nennen (also du und ich und die Kirchen), als Schlafmützen entpuppen und nicht vorbereitet sein? Was ist denn die Kirche anderes als eine globale Wartegemeinschaft! Heimatlos ist sie in den Gemeinschaften dieser Welt. Das lässt sich nicht vermeiden. Also Kirche – Aufgepasst! Nicht schlafmützig werden! Schön wach und anders bleiben!
Es hat mir gutgetan, wieder einmal einer Auslegung zu lauschen, die so kernig und klar mit dem Ernst und der Tiefe der biblischen Botschaft ernst macht. Ich fühle mich von Gollwitzer abgeholt und getröstet. Zeit seines Lebens war er erkennbar in Wort und Tat. Dazu mehr im Tagesimpuls morgen.
10.12.24
„Gott, der da sprach: Licht soll aus der Finsternis hervorleuchten, der hat einen hellen Schein in unsere Herzen gegeben, dass die Erleuchtung entstünde zur Erkenntnis der Herrlichkeit Gottes in dem Angesicht Jesu Christi.“ Diese Worte des Apostel Paulus stammen aus dem zweiten Brief an die Gemeinde in Korinth (Kapitel 4,6; heutiger Lehrtext). Im darauffolgenden Satz nennt Paulus das Gut, von dem er hier schreibt, einen Schatz. Er selbst hat diesen Schatz in sich als einem zerbrechlichen Gefäß. Und wieder typisch Paulus ist, dass dadurch der Schatz aufleuchtet und nicht das Gefäß, das ihn beherbergt. Paulus verbindet in diesem Satz die Erschaffung des Lichts mit der inneren Erleuchtung in einem Menschen im Bezug auf Jesus Christus . Dabei ist für ihn Gott in beidem der Erschaffer des Lichts: im Anfang der Welt als Grundlage für den Rhythmus von Tag und Nacht und bei den Gläubigen als Erkenntnisfunke bzw. Aha-Erlebnis: Gottes Herrlichkeit spiegelt sich in Jesus Christus wider (Christuserkenntnis als zweite Lichtschöpfung Gottes). Anders als bei Mose, dessen Gesicht das Volk wegen des Glanzes darauf nicht ansehen durfte (3,7 und 2. Mose 34,29ff.) Wie im Anfang das Licht in der Finsternis anging, so ist das Erkennen, dass Jesus Gottes Wirklichkeit verkörpert, dem Anknipsen eines Lichts in einem dunklen Raum vergleichbar. Der dunkle Raum ist die Vernunft. Das Erkennen der Göttlichkeit Jesu (es ist ein ständiges Bemühen, aber letztlich ein Geschenk des Heiligen Geistes) kann man auch Glaube nennen. Der ist Teil von mir als ganzem Menschen. Der Glaube bekennt: „Ja, du bist es!“ Gott in Jesus. Nicht philosophisch und statisch betrachtet, sondern dynamisch. Das ist der Gott, der eine unbändige Zuwendungslust hat und mit und bei den Menschen sein will. Es ist der Gott, der barmherzig ist und verloren geglaubte Rückkehrer mit offenen Armen empfängt. Es ist der Gott, der sein Leben gibt. Es ist der Gott, der Liebe ist und nichts für sich behält. Es ist der Gott, der die Tür zum Leben öffnet. Es ist der Gott, der die Freiheit liebt und die Gerechtigkeit. Es ist der Gott, der es mit den Kleinen hält und die Mächtigen vom Thron stößt (Magnificat)…Ich muss mir hier Einhalt zu gebieten. Mache doch du weiter. Was von Gott erkennst du in Jesus?
09.12.24
Das blöde Gerede von dummen Menschen geht mir unglaublich auf den Senkel! Wie soll man mit Menschen in ein Gespräch finden, die durchdrungen sind von Bosheit, Heuchelei und Mobbinggelüsten? Der ehrliche Impuls wird im Keim erstickt. Was mir passierte macht mich gleichzeitig mit dem Psalmisten. Die Ignoranten um ihn herum lösten bei ihm großes Leid aus. Der einzige Raum, der ihm blieb und in dem es ihm gutging, war das Gebet. Daraus stammt die heutige Losung: „Lass sich freuen alle, die auf dich trauen.“ (Psalm 5,12) Er fordert Gott auf, allen Menschen Freude zu schenken, die ihm vertrauen. Ich fühle mich an das Lied von Cyriakus Schneegass von 1598 erinnert: „In dir ist Freude in allem Leide…“ (EG 398) Der Psalmist beginnt sein Gebet mit einem Schrei (V 2) und bittet Gott, dieses Schreien zu hören. Es schließt sich ein zu Herzen gehendes Flehen darum an, dass sich Gott ihm, diesem leidenden Menschen, zuwenden möge. Dann bricht es aus ihm heraus. Die Gottlosen, die Selbstsüchtigen, die Lügner, seine Feinde machen ihm das Leben schwer, gar unmöglich. Ich spüre ihm ab, wie fertig er ist. Geblieben ist ihm einzig das Ausharren im Trostraum des Gebets. Dort kann er ausschütten, was seine Seele belastet. Ohne Hemmungen spricht er aus, was diese Menschen in ihm für ein Unheil anrichten.  Ich ziehe vor diesem Menschen den Hut. Er übergibt alles Gott. ER soll alles machen. Er gibt auch seinen Hass ab, der ihn in die Rache und damit in eine Sackgasse führen würde.
Für alle, die sich in diesem Menschen des Psalm 5 wiedererkennen, wird er zum Vorkläger und Vorbild: „Du bist nicht allein mit deinem Leid. Du kannst dich im Gebet niederlassen und alles sagen. Gott hört dir zu. Du betest zu einem Gott, der die Gerechtigkeit liebt.“ Und so darf sich der Psalmbeter von Gott als Gerechten (V13) gewürdigt sehen und damit mit sich selbst im Reinen sein – mitten in seinem Leiden.
08.12.24
Schonungslos! Kein anderes Wort scheint mir passender zu sein für das, was heute in der Losung steht: „Wir haben gesündigt samt unseren Vätern, wir haben unrecht getan und sind gottlos gewesen.“ (Psalm 106,6) Ich möchte diesen Satz jetzt genau ansehen. Das Schuldbekenntnis des Volkes ist in der Gegenwart verortet. Diesem „Wir“ begegnet man auch in der Stuttgarter Schulderklärung: „Der Rat der Evangelischen Kirche in Deutschland begrüßt bei seiner Sitzung am 18./19. Oktober 1945 in Stuttgart Vertreter des Ökumenischen Rates der Kirchen. Wir sind für diesen Besuch umso dankbarer, als wir uns mit unserem Volk nicht nur in einer großen Gemeinschaft der Leiden wissen, sondern auch in einer Solidarität der Schuld. Mit großem Schmerz sagen wir: Durch uns ist unendliches Leid über viele Völker und Länder gebracht worden. Was wir unseren Gemeinden oft bezeugt haben, das sprechen wir jetzt im Namen der ganzen Kirche aus: Wohl haben wir lange Jahre hindurch im Namen Jesu Christi gegen den Geist gekämpft, der im nationalsozialistischen Gewaltregiment seinen furchtbaren Ausdruck gefunden hat; aber wir klagen uns an, dass wir nicht mutiger bekannt, nicht treuer gebetet, nicht fröhlicher geglaubt und nicht brennender geliebt haben…“ Während das kollektive Schuldbekenntnis in die Öffentlichkeit drängt und dort auch hingehört, findet das persönliche Schuldbekenntnis seinen Platz im Gebet und in der Zweierbeziehung, ist also intim. Das „Wir“ ermöglicht den Blick in die Geschichte („unsere Väter“). Es wird  erkannt, dass es ein Schuldgeflecht gibt. Doch zwischen der Schuld der Väter und der eigenen wird unterschieden.  Die Geschichte im Rückblick und die Geschichte, in der man steckt, sind zwei verschiedene Paar Schuhe. Konkret wird eine zweifache Dimension der Schuld bekannt: das Versagen gegenüber den Mitmenschen und gegenüber Gott. Diese schonungslose Offenheit und Klarheit des Psalm 106 stellt den Kontrast zur Glaubenssicherheit des Psalm 105 dar. Erwählt zu sein ist ein Gottesgeschenk. Daraus darf keine einem Volk innewohnende Superiorität werden. Im fanatischen Delirium hat noch niemand eine Schuld bekannt!
So gesehen passt der Satz zum Advent. Er ist eine Einladung zu einer „schonungslosen Bilanz“ des Bisherigen und des Gegenwärtigen. Also einfach die Chance ergreifen und nicht auf andere zeigen, sondern nur sich selbst sehen. Und dann erleben, wie schmerzhaft und befreiend das sein kann.
07.12.24
Ich nenne es das James-Dean-Drama. In „Jenseits von Eden“ bemühte sich der Sohn mit allem um die Gunst seines Vaters. Aber er konnte es ihm nie recht machen. Immer hatte der Vater etwas an dem auszusetzen, was sein Sohn in bestem Bemühen machte, um einmal zu erleben, dass sein Vater ihn dafür lobt. Doch dazu kam es nie. Nicht umsonst heißt der Film „Jenseits von Eden“. Denn er ist im Grunde eine moderne Verfilmung der urmenschlichen Kain-Abel, Kain-Adam, Mensch-Gott-Dramatik. Sie ist in dem Raum in die Menschheit getreten, der jenseits des Paradieses liegt. Seitdem gibt es dieses Drama, dass Menschen nicht gesehen, betrogen und verkannt werden. Seitdem gibt es auch die dramatischen Reaktionen darauf wie Neid und Mord. Jenseits des Paradieses – darf man der Bibel danken, dass sie sich nicht scheut, das zu erzählen? – überstürzen sich die Ereignisse. Eva hat noch den süßen Geschmack des Paradieses auf der Zunge, als sie schwanger wird und ihr erstes Kind Kain zur Welt bringt. Bald danach kam Abel auf die Welt. Kain wurde Bauer, Abel Schäfer. Das deutet auf ein ausgewogenes, gar intaktes Familienleben hin. Also doch ein Rest von Paradies? Leider nicht! Denn als Gott ins Spiel kam, lief was schief. Kain opferte ihm von seiner Ernte. Abel auch. Das vegetarische Opfer Kains von den Früchten des Feldes missachtete Gott. Das wohlriechende Fleischopfer von Abel nahm er an. Kein Wunder, dass sich Kains Gemüt verfinsterte. Gott meinte es tatsächlich nicht gut mit Kain, denn er unterstellte ihm fehlenden Glauben. Will heißen: wenn er genug Glauben hätte, würde er die Ablehnung seines Opfers klaglos hinnehmen. Das überzeugte Kain nicht und so schlug er zu und tötete seinen Bruder. Dann kam es zu dieser Frage, die ebenfalls zur DNA der Menschheit gehört: Was hast du getan? (1. Mose 4,10) Kain konnte darauf nicht antworten, weil Gott ihm sofort die Konsequenzen seines Mordes aufzeigte. Unruhig und ohne inneren Frieden würde er auf der Erde umherirren. Seine Feldarbeit würde nicht zum Überleben reichen. Kain beschwerte sich. Er war sich im Klaren darüber, dass das sein Todesurteil bedeutete. Da zeigte Gott eine winzige gnädige Regung: er versprach Kain, seine schützende Hand über ihn zu halten.
Wir leben jenseits von Eden. Nichts, was wir planen oder uns ausdenken, kann jemals paradiesische Qualität haben. Ich bin weit davon entfernt zu akzeptieren, dass Gott aus Gunst annimmt und ablehnt, um den Glauben zu testen. Mir gibt diese Geschichte und insbesondere die Rolle Gottes in dieser Geschichte zu denken, um nicht zu sagen – sie macht mir zu schaffen. Und ich gestehe mir ein, dass ich nicht alles verstehen muss…
06.12.24
Was haben Wasser und die Liebe gemeinsam? Beide suchen die tiefste Stelle. Der christliche Glaube kann in einem Satz zusammengefasst werden: Gott ist Liebe. Diese Liebe existiert nicht für sich. Liebe sucht die Beziehung, das Gegenüber. Liebe will sich mitteilen, beim anderen ankommen. Liebe will da sein, wenn´s drauf ankommt. Und es kann sein, dass das gerade ein hartes Stück Arbeit ist an einer Krise, an einer Krankheit, an einem zugefügten Schmerz. Liebe will „sympathisch“ sein. Das Wort stammt aus dem Griechischen. „Sym“ bedeutet „mit“ und „pathein“ bedeutet „leiden“. Die Liebe will ihr Dasein in allen Lebensbereichen verwirklichen. Daher erübrigt es sich zu sagen, dass die Liebe, die Gott ist, nicht annähernd einen Hauch von Romantik hat. Sie stellt sich auch den Situationen, die uns Menschen an den Rand unserer psychischen und physischen Kräfte bringen. Da will sie da sein. Wie ein Mensch, der sich an das Bett eines anderen setzt und ihm die Hand hält. Das reicht. Wie ein Vater, der mit seiner Tochter Hand in Hand geht und man weiß: egal, was passiert – die beiden sind gehalten. In der Zeit in Deutschland, als die Liebe mit hasserfüllten Parolen zusammengeschrien wurde, hat Arno Pötzsch 1941 gedichtet: „Du kannst nicht tiefer fallen als nur in Gottes Hand, die er zum Heil uns allen barmherzig ausgespannt. Es münden alle Pfade durch Schicksal, Schuld und Tod doch ein in Gottes Gnade trotz aller unserer Not. Wir sind von Gott umgeben auch hier in Raum und Zeit und werden in ihm leben und sein in Ewigkeit.“ Dietrich Bonhoeffer, am 9.4.1945 von den Nazis im KZ Flossenbürg erhängt, glaubte ohne Zweifel, dass er  „von guten Mächten geborgen und treu und still umgeben ist“. Die größte und bewegendste Liebe, derer wir uns gewahr werden können, ist die Liebe des Schöpfers zu dem, was er geschaffen hat: die Welt mit ihrer Vielzahl von Leben. Er will mit ihr in Beziehung sein. Gottes Zuwendungslust ist nicht zu bändigen. Bis heute. Bis zu euch, die ihr das gerade lest. Es würde Gott das liebende Herz zerreißen, müsste er mit ansehen, dass eines seiner Geschöpfe verloren geht. Deshalb heißt es im Evangelium der Liebe, dem Johannesevangelium: „Also hat Gott die Welt geliebt, dass er seinen eingeborenen Sohn gab, auf dass alle, die an ihn glauben, nicht verloren werden, sondern das ewige Leben haben.“ (3,16) Liebe gibt eben Alles. Und Gott zeigt, wie das geht.
05.12.24
Ich kann eine Predigt nicht einfach so mit Amen enden lassen. Ich muss danach die Worte sprechen, die heute Lehrtext sind: „Und der Friede Gottes, der höher ist als alle Vernunft, bewahre eure Herzen und Sinne in Jesus Christus.“ (Philipperbrief 4,7) Wenn mich Dummheit und Bosheit unter der Woche fassungslos, wütend und manches Mal auch ohnmächtig zurücklassen, füge ich nach der Predigt noch das Wort „Unvernunft“ ein. Dann fühle ich mich besser. Der Satz beschließt eine Passage im Philipperbrief, in der Paulus die Gemeinde ermahnt, in Einigkeit zu leben und zu bleiben. Er weiß, dass sie sich zwar darum bemüht, aber es selbst nicht schaffen kann. Deshalb entlastet er die Gemeinde, indem er ihr einen Trost zuspricht: Ich weiß, dass alles, was ihr seid, denkt und tut, im Frieden Gottes bewahrt ist! Diese Zusage kommt aus der Dankbarkeit des Paulus für diese Gemeinde, zu der er ein gutes Verhältnis hat. Es sind keine Konfliktlinien zwischen ihm und der Gemeinde in dem Brief erkennbar. Weil Paulus von anderen Gemeinden wie z.B. Korinth weiß, wie zerbrechlich Einigkeit und Frieden sein können, betont er hier so eindringlich das „Bewahrt sein“. Man hat den Eindruck, dass er die Gemeinde geradezu darauf einschwört, die ihr geschenkte Einigkeit nicht aufs Spiel zu setzen. Vermutlich hat Paulus diesen Brief während seiner Gefangenschaft in Rom um das Jahr 60 n.Chr. geschrieben. Die Gemeinde in Philippi ist die älteste christliche Gemeinde auf europäischem Boden. Als Paulus den Schritt nach Europa wagte, hatte er zugleich einen entscheidenden Schritt zur Eigenständigkeit vollzogen. Das war um das Jahr 50 auf der zweiten Missionsreise. In Philippi begegnete er der selbständigen Purpurhändlerin Lydia, die sich taufen ließ und so die erste „Christin“ Europas wurde. In Philippi wird es keine Synagoge, wohl aber eine jüdische Gebetsstätte gegeben haben. Der Name der Stadt war Colonia Julia Augusti Philippiensis. Denn sie war unter Philipp II. von Makedonien, dem Vater Alexander des Großen, gegründet worden und unter Antochius und Octavianus mit Römern und römischen Kriegsveteranen besiedelt worden. In diesem Brief geht es Paulus um Jesus als Vorbild und Urbild. Er ist ihr Friede. Er stiftet ihre Einheit.
Es lohnte sich, einmal den Worten des ältesten Hymnus der Christenheit nachzuspüren, den Paulus im Philipperbrief wiedergibt. Er steht in Kapitel 2,5-11 und zeichnet den Christusweg so, dass er auch für einen Menschen begehbar sein kann.
04.12.24
Ich verstehe ich nicht, warum Martin Luther vom Jakobusbrief als einer „strohernen Epistel“ gesprochen hat und ihn deshalb im Ranking des Neuen Testaments nach hinten setzte. Dabei spricht der Jakobusbrief eine Wahrheit aus: als Christ reicht es nicht zu glauben. Der Glaube muss sich in einer glaubwürdigen Existenz erweisen. Dem heutigen Lehrtext geht ein – wie ich finde – hymnischer Text voran: „Wer ist weise und klug unter euch? Der zeige seine guten Werke in Sanftmut und Weisheit. Habt ihr aber bitteren Neid und Streit in euren Herzen, so rühmt euch nicht und lügt nicht der Wahrheit zuwider. Das ist nicht die Weisheit, die von oben herabkommt, sondern sie ist irdisch, niedrig und teuflisch. Denn wo Neid und Streit sind, da sind Unordnung und lauter böse Dinge. Die Weisheit aber von oben her ist zuerst lauter, dann friedfertig, gütig, lässt sich etwas sagen, ist reich an Barmherzigkeit und guten Früchten, unparteiisch, ohne Heuchelei. Die Frucht der Gerechtigkeit aber wird gesät in Frieden für die, die Frieden stiften.“ (3,13-18; 3,18 heutiger Lehrtext) Das hat er doch auf den Punkt gebracht, oder? Er spricht von einer Weisheit, die von oben kommt und stellt ihr die üblen Dinge auf der Erde gegenüber (Neid, Streit, Unordnung, böse Dinge). Oben ist also der Gegensatz von irdisch. Die Weisheit (griech.: sophia) ist die Botin des Himmels, die Platz sucht in unseren Herzen. Mit der Weisheit ist ausgedrückt, was das Miteinander in Gott selbst prägt und sich auf die Menschen auswirken möchte. Der Jakobusbrief wird nicht müde zu betonen, dass es auch auf unser Tun (Luther würde „Werke“ sagen) ankommt. Und damit ist auch die Zielgruppe klar. Friede und eine gerechte Welt wird es nur für die geben, die dem Frieden den Vorrang geben. Dabei klingt an, wen Jesus in der Bergpredigt beglückwünscht hat: Selig die Frieden stiften, denn sie werden Gottes Kinder heißen (Mt 5,9). So nah ist der Jakobusbrief an Jesus dran. Martin Luther mit seiner bahnbrechenden Entdeckung des „Gerecht sein vor Gott ohne eigene Werke“ klingt hier wie ein Fremdkörper. Denn Jakobus geht es um die Glaubwürdigkeit eines Christenlebens, das sich in guten Werken verwirklicht. Damit kann nur gemeint sein, dass sich ein Christ Christus und seinem Auftrag verpflichtet weiß und weit weg davon ist, Gott damit imponieren zu wollen. Deshalb: unbedingt mal den Jakobusbrief lesen! Im Ganzen! Sind nur 5 Kapitel!
03.12.24
Samuel, der Königsmacher. Geboren aus den Tränen seiner Mutter Hanna und dem Aufhorchen Gottes auf deren Schmerz. Samuel, ein besonderer Junge von Anfang an. Also von da, wo kein Mensch hineinsieht, wohl aber Gott seine Wirkung erzielen kann. Seine Mutter hatte in Elkana einen Mann, der sich um sie sorgte, weil sie keine Kinder bekommen konnte und sie liebevoll fragte: „Hanna, warum weinst du, und warum isst du nichts? Und warum ist dein Herz so traurig? Bin ich dir nicht mehr wert als zehn Söhne?“ (1. Samuel 1,8) Seine tiefe Liebe zu Hanna konnte ihren Schmerz des „verschlossenen Schoßes“ nicht mildern. Doch sie fasste allen Mut zusammen, ging ins Heiligtum von Silo (an heiligen Orten geschieht Unfassbares!) und betete: „Wenn du mir, Gott, einen Sohn schenkt, gebe ich ihn dir zurück. Aber bitte lass mich das Glück erleben!“ (1. Samuel 1,11). Der Priester Eli sah sie und konnte offenbar Lippenlesen. Hanna wurde schwanger und brachte Samuel zu Welt. Er sollte einer der bedeutendsten Propheten Israels werden. Er wurde Novize bei Eli und hatte bald den direkten Draht zu Gott. Den nutzte er. Im bewährten Zusammenspiel von GOTT und sich (1. Samuel 9,13) sollte er Saul zum ersten König des Volkes Israel salben. Das geschah nur zwischen den beiden. Saul wurde nicht gefragt, ob er das wollte. Es heißt: „Da nahm Samuel den Krug mit Öl und goss es auf Sauls Haupt und küsste ihn und sprach: Siehe, der HERR hat dich zum Fürsten über sein Erbteil gesalbt.“ (1. Samuel 10,1) Später dann wurde Saul vom Volk zum König proklamiert. Samuel hatte offenbar den Richtigen ausgesucht. Saul war erfolgreich. Er war der Primus, bis er gegen den Willen Gottes verstieß. Von da an ging es bergab mit ihm. Er sollte durch David ersetzt werden, den wiederum Samuel zum König salbte (1. Samuel 16,1ff.). So war der Beginn des Königtums von Israel von einer Eigenart bestimmt: der rechtmäßige König Saul wusste nichts davon, dass der junge Mann David, der an seinen Hof kam, bereits von Samuel zu seinem Nachfolger gesalbt worden war. Ein Doppelkönigtum. Ränkespiel? Hohe Politik, verschlungene Pfade. Manchmal habe ich den Eindruck, da ist etwas nicht zielführend. Und Gottes Rolle dabei? Rühmlich? Vorbildlich? Ein Fehltritt von Saul (1. Samuel 15,1ff.) – und das war´s dann mit dem übertragenen Amt. Kann´s so gehen? Ich ahne, wie drückend die Last eines hohen politischen Amtes (Prophet und König damals) auch heute sein muss.
02.12.24
Da ist dieser Dreierschritt „Kommen – Hören – Tun“. Für Jesus gehören diese Drei unlöslich zusammen. Zu ihm kommen und sich bei ihm ausruhen – reicht nicht. Auf ihn hören, ohne seine Nähe zu suchen – reicht nicht. Tun, was er sagt, ohne auf ihn zu hören und in seiner Nähe zu leben, ist zwar prima – reicht letztlich aber auch nicht. Wie ist das in heutigen Zeiten? Jesus dürfte mit dieser Haltung auf Granit stoßen. Ist der heutige Trend nicht der, dass man selbst bestimmt, was man will? Und da soll das akzeptieren werden, was Jesus sagt: „Wer zu mir kommt und hört meine Rede und tut sie…“ (Lehrtext von heute aus Lukas 6,47.48) Voraussetzung allen Hörens und Tuns ist demnach die Bewegung auf Jesus zu. Es kommt auf diesen Impuls an, dass ich mich zu ihm aufmache und in seiner Nähe sein will; dass ich dieses Bedürfnis spüre, in seiner Nähe sein zu wollen, weil da diese Liebe ist, durch die ich ein Mensch sein darf. Das Wichtigste ist es also, bei IHM sein und zu ihm gehören wollen. Daraus wird in einem nächsten Schritt das „Ihm-Gehören-Wollen“ (siehe auch Heidelberger Katechismus Frage 1). Und wenn ich ihm gehöre, höre ich (nur noch) auf ihn. Dann ist es nur konsequent, auch in seinem Sinn zu handeln. Für Menschen, die sich als autonom verstehen, ist das eine Zumutung und vielleicht sogar eine Unmöglichkeit. Auch im Hinblick darauf, dass sie sich nichts von den Dreien als Einzelnes herauspicken können. Denn Jesus begründet seine Haltung mit einem Vergleich: wer sich auf diesen Prozess von „Kommen – Hören – Tun“ mit IHM einlässt, hat das Fundament für sein Lebenshaus gelegt (6,48ff.). Kurzum: auf diesen Drei kann man aufbauen. Pickt man sich eins heraus, riskiert man eine Schieflage im Lebensaufbau. Also: Es liegt an dir, dich zu IHM aufzumachen, weil du es willst! Weil du keine halben Sachen mehr machen und endlich wissen willst, wem du gehörst.
01.12.24
Endlich! wird der Psalm 24 im Ganzen zum 1. Advent gesprochen. Es hat mich schon immer geschmerzt, dass man ihn zerteilt hat, damit er zum Beginn („Macht die Tore weit…“) der kirchlichen Adventszeit passt. Dabei drückt der Psalm im ersten Teil auf bedrückende Weise aus, worauf es in der „Erwartungszeit“ des Advents ankommt: „Wer darf auf des Herrn Berg gehen, und wer darf stehen an seiner heiligen Stätte? Wer unschuldige Hände hat und reinen Herzens ist, wer nicht bedacht ist auf Lüge und nicht schwört zum Trug: der wird den Segen des Herrn empfangen…“ (24,3-5) Niemand hat das. Keiner bringt das mit, wenn er dem heiligen Gott im Tempel begegnen möchte. Nicht nur die Füße sind dreckig von der Wallfahrt. Auch das Herz ist verunreinigt und die Hände erzählen von schmutzigen Handlungen. Es ist hier nicht die Frage, ob jemand perfekt ist. Es ist hier auch nicht die Frage: Hast du dich bemüht? Die adventliche Frage ist: Bist du bereit, dich kritisch zu sehen? Im Advent wartet die Welt auf die Buße der Uneinsichtigen. Nichts weniger als dass sich etwas umdrehen könnte vom Stolz zur Demut, vom Selbermachen wollen zum Bedürftig sein, vom Egoismus zum zärtlichen Miteinander. Wenn die vor den Toren Wartenden zu dieser Umkehr bereit sind und sich dazu bekennen, soll der Torwächter dem Befehl nachkommen: „Macht die Tore weit und die Türen in der Welt hoch, damit der König der Ehre einziehe…“ in die Herzen der Bußfertigen! Adventszeit ist alles andere als zauberhaft. Sie verbreitet keine wohlige Stimmung. Sie ist nicht die vorweg genommene Weihnacht. Advent ist die Erwartung, dass was Entscheidendes passiert: in den Herzen der Menschen wird Gott die Ehre gegeben. Denn er hat die Grundlagen des Lebens geschaffen (24,1.2). Die Adventszeit dauert 4 Sonntage. Was in ihr beginnen kann, ist ein „adventlich gestimmtes Leben“, das Zug um Zug auf Gottes Kommen wartet und Tag für Tag IHM die Ehre gibt.
30.11.24
Die Liebe sucht stets ein Gegenüber. Der Satz „Ich liebe…“ ist nicht vollständig. Er verlangt nach einer Fortsetzung. Da muss ein Zusatz kommen wie „Ich liebe dich!“ oder „Ich liebe Erdbeeren!“ oder „Ich liebe meinen Mann!“  Und in der heutigen Losung heißt es: „Du sollst den Herrn, deinen Gott, lieb haben von ganzem Herzen, von ganzer Seele und mit all deiner Kraft.“ 5. Mose 6,5. Wie soll das gehen? Also tiefer blicken. Der Satz aus einer Rede des Mose steht in der Thora und dort so ziemlich am Ende.  Die Aufforderung Gott zu lieben steht also nicht am Anfang, sondern kommt später – möglicherweise mitten im Leben oder vor einem Übergang, wenn was Neues beginnt. So war es denn auch. Das Volk Israel gibt es nur, weil es diesen Gott gibt. Er hat ein Auge auf es geworfen, als es noch kein Volk, sondern ein Häufchen Elend in Ägypten war. Sklaven also hatten es Gott angetan. Sie haben sein Herz im Sturm erobert. Er fand, es sei jetzt mal an der Zeit, ein großes Thema in die Welt zu setzen: die Freiheit. Seinen Plan hat er durch Mose verwirklicht. Die großen Ägypter ließ dieser Gott ziemlich klein aussehen. Und dann waren die Sklaven (man sagt auch habiru zu ihnen, aus denen später die Hebräer wurden) freie Menschen. Auf dem Weg mit ihrem Gott wurden sie zu seinem Volk. Der Weg ins neue Leben führte durch die Wüste. Dort hat sie Gott in die Lehre genommen und für ein Leben mit ihm präpariert. Die Anleitung für ein gelingendes Leben ist in der Thora niedergeschrieben. An sie erinnert Mose das Volk vor dem Übergang ins Land des Lebens. Dazu gehört: „Du sollst Gott lieben.“ Man kann auch übersetzen: „Du wirst Gott lieben.“ Liebe geht nur ganz. Deshalb mit „ganzem Herzen, von ganzer Seele und mit aller Kraft“. Den Satz kannst du am besten im Gebet fühlen. Wenn du sagst, ohne dass dich jemand hört. „Ich liebe dich. Dir verdanke ich mein Leben.“ Das geht durch und durch!
29.11.24
Der längste aller Psalmen ist der Psalm 119 („Herr, ich freue mich über den Weg deiner Zeugnisse wie über allen Reichtum“ Losung von heute Psalm 119,14). Er umfasst 22 Strophen nach dem hebräischen Alphabet. Obwohl so lang hat er doch nur ein Thema: die Thora=Gottes Weisung und Wort, seine Zeugnisse, Ordnungen, Satzungen, Gebote und Rechtssätze. Die Thora birgt Wunder (V18) und setzt Recht (Vv14.43.75.108). Sie ist ewig (89-91). Sie ist wahr und gerecht (Vv137.142). Der Psalm ist eine einzige Lobpreisung Gottes und seiner Thora. So mancher Zaddik (=Bewährter, Gerechter) mag beim Rezitieren des Psalms in eine stille Ekstase geraten sein. Thora ist hier als Wortgeschehen zu verstehen, d.h. als mündliche Unterweisung einzelner. Das Verhältnis zwischen einem Zaddik=Gerechten und Gott wird als Liebesverhältnis beschrieben („Ich liebe deine Thora.“ Vv97.113.163.165). Der Bewährte erscheint hier keineswegs als Mann des Gesetzes oder gar pingeliger Gesetzlichkeit, sondern als aufrichtig und leidenschaftlich Liebender! Diese Liebe gilt einem Gott, der nur im Diesseits und – zumal in seiner Thora! – nur für das diesseitige Leben der Menschen redet und handelt. Von Jenseitserwartung keine Spur! Die Thora ist kein unterjochendes Gesetz, sondern eine unerschöpfliche Quelle der Belebung (Vv25.40.50.77.93.107.149.156), der Erquickung (Vv24.4.70.77.174), des Trostes (Vv50.52.76), der Freude (Vv14.111.162), der Lust (Vv16.35.92) und des heftigen Verlangens (Vv220.30.40.81.82.123.131). Emmanuel Lévinas schreibt: „Das Gebot, das den Juden umtreibt, ist kein moralischer Formalismus, sondern die lebendige Anwesenheit der Liebe…Das Gesetz ist die – lästige – Liebe.“ Lästig deshalb, weil sie so konkret in das individuelle und soziale Leben eingreift. Es gilt also zweierlei für Christen: die Liebe der Juden zur Thora anzuerkennen und sich selbst zu fragen: Was in meinem Glauben hat eine so weitreichende Wirkung auf mein Inneres und meine Lebensgestaltung wie die Thora für einen Juden?
28.11.24
Bei einem Anfang nimmt man sich vor, alles richtig zu machen. Bei Eltern ist das so, wenn das erste Kind zur Welt kommt. Bei jungen Erwachsenen ist das so, wenn sie zusammenziehen. Bei Ehepaaren ist das so, wenn sie in die Ehe starten. Beim Berufsstart ist das so und wenn ein neues Schuljahr beginnt. Als ich nach einer eher bescheidenen Schulkarriere in das Abenteuer Theologiestudium startete, nahm ich mir vor, mich im Notenbereich zwischen 1-2,5 zu bewegen. Ist mir bis auf eine Ausnahme auch gelungen. Der Beginn braucht diese Energie, es gut machen zu wollen und dabei zu bleiben. Das meinte auch der Prophet Jesaja, als er zum Volk sagte: „Ihr sollt Priester des Herrn heißen, und man wird euch Diener Gottes nennen.“ (61,6) Eine große Erwartung! Zu groß? Der historische Kontext ist ernüchternd. Nach zwei Generationen im babylonischen Exil (587-539 v.Chr.) ermöglichte es der Perserkönig Kyros den Israeliten, in ihr Land zurückzukehren. Dieses Land sieht aber immer noch so aus, wie es die Babylonier zurückgelassen haben: überall Trümmer, alles kaputt! Kein Land, das zu einem guten Leben einlädt, aber ein Land, das nach „Bau mich auf!“ ruft. Ärmel hochkrempeln, Steine umdrehen, Mund abputzen und weiterschaffen! Man schaue sich nur Esra und Nehemia an! Doch für diesen Neuanfang im alten Land brauchte es auch eine innere Haltung. Jesaja meint, dass die Pioniere Priester und Diener Gottes sein sollen. So wie es in der Thora (5. Buch Mose) steht. Ein Priester kennt nur die Beziehung zu Gott. Er hat sein Leben IHM gewidmet. Wieder taucht das Thema der „intakten Gottesbeziehung“ auf. Sie federt Rückschlage ab, hilft durchzuhalten, innezuhalten, weiterhin zu glauben. Die Chance ist da. Sie muss nur ergriffen und gelebt werden!
27.11.24
Das letzte Kapitel des zweiten Briefes an die Gemeinde in Korinth hat es in sich. Paulus kündigt seinen dritten Besuch an und schickt voraus, was die Jesusgläubigen erwartet, wenn er zu ihnen kommt: „…dann will ich euch nicht schonen.“ (13,2) Warum? Weil sie einen Beweis verlangen, dass Christus in Paulus mächtig ist. Das greift Paulus geschickt auf, indem er sagt: gerade weil er so schwach wirkt, ist Christus in ihm stark. Wenn er also zu ihnen kommt, dann zwar äußerlich schwächlich aber innerlich stark in Christus. Nachdem er den Erweis der Gegenwart Christi in ihm selbst erbracht hat, wendet er sich den Gläubigen zu: „Erforscht euch selbst, ob ihr im Glauben steht; prüft euch selbst! Erkennt ihr euch selbst nicht, dass Jesus Christus in euch ist?“ (13,5) Paulus steigert das Schwach-Stark-Schema zur Klimax: „Wir freuen uns ja, wenn wir schwach sind und ihr mächtig seid. Um dies beten wir auch, um eure Vollkommenheit.“ (das letzte Wort heißt im Griechischen katartisis; in ihm steckt das Wort „Reinigung“ und meint somit eigentlich „Festigung“. Es kommt im NT nur 1x und zwar hier vor). Jetzt versteht man auch den heutigen Lehrtext: „Freut euch, lasst euch zurechtbringen, lasst euch mahnen, habt einerlei Sinn, haltet Frieden! So wird der Gott der Liebe und des Friedens mit euch sein!“ (13,11) Damit nennt Paulus die Grundpfeiler des gemeindlichen Miteinander. Und um diese Gesinnung zu bekräftigen, fordert er die Gläubigen auf, sich mit dem heiligen Kuss zu grüßen (13,12). Zärtliche Christen! So – glaube ich – machen es die Franzosen. Warum nicht auch wir?
26.11.24
Die heutige Losung („Fürwahr, du bist ein verborgener Gott, du Gott Israels, der Heiland.“ Jesaja 45,17) mutet wie eine Unterschrift der Gottesrede an, die in 45,1 beginnt. Wenn man da einsteigt, verschlägt es einem den Atem. Denn der Gott Israels nennt Kyros, den König des Großreiches Persien, seinen Messias. Und weiter sagt ER, dass Kyros seine rechte Hand sei und ER vor ihm Völker unterwirft und andere Könige entwaffnet, damit ihm die Türen zur Macht geöffnet werden und sich nicht mehr verschließen. Warum Kyros? Warum soll er der Messias=Gesalbte sein? Das hat einen handfesten Grund. Kyros war der König, der mit einem Edikt 539 v.Chr. den einst exilierten Israeliten erlaubte, nach Judäa zurückzukehren. Messias ist also der, der an entscheidender Stelle für das Wohl des Volkes Israel handelt und ihm sein Existenzrecht gewährt. Überhaupt scheint ER keine Scheu vor den Großen und Mächtigen zu haben. Die mächtigen Ägypter, die arabischen Kuschiter und die Riesen von Seba werden zu IHM kommen und ER wird sie Kyros übergeben. Wer will da der Behauptung der Unterschrift widersprechen, dass Gott ein verborgener Gott sei!? Er entscheidet, wen er zum Messias macht und sei es der Herrscher eines fremden Landes. Wen würde dieser verborgene Gott heute zum Messias seines Volkes ausrufen?
25.11.24
„Selber schuld!“ Stimmt! Es kommt nur drauf an, wer das sagt. Sage ich es zu mir selber, dann kann mir das niemand nehmen. Auch der gut gemeinte Rat „Du bist nicht schuld!“ hilft da nicht weiter. Man muss jedem Menschen sein Schuldbewusstsein lassen. Es ist ja trotzdem da, auch wenn es einem jemand ausreden will. Außerdem imponiert mir ein Mensch, der ein Versäumnis eingesteht. Es gibt bereits zu viele Menschen, die eigene Versäumnisse von sich weisen oder sie relativieren. Menschen mit einem „schlechten Gewissen“ haben meinen Respekt. Sie sind auf einem guten Weg. Allerdings muss das schlechte Gewissen in ein gesundes Selbstbewusstsein eingebettet sein. Kein Mensch ist dazu bestimmt, ständig mit gesenktem Kopf durch die Gegend zu laufen. „Selber schuld!“ Stimmt! Gefällt mir aber nicht, wenn das die Worte eines selbstgerechten Menschen an mich sind und er das auch noch mit einer Bestimmtheit sagt, als stünde ich kurz vor einer längeren Gefängnisstrafe. Also am liebsten lassen wir das! „Selber schuld!“ wagt Jeremia zum Volk Israel zu sagen (heutige Losung aus Jeremia 2,17: „Das alles hast du dir doch selbst bereitet, weil du den Herrn, deinen Gott, verlässt, sooft er dich den rechten Weg leiten will.“). Daraus spricht eine Autorität, die dem Volk Israel seine Untreue zu Gott vorhält. Jeremia will dem Volk die Augen öffnen und sagt, dass aus einer intakten Gottesbeziehung Gutes kommt. Unzuverlässigkeit, Untreue oder Selbstherrlichkeit in dieser Beziehung führen dann zu Missständen. „Selber schuld!“ Eine intakte Gottesbeziehung wirkt sich direkt auf unsere Beziehungen zueinander aus. Was dort gilt, gilt auch hier: durch Einsicht und Vergebung ist Neuanfang möglich! Es hilft, auch mal zu fragen: Was ist das Gute am Schlechten? Gegen das ganz schlechte Gewissen hilft auch, sich zu sagen: Ich kann auch was Gutes!
24.11.24
Am Ende des Kirchenjahres rücken unter dem Schirm der Ewigkeit die Toten in den Mittelpunkt. Das Christentum hat in Folge des Judentums mit den Toten immer ernst gemacht. In den Katakomben wurden die Gottesdienste unterirdisch mit den Toten gefeiert. Als das Christentum legalisiert war, wurden die Toten in den Kirchen bestattet. Da waren sie also auch immer präsent. Und dann kamen die Friedhöfe. Die Toten haben sich also um die Kirche herum versammelt, in denen die Lebenden ihre Gottesdienste feiern. Warum ist das so? Weil im Kern des Christentums ein Glaube zählt: dem Tod ist die Macht genommen. Die Kraft Gottes hat die Einflusssphäre des Todes geschmälert bzw. begrenzt. Glaubende erreicht der Tod nicht mehr in seiner Sogkraft nach unten. Deshalb können die Christen die Toten würdigen. Die Angst, die der Tod gerne hätte, ist ihnen genommen. Sie leben geborgen in Gottes Liebe.
Dazu auch die heutige Predigt zu Psalm 126 unter „Predigten“.
23.11.24
Paulus hatte einiges klarzustellen. Allzu schnell schliddern die Gläubigen in einen Glauben hinein, der ins Bodenlose führt. So geschehen in Korinth. Im 15. Kapitel seines ersten Briefes widmet sich Paulus deshalb dem zentralen Thema des Glaubens – die Auferstehung. Es gab Leute in der Gemeinde, die leugneten die Auferstehung, obwohl sie glaubten, dass Jesus von den Toten auferstanden ist. Paulus stellt also eine innere unauflösliche Verbindung her zwischen Jesus als Erstem, der auferstanden ist und der allgemeinen Auferstehung der Toten am Ende der Weltzeit. „Wenn die Toten nicht auferstehen, so ist Christus auch nicht auferstanden.“ (15,16) Wird ein Teil der Auferstehung geleugnet, ist der Glaube für die Katz. Sprich: alles hängt davon ab, ob geglaubt wird, dass Christus von den Toten auferweckt wurde und es deshalb auch eine auch eine allgemeine Auferstehung der Toten geben muss. Erst dieser Glaube begründet das Recht zu predigen. (15,14). Ich erinnere mich an ein früheres Gemeindeglied, das einmal mit Tränen in den Augen zu mir kam.  Es war nach einem Ostergottesdienst. Die Frau erzählte mir, dass sie bis zu diesem Gottesdienst in einer Art Erschütterung lebte, weil mein Vorgänger in einem früheren Ostergottesdienst erzählte, dass er nicht an die Auferstehung glauben kann. Im Erleben dieser Frau wurde mir klar, dass der Glaube eines Christen in der Auferstehung wurzelt wie die Rebe vom Weinstock abhängig ist. Von daher versteht man jetzt auch den heutigen Lehrtext: „Werdet wieder nüchtern und lebt, wie es Gott gefällt. Ich muss zu euer Schande sagen: Einige von euch kennen Gott nicht.“ (15,34) Also: Werde dir im klaren darüber, wie du zur Auferstehung stehst und was sie für deinen Glauben bedeutet!
Ewigkeitssonntag, 24.11.24 um 10:15 Uhr Gottesdienst mit Abendmahl in Eichstetten / Predigt zu Psalm 126
22.11.24
„Weise mir, Herr, deinen Weg, dass ich wandle in deiner Wahrheit.“ (heutige Losung aus Psalm 86,11) Man muss wissen, dass das einer betet, der sich selbst als „chassid“=Gerechter bezeichnet (V2). Andere übersetzten den „chassid“ gerne als „Frommen“. Dieses Wort ist im deutschen Sprachgebrauch jedoch pietistisch gefärbt. Fromm sein gibt nicht vollständig wieder, was im Hebräischen der „chassid“ verkörpert. Nämlich keine reine individuell verinnerlichte Erlösung wie im Pietismus. Sie ist im Grunde unisraelitisch, unjüdisch. Gershom Scholem betont, „dass es die besondere Position des Judentums in der Religionsgeschichte bezeichnet, dass es von…reiner Innerlichkeit der Erlösung gar nichts hielt…Eine Innerlichkeit, die nicht im Äußerlichsten sich darstellt, ja mit ihm nicht in das Letzte verbunden wäre, die gilt hier nichts.“ Jüdische Glaubenserfahrung behält immer das Ganze im Auge und lässt einen Dualismus, eine Scheidung von Innerlichkeit und Äußerlichkeit, Leib und Seele nicht zu. Deswegen ist der „Chassid“ nicht einfach „fromm“. Martin Buber bezeichnet ihn als „Bundestreuen“ oder „Thoratreuen“, Hermann Cohen auf dem Hintergrund von „chessed“ (=Güte, Solidarität) als „der Liebende“. Der „chassid“ liebt die Thora genauso wie der Christ seinen Christus. Was macht der „chassid“? Er hält sich an Gott, indem er zu ihm ruft (Vv1-6) und seine Hilfe erfleht am Tag des Bedrängt werden (V7) und der Bedrohung seines Lebens (V14). Er bittet Gott, dass er ihn mit seiner Kraft stärken möge (V16). „Überall, wo du die Größe Gottes findest, dort findest du auch seine Demut.“ (Rabbi Jochanan) Es macht also Sinn, sich in die Psalmen zu vertiefen.
21.11.24
Die heutige Losung (Jesaja 50,10) ist Teil einer Rede des sog. „Gottesknechts“. Im zweiten Jesaja (Kapitel 40-55), der auch Trostbuch Israels genannt wird, gibt es vier Lieder des Gottesknechts. Das berühmteste davon steht in Kapitel 53 und ist der Verstehenshorizont für das Leiden Jesu. Man spricht auch vom leidenden Gottesknecht. Der Knecht ist im Alten Testament ein Würdetitel. Die wohl historische Person hat keinen Namen. So wird ihr Schicksal umso drastischer geschildert. Im Kontext der heutigen Losung nennt er Kennzeichen seines Leidens: Schläge auf den Rücken, Ohrfeigen, angepöbelt und angespuckt werden (50,6). Er sieht bei sich aber nichts Unrechtes. Deshalb kann er nicht verstehen, dass so mit ihm umgegangen wird (50,9). Er stellt seinen Peinigern eine Frage: „Wer ist unter euch, der den Herrn fürchtet, der der Stimme seines Knechts gehorcht, der im Finstern wandelt und in dem kein Licht scheint? Der hoffe auf den Namen des Herrn und verlasse sich auf seinen Gott!“ (50,10) Vermutlich erntet er für diese Frage nur Gelächter und Spott. Doch diese Frage sagt alles über ihn selbst aus. Sein Leben hat sich verfinstert. Es gleicht dem Zustand der Welt, bevor Gott in die Finsternis das Licht brachte. So sieht auch seine Innenwelt aus. Doch da ist noch etwas Unverfügbares. Es kann ihm ja alles genommen und Schlimmes angetan werden. Was ihm aber bleibt ist die Hoffnung auf den Gott, dessen Name für ihn Programm ist: „Ich bin für dich da. Und ich werde für dich da sein.“ Dieses Hoffnungslicht leuchtet in ihm. Aus dem Text in 50,4 hat Jochen Klepper 1938 das Lied gedichtet: Er weckt mich alle Morgen (EG 452).
20.11.24
Es gibt einen „hoffnungsvollen Fall“. Es ist der Weingärtner in einem Gleichnis, das Jesus erzählt hat (Lukas 13,1ff.). Um es zu verstehen, braucht man die Unterhaltung davor. In Siloah ist ein Unglück passiert. Mehrere Galiläer sind beim Einsturz eines Turms ums Leben gekommen. Einige meinten dieses Unglück mit dem Verstoß gegen die Reinheitsvorschriften erklären zu können. Das ist die klassische Reaktion auf ein Unglück, das als reiner „Zufall“ Menschen trifft: die müssen irgendwie schuldig sein oder es „verdient“ haben. Es erübrigt sich zu sagen, dass so eine Denkweise zynisch, lieblos und eiskalt ist. Jesus verbietet solches Denken und wendet den Maßstab, der an die Verunglückten angelegt wurde, auf die an, die das behaupteten und sagt: „Wenn ihr nicht umkehrt, werdet ihr alle auch so umkommen.“ Es ist leicht, aus der Distanz zu urteilen. Jesus stellt eine Betroffenheit im wahrsten Sinne des Wortes her. Er erschreckt mit seiner Antwort die Urteilenden. Sie sollen über sich selbst erschrecken. Und darauf folgt das Gleichnis vom unfruchtbaren Feigenbaum. Eigentlich ein Unding, denn der Feigenbaum ist ein Symbol immerwährender Fruchtbarkeit. Er stand in einem Weinberg. Genuss und Fruchtbarkeit sozusagen in guter Nachbarschaft. „Was nichts bringt, muss weg!“ sagt der nützlich denkende Mensch. Der „hoffnungsvolle Fall“ hält dagegen: „Nicht jetzt! Später! In drei Jahren! Kommt ja nicht drauf an, oder?“ Für jeden von uns: Sei geduldig mit dir, wenn´s nicht gleich klappt. Das Entscheidende muss reifen, bis es Früchte trägt. Und mach dir keinen Kopf über die Ursachen von Unglück. Es ist schlimm genug, dass es passiert.
19.11.24
Der heutigen Losung aus Psalm 124 merkt man die Erleichterung an. Ein Mensch ist dankbar für seine Freiheit. Existentiell greifbar wird diese Freiheit aber nicht mit dem Begriff „Seele“, sondern mit dem besser übersetzten Begriff „Leben“. Dann heißt der Satz: „Unser Leben gleicht dem Vogel, der dem Netz des Vogelfängers entschlüpfte: das Netz zerriss – und wir konnten entwischen!“ (Psalm 124,7) Äußerlich ist dieser Psalm ein Wallfahrtslied. Innerlich aber ist er ein Loblied der Befreiten und die Resonanz auf den Bittpsalm 123 und das bange Fragen, ob Gott Gnade walten lasse (Psalm 123,3). Nimmt man die Situation damaliger Wallfahrer, so war diese oft (lebens)gefährlich. Pilgerrouten konnten durch ein plötzliches Gewitter zur Falle werden. Niederstürzende Wildbäche schnitten Durchgänge ab und überfluteten Talböden und machten sie ungangbar. Oft fielen Räuber über die Wallfahrer her (Vers 2+3). Deshalb war es wichtig, in größeren Gruppen unterwegs zu sein. So konnte mancher Wallfahrer erleichtert aufatmen und sagen: „Noch mal davongekommen!“, was Gnade bedeutet. Diese Pilgererfahrung wurde zum Lebensgleichnis für einzelne und für die immer wieder bedrohte Existenz Israels. Das Netz, von dem hier die Rede ist, war eine Art Schlagnetz, das mit einem Stellholz versehen war und den Vogel, der sich auf der Lockspeise niederließ, unversehens erfasste. Der Psalm schenkt uns Heutigen eine Perspektive zum Verstehen unseres Lebens. Es ist wie eine Wallfahrt, ein Unterwegssein zu einem Ziel. Manche nennen es Himmel, andere Ewigkeit, wieder andere himmlische Heimat. Dabei ist es Gefahren ausgesetzt. Es werden uns Fallen gestellt. Wir erleben ein Eingefangen werden. Und können uns dann riesig freuen, dass eine „große Kraft“ das Netz zerriss, weil sie unsere Freiheit wollte und nicht will, dass uns nicht die Flügel gestutzt werden, sondern dass wir sie ausbreiten können. Und erleben, von Gottes Aufwind getragen zu sein.
18.11.24
„Freut euch in dem Herrn allewege; und abermals sage ich: Freut euch!“ (Philipper 4,4). Die heutige Losung klingt super! Freude – und das zu Beginn dieser Woche. Für die Freude muss es einen oder mehrerer Gründe geben. Meist richtet sich die Freude auf das, was kommt – ein schönes, bereicherndes, er-freuliches Ereignis. BMW findet Freude auch gut – Freude am Fahren, vor allem am schnellen Fahren. Die Werbung von BMW richtet sich an junge Leute und ich weiß nicht so recht, wo sie die Stange Geld hernehmen sollen für den Erwerb dieser Freude erregenden Karossen. Freude bei Paulus hat auch einen Grund. Er sitzt im Gefängnis. Er freut sich aber nicht darüber, dass er einsitzt. Er kann dem aber einen Sinn geben. Wörtlich sagt er: „Ich lasse euch wissen: So wie es um mich steht, befördert das die Verbreitung der Frohen Botschaft, für die ich alles gebe. Denn dass ich meine Fesseln für Christus trage, das ist im ganzen Prätorium und bei allen anderen offenbar geworden.“ (Philipper 1,12.13) Später setzt er noch einen drauf und schreibt „Sorgt euch um nichts, sondern in allen Dingen lasst eure Bitten in Gebet und Flehen mit Dank vor Gott kundwerden!“ (4,6) Erstaunlich für einen Gefangenen. Wäre er nicht im geistlichen Trostraum („in dem Herrn=Christus“) beheimatet, wäre er ein Verlorener: verloren an seine Verzweiflung, an seinen Hader und Hass. Die Freude darüber, dass man ihm alles nehmen kann außer dass er Christus gehört, übersteigt alles Diesseitige. So kann er sogar die frei Lebenden trösten und ermahnen (4,1-9). Paulus als Vorbild? Unbedingt! Es liegt in deiner Hand, die un-fassbaren Situationen deines Lebens umzudeuten. Der Glaube ist dabei dein Freund.
17.11.24
Im heutigen Predigttext zum Volkstrauertag Römer 14,7-12 spricht der Apostel Paulus vom „Leben und Sterben“. Damit beschreibt er unsere Wirklichkeit. Sie ist bildlich gesprochen in die größere Wirklichkeit von „Himmel und Erde“ eingebettet. Da höre ich schon den Einspruch des autonomen Menschen. Er bejaht das Leben so lange und insofern, als er es nach seinen Vorstellungen formen kann. Deshalb spricht er mit hoher Leidenschaft vom „Leben“ und leugnet das „Sterben“, weil er weiß, dass hier seine Autonomie endet. Paulus bejaht beides und vertieft es mit dem Zusatz „für den Herrn“. Damit verleiht er beidem eine göttliche Würde. Wenn das Sterben für den autonomen Menschen die ultimative Krise bedeutet, so für den Glaubenden die ultimative Wende. Wo sich der autonome Mensch völlig dem Diesseits hingibt, weiß sich der Glaubende angewiesen und getragen. Und er erkennt im Jenseitigen die Tiefendimension seines Daseins. Er schaut mit dem glaubenden Auge nach drüben. Was der autonome Mensch niemals „sehen“ kann und auch nicht anerkennen wird ist die andere Wirklichkeit, die Paulus heute ausspricht: Wir werden alle vor den Richterstuhl Gottes gestellt werden (Römer 14,10).
Mehr dazu auch in der heutigen Predigt unter „Predigten“
16.11.24
Eine krisenbeladene Beziehung ist das zwischen Gott und seinem Volk. So mutet es jedenfalls an, wenn man im Propheten Jeremia ein paar Kapitel liest. Die Losung von heute aus 33,9 („Und das soll mein Ruhm und meine Wonne, mein Preis und meine Ehre sein unter allen Völkern auf Erden, wenn sie all das Gute hören, das ich Jerusalem tue.“) lässt das nicht vermuten. Man versteht diese Worte, wenn man sie im Kontext liest. Es sind Worte Gottes an Jeremia, der im Gefängnis sitzt. Eingebuchtet hat ihn König Zedekia zu der Zeit, als Nebukadnezar, König von Babylon, Jerusalem belagerte. Zedekia warf Jeremia seine Prophezeiung vor: „Warum weissagst du und sprichst: So spricht der Herr: Siehe, ich gebe diese Stadt (spricht Jerusalem) in die Hände des Königs von Babel, und er soll sie erobern, und Zedekia, der König von Juda, soll den Chaldäern (gleichbedeutend mit Babylonier) nicht entrinnen, sondern ich will ihn dem König von Babel in die Hände geben, dass er von Mund zu Mund mit ihm reden und mit eigenen Augen ihn sehen soll?“ (32,3.4) Zedekia bezichtigte Jeremia des staatspolitischen Verrats. Dass aber Jeremia nur aussprach, was ihm Gott aufgetragen hatte, konnte und wollte Zedekia nicht wahrnehmen. Der Grund liegt in seiner gestörten Gottesbeziehung. Muss es, frage ich mich, immer erst zum Äußersten kommen, bis einer oder ein Volk kapiert, dass es in einer Störung lebt? Gott hat für sich entschieden, Jerusalem den Babyloniern zu überlassen. Doch es zerreißt IHM das Herz. Er will es im Grunde nicht. Doch manche horchen erst auf, wenn es kracht und donnert. Gott will Gutes tun. Zum Zeichen dafür, dass sich Gott an dem ergötzen kann, dass er Gutes will und sein Volk in Frieden in diesem Land wohnen und leben kann, sollte sich Jeremia einen Acker kaufen (K. 32). Was er dann auch unter Zeugen getan hat. Daraus folgt: Es gibt nicht nur die eine Sichtweise einer (politischen) Krise und daher auch nicht die eine Lösung. Die weitreichendsten Folgen hat aber eine krisenbeladene Gottesbeziehung. Also: Mache dich ehrlich und lass dir was sagen!
15.11.24
Getragen – gesehen – erkannt. Die drei entscheidenden Verben in den heutigen Losungen. Mose muss sein Volk daran erinnern, dass es von seinem Gott getragen wurde auf seinem Weg, den es gehen musste (5. Mose 1,31). Dieses Erinnern ist deshalb wichtig, weil das Vorankommen und das Ziel erreichen sich die Menschen oftmals voreilig auf die eigene Fahne schreiben. Getragen werden ist ein Gefühl. Tief geht es, wenn ich es wirken lasse und mir sage: „Ich bin getragen.“ Für mich ergibt sich aus diesem Gefühl die eine Frage: „Was soll mir passieren, wenn ich getragen bin?“ Mose bewegt das Herz des Volkes, indem er es tröstet und sagt: „Gott ist bei euch. In seiner Liebe trug er euch und wird es weiter tun.“ Was für ein Bild: Ein Papa trägt sein Kind! So trägt Gott sein Volk! Kann das Volk das sehen? Das Sehen ist hier ein Erkennen, ein tieferes Hineinsehen in die Wirklichkeit des Weges. Wie es Jahrhunderte später auf dem Weg nach Emmaus war (Lukas 24.35). Äußerlich gesehen sind da zwei Männer auf dem Heimweg. Später sind sie verwandelt, weil sie, versunken in ihre Sorgen und Ängste, erst beim Brotbrechen den Auferstandenen erkannten. Das heißt für uns: es fällt uns erst später wie Schuppen von den Augen (hoffentlich!), dass wir da getragen und begleitet wurden, wo wir meinten, es wäre nur auf unsere Kräfte angekommen. Sprich: der Glaube hilft uns zu erkennen, dass es eine Kraft gibt, die uns durchträgt. Warum das wichtig sein soll? Damit man nicht an sich selbst verzweifelt.
14.11.24
Himmel und Erde sind ein Bild für das, was wir moderne Menschen Wirklichkeit nennen. Die hebräische Sprache kennt keine Abstraktionen. Sie spricht in Bildern. So muss man die heutige Losung hören: „Siehe, der Himmel und aller Himmel Himmel und die Erde und alles, was darinnen ist, das ist des Herrn, deines Gottes.“ (5. Mose 10,14) Dass es bei der Erde keine Doppelung wie beim Himmel gibt, könnte damit erklärt werden, dass der Himmel weiter ist als die Erde. Der Himmel kann nicht ermessen, die Erde aber wohl abgeschritten werden. Deshalb musste Mose die beiden Himmel sprachlich so ausdrücken, dass es gedanklich keinen Rest gibt. Also: Himmel und Erde gehören Gott. Warum? Weil er sie geschaffen hat. Es sind Worte, die in eine Rede des Mose an das Volk eingebettet sind. Das Volk Israel befindet sich kurz davor, im verheißenen Land sesshaft zu werden. Mose erinnert das Volk noch einmal an seinen Fehltritt, als es sich einen Gott machte und Reigen um ihn tanzte, weil Mose Rückkehr sich verzögert hatte. Für den neuen Lebensabschnitt soll gelten, was vereinbart wurde: das Volk bekam die Freiheit von seinem Gott und wird IHN dafür lieben, ihm dienen und auf seinen Wegen gehen (5. Mose 10,12). Wir kennen das: man nimmt sich viel vor und verspricht, das Beste aus dem neuen Lebensabschnitt zu machen. Doch es geht nicht lange, dann kommt das erste Scheitern. Das ist so. Doch die Beziehung hält, weil beide zum Vergeben bereit sind und einer zum Gnädig sein.
13.11.24
Mitten aus dem Lobgesang der Hanna die heutige Losung: „Der Bogen der Starken ist zerbrochen, die Schwachen sind umgürtet mit Stärke.“ (1. Samuel 2,4) Das geht zu Herzen, aber wirklich! Hier strömen der Dank und die Freude aus einer jungen Frau heraus, die Gott mit der Schwangerschaft beschenkt hat. Und für alle Männer jetzt mal die sorgenden Fragen ihres Mannes Elkana: „Hanna, warum weinst du, und warum isst du nichts? Und warum ist dein Herz so traurig? Bin ich dir nicht mehr wert als zehn Söhne?“ (1. Samuel 1,8) Seine tiefe Liebe zu Hanna konnte ihren Schmerz des „verschlossenen Schoßes“ nicht mildern. Doch danach fasste sie allen Mut zusammen, ging ins Heiligtum von Silo (an heiligen Orten geschieht Unfassbares!) und betete. „Wenn du mir, Gott, einen Sohn schenkt, gebe ich ihn dir zurück. Aber bitte lass mich das Glück erleben!“ (1. Samuel 1,11). Eli, der Priester, sah sie und konnte offenbar Lippenlesen. Hanna wurde schwanger und brachte Samuel zu Welt. Sie bekam danach noch drei Söhne und zwei Töchter (1. Samuel 2,21). Ihr erster Sohn Samuel sollte einer der bedeutendsten Propheten Israels werden. Er wurde Novize bei Eli am Heiligtum in Silo. Und hatte bald den direkten Draht zu Gott. Der Lobgesang, dem die Erleichterung von Hanna anzumerken ist, quillt über vor Gotteslob. Von ihm führt der direkte Weg zum Lobgesang der Maria, der Mutter Jesu (Lukas 1,46ff.) Männer! Was wäre unser Glaube ohne die Frauen – sowohl im Judentum als auch im Christentum!
12.11.24
Paulus kämpft. Er kämpft um die Menschen, die ihm geglaubt haben. Und er kämpft gegen die, die sie ihm wegnehmen wollen. Seine Gegner treffen ihn an einem wunden Punkt: Paulus sei nicht fromm genug. Oder wie man heute so sagt: er sei zu wenig spirituell. Ihm fehle so ein bisschen die Coolness im Auftreten. Seine Gegner sind in die Gemeinden, die er gegründet hat, eingedrungen und wollen ihre Version des Glaubens an Jesus hoffähig machen. Eine Gruppe gegen einen. Gesunde, smarte, gutaussehende und tolle Glaubensredner. Paulus dagegen schon abgekämpft und ständig leidend, was er für sich selbst aber nicht schlimm findet. Für ihn ist sein dauerhafter körperlicher Makel eine Auszeichnung. Er hat das für sich so hingekriegt, dass er sagen kann: ich trage das Leiden Christi an meinem Körper. Kurzum: wenn ihr mich seht, seht ihr durch mich hindurch Christus selbst, wie er gelitten hat. So hat Paulus die Schwäche seines Körpers zur Stärke seines Glaubens gemacht. Trotzdem blieb das seine schwache Stelle, die von anderen ins Gegenteil verkehrt wurde…Es ist die Leidenschaft für den Glauben an den gekreuzigten und auferstandenen Christus, die Paulus antreibt und die ihn schafft, für die er schafft, aus der er schafft, ständig unterwegs ist, kaum noch als Zeltmacher arbeiten kann, Schiffbruch erleidet, öffentlich verspottet und mehrfach ausgepeitscht wird, wofür er alles hingibt, sein ganzes Leben…Sein Leben für Christus nennt er „diakonia“, also ein Tun für die anderen. So ist der Lehrtext von heute (1. Korinther 4,20) zu verstehen: „Das Reich Gottes steht nicht in Worten, sondern in der Tat (griech.: dynamis).“ Diakonie hat also Sprengkraft. Wenn du mehr zu Paulus und seinem Lebenskampf erfahren möchtest, kannst du unter der Nummer 4 unter „Predigten“ mehr dazu lesen.
11.11.24
„Wer da bittet, der empfängt; und wer da sucht, der findet; und wer da anklopft, dem wird aufgetan.“ (Lehrtext heute aus der Bergpredigt Jesu, Matthäus 7,8). Schön und verheißungsvoll, aber eben kein Automatismus. Deshalb ist zu fragen: Wen meint Jesus? Er meint seine Jünger. Denn um sein Wort zu verstehen, muss man den Kontext ansehen, in dem er das sagt. Seine Jünger sollen sich den Reflexen der Welt entgegenstellen: nicht richten und keine Maßstäbe an andere anlegen – den Anteil an einem Konflikt sehen und eingestehen (Olaf Scholz bei gestern bei Caren Miosga dazu nicht in der Lage) – das Heilige bewahren. Wenn ihr das macht, sagt Jesus, dann stimmen eure Beziehungen untereinander und zu Gott. Dann gibt er euch, worum ihr bittet. Dann wird euer Suchen ein Ziel haben. Dann tun sich die Herzen der Menschen auf. Seine Worte gipfeln in der Goldenen Regel: „Alles, was ihr wollt, das euch die Leute tun sollen, das tut ihr ihnen auch. Das ist das Gesetz (spricht: die Thora) und die Propheten.“ (7,12).  Im Grunde einfach. Mache es also nicht kompliziert in deinem Innen- und Außenverhältnis und lass dir die Worte Jesu zu Herzen gehen.
10.11.24
Christus spricht: „Selig sind die Frieden stiften; denn sie werden Gottes Kinder heißen.“ (Matthäus 5,9 Wochenspruch). In seiner „Nachfolge“ legt Dietrich Bonhoeffer diesen Satz Jesu so aus: „Jesu Nachfolger sind zum Frieden berufen. Als Jesus sie rief, fanden sie ihren Frieden. Jesus ist ihr Friede. Nun sollen sie den Frieden nicht nur haben, sondern auch schaffen. Damit tun sie Verzicht auf Gewalt und Aufruhr…Das Reich Christi ist ein Reich des Friedens und die Gemeinde Christi grüßt sich mit dem Friedensgruß. Die Jünger Jesu halten Frieden, indem sie lieber selbst leiden, als dass sie einem Anderen Leid tun, sie bewahren Gemeinschaft, wo der Andere sie bricht, sie verzichten auf Selbstbehauptung und halten dem Haß und Unrecht stille. So überwinden sie Böses mit Gutem. So sind sie Stifter göttlichen Friedens mitten  in der Welt des Hasses und Krieges. Nirgends aber wird ihr Friede größer sein als dort, wo sie den Bösen im Frieden begegnen und von ihnen zu leiden bereit sind. Die Friedfertigen werden mit ihrem Herrn das Kreuz tragen, denn am Kreuz wurde der Friede gemacht. Weil sie so in das Friedenswerk Christi hereingezogen sind, berufen zum Werk des Sohnes Gottes, darum werden sie selbst Söhne Gottes genannt“. (Nachfolge, Seiten 107/8, Gütersloher Verlagshaus, 4. Auflage 2013)
siehe auch die heutige Predigt zu Micha 4,1-5 auf dieser Homepage unter „Predigten“
9.11.24
Es stand dieser Tage in der BZ, dass am 9.11.1938 die Synagoge in Emmendingen nicht angezündet wurde, weil in ihrer unmittelbaren Nähe die evangelische Kirche, das evangelische Pfarrhaus und die katholische Kirche standen nebst anderen Häusern. Sie wurde stattdessen von SS-Leuten zertrümmert. Und vom Balkon des Pfarrhauses schaute das Pfarrersehepaar zu. Ich frage mich: Wie konnte man am Sonntag drauf mit gutem Gewissen einen Psalm im Gottesdienst lesen? Möglicherweise den Psalm 103: Lobet den Herrn, alle seine Werke, an allen Orten seiner Herrschaft! Lobe den Herrn, meine Seele! (103,22 Losung von heute). Sind da niemandem die Worte im Hals stecken geblieben? Hat jemand zugegeben, dass die Kirche das Recht verwirkt hat, ob dieser Zerstörung in die Melodie des jüdischen Gesangbuches, spricht die Psalmen, einzustimmen? Wie schizoid muss das gewesen sein, Weihnachten zu feiern und zu wissen, dass das Geburtstagskind ein Judenkind war und jüdische Mitbewohner weggeschafft wurden! Wie krass war das, Karfreitag zu begehen, wohlwissend, dass das einstige Kind in der Krippe der Gottessohn war – ein Jude! Lass dir nicht einreden, es gäbe ein Christentum ohne Judentum. Manche meinen sogar, das Neue Testament sei ein Kommentar zum Alten Testament. Die Zeit des naiven Christseins ist vorbei.
8.11.24
Die Frage nach der Gerechtigkeit ist für Glaubende die Frage nach der Gerechtigkeit Gottes. Damit sind folgende Dinge ausgeschlossen:

  1. Alle bekommen das Gleiche
  2. Alle sind gleich

Gottes Gerechtigkeit gilt den Rechtlosen, den Übersehehen, den Verstummten, den Leidenden, den Unterdrückten. Das machte ER schon bei seinem Eintritt in diese Welt aus einem Dornbusch in der Steppe fest. Er versprach: „Ich bin für euch da. Ich werde für euch da sein.“ (Ex 3,14) Wer waren sie? Es waren die in Ägypten versklavten Hebräer. Er machte sie zu seinem Volk. Was harmlos klingt, hat Gefahrenpotential für Unterdrücker. Gott arrangiert sich nicht mit Ungerechtigkeit und herrschenden Machtverhältnissen. Aus seinem Mund kommen Worte der Klarheit im Blick auf die dunklen Machenschaften der Machthaber (Losung von heute Jesaja 63,1) und er gleicht aus, was Menschen in Schieflage brachten (Mt 20,15.16). Bleibe also klar, wenn es um die Frage nach Gerechtigkeit geht. Parteilichkeit ist ganz im Sinne Gottes.
7.11.2024
Das Königtum in Israel war nicht unbedingt das, was Gott wollte. Denn ER war der König seines Volkes. Schließlich gab er auf Drängen des Volkes nach. So zieht sich durch das Erste Testament eine königskritische Linie. Denn auch den Befürwortern war klar, dass ein König in Israel nicht viel anders regieren würde als die Könige seiner Nachbarn. Sie würden Steuern erheben für den Hofstaat und das Militär. Sie würden Männer einziehen für den Krieg und vieles mehr. Kurzum: einen König zu haben kann einem Volk teuer zu stehen kommen. Und schon bald nach Salomo, dem Nachfolger Davids, zerfiel das Reich in das Nordreich Israel mit der Hauptstadt Samaria und in das Südreich Juda mit der Hauptstadt Jerusalem. In diesem befinden wir uns, wenn wir die heutige Losung aus 2. Chronik 14,10 lesen. Asa war der Nachfolger von Abija, der eigenwillig regiert hatte. Asa aber regierte so klug und gottestreu, dass er dem Land und dem Volk 10 Jahre Frieden brachte. Er musste sich kriegerisch gegen die Kuschiter durchsetzen. Deren Heer war um das Vielfache größer als sein eigenes. Bevor es zum Kampf kam und angesichts der Übermacht der Kuschiter betete Asa: „Hilf uns, Herr, unser Gott; denn wir verlassen uns auf dich und in deinem Namen sind wir gekommen gegen diese Menge. Herr, du bist unser Gott, gegen dich vermag kein Mensch etwas.“ (14,10) Und wer gewann? Nicht Asa. Gott schenkte ihm auch nicht einen Sieg über die Kuschiter. Es heißt: „Und der Herr schlug die Kuschiter vor Asa und vor Juda, so dass sie flohen.“ (14,11) Was das bedeutet? Wenn du vor einer riesigen und übermächtigen Herausforderung stehst und Gott bittest, dir zu helfen und du stehst das durch, dann schreib das nicht auf deine Fahne. Danke deinem Gott, dass er das Blatt für dich gewendet hat.
6.11.2024
Hoffnung und Sehnsucht bleiben denen, die glauben. Die Hoffnung richtet sich auf das Gute, das kommen wird, weil Gott es so versprochen hat. Dass es im Kommen ist, nährt die Sehnsucht. Besonders in der bald kommenden Adventszeit blühen Hoffnung und Sehnsucht auf. Im Lied 107 im blauen Liederbuch klingt das „Gott kommt“ in den Strophen wie der Pulsschlag in einer schnelllebigen Welt, die meint, die Zukunft sichern zu können. Der glaubende Mensch aber ist ehrlich zu sich selbst und zeigt so der Welt, dass er selbst in dem, was sein „täglich Brot“ ist – das Beten – völlig auf Gott angewiesen ist. Das gesteht der Apostel Paulus für sich selbst ein (heutiger Lehrtext aus Römer 8). Er gibt preis, dass er nicht weiß, was er beten soll. Die Angewiesenheit auf das Wirken des Heiligen Geistes in ihm erwürgt jede Art von Stolz. Man darf als glaubender Mensch auch mal hilflos sein. Es spricht alles dafür sich einzugestehen, dass man nicht weiß, was man Gott sagen soll. Das macht nichts, denn der Glaubende weiß um den Heiligen Geist als Anwalt der Schwachen und Hilflosen. Sein Geist tritt für die ein, die leer und sprachlos sind. Wer aus welchem Grund auch immer nicht mehr beten kann, soll sich an den Heiligen Geist wenden und ihn bitten: „Mach du für mich!“
5.11.2024
Es kann einfach sein. In einer bedrohlichen Gemengelage des Staates Israel im 8. Jahrhundert vor Christus suchte der damalige König nach einer militärischen Option. Das schuf Unruhe. Und die im Moment beste Option kann sich im Nachhinein als die schlechteste erweisen. Also was machen? Es musste eine militärpolitische Entscheidung getroffen werden. Dem unruhigen Suchen und Fragen stellte der Prophet Jesaja entgegen: „Durch Stille sein und Hoffen würdet ihr stark sein.“ (30.15) Diese innere Haltung setzte er dem Vertrauen in militärische Macht entgegen. Scheint sich auszuschließen. Tut es auch! Man sagt, man könne mit der Bibel keine Politik machen. Im Gegenteil! Eine Politik ohne innere Werte, wie sie Jesaja hier vorschlägt, wird Politik unüberlegt und schnelllebig. Man wünschte sich tatsächlich im „rasenden Stillstand“ (Hartmut Rosa) unserer Gesellschaft ein „Stille sein und Hoffen“, also ein Stark sein von innen heraus. Man käme dann wieder an die Frage heran: Was braucht es wirklich? Und würde damit die Frage: Was will ich haben? als fehlgeleitet entlarven. Das gilt auch im persönlichen Umfeld.
4.11.2024
„Höret, alle Völker! Merk auf, Erde und alles, was darinnen ist! Gott der Herr tritt gegen euch als Zeuge auf!“, ruft der Prophet Micha (8. Jh.v.Chr.) in die Welt hinaus. Ein nicht für möglich gehaltener Weitblick. Micha spricht nicht nur zum eigenen Volk Israel, sondern zu allen Völkern der Erde. Auch zu denen, die er nicht kennt, weil er weiß, dass die Sünden eines Volkes sich in den Untaten anderer Völker wiederholen. Micha hat kein pessimistisches, sondern ein realistisches Menschenbild. Später wird gesagt werden: die Sünde ist der Leute Verderben! Stimmt – zu jeder Zeit. Dass keiner einfach so davonkommt, hat seinen Grund darin, dass Micha an einen Gott glaubt, der die Grundlagen des Lebens geschaffen hat. Deshalb spricht Micha auch zur Erde. Dass Gott als Zeuge gegen die Völker auftritt, trifft den Ernst der Lage: die Welt ist zum Endgericht zusammengekommen. Die Klage ist erhoben. Gott wird als Zeuge geladen. Und er wird ohne Umschweife sagen, was er gesehen und gehört hat. Das wird eine Weile dauern. Die Völker sitzen ausnahmslos auf der Anklagebank. Das Urteil wird in Bälde erwartet. Ausgang ungewiss!
2.-3.11.2024 
Kirchenchorprobenwochenende im Rössle in Oberprechtal. Die Andacht vom 3.11. steht unter „Predigten“ auf dieser Homepage.
1.11.2024
Verstorbene Menschen in Seelen und Heilige aufzuteilen liegt mir fern. Wer ist so vermessen zu meinen, Gott vorschreiben zu können, wer in seinen Himmel kommt? Und mit noch so vielen Messen ist noch niemand in den Himmel gemurmelt worden. Wobei ich immer mehr davon wegkomme anzunehmen, der Mensch habe eine Seele. Dieser Übersetzung liegt das hebräische Wort näfäsch zugrunde, das man besser mit „Bedürftigkeit“ übersetzt. Der Mensch als verletzliches und bedürftiges aus Erdenstaub geformtes Lebendiges. Ach ja! Aus Erdenstaub geformt überzeugt mich mehr als aus Sternenstaub gemacht. Das kann man singen, aber glauben kann man das nicht. Ich jedenfalls nicht. Die Propheten waren Gotteshörer mit Realitätssinn. Hosea wird leider viel zu wenig beachtet. Er war mit einer Hure verheiratet und hatte Kinder mit ihr, um damit dem Volk zu zeigen, dass es sich auf andere Götter einlässt, also geistlich fremdgeht. Hosea lebt diese „Abtrünnigkeit“ des Volkes existentiell. Er droht nicht mit Strafe oder Verwerfung in die Hölle. Sein schlichtes Gotteswort heißt: „Ich will ihre Abtrünnigkeit heilen. Gerne will sich sie lieben.“ (14,5 Tageslosung) Deshalb heilen, weil fremdgehen jeder Art verwundet.
31.10.2024
Heute Reformationstag. Erinnerungen werden wach. Vor allem an das Studium, in dem mir zum ersten Mal die „Solisten“ der Reformation in aller Klarheit begegneten: sola scriptura, sola fide, sola gratia und vor allem solus Christus. Vor – Allem – die Melodien des „solus christus“ (Christus als das gelegte Fundament allen Glaubens) sollten in ihrer ganzen Fülle und Schönheit in den Herzen der Gläubigen klingen und selbstverständlich auch in der Kirche. Die Reformation einigte sich auf den Grundsatz „ecclesia reformata semper reformanda“. Ob die institutionalisierte Gegenwartskirche eine neue Reformation braucht, sei dahingestellt. Ich meine aber, eine „In-Formation“ steht auf jeden Fall an, also ein Hineingehen („In“) in den Grundbestand allen Glaubens („Form“). Dazu braucht es gar keinen Mut. Nur den Willen! Damit könnte man heute beginnen. Die Bibeltexte zum heutigen Tag nehmen uns an die Hand. Mitnehmen und führen lassen!
30.10.2024
Am Ende stand der Segen. Und das Ende war der Anfang. Mose durfte nicht in das neue Land einziehen. Damit war er eine „Interimslösung“ (sind wir nicht alle auf unseren Positionen solche Interimslösungen?). Seine beiden zentralen Aufträge waren: das in Ägypten unterdrückte Volk der Hebräer zu befreien und es durch die Wüste zu führen. Das war genug an Verantwortung. Der neue Lebensabschnitt des Volkes, die Seßhaftwerdung in Kanaan, wird einem Neuen anvertraut. An dieser Stelle steht der Segen. Im Bild gesprochen (die hebräische Sprache ist eine bildhafte, keine begriffliche): Gott wird seine Schatztruhe öffnen. Damit ist der Himmel gemeint, also der Bereich, der für Menschen nicht zugänglich ist. Gottes Segen kommt dem Volk zugute (das sollten die „Interimslösungen“ bedenken!). Er sorgt sich um das Volk auch im neuen Lebensabschnitt. Bildlich gesprochen: er wird es regnen lassen, wenn es Regen braucht. Der Regen ist Hinweis auf ein Leben im Kulturland. Ohne Regen kein Wachstum. Also für alle, die mit Sorge und Angst auf was Neues zu gehen: Gottes Segensschatz wird sich für dich auftun und der „Regen“ ist schon bestellt (so die heutige Losung aus 5. Mose 28,12).
29.10.2024
Wenn´s draufankommt, möchte ich mich voll und ganz verlassen können. Ist es wahr und daran glaube ich, dass ich von Staub der Erde gemacht bin und ich lebe, weil mich Gottes Atem am Leben erhält, dann geht das nicht anders, als dass ich mich auf ihn verlasse. Es wird mir nicht schwerfallen, mich völlig zu verlassen mit allem, was mich ausmacht, um mich seiner Barmherzigkeit und Güte (Losung von heute Psalm 22,5) zu überlassen. Das Johannesevangelium meint, das zu erkennen, sei das ewige Leben (Joh 17,3).
28.10.2024
In den Grenzlagen des Lebens verzieht sich die Harmonie. Eine davon ist das Leid. Es kommt ungefragt. Leid ist nicht ergründbar und nicht zu erklären. Wenn in der heutigen Losung (Klagelieder 1,18) steht, dass Gott gerecht ist und der Prophet Jeremia Widerstand gegen das leistet, was Gott sagt, dann spricht das nicht für Einvernehmen. Das stellt die Beziehung zu Gott auf die Probe und keineswegs in Frage. Dass das Leid nicht von Gott geschickt und er trotz allem gerecht ist, ist der Grund dafür, die Klage als alleinige Antwort auf das Leid ins Recht zu setzen. Es gilt, in der Beziehung zu Gott zu bleiben, weil er gerecht ist – will sagen: weil er auf der Seite der Leidenden ist, setzt er ihr Klagen ins Recht. Klagelieder sind seine Sache. Gott stimmt mit ein in die Klagen der Leidenden dieser Welt.
27.10.2024
Eine Stunde mehr seit gestern. Ein Geschenk zum Sonntag, das nachdenklich macht. Kann man Zeit verschieben? Nein! Nicht die Zeit, nur eine Stunde! Die Zeit ist geschaffen. Sie kam in die Welt, als Gott mit dem Licht die Finsternis zur Nacht machte und das Licht zum Tag. In diesem Rhythmus aus Abend und Morgen entstand die Zeit. Dass Gott schuf (am klarsten in der ersten Schöpfungserzählung Genesis 1,1-4a ausgedrückt, indem das Verb bará ausschließlich für Gottes Schaffen verwendet wird) setzt voraus, dass er selbst nicht geschaffen ist. Auf diesen Gott soll Israel hören. So ein Gott kann nur EINER sein, wie es in der heutigen Losung heißt. Und diesen einen Gott hat Jesus mit Abbá angesprochen.
26.10.2024
Es gibt zwei Räume, in denen man gar nicht anders als wahrhaftig und ehrlich zu sich selbst sein kann. Diese Räume sind das Selbstgespräch und das Gebet. Interessanterweise finden sich diese beiden Räume sehr schön abgebildet in der heutigen Losung aus Psalm 23. Die Verse 1-4 sind ein Selbstgespräch, das in ein Gebet mündet (5+6) und in einem Selbstvergewisserungssatz endet (V 7). Ich schlage denen, die den heutigen Eintrag lesen, eine Übung vor: Nimm dir Zeit und sage einmal „Der Herr ist mein Hirte“ und achte auf die Innenwirkung. Nach einer Zeit sagst du bewusst „Du, Gott, bist mein Hirte“ und achtest auf die Innenwirkung.
26.8.-25.10.2024
S t i l l e
2.-25.8.24
Wer diesen Eintrag lesen möchte, dem empfehle ich als Hintergrund die Lektüre meiner gestrigen Predigt in Waldkirch auf dieser Homepage unter „Predigten“.
Mit dem Doppelpack zum Fußballspiel – so möchte ich die folgenden Zeilen überschreiben. Mit Doppelpack meine ich Licht und Salz, das zu sein, Jesus (nicht nur) seinen Anhängern zugesagt hat. Das gestrige Fußballspiel in Bahlingen hatte einen Vorlauf. Kurzum: die Bahlinger sind auf die Kickers bzw. deren Vorstandschaft nicht gut zu sprechen. Deshalb wurde dieses Beispiel als Risikospiel eingestuft. Es fand am Sonntag statt, weil am Samstag bereits das Erstligaspiel zwischen Freiburg und Stuttgart als Risikospiel galt und für zwei Spiele nicht genügend Polizei zur Verfügung gestanden hätte.
Schon beim Mittagessen spürte ich dieses Kribbeln in der Bauchgegend. Ich kenne es aus der Zeit, als ich noch aktiver Fußballer war. Ich habe mich gefragt, was die Massen in die Stadien treibt. Es ist die Unsicherheit. Sie erzeugt eine ungeheure Spannung. Die Unsicherheit ist es, die das Spiel (jedes Spiel) zum Ereignis macht. Die Unsicherheit erstreckt sich darauf, wie das Spiel ausgeht: Sieg, Niederlage, Unentschieden. Weniger und mehr gibt es nicht. Die Unsicherheit über den Ausgang des Spiels macht die Magie des Spiels aus. Das wird immer so bleiben, weil niemand das Ergebnis eines Spiels vorhersagen kann – außer es wird manipuliert.
Ich fuhr mit dem Fahrrad zum Stadion. Ich stand in einer Schlange. 10 Euro Eintritt. Sehr laute Musik empfing mich. Der Lautsprecher war guter Laune. Noch. Das Spiel begann. Nach 6 Minuten lag Bahlingen mit 2 Toren im Rückstand. Nach 20 Minuten stand es 4:0 für die Kickers. Seine Fans hinter den Absperrgittern waren bester Laune. Ich sprach mit ein paar hartgesottenen Kickers-Fans. Die sind von Offenbach nach Bahlingen gefahren. Das muss man sich geben. Erzähl mir doch keiner, man könne nicht nach Teningen zu einem Gottesdienst fahren. Also! Ich weiß nicht, was es war. Spielt auch keine Rolle. Das Spiel war nach 20 Minuten gelaufen. Die Bahlinger waren ruhig und enttäuscht. Die Kickers waren froh und zufrieden. Und ich hatte meinen Doppelpack dabei. Und auf einmal war ich in Gesellschaft mit drei sehr interessanten Männern. Haben angesehene Berufe und es zu etwas gebracht. Den einen kannte ich schon. Die zwei anderen waren seine Freunde. Und es kamen die Frauen dazu. Das Gespräch zwischen uns war lebendiger und erfolgreicher als der Kick nebenan. Licht und Salz! Eine Frau erzählte mir, dass sie Kirchengemeinderätin in einer Gemeinde im Kaiserstuhl ist. Davor war sie viele Jahre Sekretärin. Für einen Mann konnte ich der aufmerksame Zuhörer sein. Probleme nimmt man auch auf den Kickplatz mit.
Licht und Salz bzw. Sein Zutrauen zu mir haben´s gerichtet! Es gab nichts zu befürchten. Bereichert, glücklich und überzeugt von der Wirkung des Doppelpacks ging ich nach Hause.
Vertrauen ist alles. Vor allem in Seine Worte!
6.7.-1.8.24
Die letzten Wochen waren geprägt vom Beenden. Das war schwer, denn ich habe mich von zwei „Leidenschaften“ getrennt: das Oboe spielen und das Unterrichten in der Schule. Das erste hat mich seit meinem 14. Lebensjahr begleitet. Vor mir hängt eine großes Foto aus dem Jahr 1974. Es zeigt ein Bläsersextett (2 Oboen, 2 Hörner, 2 Fagotte), das im Rahmen eines Schulkonzerts  in der vollbesetzten Aula spielt. Ich spielte die 1. Oboe und war verantwortlich für Einsätze und Tempi. Ich war der Erste, der in St. Georgen Oboe spielte. Ich spielte sie auch im Schulorchester. Ich erinnere mich gerne an unsere Orchesterfahrten nach St. Raphael und Barcelona. So richtig in die Oboe reingefunden habe ich mich nach dem Abitur nicht mehr. Als ich jetzt wieder auf ein Konzert des Blockflötenensembles „Holzsplitter“ wieder rein finden wollte, hat mich ein Gespräch mit meinem Physiotherapeuten nachdenklich gemacht. Und dann habe ich mich entschieden, nicht mehr zu spielen. Tut schon weh!

Den Religionsunterricht habe ich auch beendet. Ich habe den Unterricht immer gerne erteilt, wenngleich ich mir zu meiner aktiven Zeit mehr Zeit, Raum und Energie dafür gewünscht hätte. Ich habe alle Schularten unterrichtet: Grundschule, Realschule, Oberstufe, Hauptschule. Wäre also auch ein guter Schuldekan geworden. Aber die da Oben wollten das nicht. Selber schuld! Als ich wegen einer Vertretung angefragt wurde, habe ich erst kurz gezögert aber dann doch Ja gesagt. So habe ich einige Wochen an der Grundschule hier in Bahlingen unterrichtet. Allerdings habe ich bald gemerkt, dass mir ein längerfristiges Engagement ein Eingezwängt sein in ein zu funktionierendes „Zwang System“ nur Ärger, Unverständnis und ein großes Unbehagen bringt. Das war´s mir dann doch nicht wert. Es tat mir ehrlich leid – aber nur wegen der tollen Schülerinnen und Schüler. Die 4. Klässler, die ich zuletzt unterrichtet habe, schrieben mir eine Karte. Darauf stand: Lieber Herr Förschler! Wir konnten Ihnen ALLES erzählen. Danke!
Und auf einmal tut sich was Neues auf…
24.6.-5.7.24
Die Zeit hat es gebraucht, um nach dem Urlaub in Bahlingen anzukommen. Drei Wochen Sardinien waren prägend für Haut und Seele. Wir haben ja mitgenommen, was uns beschäftigte, konnten insularisch einiges regeln und entscheiden. Aber eben nicht alles. Zu Hause angekommen machten wir die Erfahrung: Probleme kann man durch räumlichen Abstand oft nicht lösen, aber zurück ändert sich die Einstellung zu ihnen. Unser Problem seit 2019 ist unsere Wohnung in der Burgstraße 5. Über ihr wurde – wie in allen anderen Wohnungen auch – statt einer Trittschall- eine Wärmedämmung eingebaut. Das macht das Wohnen darin fast unmöglich. Viele Jahre war die Wohnung über uns deshalb leergestanden. Letztes Jahr hat der Vermieter die Decke verstärkt und sie dann ab 1.10.23 vermietet. Seitdem leiden wir unter dem Trittschall. Dieses Problem hat uns also nach dem Urlaub wieder eingeholt. Aber wir agieren. Dazu gehörte auch dieser Brief an die Vermieter:
„Seit dem 1.10.2023 haben Sie Ihre Wohnung in der Burgstraße 5 vermietet. Seitdem ist unser tägliches Leben durch den fehlenden Trittschall durch das Lauf- und Bewegungsverhalten Ihrer Mieter stark beeinträchtigt. Stand heute ist es sogar nicht mehr zu ertragen. Es ist so weit, dass wir in unserer Wohnung dem Trittschall von oben ausweichen müssen, um einigermaßen Ruhe zu haben. Als wir kürzlich von einem Nachbar aus der Burgstraße besucht wurden, war er überrascht, wie stark er den Trittschall wahrnimmt. Er machte uns darauf aufmerksam, dass die Lampe und unser Büffet wackelten. Er meinte, dass unsere Wohnung nicht bewohnbar sei. Uns bleibt nichts anderes übrig, als in der Wohnung zurechtzukommen. Wir haben keine Möglichkeit, uns zurückzuziehen. Von einem guten Freund wurden wir darauf hingewiesen, dass dieser unser jetziger Zustand einer Bestimmung des Grundgesetzes zuwiderläuft, in dem die Unverletzlichkeit der Wohnung als Persönlichkeitsrecht und das Recht, „in Ruhe gelassen zu werden.“, garantiert werden. Im Grundgesetz (Artikel 13 Absatz 1) wird also bestimmt, dass niemand in seiner Privatsphäre gestört oder beeinträchtigt werden darf. Wird dagegen verstoßen, so ist das nach dem Strafgesetzbuch als Körperverletzung zu werten. Wir haben das auch mit unseren Ärzten besprochen und sie machten uns bei weiter anhaltender Trittschallstörung auf gravierende physische und psychische Erkrankungen aufmerksam. Das sei wissenschaftlich untersucht und bewiesen.
Wir verstehen, dass Sie nach über zwei Jahren Ihre Wohnung vermieten wollten. Sie haben mit dem Mietausfall von 46.000 Euro sehr viel Geld zu erstreiten. Außerdem sind Sie bei der Deckensanierung in Ihrer Wohnung in Vorleistung getreten. Unser Anwalt hat uns davon abgeraten.
Wir haben hin- und herüberlegt, was wir tun können. Dieser Brief an Sie gehört dazu. Wir möchten, dass Sie unsere prekäre Lage kennen. Sie wollten bestimmt nicht mit uns tauschen wollen. Wir möchten Ihnen zwei Vorschläge machen.
In der Hausordnung sind die Ruhezeiten wie folgt geregelt: Mittagsruhe von 13:30 – 14:30 Uhr und Nachtruhe ab 22:00 Uhr. Wir wären Ihnen sehr verbunden, wenn Sie Ihre Mieter auffordern würden, während dieser Zeiten ihr Lauf- und Bewegungsaktivitäten deutlich einzuschränken. Es kann nicht sein, dass wir unsere Schlaf- und Erholungszeiten nach unseren Obermietern richten müssen.
Des Weiteren wäre es aus unserer Sicht denkbar und für die Mieter zumutbar, mit dämmenden Hausschuhen in der Wohnung unterwegs zu sein und wo nötig, Teppiche auszulegen. Zumindest so lange, bis sich für unsere Wohnung eine befriedigende Lösung gefunden hat.
Es geht uns bei unseren Vorschlägen darum, dass Sie weiter Ihre Miete bekommen und wir einigermaßen ruhig leben können. Wir wären Ihnen also sehr verbunden, wenn Sie sich unsere Vorschläge zu eigen machen könnten.
Wir hoffen sehr auf Ihr Verständnis und Ihr Entgegenkommen.“
23.6.24
„Da schickt Gott den Nathan zu David. Beachte: Gott redet noch mit dem Sünder, er bricht den Kontakt nicht ab. Gott will David zurechtbringen, er will ihm heimleuchten, ihm vorausgehen, ihm den Weg zeigen. Nathan erzählt dem David ein Gleichnis, auf das David mit Empörung reagiert: «Dieser Kerl wird die Todesstrafe schmecken!» Man beachte: Das Rechtsempfinden des Sünders ist noch intakt. Nathan bestätigt: «Finde ich auch, nur – du bist dieser Mann!» Der Angeklagte spricht sich sein Urteil selber. Während Nathan noch nach dem Hinterausgang guckt, redet David sich nicht heraus. Sein Gewissen ist noch intakt. Nathan sagt David: «Du bist Goliath geworden. Alles, was du an Goliath verabscheut hast, bist du durch die Sünde geworden.» Die Szene endet im Gebet (Psalm 51): «Schaffe in mir, Gott, ein reines – ein ungeteiltes – Herz und gib mir einen neuen Geist, der deiner Gnade gewiss ist.» Merke: Ein Mann auf den Knien ist niemals unmännlich.“
Andreas Malessa (Anm.: Wird Schuld durch Reue gesühnt? Und wie steht es damit, dass ein König Ehebruch begeht, wo er doch Vorbild für das Volk sein sollte? Geht es um „männlich“ oder „menschlich“? Malessa teilt leider nicht mit, dass die Sünde des David eine systemische Konsequenz im Ergehen seiner Söhne hat. Demnach ist Schuld generationentoxisch – und das bleibt sie, solange Menschen sich an anderen vergehen…Ewald Förschler)
22.6.24
„Mächtig und reich geworden, liegt David gelangweilt auf dem Dach und bestellt die badende Bathseba zu sich, um mit ihr zu schlafen – obwohl sie die Ehefrau seines Feldherrn Urjia ist. Als Bathseba schwanger wird, gewährt David Urjia großzügig Heimaturlaub. Dieser aber bleibt aus Solidarität bei seinen Soldaten, was Plan B erforderlich macht: David befielt ein Himmelfahrtskommando, was unweigerlich zum Tod des gehörnten Urjia führt. Wenn die Empörung den Siedepunkt überschritten hat. Wie reagiert Gott? Soll David einfach davonkommen?“
Andreas Malessa
21.6.24
«Und es war ein Mann in Maron, der besaß ein großes Vermögen. Er hieß Nabal und seine Frau Abigail war von Verstand und schön von Angesicht.» Die Kalebiter sind beim Schafschurfest. «Als nun David hörte, dass Nabal seine Schafe schor…» Was folgt, ist eine Schutzgelderpressung in blumigen Worten. David umringen 400 bewaffnete Desperados (vgl. 1. Samuel 22). Nabals Antwort beweist, was für ein Depp er ist. Er beleidigt David grad dreifach: Wer ist David? Nie gehört! Es gibt so viele Knechte, die ihren Herren davongelaufen sind! Da sprach David zu seinen Männern: «Gürte ein jeder sein Schwert.» Konkret: Ein Massaker liegt in der Luft. Da eilt Abigail ohne das Wissen ihres Mannes Nabal, nimmt Brote, Schafe und Wein, Feigen und Rosinenkuchen, lädt alles auf Esel und eilt David entgegen. Man beachte die Speisenfolge! Abigail präsentiert sich sozusagen als Dessert: «Achte nicht auf meinen heillosen Mann, mein Herr. Mögen deine Feinde und alle, die dir übelwollen, wie Nabal werden. Gott hat dich davor bewahrt, in Blutschuld zu geraten. Und wenn Gott dir wohltun wird, so wollest du an deine Magd denken.» Durch die Blume: «Um das Ableben von Nabal kümmere ich mich.» David lässt sich
überzeugen, nimmt von einem ursprünglichen Plan Abstand und unterlässt das Massaker. (1. Samuel 25)
Andreas Malessa
20.6.24
„Elisabeth Valontaire: «Ob es für einen kleinen Jungen erstrebenswert ist, ein Mann zu werden, hängt davon ab, wie er seinen Vater und Großvater körperlich erlebt hat, ob die beiden Zugang zu ihrer Gefühlswelt hatten, ob er den Papa oder den Opa mal lachend und weinend, schwitzend und erschöpft, jubelnd vor Freude oder zitternd vor Angst erleben konnte.»
Als nach langen Kriegsjahren und politischen Wirren die heiligen Gerätschaften des Tempels (Bundeslade) endlich in Davids Heimat zurückgeführt werden und sich Frieden abzeichnet, tanzt der königliche Würdenträger fröhlich durch die Straßen der Hauptstadt. Seine Frau Michal schaut im doppelten Sinn auf ihren Mann herab und sagt – männlich argumentierend –: «Wie sieht das denn aus!» David argumentiert weiblich: «Ich schäme mich meiner Freudentränen nicht.» David legt eine Unbekümmertheit und eine Bereitschaft zu Verletzlichkeit an den Tag, die in der Postmoderne kaum mehr Platz hat.“
Andreas Malessa
19.6.24
„Oft zeichnen sich Männerbeziehungen durch Konkurrenz aus. Männerfreundschaft meint eigentlich eine tiefe, ehrliche Beziehung, in der es möglich ist, über sich und seine Gefühle zu reden. David hat einen Freund: «Da schloss Jonathan David in sein Herz und gewann ihn lieb wie sein eigenes Leben.» Von der Vergangenheit und Zukunft her sind die beiden komplett verschieden. Ihre Freundschaft aber hält den politischen und gesellschaftlichen Herausforderungen stand.“ (1. Samuel 18)
Andreas Malessa
18.6.24
„Die feindliche Armee der Philister schickt einen Riesen ins Rennen, weshalb der amtierende Feldherr Saul nie und nimmer auf den unscheinbaren David als möglichen Kämpfer gekommen wäre. David taucht nur an der Front auf, weil er seinen Brüdern etwas zu essen bringen will. Saul ist verzweifelt genug, um zu sagen: «Dann probier’s halt.» Saul denkt in männlichen Kategorien: Viel ist viel. Er staffiert den kleinen David mit Schwert, Panzerschild und Helm aus, worauf dieser sich nicht mehr bewegen kann. Während es Saul um Statussymbole geht, entscheidet sich David nicht für eine Materialschlacht, sondern für fünf Kieselsteine und einen Lederbeutel. Goliath unterschätzt den Gegner, lacht sich schlapp und sackt dann tödlich getroffen zusammen.
Was machte Goliath so hässlich und furchterregend? Was machte David so wütend? Woher bezog David seinen Kampfesmut und Siegeswillen? «Weil du Gott, den Herrn, den Hüter des Rechts, verhöhnt hast.» Die Missachtung Gottes macht David wütend.“ (1. Samuel 17)
Andreas Malessa
17.6.24
«Gott ist ein Verb: ‘Ich bin der immer mit dir sein Werdende.’»
Andreas Malessa
16.6.24
«Die Werbung mobilisiert unsere Wünsche, wer aber mobilisiert unseren Willen?»
Andreas Malessa
15.6.24
„Der Mensch sieht, was vor Augen ist, Gott aber sieht das Herz an.“ Wir leben in einer oberflächenfixierten Gesellschaft der Bilderflut. Nicht nur Frauen, inzwischen auch Männer bekommen je nach Aussehen bei Bewerbungsgesprächen mehr oder weniger Einstiegsgehalt angeboten. Männer über 1.80 und unter 75 kg haben beim Vorstellungsgespräch von vornherein bessere Chancen. Faktisch aber entsprechen 90% der Menschen nicht den gängigen Schönheitsidealen. In der Bibel läuft es anders. Dazu ein Beispiel aus 1. Samuel 16.
Der Prophet Samuel sucht als Headhunter für die Thronfolge Isai auf, der daraufhin seine Söhne aufmarschieren lässt. Samuel fragt Isai: «Hast du noch andere Söhne?» Worauf dieser antwortet: „Ja – einer ist noch bei den Schafen. Er heißt David.“ Was zeichnet David aus? Fürsorge und Betreuung Schutzbefohlener ist ihm wichtig. Eigenschaften eines Hirten: Fürsorglich, sanft, vorausschauend, zäh, mutig, umsichtig, verantwortungsvoll, fach- und sachkundig. Ein Hirte kalkuliert die zu wandernden Wegzeiten anhand der Kapazität seiner schwächsten Schafe. Ein Hirte muss seine Autorität nicht mit Imponiergehabe beanspruchen, weil er eine Autorität ist. Wer eine Autorität ist, muss nicht autoritär sein. Die Herde bewegt sich, wenn der Hirte vorausgeht. Der Hirte muss also wissen, wo er hinwill, und er muss tatsächlich verlässlich vorangehen. David wird von den Schafen weggeholt und von Samuel zum künftigen König von Israel gesalbt (d.h. nominiert).
Andreas Malessa (red. Ewald Förschler)
14.6.24
«Paulus hat für uns Jesus auf Europäisch übersetzt.»
Andreas Malessa
13.6.24
«Gottes Wort in Menschen Mund ist Teil seines Abstieges und seines Sich-uns-verständlich-Machens.»
Andreas Malessa
12.6.24
«Die Menschen im antiken Orient verstanden sich von der Sippe her: Ihre einzige Hoffnung war ein Weiterleben in den Weiterlebenden. Kinderlosigkeit kam damals einem Gestorben sein zu Lebzeiten gleich.»
Andreas Malessa
11.6.24
«Die Sünde entfremdet mich von mir, macht mich zu dem, der ich nie werden wollte.»
Andreas Malessa
10.6.24
«Der erste im Neuen Testament, der die Bibel wörtlich nimmt, ist der Teufel.» vgl. Matthäus 4
Andreas Malessa
9.6.24
«Nicht Kriegsflüchtlinge plündern die Staatskasse, sondern Steuerflüchtlinge.»
Andreas Malessa
8.6.24
«Ich will der Bibel vertrauen, weil sie meinen inneren Dialog mit dem Auferstandenen stimuliert und von Christus her ausgelegt wird.»
Andreas Malessa
7.6.24
«Die Bibel überzeugt nicht mit Argumenten, sondern mit Geschichten, die uns zu einem Vertrauensschritt animieren. Die Bibel kalibriert unseren inneren Kompass.»
Andreas Malessa
6.6.24
Wortraumschätze

  • Ich möchte nicht verzichten auf die Idee, dass diese Welt einen Ursprung hat. Einen Schöpfer, der uns ins Leben geliebt hat und mit dieser Schöpfung zum Ziel kommt. Aus Liebe wurden wir geboren. Liebe ist unsere Mutter.
  • Ich will die Zukunft nicht ohne diese Hoffnung denken und ich werde mich nicht auf das Diesseits vertrösten lassen. Gott wird unsere Tränen trocknen.
  • Ich bin zuhause im Christentum. Ein Haus, das wohnlich ist für mich; in das ich gerne einlade, auch wenn ich mich nicht in allen Zimmern gleich wohl fühle. Es ist für mich eine Art Villa Kunterbunt. Die Kleinen finden Platz. Wunder sind möglich. Es gibt eine Schatztruhe voller Goldstücke. Das ist mal ein schönes Bild für Gnade. Und es gibt dieses lindkrineske Urvertrauen: die Mama im Himmel ist immer da! Es gibt auch Tommies und Annikas. Willkommen! Es gibt auch Polizisten und Brüselise. Auch willkommen! Und es gibt die heilige Geistkraft. Und die hat manchmal rote Zöpfe.
  • Die große Erzählung von Jesus, dem Christus, gibt meinem Leben den Rhythmus. Ich feiere im Advent die Schönheit des Wartens. 24 Türchen zu öffnen in einer Welt, die so oft Türen zuschlägt. Ich liebe das Geheimnis von Weihnachten: das Heilige in der Mitte dieser Welt. Ja sogar die Jungfrauengeburt. Was für eine Entlastung! Wir schaffen uns nicht allein! Dass Jesus weiß, was es heißt, ein Mensch zu sein; dass er diese Welt kennt mit ihren vielen irritierenden Erfahrungen. Die Hingabe, das Widerständige, seine Empathie; dass er einseitig war, so ein Grenzgänger; präsent für die Armen und die Außenseiter; dass ich seinetwegen bei reich nicht zuerst an Geld denke, sondern an eine Gemeinschaft der Würde; dass er nicht über diese Erde stolziert ist, sondern sich tief in unser Leben eingegraben hat; ich teile die Überzeugung seiner Passion: freiwillig übernommenes Leiden hat verändernde Kraft. Ich schätze so sehr, dass das Christentum von seinem Wesen her nicht nur auf Glück aus ist; dass es weiß: kein Leben ist unverletzt. Es gibt kein Leben ohne Tragik, ohne Brüche, ohne „Warum, mein Gott?“, ohne Abgründe und Leiden. Und gerade darin zeigt sich Gottes Zuwendung. Eine gleichgültige Glücksreligion würde mich persönlich gar nicht interessieren. Oder anders gesagt: Ich würde ihr nicht trauen. Wer wäre ich ohne Ostern? Auferweckungsenergie. Diese gründliche Unterbrechung. Ich will nicht auf den 7. Tag verzichten. Jeder Sonntag erinnert mich wieder und wieder daran: die Liebe ist stärker als der Tod. Zu glauben, Gott zu vertrauen fasziniert und beseelt mich mehr als hoffen könnte. Gottesvertrauen ist für mich die Gegenbewegung zum Zynismus und ein Schutz vor Selbstüberschätzung. Und noch mal. Ich bin ausgesprochen verliebt in die Idee der Gnade. Das Recht, ein anderer Mensch zu werden. Voraussetzungslose neue Chance.
  • Ich bin sehr gerne Protestantin. Ich schätze die Mündigkeit und die Beteiligung, keinen Papst zu haben, sondern eine Anna Nicole oder Gremien und Umfragen. Oder wie es Dorothee Sölle sagt: „Evangelisch sein heißt, keinen Papst zu haben, sondern ein Buch.“ Ja, die Bibel. Diese großartige Erzählerin ist älter und weit weiser als wir. Diese durchgebeteten Worte. Dieses Buch, das die Natur Schöpfung nennt. Wir leben im Geliehenen. Ihre klare Entscheidung für die Armen; dass sie uns an unsere Wurzel erinnert. Ja, wir werden von einer Wurzel getragen. Wie wunderschön sie Wünsche äußert, die Bibel. Diese leise Stimme, die flüstert „Liebt unbedingt!“ Ich berge mich im Größeren. Ich brauche auch einen anderen Geist, weil der Zeitgeist mir so gerne seine Botschaft diktieren will. Abendmahl hilft mir, in dieser Welt auf Wandlung zu hoffen und zeigt mir, dass wir teilen können. Im Beten übe ich freie Meinungsäußerung, eine Sprache ohne Lüge und Zensur. Und jetzt sind wir am Ende des Kirchenjahres und ich freue mich über das Buch des Lebens. Es gibt einen Ort für unsere Toten. In Gott sind alle Lebensgeschichten bewahrt und werden bis ins Happy End erzählt. Ich bin gerne die Schwester von Jesus, dem Christus. Ich habe mich angefreundet damit, seinen Namen zu tragen – Christina. Er ist der charmante Komplize unserer Hoffnung.

So weit mal meine Liebeserklärung mit einigen Wortschätzen unserer Erzählgemeinschaft. Morgen ist Astrid Lindgrens Geburtstag. Die neueste Biographie über sie hat den Titel „Eine wie sie fehlt in dieser Zeit“. Ohne Kirche fehlt mir etwas. Mit Kirche fehlt mir erst recht etwas. Das ist das Schönste, was ich über Kirche sagen kann: In der Kirche wird meine Sehnsucht größer. In der Kirche wächst meine Hoffnung. Sie wird dort gefüttert. Morgen ist auch in 40 Tagen Weihnachten. 40 Tage ist in vielen spirituellen Traditionen eine besondere Zeitspanne. Auch so ein Schatz. Aber ich hatte nur 20 Minuten. Und die sind jetzt um. Ich bedanke mich sehr für Ihre Aufmerksamkeit.
5.6.24
Erzählraum-Erfahrung 2 – Warum in der Kirche sein?
Ich teile noch eine Erfahrung. Es war eine Lesung mit Navid Kermani. Er las aus einem Buch, in dem ein Vater Abend für Abend seiner Tochter erzählt von seiner eigenen und dann überhaupt von Gott, von der Liebe, vom Tod, von Zweifeln, vom Beten und von Moral, von Spenden und Verzichten und vom Schutz der Schöpfung. Und dann sagte er: „Bei der Religion muss es doch auch noch um etwas anderes gehen als um Moral. Nicht nur darum, gute Menschen zu sein. Religion soll wohl heute die richtige Meinung vertreten. Aber darauf, dass man Flüchtlingen hilft, kann man schon selber kommen. Dazu braucht man keine Religion. Es steht in den heiligen Texten. Nur bei Religion geht es nicht nur um das, was uns der gesunde Menschenverstand sowieso sagt.“ Dann kam aus dem Publikum eine Frage: „Braucht es für den Glauben eine Gemeinde?“ Kann man sich ja fragen. Und Kermani antwortete: „Nun! Es braucht mindestens eine Sprache.“ – „Allerspätestens bei einer Beerdigung merken wir, wie verloren wir wären, wenn wir keine Worte hätten; wenn wir nicht eingeübt hätten, wie wir unsere Toten begraben. Sollen wir uns das selbst ausdenken? Ist es nicht gut, dass hunderte Jahre Menschheit uns Worte, Gesten und Symbole hinterließen?“ Ich zitiere noch einen Wortfreund, Fulbert Steffensky. Er sagt: „Es könnte sein, dass wir als Kirche, um der Gesellschaft einzuleuchten, nur noch das erzählen, was ihr sowieso einleuchtet. Die Gefahr ist, dass wir bei den Sagbarkeiten bleiben aus eigener Glaubensschwäche. Dass wir uns darauf beschränken, das aus der Bibel herauszulesen, was man mit menschlicher Stimme sagen kann: ein bisschen Moral und ein bisschen Menschlichkeit. Moral und Menschlichkeit sind viel. Aber die Bibel ist das Buch, das Gott und Christus nennt.“ Ich persönlich sage das so: Mitglied in einer Partei bin ich, weil ich das vernünftig finde, weil wir Moral und Menschlichkeit brauchen. Mitglied in der evangelischen Kirche bin ich, weil ich Kraft brauche für Moral und Menschlichkeit. Mitglied in einer Partei bin ich geworden angesichts der großen Krisen unserer Zeit – vor allem wegen der Sorge um das Klima und um die offene Gesellschaft. Mitglied in der evangelischen Kirche bin ich geblieben, weil ich in den großen Krisen Kraft brauche, die über mich hinausgeht. Ich brauche mehr, als ich beweisen kann und selber leisten, etwas ganz anderes: Gott, die Ewige, die Treue, Güte ohne Ende. Ich brauche Zeit, von einer anderen Welt zu träumen. Hoffnung, Zuversicht und eine Gemeinschaft, die diese Schätze erinnert und feiert, weil es Dinge gibt, die wir nicht sehen, die aber ändern, wie wir die Dinge sehen.
Und daher teile ich noch eine paar Glaubenssätze mit Ihnen. Ein paar Wortschätze. Es ist eine Art Liebeserklärung.
4.6.24
Hinter dem Ofen ist kein guter Ort
Verehrte, engagierte Geschwister! Menschenskinder! Zeigen wir, was wir haben. Ja, mit Respekt, mit Neugier, mit Toleranz. Aber bitte, liebe Kirche! Teile deine Wortschätze! Unsere Schätze – teilen wir sie! Die Schönheit unseres Gottvertrauens, die großen Grundsätze und die Bilder dieser Hoffnung und Haltungen, die Geschichten, die dazugehören: weiße Taube, weiß wie Schnee, Regenbogen, Sterne, Wind, ein Kind, Wolf und Lamm gemeinsam, Esel und Eselinnen auch, Brunnen, Brot, Lilien, lange Tafeln mit Gästen aus allen Himmelsrichtungen, Schwerter, die zum Pflug werden. Caroline Emke nennt die biblischen Texte so schön „ein Kernreservoir“. Ich sage gerne Urgut.
3.6.24
Arten der Sprachlosigkeit
Manchmal sind wir sprachlos. Das ist in dieser Welt angemessen. Es gibt diese feine Sorte „Sprachlosigkeit“, die erst mal mitweint und direkt rät oder erklärt oder Gott verteidigt. Es gibt aber auch eine „Sprachlosigkeit“, die mit Scham oder Scheu zu tun hat. „Ich kann mich zu innersten Haltungen nicht äußern. Ich will nicht sichtbar werden.“
Es gibt auch eine Sprachlosigkeit, die mit Leere zu tun hat. Es ist einfach nichts da. Und da wird bei einer Idee wie der Jungfrauengeburt müde gelächelt („Das ist ja so eine peinliche Idee: Geboren von der Jungfrau Maria!“). Weil der Schatz hinter dieser Idee nicht erobert wurde: dass wir uns nicht uns selbst verdanken; dass das Leben immer ein Wunder ist; dass ich zu meinem Gottvertrauen gekommen bin wie die Jungfrau zum Kind. Wir nennen das Gnade. Und das ist auch echt ein altes Wort und wirklich nicht leicht verständlich, auch wenn es sehr evangelisch ist. Es wie Gott, ein Fremdwort, das übersetzt werden will. Gnade ist schwer zu verstehen und gleichzeitig kennen so viele das Gegenteil in unserer so gnadenlosen Zeit, die Gnade so dringend braucht: Solidarität, Wohlwollen, Gütekraft, bedingungslose Empathie. Gnade für die Schule beim Mobbing, für die lange Schlange bei der Tafel, fürs Regieren, für die Politik, umgeben von Einschaltquoten und Hochrechnungen. Und für euch, hohe Synode, für eure großen Themen. Gnade. Unsere Welt braucht diese Kraft. Unsere säkulare Gesellschaft braucht eine Kirche, die noch von dieser anderen Kraft weiß – und von ihr erzählt. Unsere Zeit mit ihren unsäglichen Nachrichten will doch wissen, was hält uns und unser Zusammenleben. Woher kommen die Ideen und die Kraft, sie auch zu leben? Ja – woher nehmen, wenn nicht lesen? Die Weisungen der Bibel jedenfalls bieten Ideen – gemeinsam mit anderen großen Texten.
2.6.24
Freiheit des Sprechens
So! Aber niemand muss erzählen. Alle sind eingeladen ans Lagerfeuer. Niemand muss predigen oder öffentlich sprechen, Rechenschaft ablegen von seinem Glauben. Ich höre immer wieder, dass es schwerfällt, über das eigene Vertrauen zu sprechen, Gott vertrauen. Die gute Nachricht ist: Wir sind nicht gezwungen. Wir dürfen uns äußern. Es ist ein Recht. Es ist ein Privileg. Es ist nicht selbstverständlich weltweit gesehen. Es gibt hier kein Redeverbot, auch wenn das immer wieder mal behauptet wird. Widerspruch ist erlaubt und sogar erwünscht und wird gebraucht. Die Demokratie braucht Worte. Menschen brauchen Worte. Und die Worte brauchen Freiheit: Redefreiheit, Meinungsfreiheit, Versammlungsfreiheit, Religionsfreiheit – und sie sind alle da!
1.6.24
Geschenkte Gewissheit
Und ich glaube, das ist ein Geschenk, das die Christenheit, die Kirche unserer Zeit machen kann, dass da Raum ist mitten in den vielen Krisen, einen Moment still zu sein als Suchende, das Müssen zu lassen, das „Ich weiß, wie´s geht!“, zu erzählen, zu fragen, zu teilen, zu klagen, auch die Trauer gutzuheißen um vertane Jahre und verpasste Chancen, zuzugeben auch, dass wir manchmal ohnmächtig fühlen, dass wir ratlos sind. Die Kirche könnte für eine Erlaubnis einstehen: Wir sind verletzlich! Wir sind sprachlos! Wir sind überfordert! Verletzlich wie unsere Erde, wie unsere Demokratie, wie unsere Vorfahren und unsere Kinder, wie Jesus verletzlich war und verwundet und gerade da zeigte sich Gott. Da wurde Ostern ein Wunder für die Wunden. Das ist eine Kirche, die ich lieben kann: eine Anlaufstelle, ein Kraftort, wo Platz ist für Gespräch, ein Erzählraum mit gedeckten Tischen, ein Netzwerk für Initiativen vor Ort, ein Netzwerk, ansprechbar und – ja! – sie spricht auch von Hoffnung, von Auferweckungsenergie, von Unterbrechung.  Ich erlebe eine Scheu vor Gewissheiten. Ein Misstrauen gegenüber Autoritäten. Ich erlebe auch eine Sehnsucht nach Verbundenheit, Gemeinschaft wie ein Lagerfeuer. Was nicht erzählt wird, trennt. Doch wenn ein Ich erzählt, ein Mensch sich traut und seine Sicht beim Namen nennt und ein anderer merkt, dass er das kennt – das ist ein heiliger Moment – das Lagerfeuer brennt. Und damit wir nicht nur unser Echo hören, müssen auch die erzählen, die uns stören. In unseren Erzählraum mischte sich immer wieder diese andere Stimme ein. Sie kam z.B. aus Psalmen, aus uralten Erzählungen, die von Hoffnung wussten, von Trotz und Trost, von einer Liebe, die stärker ist als der Tod. Sie inspirierte unser Hören und begleitete es. Auch der letzte Kirchentag wurde mit einem großen Lagerfeuer verglichen. Ich erinnere mich gerne an diese Tage. Wenn der Rechtsruck dieser Tage unsere Kehle zuschnürt, erinnere ich mich: da gibt es eine evangelische Bewegung und im Rücken eine große Institution, die sich nicht Rechtsaußen einschmeichelt, die klar dasteht gegen das Eklig sein, für das Menschlich sein.
31.5.24
Erzählraum-Erfahrung 1 – Reden ist Gold!
Ich erlaube mir, eine Erfahrung zu teilen. In der Zeit, als wir in der Pandemie nicht live Gottesdienst feiern konnten, hat meine Gemeinde gesagt: Wir brauchen jetzt Erzählräume. Wir müssen einander zuhören. Und die Gemeinde wurde ein Treffpunkt für Geschichten. Wie wir die Pandemie erlebt haben als Singles, als Alleinerziehende, WGs, als Familien, mit kleinen oder schulpflichtigen oder großen Kindern, als Krankenschwester, Freiberufler, Lehrer, Therapeut, Journalistin, als Großeltern. Wir hörten lauter Beispiele, die wir nicht kannten. Wir erzählten, was wir vermisst hatten: das Singen, eine angemessene Beerdigung. Auch was uns geschenkt wurde: das Summen, eine Lesung aus Indien, Entdeckungen, dass die Schwester gut Haare schneiden kann und wie lieb die Natur uns half, beweglich zu bleiben. Wir hörten Sätze wie: Mich hat seit Monaten niemand umarmt. Und: Ich habe so viel mehr von meiner Familie mitbekommen. Die Kinder erzählten und die Jugendlichen von dem, was nicht nachgeholt werden kann: Klassenfahrten, Abiball. Zitat: „Ich habe echt die Schule vermisst.“ Und: „Corona würd´ich gern verkloppen!“. Wir hörten auch Geschichten von weiter weg. Die Pfarrerin der Partnergemeinde von Norditalien musste so viele Menschen beerdigen. In Indien fehlte Sauerstoff. Diese Erzählräume zu haben war wundervoll. In alten Mauern, in umbeteten Raum entstand aus Zuhören Zugehörigkeit.
30.5.24
Worte der Hoffnung
Menschen brauchen Worte. Und von Zeit zu Zeit sollten sie hören, sollten wir hören. Weg vom Trubel, in der Stille des Herzens etwa, am Morgen mit Blick in den Himmel erinnern: Wir sind nicht allein. Sollten wir hören: Fürchte dich nicht! Friede sei mit dir! Das verleiht einem beginnenden Tag ein graziöses Vorzeichen.
29.5.24
Das Sprechen braucht das Hören
Menschen brauchen Worte. Und die Worte brauchen das Hören. Und das Hören braucht Aufmerksamkeit. Ich persönlich habe noch nie Gottes Stimme vernommen. Und ich frage mich, was ich eigentlich höre, wo ich weghöre, wer mein Ohr haben darf, wem ich vielleicht – Gott bewahre! – gehorche. Der Prophet Elia hört etwas – Gott!? – wie das Rauschen eines leisen Wehens. Um das wahrzunehmen brauchte es Stille. Ich finde, das ist eine schöne Spur. Im Hebräischen haben Wüste=midba und das Wort dabar und sprechen medabar dieselbe Wortwurzel. Für mich heißt das: im Lärm und im Getöse und allen Nachrichten hört das Vertrauen noch eine andere Stimme. In der Wüste des eigenen Herzens hört es die alten Worte des Vertrauens. Ja! Wer hat uns etwas zu sagen? Wer darf uns etwas sagen? Unsere Lieben natürlich. Die Kinder hoffentlich. Die Erde hoffentlich. Und in dem allem, darunter und darüber ist eine Stimme, die noch etwas anderes weiß, überliefert in der Bibel, die der Hoffnung immer wieder das Wort gibt.
28.5.24
In den folgenden Tagen möchte ich eine Rede von Christina Brudereck wiedergeben, die sie auf der Herbsttagung der EKD 2023 zum Thema „Wortschätze teilen“ gehalten hat. Hier der erste Teil:
Vom Sinn der Worte
Menschen brauchen Worte. Und die Worte brauchen die Menschen. Menschen wollen sprechen und angesprochen werden. Ich wusste gar nicht so recht, wie ich Sie ansprechen soll. Menschenskinder hätte ich am liebsten gesagt…Das Christentum ist nicht zu denken ohne das Wort. Es ist eine verbale Kultur. Ausgesprochen verbal sind wir Evangelischen, die Sola-Scriptura-Leute. Mit sind mit unserer Wurzel, dem Judentum, eine Erzählgemeinschaft. Es ist da zu lesen: Mit Worten schuf Gott die Welt, rief sie ins Leben. Worte schaffen etwas. Unsere Sprache kann schön sein, sogar Liebe erklären. Sie kann hässlich sein, Hass und Gewalt auslösen, beschweren und verletzen. Sie kann missverständlich sein und unverständlich. Die Sprache des Glaubens, wie über Gott gesprochen wird, kann unpassend sein, irrelevant, weltfremd, belanglos. Sie kann phrasig sein und peinlich. Was noch einmal etwas anderes ist, als dass es uns peinlich ist, über unser Gottvertrauen zu sprechen, etwas über Gott zu sagen. Ich verstehe das. Vertrauen ist persönlich, will gerne dezent sein, sich in sicherem Rahmen äußern. Gleichzeitig finde ich es wenn nicht schlimm, so doch ausgesprochen schade, wenn wir nicht von Gottvertrauen sprechen. Ich bin überzeugt, dass es die Sprache des Glaubens braucht. Dass unsere Welt, unsere Gesellschaft, unsere Demokratie sie brauchen – die Worte, die Bilder unseres Gottvertrauens. Unser Auftrag ist es, für andere dazu sein und von Gott zu erzählen. Ja, der Glaube zeigt sich „in der Tat“. In der liebevollen Tat zeigt sich Gott ganz klar. Nicht nur in Predigt, Andacht, Feier. Es braucht auch praktisch Nächstenliebe. Denn Worte sind ja gut, aber Hühner legen Eier. Aber auch das: wenn wir nicht erzählen, entsteht ein Vakuum. Und irgendwer wird es füllen mit anderen Worten, Werten und Bildern. Und das macht mir inzwischen richtig Angst. Und ich finde es doch nicht nur schade. Ich finde es schlimm, wenn wir nicht erzählen. Es heißt aber nun: der Glaube kommt aus der Predigt. Das schreibt Paulus in einem Brief an die Gemeinde in Rom. Anders ausgedrückt: Gottvertrauen erwächst aus dem Hören auf die Verkündigung. Gottvertrauen beginnt mit dem Hören, mit Aufmerksamkeit. Schema Israel! Höre Israel! heißt es im berühmtesten jüdischen Gebet. Es heißt nicht: Sprich Israel! Es heißt auch nicht: Tu etwas! Nicht zuerst. Und das Schema wird täglich gebetet. Oft sind es die letzten Worte, die ein Mensch jüdischen Glaubens flüstert.
27.5.24
Sie hat mich beeindruckt. Schon vor dem Gottesdienst in Gundelfingen reagierte sie auf die Begrüßung von mir, einer Kirchenältesten und der Kirchendienerin mit den Worten: „So liebe Menschen hier!“ Sie nahm vorne Platz. Nach dem Abendmahl saß sie gerührt in der Bank und weinte. Nach dem Gottesdienst kam sie auf mich zu und bedankte sich dafür, dass ich den Predigttext Epheser 1,3-14 ausgelegt habe. „Wissen Sie! Ich lese jeden Morgen die Losungen. Und am Sonntag lese ich den Predigttext. Dann bin ich vorbereitet auf die Predigt. Ich bin immer so enttäuscht, wenn ein anderer Bibeltext ausgelegt wird.“ Sie ist 91 Jahre alt. Und die Kirche ist gerettet, wenn die Predigenden sich den Bibeltexten stellen würden, die gegeben sind.
26.5.24
Ich war in Gundelfingen und war dort verantwortlich für einen Gottesdienst mit Abendmahl. Ich habe in der zurückliegenden Woche lange mit mir gekämpft, ob ich den vorgeschriebenen Predigttext Epheser 1,3-14 nehmen soll oder nicht. Ich weiß nicht, aus welchem Grund ich es nicht tat. Gewohnheit? Pflichtbewusstsein? Wirken des Geistes?
25.5.24
Wer bin ich als Pensionär? Einer sagte mir mal, als die Pension anstand: Bald bist du Privatier! Fast hätte ich es geglaubt. Gekommen ist es anders. Hätte es auch anders kommen können?
24.5.24
Es ist ein Zwiespalt, in dem ich stecke. Wenn ich einen Gottesdienst besuche – wer bin ich dann? Hörer, Pfarrer, Analyst, Kollege, Mensch..? Was mache ich mit meinen Gefühlen, wenn ich vor einem Impuls stehe, dass ich am liebsten den Kirchenraum verlassen möchte, weil ich das, was da vorne geschieht, nicht mehr ertragen kann?
23.5.24
Mit dem Kind sein verbunden ist vor allem die Tatsache, dass etwas mit Kindern geschieht. Sie werden gezeugt, geboren, erzogen, gewickelt, gefüttert, getragen, geschlagen, angezogen, erzogen, geführt, verführt, missbraucht…Und dann geschah das hier:
Und sie brachten Kinder zu ihm, damit er sie anrühre. Die Jünger aber fuhren sie an. Als es aber Jesus sah, wurde er unwillig und sprach zu ihnen: Lasset die Kinder zu mir kommen und wehret ihnen nicht, denn solchen gehört das Reich Gottes. Wahrlich, ich sage euch: Wer das Reich Gottes nicht empfängt wie ein Kind, der wird nicht hineinkommen. Und er herzte sie und legte die Hände auf sie und segnete sie. 
Es sind Erwachsene, die die Kinder bringen. Spielt aber keine Rolle. Die Kinder werden nicht näher klassifiziert. Es sind Kinder. Es sind Menschen. In der Antike waren Kinder keine Menschen. Hier schon. Dass Jesus sie berühren soll deutet darauf hin, dass die 1-3 Jahre alten Kinder krank waren. Nur um einen Segen zu empfangen hätte sich die Mühe nicht gelohnt, sie zu Jesus zu bringen. Segnen konnte auch ein Priester. Und dann geschieht etwas. Die, mit denen immer etwas gemacht wurde, laufen auf Jesus zu. Die Jünger Jesu herrschten aber die Kinder an. Da platzte Jesus der Kragen und er stellte seine Jünger in den Senkel. „Lasst sie zu mir kommen!“, heißt dann auch, dieses kleine Wunder zu bestaunen, dass die Kinder eigeninitiativ geworden sind. Ihnen gehört das Reich Gottes, also die Welt, die Jesus gepredigt hat. Allen Kindern dieser Erde gehört die Welt Gottes. Ausnahmslos alle Kinder dieser Erde sind Eigentümer des Reiches Gottes. Und jetzt sollen die Erwachsenen mal beweisen, wie sie da hineinkommen mit ihrem Stolz, ihrem Imponiergehabe und ihren unseligen Diskussionen, Bewertungen und Urteilen. Sie müssten sich nämlich von den Eigentümern des Reiches Gottes beschenken lassen und ihnen danke sagen – den Kindern! Und dann heilt Jesus die Wunden, die die Erwachsenen den Kindern schon zugefügt haben.
Vom 2.-22.5.24 hat sich das Tagebuch ausgeruht
01.05.24
Ich habe gestern Brot gekauft. Gegenüber der Bäckerei liegt die italienische Eisdiele. Und schon winkten mir ein paar Viertklässlerinnen. Sie genossen das Eis. Die eine erzählte mir, sie habe Mango am liebsten, der anderen sah man schon an der Bräunung der Mundwinkel an, dass sie Schokolade bevorzugte. Wir flachsten herum. Bis mir das Schokomädchen erzählte, sie freue sich auf den kommenden Sonntag. Sie habe da ihren 10. Geburtstag. „Stell dir vor: 5.5.24. Und nächstes Jahr habe ich am 5.5.25 den 11. Geburtstag.“ – „Wow!“, sagte ich und stellte ihr und den beiden anderen eine Rechenaufgabe: „Wie alt bist du, wenn du am 5.5.55 Geburtstag hast?“ Die Drei schauten mich mit offenen Mündern an. „41.“ – „Richtig!“, erwiderte ich. Und mir fiel ein, dass so eine Zukunftsschau was ganz anderes ist als die Unterweltsszenarien, mit denen man Tag für Tag konfrontiert wird.
30.4.24
Nach dem Autopilot und der Effektivität kommt das Mehr auf der Stufe des Selbstgewahrseins. Fragte die Effektivität noch danach, wie wir mehr von unseren Wünschen verwirklichen können. geht es beim Selbstgewahrsein um die Fragen: „Was wollen wir wirklich?“ – „Was wünschen wir uns eigentlich?“ – „Wohin sind wir unterwegs?“
29.4.24
Es muss mehr geben. Und es gibt mehr. Kerstin suchte nach diesem Mehr. Sie war eine Schönheit. Ich habe sie auf einer Freizeit kennengelernt. Sie war Teilnehmende und ich Betreuer. Es gibt ein Bild, auf dem wir beide mit anderen zu sehen sind. Es wäre was aus uns geworden, wenn nicht so ein Schlaule von Oberbetreuer den belehrenden Satz hätte fallen lassen: „Zwischen Betreuer und Teilnehmer darf nichts passieren!“ Ich habe noch einen Brief von ihr, in dem sie verzweifelt von ihren schulischen Problemen erzählt. Sie wohnte nicht weg von mir. Wir hätten uns treffen können. Doch es kam nicht dazu.
28.4.24
Der Himmel singt und klingt – Sonntag Kantate…(Predigt zu Offenbarung 15,2-4 unter „Predigten“)
27.4.24
Es muss mehr geben. Der Mensch ist ein Suchender.

  • Sucht er an der falschen Stelle…
  • Bekommt er die falschen Antworten auf seine guten Fragen…
  • Nimmt er seine Unzufriedenheit nicht ernst…
  • Tut er sein Suchen mit „Nichtigkeit“ ab…
  • etc.

…dann wird der Suchende zum Süchtigen. Die Angebotspalette ist groß, zumal in einer überfütterten Gesellschaft wie unserer. Man sagt, dass am Bahlinger Baggersee Drogen gekauft werden können. Ich trauere heute noch um Kerstin. Sie erstickte in schulischen Problemen. Als ich sie nach Jahren besuchen wollte, öffnete die Mutter. Als ich sie nach Kerstin fragte, starrte sie mich mit großen Augen an und sagte: „Kerstin ist an einer Oberdosis Heroin gestorben.“ Drehte sich um und schlug die Tür zu…
26.4.24
Nur so machen und weitermachen wie bisher. Wird über kurz oder lang öde. Das Leben erschöpft sich im Immergleichen. Hebt man es auf die Stufe der Effektivität, wird es dem Nützlichen unterworfen. Wie sollen sich in dieser Zwangsjacke sensible Werte entwickeln und entfalten können? Wie Liebe, Freundschaft, Zärtlichkeit? Die können doch nur auf der Strecke bleiben.
25.4.24
Nach der Oberfläche bzw. dem oberflächlichen Leben kommt die Effektivität. Hier beginnt das Fragen: Trägt unser Handeln das ein, was wir wollen? Das Tun des Lebens wird „in Frage gestellt“. Dieses Frage ist die nach der Effektivität des Tuns und damit des Optimierungsdenkens. Das „Immer so“ hat ausgedient. Das 21. Jahrhundert hat die Effektivität zum Mythos erklärt. Doch wird das reichen? Muss es nicht mehr geben?
24.4.24
Autopilot ist die Oberflächenschicht des Lebens. Hier fragen die Menschen nicht, warum sie tun, was sie tun. Sie machen es einfach. Der Großteil des Lebens geschieht reflexhaft, weil über das eigene Tun nicht nachgedacht wird. Sokrates nennt das ein „Leben ohne Selbsterforschung“. Solch ein Leben sei es nicht wert, gelebt zu werden.
23.4.24
Wie geht es Menschen, die im Modus des Autopiloten sind? Die ein frag-loses Leben führen und deren Lebensmaxime lautet: Wir tun, was wir tun, weil wir das immer so machen.?
22.4.24
Man sollte mal Marcel Proust lesen („Auf der Suche nach der verlorenen Zeit“). 4000 Seiten in 6 Bänden. Weltliteratur. Erst hat er gelebt, dann geschrieben. Die Erzählung über „Madeleine“ war Thema bei unserem „Literarischen Menu“ am Samstagabend. Ein vielschichtiger Text, der einiges in sich hat. Mir hat es Lust bereitet, in diesen Text hineinzusteigen. Das hat mich am meisten fasziniert: Proust spricht vom „Ende der Menschen und der Dinge“. Eigentlich müsste dann alles weg sein. Doch für ihn halten „Geschmack“ und „Geruch“ als personalisierte Seelen das Gebäude der Erinnerung wach. Das ist für mich ein Hinweis auf ein „sinnvolles Leben“, also ein Leben mit allen uns gegebenen Sinnen. Sie sind Gaben des Unsichtbaren und verweisen damit auf die Ewigkeit.
21.4.24
Sonntag Jubilate (siehe Psalm 66) und ich habe trauernde Angehörige vor mir! Das ist immer richtig schwierig und anstrengend. Ich bin dann trotzdem bei meiner Predigt geblieben (siehe unter „Predigten“).
20.4.24
Eine so noch nicht dagewesene Todesanzeige vom 19.4.24 lautet wie folgt: DAS LETZTE SPIEL KENNT KEIN UNENTSCHIEDEN…Platzverweis für Markus Koch! Fassungslos bleiben am Spielfeldrand zurück…
Ist das Leben ein Spiel? Wie weit sind Vergleiche aus dem Reich des Fußballs hilfreich für die Bewältigung eines Abschieds? Siehe auch den Beitrag vom 8.2.2024!
19.4.24
Die Selbstbestimmung pflegt die Frage: „Was wollen wir wirklich?“ Die meisten Menschen kommen erst gar nicht in die Nähe dieser Frage, weil sich ihr Leben zwischen Alltag und Effizienz ihres Tuns zerreibt. Und ein zweiwöchiger Urlaub ist zu kurz, um diese Frage in ihrer Tiefe und Weite zu erfassen. „Was will ich wirklich?“ Die Frage zielt also auf das Mehr des Wollens und damit zielt sie auf die Elemente des Lebens, die die elementare  Bedürfnisbefriedigung übersteigen. Sie fragt nach dem Sinn des Lebens als eine Frage des modernen Menschen. Doch ich frage mich: Wie kann ich herausfinden, was ich wirklich will? Im Wort „Selbstbestimmung“ steckt das Wort „Stimme“. Warum nur sind wir so stumm, wenn es darum geht herauszufinden, was wir wirklich wollen? Wo ist unsere Stimme? Was wollen wir aussprechen? Wann wollen wir sagen, was uns wichtig ist? Wie stehe ich zu meiner Stimme? Wann gebe ich dem, was ich wirklich will, eine Stimme? Welches ist mein Wort aus mir heraus?
18.4.24
Es gibt zwei Bereiche, die das Leben betreffen. Den Bereich „Aktion“ und „Reflexion“. Diese beiden Bereiche haben wiederum zwei Ebenen. Die „Aktion“ hat die Ebenen „Autopilot“ und „Effektivität“. Die „Reflexion“ hat die Ebenen „Selbstgewahrsein“ und „Selbsttranszendenz“. Die Selbstbestimmung ordne ich der Ebene „Selbstgewahrsein“ zu und damit der Frage: Was wollen wir wirklich? Diese Frage bei sich zu tragen ist ungemein wichtig. Denn sie schützt vor Übergriffen und macht diese bewusst. Es ist jedem Menschen zu wünschen, dass er diese Bewusstseinsebene erreicht. Doch da gibt es noch eine höhere Ebene im Bereich „Reflexion“. Davon morgen!
17.4.24
Abtreibung bestrafen? Homosexualität bestrafen? Warum eigentlich? Woher kommt Strafe? Strafe ist die Reaktion eines Systems auf eine Systemvergehen. Jedes System wird von moralischen Werten bestimmt, die in der Regel religiös begründet werden. Jedes System braucht Werte, sonst endet es in der Anarchie. Wenn jetzt die Straffreiheit für Abtreibung gefordert wird, stellt sich dieselbe Frage. Woher kommt diese Forderung? Was hat sich im System geändert, dass sie nicht mehr bestraft werden soll? Es hat sich ein Wert verschoben von der religiösen Moral zur psychologischen Werteskala. Und dort steht die Selbstbestimmung ganz oben. Die kann nicht bestraft werden. Sie verlangt nach Straffreiheit, weil nicht bestraft werden kann, was die Selbstbestimmung will. Doch wie weit kann und darf Selbstbestimmung gehen? Ist sie der neue, alles regelnde moralische Wert? Und was ihr nicht entspricht wird in Zukunft bestraft?
16.4.24
Wüstenzeit ist Versuchungszeit. Die Evangelisten wollen mit der Versuchungsgeschichte in der Wüste zeigen, wie sattelfest man sein muss, um da gut durch- und rauszukommen. Es geht also um die Basis des Glaubens. Die Antworten Jesu auf die Angebotspalette des Versuchers stammen allesamt aus dem 5. Buch Mose, also der Thora. Der Grundstein für das Gewachsensein in Extremsituationen wird in der Kindheit gelegt. Hören, Lernen, Wissen, Gewissheit, Bewusstsein, Selbstbewusstein, Gottesbewusstsein sind die Reifungsstationen.
15.4.24
„Und führe uns nicht in Versuchung.“ Kürzer geht´s nicht. Es ist die letzte Bitte, die Jesus den Jüngern für ihr Gebetsleben mitgibt. Die Bitte ist genauso gemeint. Wer meint, sie müsse abgewandelt werden, damit sie passt, vergeht sich an ihr. Es gibt nämlich Leute, die meinen, Jesus hätte die Bitte so gemeint: und führe uns in der Versuchung. Das ist völlig daneben. Wer soll denn in eine Versuchungssituation führen? Und wenn ich schwach werde, soll´s Gott dann mal wieder richten? So läuft das leider nicht. Die Bitte Jesu ist nicht an den „üblichen“ Gott gerichtet, sondern an seinen Abbá=Papa. Und das zum ersten Mal in der Geschichte Israels. Jesus kannte die klassischen Versuchsgeschichten der jüdischen Bibel (Abraham und Hiob) und wusste um die Zerbrechlichkeit des Glaubens. Sein Gott aber, sein Abbá, soll uns vor solch einer Situation bewahren. Denn dem Gott Jesu fehlt jede Anwandlung von Zynismus.
14.4.24
Es gibt zwei Räume, in denen der Mensch sich nicht belügen kann oder muss. Das ist das Selbstgespräch und das Gebet. Selten findet sich beides in einem. Doch im Psalm 23, der am heutigen Sonntag Misericordias Domini im Mittelpunkt steht, ist es so. Der Psalmbeter beginnt mit den Worten: „Der Herr ist mein Hirte…“ Und plötzlich wechselt er in: „Du bist bei mir…“ Am Ende wechselt er dann weiter in: „Gutes und Barmherzigkeit…“ Man könnte also den Psalm 23 als Paradebeispiel nehmen für den fließenden Übergang von Selbstgespräch in Gebet und von Gebet zurück ins Selbstgespräch. Beide brauchen sich. Beides sind Räume der Ehrlichkeit.
13.4.24
WorthausPlus gestern in Bahlingen zum Thema „Schuld macht Gefühle“. Welche Gefühle sind das? Scham, Wut, Verstecken, Depression, Selbstabwertung. Schuld macht klein. Jesus ordnet das Thema „Schuld“ systemisch ein. Er lässt dem stets schuldig werdenden Menschen seine Würde, indem er ihn vor Gott „Kind“ sein lässt. Er legt ihm die Bitte „Vergib“ ans Herzen. Dadurch muss kein Mensch an seiner Schuld zerbrechen, weil er die aller Schuld vorausgehenden Liebe Gottes zu ihm erkennt und in ihr leben darf. Sodann ist der so in der Vergebung Gottes geborgene Mensch selbst auf seine Weise „Gott“, indem er fähig wird, anderen zu vergeben. Und das heißt in erster Linie: sich frei machen von Gefühlen wie Wut, Rache, Vergeltung und chronische Vorwürfe. Der vergebende Mensch ist der frei (gewordene) Mensch. Im Unterschied zum Versöhnen geschieht das Vergeben im Inneren ohne das entsprechende Gegenüber. Das Vergeben lernen ist ein Selbstbefreiungsakt. So gesehen hatte Jesus mit der Bitte im Vaterunser „Vergib uns unserer Schuld wie auch wir vergeben unseren Schuldigern“ die seelische Gesundheit der Menschheit im Blick.
12.4.24
Josef hat Jesus den „barmherzigen“ Gott weitergegeben. Er hat ihn gelehrt, ihn Abbá=Papa zu nennen. Und das zum ersten Mal in der Gebetsgeschichte Israels ohne „Beiwerk“ wie „Lieber“ oder „in den Himmeln“ o.ä. So hat es Jesus seinen Jüngern weitergegeben in seinem Gebet, als sie ihn fragten, wie und was sie beten sollen. Es ist ein Gebet für die Menschheit. Wegweisend ist es für das Beten insofern, als es die Rollen klärt zwischen Abbá und den Betenden. Abbá ist der zärtlich-liebende Gott und die Betenden sind seine „Kinder“. Daraus ergibt sich, dass nach Jesus das Beten der „Kinder Gottes“ allein im Bitten besteht. Dietrich Bonhoeffer schreibt dazu: „Nicht die allgemeine Anbetung, sondern das Bitten ist das Wesen des christlichen Gebets.“ (Nachfolge, S. 159).
11.4.24
Urvertrauen und Selbstvertrauen gehören zusammen. Jesus hatte beides. Auf diesem Hintergrund ist zu verstehen, wenn er „Ich bin“ sagt (die 7 Ich-Bin-Worte im Johannesevangelium) oder auch die sog. Antithesen in der Bergpredigt des Matthäusevangeliums („Ich aber sage euch!“). Etwas muss passiert sein. Das ist wohl an seiner Taufe durch Johannes festzumachen. Da hörte Jesus die Stimme Gottes, seines Vaters=Abbá=Papa, die zu ihm sagte: „Du bist mein geliebter Sohn. Du gefällst mir.“ Dieser Einbruch des Himmels in sein Leben ist der Durchbruch zu einem Selbstbewusstsein, das ihn ausgezeichnet und getragen hat (transzendent als Gottesbewusstsein=Ich bin angenommen!).
10.4.24
Die Gegend am See Genezareth beschreibt Josephus wie folgt: „Entlang dem See Genezareth erstreckt sich eine gleichnamige Landschaft von wunderbarer Natur und Schönheit. Wegen der Fettigkeit des Bodens gestattet sie jede Art von Pflanzenwuchs, und ihre Bewohner haben daher in der Tat alles angebaut; das ausgeglichene Klima passt auch für die verschiedenartigsten Gewächse. Nussbäume, Palmen, Feigen- und Olivenbäume…Der Boden bringt nicht nur das verschiedenste Obst hervor, sondern er sorgt auch lange Zeit für reife Früchte. Die königlichen unter ihnen, Weintrauben und Feigen, beschert er zehn Monate lang ununterbrochen, die übrigen Früchte reifen nach und nach das ganze Jahr hindurch. Denn abgesehen von der milden Witterung, trägt zur Fruchtbarkeit dieser Gegend auch die Bewässerung durch seine sehr kräftige Quelle bei…“ (Jüdischer Krieg III,10.8).
9.4.24
Über die Zeit vor seinem öffentlichem Wirken ist nichts von Jesus bekannt. Es sind die Jahre der Vorbereitung, in denen er Erfahrungen mit Menschen und mit Gott gesammelt und ausgewertet hat, Jahre des Lernens und Kennenlernens. Er war mit seinem Vater, dem „teknon“=Mann vom Bau, in Galiläa, auf der via maris und in der fruchtbaren Gegend um den See Genezareth unterwegs. Hier, in Kapernaum, wird Jesus seine zweite Heimat finden. Er hat diesen Ort und diese Gegend bewusst gewählt. Er hatte auch andere Möglichkeiten. Betanien etwa, wo seine Freundinnen Marta und Maria und sein Freund Lazarus lebten. Er geht auch nicht ins Gebirge. Er geht nach Kapernaum.
8.4.24
Wo war Jesus geistlich beheimatet? In den Teilen des Jesajabuches, die im babylonischen Exil entstanden sind, also ab Kapitel 40 (Deuterojesaja 40-55 und Tritojesaja 56-66). Dieses sog. „Trostbuch“ des Deuterojesaja (40-55) beginnt mit den Worten: Tröstet, tröstet mein Volk. Er hielt daran fest gerade angesichts römischer Besatzung, des Terrorregimes des Pilatus und jüdischer Kollaborateure (Zöllner).
7.4.24
Durch das Edikt des Perserkönig Kyros, der die Babylonier besiegte und in Jesaja 45,1 „Messias“ genannt wird, war es den deportierten Juden erlaubt, nach Israel zurückzukehren. Das taten bei weitem nicht alle. Es blieb eine einflussreiche Gruppe von Juden in Babylon, die in intensivem Kontakt mit den Ausgewanderten stand. Mitte des 2. Jh. kehrten diese babylonischen Juden nach Israel zurück und siedelten sich in Galiläa und im heutigen Golan an. Nazareth wird als eine Gründung dieser endzeitlich gestimmten jüdischen Siedler aus Babylon angesehen. Und Jesus wuchs in Nazareth auf.
6.4.24
Die Eltern wurden früher als „Stellvertreter Gottes auf Erden“ bezeichnet. Das stimmte. Je nachdem wie die Eltern waren, wurde auch das Gottesbild geprägt. Jesus hatte eine Mutter, die im apokalyptischen Milieu verwurzelt war. Deshalb auch die Taufe durch Johannes. Sein Vater war eine torafrommer Jude, der eine weite, menschenfreundliche Auslegung der Tora praktizierte. Er war es, der Jesus den „Abbá“, den liebenden Vater lehrte, wie er in Hosea 11,1.4 und Jesaja 63,15f. überliefert ist. Wenn ein Mensch aus diesen verschiedenen Strömungen seinen eigenen Glauben gestaltet, ist das ein Zeichen persönlicher Reife. Das verweist auf den morgigen Sonntag. Es geht um Thomas und die Gemeinschaft der Glaubenden (Johannes 20).
5.4.24
Es muss was passiert sein. Die Absprache zwischen Johannes und Jesus war die: Johannes verkündigt das Zorngericht Gottes. Wenn dieses gekommen ist, wird Jesus das Gnadenjahr verkünden. Doch von dieser Reihenfolge hat sich Jesus verabschiedet. Er sprach von Gott und seiner Gnade ohne dass der Mensch für deren Empfangen eine Bedingung erfüllen musste. Jesus muss noch eine andere Schule besucht haben, in der er auf die Linie Hosea-Jesaja gestoßen war, während Johannes die Linie der Gerichtspropheten Amos-Jeremia vertrat. Der Unterschied zwischen Johannes und Jesus lag also in deren Gottesbild, das sie durch das Studium der Thora und Propheten gewonnen haben. Jesus selber hatte großen Respekt vor seinem Lehrer Johannes. „Er ist es, von dem es geschrieben steht: Ich sende meinen Boten vor dir her, damit er den Weg vor dir bereitet.“ , sagte er von ihm (Lukas 7,27).
4.4.24
Gerichtsrede – Gottes Zorntag – Umkehr zur Buße: das waren die Themen, die Jesus bei Johannes gelernt hat. Doch hat er sich davon abgewendet und seine eigene Auslegung der Thora gefunden. Jesu Botschaft war ein Trostwort, kein Drohwort. Jesus ging gewöhnlich in seine Synagoge in Nazareth. Ein Dorf mit ca. 300 Einwohnern und einem kleinen Bethäuschen, das die Synagoge war. Dort ging er eines Tages hinein und legte ein Wort aus dem Propheten Jesaja (61,1.2) aus. Lukas beschreibt die Begebenheit wie folgt: „Er öffnete die Thora und fand die Stelle, wo geschrieben stand: Der Geist des Herrn ruht auf mir, weil er mich gesalbt hat. Er hat mich gesandt, den Armen frohe Botschaft zu bringen, den Gefangenen Befreiung zu verkünden und den Blinden das Augenlicht, die Zerschlagenen in Freiheit zu entlassen, auszurufen ein Gnadenjahr des Herrn.“ (Lk 4,17-19) Daraufhin legte Jesus die Thora beiseite und sagte: „Heute ist dieses Wort der Schrift erfüllt vor euren Ohren.“ (Lk 4,21) Dieses Gnadenjahr gab es in der Thora tatsächlich. In Leviticus 25,8ff. heißt es: „Und ihr sollt das 50. Jahr heiligen und sollt eine Freilassung ausrufen im Lande für alle, die darin wohnen; es soll ein Erlassjahr für euch sein. Da soll ein jeder bei euch wieder zu seiner Habe und zu seiner Sippen kommen…“ Jesus kannte die Thora und hat die darin erkennbare Gnadenlinie in Worten und Taten ausgelegt.
3.4.24
Was hat Jesus bei Johannes, seinem Verwandten gelernt? Im Nazaräerevangelium (140 n.Chr. in gewisser Nähe zum Evangelium nach Matthäus) heißt es im Fragment 5: Seine Mutter und seine Brüder sagten zu Jesus: „Johannes der Täufer tauft zur Vergebung der Sünden. Wir wollen hingehen und uns von ihm taufen lassen.“ Jesus erwiderte: „Was habe ich gesündigt, dass ich hingehe und mich von ihm taufen lassen soll? Aber vielleicht rede ich aus Ungewissheit und so habe ich gesündigt, ohne es zu wissen.“ Ganze Familien hat es zu Johannes gezogen, um sich von ihm die Taufe zur Vergebung spenden zu lassen. Im Umkreis des Johannes erfuhr Jesus von der Revolution Gottes, dem Umsturz, der totalen Veränderung der Welt, die bald komme und dass es für Israel noch eine Rettung gibt, sofern die Weisungen Gottes eingehalten werden. Jesus begegnet bei seiner Taufe den Jüngern des Johannes und freundet sich mit ihnen an. Johannes selbst war nicht so von Jesus überzeugt. Noch aus dem Gefängnis lässt er fragen: „Bist du, auf den wir gewartet haben? Oder sollen wir auf einen anderen warten?“ (Lukas 7,18ff.). Trotzdem scheint Johannes Jesus als seinen Nachfolger angesehen zu haben. Er sagte von ihm: „Es kommt aber einer, der ist größer als ich…“ (Lukas 3,16). Nach dem gewaltsamen Tod des Johannes gehen seine Jünger mit Jesus.
2.4.24
Johannes der Täufer ein Mitglied von Qumran?
Qumran steht für eine Bewegung, die sich als heilige und reine Gemeinde verstand. Ihr Zentrum war das Kloster am Toten Meer. Sie hatte aber auch Sympathisanten und Mitglieder in ganz Israel – östlich des Jordan bis nach Damaskus. Ihre Wurzel lag in den 30er Jahren des 2. Jh. v.Chr. Damals war eine Gruppen von Frommen unter dem „Lehrer der Gerechtigkeit“, einem Priester, aus Jerusalem und dem Tempel ausgezogen, weil sie als unrein angesehen wurden. Der Tempel war nicht mehr der Tempel, wie er sein sollte. Die Thora wurde nicht mehr praktiziert. Der amtierende Hohepriester wurde als „Frevelpriester“ bezeichnet. Die „Aussteiger“ von Qumran waren entschiedene Leute. Sie hatten ein hohes religiöses Ethos. Sie versuchten, die Weisungen der Thora radikal zu leben. Sie glaubten, dass Gott bald kommen und den Mächtigen auf der Erde ein Ende bereiten würde. 200 Jahre lang haben sie auf das Kommen Gottes gewartet und hatten sich im Erleben der „Verzögerung“ eingerichtet. Qumran wurde von den Römern zerstört. Johannes teilt mit Qumran die Vorstellung von der Nähe des Kommen Gottes und den Glauben, dass nur eine radikale Umkehr die Rettung vor dem Gericht bringen könne. Da er keine Ehelosigkeit und andere asketische Übungen forderte, eröffnete er dem ganzen Volk die Möglichkeit der Umkehr.
1.4.24
Auferweckung – was bedeutet sie?
Ohne das Zeugnis, dass Gott Jesus von den Toten auferweckt hat, wäre das Kreuz Jesu ein Monument des Scheiterns geblieben, das Beispiel eines sinnlosen Todes, eines von vielen, in denen sich den Schein des Rechts gebende Barbarei der Macht triumphierte. Das Bekenntnis, dass er auferweckt worden ist am dritten Tag gemäß der Schriften (1. Korinther 15,4) lässt auch das Ereignis in einem neuen Licht erscheinen, von dem aus dieser dritte Tag  gezählt wird. Im grauenhaften Geschehen seines Todes am Kreuz wird wahrgenommen, dass Christus gestorben ist für unsere Sünden gemäß den Schriften (1. Korinther 15,3)…Sünde ist hiernach Herrschaft von Menschen über Menschen, ist Unterdrückung und Gewalt. Sünde ist es, dem Wunsch, Erster und Großer zu sein, in der Weise von Herrschaftserlangung und Herrschaftsausübung nachzugehen. Vergebung erweist sich dann als Befreiung aus den Verstrickungen in die Gewaltgeschichte, als Befreiung aus der Komplizenschaft mit der Macht der Gewalt. Solche Befreiung erblickt die Gemeinde in der völligen Ohnmacht des Todes Jesu.“ (Klaus Wengst, Ostern. Ein wirkliches Gleichnis, eine wahre Geschichte / Kaiser Taschenbücher / S. 59+64)
31.3.24
Ostersonntag – Auferweckung – Auferstehung – Himmelfahrt?
Man muss die beiden Begriffe „Auferweckung“ und „Auferstehung“ klären, um zu verstehen, was an Ostern gefeiert wird. Im Glaubensbekenntnis heißt es: gekreuzigt – gestorben – begraben. Von Beginn an wird das Leben Jesu passiv ausgedrückt. Sein erstes aktives Tun wird mit „hinabgestiegen“ beschrieben. Das heißt, dass der tote Jesus im Grab „aufgeweckt“ wurde. Denn um etwas tun zu können, muss man lebendig sein. Fortan wird das Leben Jesu mit aktiven Verben beschrieben: hinabgestiegen, auferstanden, aufgefahren, sitzen, wiederkommen, richten. Sein Auferstehen halt also die Auferweckung als Voraussetzung. Insofern feiern wir an Ostern zwei Ereignisse: die Auferweckung Jesu von den Toten durch seinen „Abbá“ und sein „Auferstehen“ aus dem Bereich des Todes. Das war seine Entscheidung. So gesehen feiern wir an Ostern nicht nur zwei Ereignisse, sondern auch zwei Entscheidungen: das Auferweckung Jesu durch Gott und das Auferstehen Jesu von den Toten, bei denen er ja war.
Der Auferstehung muss nicht konsequent die Himmelfahrt folgen. Denn das Evangelium nach Matthäus verzichtet auf eine Erzählung von der Himmelfahrt. Stattdessen endet es mit den Worten des Auferstandenen: „Ich bin bei euch alle Tage bis ans Ende der Zeit.“ Damit geht Matthäus davon aus, dass der Auferstandene in der Gemeinde lebendig ist. Und das ist auch logisch: Denn wenn der Auferstandene verspricht „Ich bin bei euch alle Tage“, dann kann er nicht weggehen. Und die Himmelfahrt ist ein Weggehen. Im Übrigen ist der „Immanuel“, der „Gott-mit-uns“, der Gott, der sich Mose im Dornbusch mit den Worten offenbart hat: „Ich bin für euch da. Ich werde für euch da sein.“ (Exodus 3,14). Ein Gott, der sein Sein an das Verbunden sein bindet.
30.3.24
Karsamstag – Zwischenzeit und diskursive Gedanken zu einem „heißen“ Thema
Ein Zwischenzeit macht was mit einem. Man hängt durch. Man weiß nicht weiter und fragt sich: War´s das jetzt? Zurück zum Alten. Neues gibt es nicht. Und doch beginnt in diesem Zwischenraum zwischen Trauma und Ungewissheit, zwischen Wut und Depression eine Kraft zu arbeiten. Es ist die Kraft des Verarbeitens. Aus dem Trauma wird ein Traum und aus der Wut wird ein Lebensentwurf. Die Kreuzigung ist historisch datierbar auf den 7./8. April 30 n.Chr. Die Auferstehung ist nicht datierbar. Sie ist eine Vision. Der einzige Satz, der sie „beweisen“ kann, ist der von Menschen, die sagen: „Wir haben den Herrn gesehen.“ Allerdings sagt das nur einer von sich und das ist der Apostel Paulus (1. Korinther 15,8). Von den anderen wird es nur berichtet, dass sie den Herrn gesehen haben. Dass die Auferstehung nicht wie die Kreuzigung auf einen bestimmten Tag datiert werden kann, lässt sich mit einer Stelle aus dem Propheten Hosea belegen. Dort heißt es: „Gott macht lebendig nach zwei Tagen, er wird uns am dritten Tage aufrichten, dass wir vor ihm leben werden.“ (6,2). Die Zeitangabe „Tag“ ist hier nicht kalendarisch zu verstehen. Sie soll sagen, dass Gott in der vergehenden Zeit zu seinem selbstgewählten Zeitpunkt die Toten aufrichten wird. Die Auferweckung/Auferstehung ist nicht von dieser Welt. Hätte es eine Kamera in Jesu Grab gegeben – man hätte den Vorgang der Auferweckung/Auferstehung nicht filmen können. Der Film wäre leer gewesen.
Noch was. Jedes Jahr flammt die Diskussion auf, ob das strenge Gesetz zum Schutz des Karfreitags noch zeitgemäß sei. Durch die zunehmenden Kirchenaustritte nimmt die Diskussion an Schärfe und offenbar auch an Plausibilität zu. Ich meine, dass es Zeit wird, dass die Kirchen zu Potte kommen und einen Pflock einschlagen sollten.
Vorschlag: Jedes Kirchenmitglied bekommt einen Mitgliedsausweis. Dieser Ausweis berechtigt das Mitglied, die christlichen Feiertage zu begehen und begründet damit den bisherigen „Urlaub“ an diesen Tagen. Diejenigen, die das Gesetz aufweichen oder abschaffen wollen, sollen für ihre Einstellung einstehen und auch die Konsequenzen tragen und arbeiten gehen. Es macht ja keinen Sinn, gegen etwas zu wettern und dann noch davon zu profitieren. Die Kirchen sollten also mit der Mitgliedschaft ernst machen. Und die, die nicht mehr in der Kirche sind (keiner, der in der Kirche ist, will, dass die Feiertage ausgehöhlt oder abgeschafft werden), sollen auch nicht mehr von den Gütern der Kirche wie Freizeit an deren Feiertagen teilhaben. Wenn also ein Kirchenaustritt nur Profit für die Austretenden bedeutet, hinkt was. Die Kirchen sollten schauen, dass das für sie ins Gleichgewicht kommt und damit der Gesellschaft signalisieren: „Wir haben verstanden. Wir sind nicht mehr die Volkskirchen. Wir sind jetzt die Kirchen im Volk. Und das setzen wir jetzt um.“
29.3.24 
Karfreitag – „ibis ad crucem!“ („Du gehst ans Kreuz!“) – der gefürchtetste Satz in der Antike.
Nach dem Urteilsspruch wurde die Kreuzigung sofort öffentlich vollstreckt. Der Verurteilte wurde an die Folterer übergeben. Er wurde ausgepeitscht mit Peitschen, in deren Lederstreifen Holz- und Knochenstücke eingearbeitet waren. Die Zahl der Peitschenhiebe war nicht begrenzt. Nach der „Geißelung“ war der Körper nur noch eine einzige offene Wunde. Viele Verurteilte sind schon durch die Geißelung gestorben. Ein sensibler Folterknecht hörte  rechtzeitig auf. Dann wurde der Verurteilte dem Hinrichtungskommando (1 Offizier, der die Tafel mit dem Urteil vorneweg trug, und vier Soldaten) übergeben, das ihn durch die Straßen der Stadt trieb. Der Hingerichtete musste den Querbalken tragen. Man nutzte gezielt Umwege, um die Schaulistigen abzuschrecken.  Die Kreuzigung wurde immer außerhalb der Stadt,  aber in der Nähe des Stadttors, vollstreckt, um zu zeigen, dass der Gekreuzigte aus der Gesellschaft der Menschen ausgeschlossen ist. Und auch wegen des Verwesungsgeruchs, denn ein Gekreuzigter wurde nicht bestattet. Das war deshalb schlimm, weil die Menschen glaubten, dass jemand, der nicht bestattet wird, keine Ruhe findet. Auf dem Hinrichtungsplatz waren die senkrechten Balken bereits aufgerichtet und der Verurteilte wurde daran an Seilen hochgezogen. Dann wurden die Füße an den Balken gefesselt oder genagelt. Was folgte, war eine völlige Machtlosigkeit: ein Gekreuzigter konnte sich nicht kratzen. Er konnte sich nicht vor Schmerzen krümmen. Er konnte die Fliegen nicht vertreiben, die in den Wunden sitzen. Der Sitzpflock auf der Mitte des senkrechten Balkens erleichterte ein mühsames Aufrichten und verhinderte zugleich das Zusammensacken und war somit ein sadistisches Wechselspiel, das sich ständig wiederholte. Die Gelenke im Oberarm kugelten aus. Der Körper wurde starr und das Gesicht entstellte sich. So wurden die Gekreuzigten öffentlich zur Schau gestellt. Und so mussten sie ihre Notdurft verrichten. Der Tod trat durch Ersticken, Verdursten oder durch die Schmerzen ein. Die Leichen wurden von wilden Tieren angefressen. Ein Gekreuzigter konnte sich nicht zum Sterben hinlegen. Die Mutter Erde war zu schade für ihn. Ein Gekreuzigter starb heimatlos in der Luft.
28.3.24
Gründonnerstag
Der Tag hat nichts mit der Farbe „grün“ zu tun. Der Name dieses Tages leitet sich ab vom mittelhochdeutschen Wort „greinen“ und bedeutet so viel wie „klagen“ und „weinen“. Je nachdem, wie man das sehen will. Wie isst man mit Freunden, wenn man weiß, dass es das letzte Ma(h)l ist? Aus nachösterlicher Perspektive ist es das letzte Essen Jesu mit seinen Freunden. Ein Abschiedsessen. Was nachösterlich einer logischen Abfolge von Gründonnerstag – Karfreitag – Auferweckung/Auferstehung entspricht, muss vorösterlich eher einer Befürchtung entsprechen und damit verbunden auch eine stille Hoffnung enthalten, dass Jesus den Tod nicht erleiden muss. Die Frage „Musste Jesus sterben?“ ist eine nachösterliche Frage und will den Sinn dieses bestialischen Kreuzestodes ergründen. Die Heilige Schrift hat dafür eine Vielzahl von Deutungen. Ich nehme die, die bei mir am meisten Resonanz erzeugt. In dieser Deutung wird das Krepieren Jesu draußen auf der Schädelstätte (Golgota ist hebräisch und meint „Schädel“, weil der Hinrichtungsort die Form eines Schädels hatte) mit dem Tempelkult in Jerusalem verbunden. Sie geht so:
Auf der Erde hat Jesus den Verbrechertod erlitten. Aber im Himmel hat das eine andere Bedeutung. Vor den Toren Jerusalem musste Jesus sterben, während in der Stadt im Tempel Gottesdienst gefeiert wurde. Doch der wahre Gottesdienst findet nicht im Tempel statt, sondern draußen auf Golgota. Das ist ein himmlischer Gottesdienst und der, der vor der Stadt stirbt, ist der wahre Hohepriester. Denn er vereinigt in sich alle Opfer und ist das einzige und wahre Opfer. Er bringt sich selber dar. In Jerusalem gab es viele Opfer und viele Priester. Im Himmel gibt es nur ein Opfer und einen Hohepriester und das ist Jesus. (Hebräerbrief).
Wobei es auch mal Sinn macht, sich dem Opferbegriff zuzuwenden. Dabei hilft die dreifache Bedeutung des „Opfers“ im Englischen weiter:

  • Victim: passiv – zum Opfer geworden (Verkehrsunfall, Gewalttat) – wie bei Jesus: er war Opfer verschiedener Interessen (Pilatus und der Hohe Rat) – er war ein Opfer von Gewalt und von Sünde
  • Sacrifice: eine Gottheit besänftigen durch ein Opfer – nicht bei Jesus! Stimmt mit Jesu Gottesbild nicht überein.
  • Offering: Hingabe, Geben, Weggeben (Zeit, Kraft, eigenes Leben für andere, ein höheres Gut) – wie bei Jesus! Hingabeformeln: Jesus gibt sich selbst, er wird nicht geschlachtet (pro Existenz – für andere); sein Tod ist Teil seines Lebens; er wäre nie so gestorben, wenn er nicht so gelebt hätte…

27.3.24
Dass der Priester Zacharias zweifelte, als ihm der Engel Gabriel die Geburt seines Sohnes Johannes ankündigte, brachte ihm ein mehrtägiges Verstummen ein. Das gehört zum apokalyptischen Szenario. Ihm ist also nicht die Spucke weggeblieben. Er war auch nicht einfach sprachlos. Sein Verstummen war die Folge seines Unglaubens. Als Priester müsste er wissen, dass bei Gott nichts unmöglich ist (1. Mose 18,14). Sein Sohn Johannes („Gott ist gnädig“) macht eine apokalyptisch-endzeitliche Karriere. Er lebte asketisch (kein Wein oder andere berauschende Getränke – auch kein Cannabis). Sein Gewand war aus Kamelhaaren und er hatte einen ledernen Gürtel um seine Hüften. Er aß getrocknete Heuschrecken und wilden Honig. Er kritisierte die Lebensweise des Herodes. Das kostete ihm den Kopf (Markusevangelium Kapitel 6,14-29).
26.3.24
Es kann keinem Menschen unterstellt werden, er wolle nicht auf seine Weise ethisch verantwortlich leben. Nur klappt das nicht bei jedem und dann landet er im Gefängnis oder wird bestraft. Nimmt man aber mal diese „Gesetzesverstöße“ weg, dann kann man den Menschen abnehmen, dass sie sich um ein Mindestmaß an Anstand bemühen. Anstand klingt altmodisch. Ich habe aber nichts gegen anständige Menschen. Sie wissen, was im Bezug auf den anderen „ansteht“. Sie sind sozialsensibel. Die Moral der Religionen und Kirchen überfordert die Menschen. Wer kann schon von sich behaupten, die 10 Gebote einzuhalten? Oder den Erleuchtungsweg des Buddha vollumfänglich zu gehen? Oder gibt es den perfekten Christen, Juden, Moslem? Oder gar den perfekten Atheisten oder Nihilisten? Es bleibt den Menschen deshalb nur, sich der aufgestellten Moral zu unterwerfen, also unterwürfig zu werden oder sich von ihr zu distanzieren. Johannes der Täufer wusste das und hat deshalb einen menschlichen Raum geöffnet. Statt die Menschen der Hölle und dem Untergang preiszugeben, hat er ihnen die Umkehr geschenkt. Sinnbild der Umkehr war die Taufe.
25.3.24
Johannes, der Täufer hatte eine handfeste Moral, die keinen überfordert hat. Beispiele: „Wer was doppelt hat, gebe dem, der nichts hat.“ (Adressat: Reicher) / „Fordere nicht mehr, als festgesetzt ist.“ (Adressat: Zöllner) / „Begehe gegen niemand eine Gewalttat und Erpressung. Seid zufrieden mit eurem Sold.“ (Adressanten: Soldaten). Wie würde Johannes heute reden – zu Politikern, Pfarrern, Richtern, Bürgermeistern, Lehrern? Ausgenommen die Kinder natürlich!
24.3.24
Palmsonntag. Um in der Tiefe zu verstehen, was heute abgeht, muss man sich frei machen vom Gedanken der logischen Abfolge. Es liegt dem Geschehen dieser (Kar)Woche kein Plan zugrunde. Nichts, was geschieht, ist logisch oder konsequent. Wenn es so wäre, dann könnten wir uns vom Geheimnis dieser Woche verabschieden. Machen wir uns ehrlich! Dann verstehen wir die überschwängliche Freude, die am heutigen Tag einst ausbrach. Als Jesus mit seinen Anhängern in Jerusalem einzog, um wirklich werden zu lassen, was er auf seiner Wanderschaft wie ein Mantra predigte: Das Reich Gottes kommt! Gott wird uns von den Römern befreien! Endlich! Begeben wir uns hinein in die Dynamik dieses Tages, dann heißt das für uns: Nichts weniger als dass endlich Gerechtigkeit in diese Welt einzieht ist Grund einer großen Freude. Palmsonntag heißt: Niemals die Hoffnung auf das Kommen Gottes aufgeben oder anders: Sein Ankommen begeistert feiern!
23.3.24
Jesus traf Johannes in „Betanien jenseits des Jordan, wo Johannes taufte.“ Das ist nicht mit dem Betanien südlich von Jerusalem zu verwechseln. Das Betanien des Johannes meint ein ganzes Gebiet, nämlich Batanea, das im Bereich des südlichen Golan im Norden Israels liegt. Johannes ist gewandert: von Norden nach Süden, um alle Israeliten mit seiner Umkehrbotschaft zu erreichen. Von „Dan bis Beerscheba“ (1. Samuel 3,20) war das Gebiet der 12 Stämme Israels. So wie Johannes ist Jesus dann auch gewandert. Er hatte auch Jünger bei sich, unter anderen waren das die Fischer Petrus und Andreas, die sich später Jesus anschlossen.
22.3.24
Die Umwertung der von Menschen gemachten Ordnung (Siegertypen, Reiche und Mächtige oben auf, gesunde und fitte Menschen allerorten etc.) ist ein Zeichen des apokalyptischen Umsturzes (Sturz der Mächtigem und Erhöhung der Niedrigen). Der Engel Gabriel ist der vorgeburtliche Bote Gottes sowohl bei Johannes als auch bei Jesus. Es war höchste Zeit! Zeit der Umkehr! Es hat die Stunde geschlagen! Keine Zeit mehr für Nebensächlichkeiten! Jetzt kommt es drauf an!
21.3.24
Jesus hatte eine durchaus kritische Einstellung zum Tempel in Jerusalem und damit zur Priesteraristokratie. Sein Wort, er werde den Tempel abreißen und einen anderen in drei Tagen aufbauen, wurde ihm u.a. zum Verhängnis. Dieses Wort steht in der Tradition der Propheten, die wie Jesaja sich darüber Gedanken machten, welche Rolle der Tempel spielen kann, wenn es zur großen Wallfahrt der Völker zum Zion kommen wird (Jesaja 25). In den Tempel ging man, um zu beten und zu opfern. Von Jesus wird folgendes berichtet: „Jesus ging zum Tempel hinauf und lehrte.“ (Johannes 7,14). Der Tempel war für ihn seit dem 12. Lebensjahr ein Bet-ha-Midrasch, ein Lehr- und Lernhaus. Der Grund für seinen späteren Wutausbruch, als er das Treiben im Tempel beobachtete.
20.3.24
Jesus und Johannes wurden in eine endzeitlich-apokalyptischen Grundstimmung hineingeboren und sind in ihr aufgewachsen. Zahlen spielen in der Apokalyptik eine große Rolle. Im Danielbuch wird die Zahl 70 genannt. Der Engel Gabriel, der Bote Gottes, spricht zu Daniel: „70 Wochen sind verhängt über dein Volk und über deine heilige Stadt; dann wird dem Frevel ein Ende gemacht und die Sünde abgetan und die Schuld gesühnt, und es wird ewige Gerechtigkeit gebracht und Gesicht und Weissagung erfüllt und das Allerheiligste gesalbt werden.“ (9,26) Die 70 und die damit verbundene Prophezeiung übernimmt das Lukasevangelium und macht sie zum Zeitraster seiner Vorgeschichte. Von der Ankündigung der Geburt Johannes des Täufers bis zur Ankündigung der Geburt Jesu sind es 6 Monate (Lukas 1,26), von der Ankündigung der Geburt Jesu bis zur Darstellung Jesu im Tempel sind es 9 Monate und 40 Tage (Lukas 2,22). Das sind – rechnet man den Monat mit 30 Tagen – 490 Tage, also 70 Wochen. Nach Lukas ist also mit Jesus die in Daniel prophezeite Endzeit angebrochen. Bei Jesus heißt das so: „Das Reich Gottes ist nahe herbeigekommen.“ Es sollte mit seinem Einzug in Jerusalem (kommender Palmsonntag) wirklich werden. 20 Jahre lang kann man nämlich nicht behaupten, dass etwas im Kommen sei. Irgendwann glaubt einem das niemand mehr.
19.3.24
Jesus war mit Johannes mütterlicherseits verwandt Er ließ sich von ihm taufen. Die Taufe durch Johannes und die Kreuzigung Jesu sind historisch gesichert. Jesus hat sich Johannes als Lehrer ausgesucht. Aber warum? Hatte er das nötig? Der außerbiblische Zeuge Josephus Flavius schreibt über Johannes: „Er war ein ehrenwerter Mann, der die Juden zur Tugendübung begeisterte, zur Gerechtigkeit gegeneinander, zur Frömmigkeit gegen Gott und zum Empfang der Taufe ermahnte.“ (Jüdische Altertümer XVII, 5,2) Von seinen Eltern Elisabeth und Zacharias heißt es, dass sie gerecht vor Gott waren und streng lebten nach den Geboten und Satzungen Gottes (Evangelium nach Lukas 1,6).
18.3.24
Jesus und sein Vater. Das war für ihn bald klar, wer das war. Der, der den ganzen Menschen will bzw. das Beste von ihm: seine Liebe. So ist es im Grundbekenntnis der Juden beschrieben: „Liebe Gott mit deinem ganzen Herzen, mit deiner ganzen Seele und mit deiner ganzen Kraft.“ (5. Mose 6,4f.) Abbá war für ihn sein Gott. Von ihm kommt er nicht mehr los. Doch von seiner Mutter muss er sich lossagen. Sie war es, die ihn bedrängt und für verrückt erklärt hat. Auf ihre Vorwürfe antwortet er aus der Liebe zu seinem „Vater“ heraus. „Warum habt ihr mich gesucht? Wusstet ihr nicht, dass ich in dem sein muss, was meinem Vater gehört?“ (Lukas 2,49)
17.3.24
Gestern klingelte es. Ich öffnete die Tür und wurde von zwei jungen Frauen begrüßt. Ich ahnte schon was, fragte aber trotzdem: „Was verschafft mir die Ehre?“ Sie waren geschmackvoll angezogen und attraktiv anzusehen. Sie hatten eine Einladung für mich zu einem „Gedenken an den Tod Jesu“. Das wird bei den Zeugen Jehovas in Endingen am Karfreitag wohl groß gefeiert. Ich sagte ihnen: „Da sind Sie bei mir gerade richtig. Ich bin Pfarrer.“ Das schreckte sie nicht. Sie wollten mir dann vom Sinn des Todes Jesu erzählen, ausführlich. Als ich erwiderte, dass dieser Tod komplett sinnlos gewesen war und nur von der Auferstehung her einen Sinn bekommen kann, hatte ich sie wohl vor den Kopf gestoßen. „Auferstehung?“, fragten sie mich. Ich verstand nicht richtig. „Der Tod Jesu erlöst uns von unseren Sünden.“ Ich fragte zurück: „Welche Sünden?“ Zu mehr kam es nicht zwischen uns – eigentlich schade, weil ich merkte, dass sie eine Antenne für Transzendenz hatten.
Der heutige Sonntag heißt „Judica“, abgeleitet von Psalm 43 („Verschaffe mir Recht, Gott!“ – lat. „Judica me Deus!“). Es geht um die Suche nach dem Recht, das einem unschuldig Leidenden zusteht und der Durchsetzung dieses Rechts. Also ein anderes Recht als das des Stärkeren. Es ist das Recht des Reiches Gottes, in dem die Armen vorne sitzen und die Letzten der Gesellschaft die Ersten sind. Verkehrte Verhältnisse!
16.3.24
Jesus, der Schüler! Nicht allwissend. In den „Kindheitserzählungen des Thomas“ allerdings wird Jesus als ein Kind dargestellt, dem man nichts mehr beibringen kann. Es ist allen – auch den Gelehrten – haushoch überlegen. Damit ist eine Jesusvorstellung verbunden, die ihn von jeder irdischen Wirklichkeit entrückt. Ein spielender Jesus mit dreckigen Kleidern? Aber unbedingt! Mir selbst ist in der S-Bahn auf der Fahrt von Bahlingen nach Freiburg in einer Unterhaltung mit einem älteren Mädchen diese Vorstellung eines chemisch-reinen Jesus begegnet. Ein „steriles“ Wesen, ein „Musterknabe“, der alles kann, den nichts erregt und aufregt. So einen Helden hätte man gern – gerade in frommen Kreisen. Leider ist dieser Super-Jesus nicht der Jesus der Bibel!
15.3.24
Im „Jüdischen Krieg“ II,8.2 berichtet Josephus Flavius, dass es im jüdischen Kloster Qumran am Toten Meer ein Internat gab, um die Jungen religiös zu bilden. Das zeigt, dass jüdische Kinder früh die Thora (auswendig) lernten, um die Weisungen Gottes auch leben zu können. Die 4. Klässler staunten heute nicht schlecht, als ich ihnen erzählte, dass Jesus nichts aufgeschrieben hat. Dass er alles, was er brauchte, immer bei sich hatte – und zwar in seinem Herzen. Das hat ihn gerettet, als der „Satan“ ihn rumkriegen wollte (Matthäusevangelium Kapitel 4). Und als er am Kreuz hing, fand er seine letzten Worte nicht aus sich selbst, sondern aus dem, was in ihm als Gottes Worte gelebt hat. PS: Wir sollten aufhören zu sagen, dass wir auswendig lernen. Wir sollten stattdessen „inwendig lernen“ sagen.
t14.3.24
Jesus konnte schon mit 6 Jahren Teile der Thora auswendig, weil er morgens und abends mit seinen Eltern das Schema Israel gebetet hat. Er lernte seinen Gott kennen im Gebet der Familie und in den Festen: im Opferfest, Wochenfest (vergleichbar mit Pfingsten), am Versöhnungstag, beim Laubhüttenfest, beim Sabbathessen und bei jeder Mahlzeit. Er hört die uralten Erzählungen von der Rettung Israels, von den Bundesschlüssen (Noah, Abraham, Mose, Josia, Nehemia). Jesus hat als Kind das Hören gelernt. Daraus entstand das Lernen. Kinder fragen. Jüdische Kinder werden früh zum religiösen Fragen erzogen. Dem Jüngsten der Familie ist es vorbehalten, bei der Feier des Pessach zu fragen: Was bedeutet diese Feier? Und dann hört er und lernte die Urgeschichte seines Volkes von der Befreiung in Ägypten kennen.
13.3.24
Und jetzt aufgepasst! Jesus wird in Matthäus 1,23 als Immanuel (hebr. Gott mit uns!) bezeichnet. Wenn er also Gott verkörperte auf dieser Erde, dann lernte Gott selbst in eben diesem Jesus seine eigenen Weisungen und Gebote am eigenen Leib kennen. In ihm lernte Gott selbst die Thora kennen, die er seinem Volk als Lebensgrundlage gegeben hat. Gott erfuhr durch Jesus, wie es war, diese Thora zu lernen und zu befolgen. Er lernte in Jesus auch, die Thora auszulegen: eng oder weit, belastend oder menschenfreundlich. Ob sie die Menschen aufrichtet oder niederwirft. Für Jesus war klar: die Thora seines „Vaters“ ist vollständig, nichts an ihr darf weggenommen oder hinzugefügt werden. Er hat die Autorität, diese Thora „göttlich“ auszulegen (Bergpredigt – „Ich aber sage euch!“). Jesus lernte die Weisungen Gottes im konkreten Leben seiner Familie. Er lernte sie im normalen Lebenszug von Arbeiten und Beten. Auswendig! Bis zur Reife. Und dann trat er in die Öffentlichkeit!
12.3.24
Die Verwandtschaftsverhältnisse Jesu: seine leibliche Mutter hieß Maria. Sie war verwandt mit Elisabeth, die aus dem Priestergeschlecht des Aaron kam. Ihr Mann Zacharias gehörte auch zu einem Priestergeschlecht. Sie waren ein thorakundiges Ehepaar. Elisabeth war mit Johannes schwanger, Maria mit Jesus. Maria besuchte ihre Verwandte Elisabeth. Bei diesem Besuch stimmte Maria das Magnificat an. Damit zeigte sie sich als thorakundige Frau, die in der Freiheitstradition Israels zu Hause ist (Lk 1,52: „Gewaltige hat ER (der Herr) vom Thron gestürzt und Niedrige erhöht.“).  So sang auch ihr biblisches Vorbild Miriam. Joseph, der Mann von Maria, war Davidide (siehe Matthäusevangelium). Und er war „gerecht“=zadak (hebr.). Das meint, dass er ein thorafrommer Jude war, der den Weisungen und Geboten Gottes entsprechend handelte. Er folgte dem Grundsatz: „Halte dich an die Weisungen Gottes, aber lege sie barmherzig aus.“ Deshalb stellte er Maria, die nicht von ihm schwanger war, nicht bloß. Er wollte sie heimlich verlassen, was der Engel Gottes ihm ausredete. Hätte er sie öffentlich verlassen, wäre sie vermutlich gesteinigt worden. Jesus wuchs also in einer Familie auf, die in und nach der Thora lebte. Und er lebte in dem Bewusstsein auf, dass er ein Nachkomme Davids war, des größten Königs von Israel.
11.3.24
Wo hatte Jesus seinen ersten Religionsunterricht? Es gibt eine Szene, die der Evangelist Lukas berichtet. Ein Bar Mizwa, ein 12-jähriger Jude (vergleichbar einem Konfirmanden heutiger Zeit), sitzt im Tempel in Jerusalem und diskutiert mit Schriftgelehrten. Sie staunen über seine Thorakenntnis. Wo hat dieser Junge das her? Ein Junge, der aus Nazareth stammt, wo es nur ein kleines jüdisches Lehrhaus gab? Die Kenntnis der Thora fällt nicht vom Himmel. Sie muss durch intensives Hören und Lernen erarbeitet werden. Von Jesus wird nicht berichtet, dass er etwas niedergeschrieben hat wie andere große Lehrer und Religionsstifter. Vom ersten Augenblick seines irdischen Lebens wurde Jesus in die Glaubenstraditionen seines Volkes eingeführt. Und er lernte und kannte sie auswendig. Das war die Voraussetzung für sein späteres Leben als wandernder Prediger…
10.3.24
Sonntag Lätare=freuen. Man nennt ihn auch den Sonntag des „kleinen Ostern“. Denn mitten im Leiden gibt es ein Lichtblick, weil der Trost nicht weit ist. Freude und Trost sind „Geschwister“. Es gibt ein Geheimnis heute: im Sterben eines Menschen für alle Menschen, in dieser völligen Hingabe zeigt sich, wozu die Liebe fähig ist. Jesus war diese Liebe Gottes. Er lebte sie mit Haut und Haaren in seinem Reich. Sie war für ihn das, was sich lohnte, gewollt zu werden. Unbedingt. Da kommt mitten auf dem Passionsweg ein Hauch von Freude auf – und Dankbarkeit!
9.3.23
Zur Zeit Jesu war die Zahl der Entwurzelten, also derer unter der Unterschicht, auf 30% der Gesamtbevölkerung angewachsen. In Lukas 6,20 und Matthäus 5,3 (Seligpreisungen) spricht Jesus diese Entwurzelten direkt an und sagt zu ihnen: „Ihr seid zu beglückwünschen. Denn euch gehört das Reich Gottes.“ Die Letzten und die Allerletzten werden da in der ersten Reihe sitzen. Diese Aussage Jesu ist nicht spirituell, sondern existentiell. Wie kam es zu diesem Verelendungsprozess in Galiläa und Judäa? Erstens: die überdimensionierte Bautätigkeit des Herodes verschlang Unsummen an Steuergeldern. Zweitens: der Zensus des Augustus (Lukas 2,1) forderte weitere Einnahmen. Drittens: an den Tempel musste der Zehnte abgeführt werden. Viertens: Missernten. Jesus war erschüttert von diesem Elend. Wer den Weg Jesu gehen will, muss sich also dem Thema „Armut“ widmen. Die Glaubwürdigkeit der Christen und der Kirchen steht und fällt mit diesem Thema.
8.3.24
Jesus ist nicht als fertige Person auf die Welt gekommen. In ihm ist entstanden, was er später geworden ist, gesagt und getan hat. Jesus ist aufgewachsen. Seine Familie war in der damaligen Unterschicht zu Hause. 3% zu seiner Zeit bildete die Oberschicht, also Menschen, die nicht arbeiten mussten. 5% bildeten die Mittelschicht. Das waren Goldschmieder und Kunsthandwerker. 80% bildeten die Unterschicht. Das waren Tagelöhner, normale Arbeiter und Sklaven. Sie hatten kein Geld, um Fleisch zu essen. Das war die gesellschaftliche Schicht, zu der Jesus gehörte. 10% waren Entwurzelte, also Bettler. Im Neuen Testament werden sie ptochoi genannt.
7.3.24
Es gibt Bücher, die erden. Das Buch von Wilhelm Bruners ist so ein Buch. Es heißt: „Wie Jesus glauben lernte“ und ist bei Herder erschienen. Dr. theol. Bruners war von 1987 bis 2006 im Benediktinerkonvent der Jerusalemer Dormitio-Abtei auf dem Zion und in Tagba. In den folgenden Tagen werden ich hier das Buch besprechen.
6.3.24
Die Evangelien nach Matthäus, Markus, Lukas und Johannes sind keine Geschichtsreportagen im modernen Sinn. Sie haben historische Informationen und haben vorrangig ein religiöses Interesse. Sie sind Propagandatexte. Sie werben für den Glauben an den gekreuzigten und auferstandenen Juden Jesus von Nazareth. Sie sind eine einzigartige Textgattung. Sie sind nach Ostern geschrieben (70-90 n.Chr.). Historisches im nächtlichen Verhör nach Markus 14, 53ff.? Gesichert die Aussage Jesu: „Ich bin es.“ auf die Frage des Hohepriesters Kaiphas, ob er der Messias sein. Und die ergänzende Antwort: „Ihr werdet sehen den Menschensohn sitzen zur Rechten der Kraft und kommen mit den Wolken des Himmels.“ Diese letzte Aussage Jesu ist deshalb gesichert historisch, weil sie als Prophezeiung nicht eingetroffen ist und niemand ein Interesse daran hat, eine nicht eingetroffene Prophezeiung in ein Evangelium einzubringen.
5.3.24
Jesus in Jerusalem. Warum nur? Seine Zeit in Galiläa war ok. Er selbst war ein Galiläer. Kapernaum am See Genezareth war seine Heimat geworden. Hier war sein EinundAlles entstanden. Das Reich Gottes – seine große Liebe. Sein Meer, in dem er sich bewegte wie ein Fisch. Sein Element, in dem und aus dem er lebte und das sein Leben ausfüllte. Warum nicht auch in Jerusalem? Was in Galiläa im Kleinen keimte, sollte und konnte es sich in Jerusalem nicht zur vollen Blüte entfalten? Es gab aus seiner Sicht nur diesen einen Grund, nach Jerusalem zu gehen. Doch wehe, du triffst auf eine Institution! Doch wehe, du willst dein zartes Pflänzlein in den harten Boden einer Machtzentrale einpflanzen! Doch wehe, du lieferst dein Bestes Leuten aus, die mit allen Abwassern dieser Welt gewaschen sind! Für Jesus gab es offenbar keine Alternative zu Jerusalem. Was in Galiläa möglich geworden war, sollte in Jerusalem wirklich werden. Doch die Möglichkeit des Herzens und die harte Realität einer möglichkeitsfremden Wirklichkeit finden nie zueinander. Das Harte wird das Sanfte immer kaputt machen. Statt eines seelsorglichen Gesprächs mit dem charismatischen Galiläer führte die geistliche Elite ein Verhör durch. Wie unpassend! Wie unsensibel! Wie armselig!
4.3.24
Der Mensch lernt immer noch was dazu. Manchmal ist das schmerzhaft. Ist man – so wie ich – nicht mehr berufstätig, muss man lernen sich einzureihen. Nicht mehr vorne stehen ist eine Erleichterung, aber auch ein Verlust. Im Leben gibt es also zugewiesene Plätze. Und wer sagt denn, dass die zweite oder dritte Reihe uninteressant sind?
3.3.24
Der Sonntag Okuli („Die Augen des Herrn merken auf die Gerechten“ Psalm 34) ist geprägt von Lukas 9,62: „Wer sein Hand an den Pflug legt und sieht zurück, der ist nicht geschickt für das Reich Gottes.“ Jesus war nun mal kompromisslos, wenn es um Alles ging. Das Reich Gottes war das, was sich für ihn lohnte, gewollt zu werden. Und deshalb war es logisch für ihn, diese „Rücksichtslosigkeit“ so an- und auszusprechen für die, die das genauso wollen wie er.
2.3.24
Ich suche nach meinem Leben in Seinem. Es sind zwei Elemente, die mich mit ihm verbinden. Geboren und begraben. Und was dazwischen geschieht. Was nicht wenig ist, aber auf dem Weg Jesu doch eine gewisse Relation erfährt, was gut tut. Geboren und begraben werden sind existentielle Ereignisse, die jedem Menschen widerfahren. Gelitten möchte ich für mich nicht ganz ausschließen. Doch hat sein Leiden Erlösungsqualität und deshalb bleiben die ersten beiden übrig. Das zu wissen ist wichtig für mich. Denn wer ein Wissen um etwas hat, hat auch ein Gewissen. Und wo aus einem Wissen ein Gewissen wird, erwächst ein Bewusstsein. Und wo ein Bewusstsein ist, ist Haltung. Selbstbewusstsein ist gut und wichtig. Doch ist es nicht das, was ein Christusbewusstsein ausmacht.
1.3.24
Was liegt zwischen geboren und gelitten? Ein Leben. Ein Arbeitsleben. Ein selbst bestimmtes Leben. Worte, Taten, gelebte Liebe. Nicht der Rede wert? Oft ist das, was nicht gesagt wird, besonders viel wert. Doch sollte man das, was man tun und erreichen kann mit seiner eigenen Kraft, nicht zu hoch hängen. Ist das die Botschaft dieses wortlosen Zwischenraums im Credo? Der hier beschriebene Weg Jesu ist anziehend. Es gibt noch mehr im Leben als Selbstbestimmtheit. Will er das sagen? Das Entscheidende geschieht davor und danach. Der Weg Jesu, auf den ich einbiegen kann, nimmt mich in Dimensionen mit, die ich selbst nicht schaffen kann.
29.2.24
Empfangen – geboren – gelitten – gekreuzigt – gestorben – begraben. Das sind die Passivverben, die die erste Hälfte des Lebens Jesu im Credo des 4. Jahrhunderts, das in den Kirchen bekannt wird, beschreiben. Hinabgestiegen – auferstanden – aufgefahren – sitzen – wieder kommen – richten. Das sind die Aktivverben, die die zweite Hälfte des Lebens Jesu beschreiben. Also eine passive und eine aktive Sichtweise des Lebens Jesu. Was aber ist zwischen begraben und hinabgestiegen passiert? Wie kam es zur Wandlung von Passivität zu Aktivität?
28.2.24
Jede Frage hat einen Kontext. Die Frage „Warum musste Jesus sterben?“ hat den nachösterlichen Kontext. Und es gibt im Neuen Testament darauf nicht die eine, sondern viele Antworten – in den Briefen des Paulus und in den Evangelien. Wer also den Menschen nur eine Antwort präsentiert („Jesus ist für unsere Sünden gestorben!“) macht sich schuldig am Reichtum der Heiligen Schrift und vergeht sich am Glauben der Menschen. Denn die verschiedenen Antworten sind nicht zufällig und auch nicht willkürlich. Sie berücksichtigen die Resonanz des Menschen. Nicht jede Antwort findet bei jedem Menschen denselben „Anklang“. Dieser Vielfalt muss der und die verantwortliche Geistliche gerecht werden. Andererseits gibt es hoffentlich auch mündige Gläubige, die sich keinen Bären aufbinden lassen und ihre Geistlichen fragen: „Ist das die einzige Antwort?“ Wenn die Antwort „Ja“ lautet, dann darf der Christ sagen: „Wirklich? Die sagt mir aber nichts. Ist das alles, was die Bibel zu bieten hat?“ Spätestens dann muss sich der oder die Geistliche ans Bibelstudium machen, sonst geht ihnen noch jemand verloren…
27.2.24
Gestern Abend im ZDF: „Sie sagt. Er sagt.“ von Baldur von Schirach. Ein Vergewaltigungsprozess. Der Verteidiger der Klägerin führt den Grundsatz „in dubio pro reo“ (Im Zweifel für den Angeklagten) auf überzeugende Weise ad absurdum. Ein anderer Grundsatz ist für mich genauso zweifelhaft: die Wahrheit sagen. Das forderte die Richterin von den aufgerufenen Zeugen. „Die Wahrheit sagen“ klingt für mich so, als wäre da ein Mensch, der sich entschließt, nach der Wahrheit zu greifen und sie zu „sagen“. Quasi so wie wenn man in einem Geschäft nach einer Ware greift und sie dann hat und in den Warenkorb legt. Die Wahrheit als verfüg- und vorzeigbares Produkt! Möglicherweise wollte von Schirach auch diesen Grundsatz anzweifeln. Denn „die Wahrheit sagen“ geht nicht. Die Wahrheit als isoliertes Produkt gibt es nicht. Sie ist immer personenbezogen und es gibt sie nur auf der Beziehungsebene. Deshalb sollte die Frage der Richterin lauten: „Möchten Sie hier in diesem Gerichtssaal uns und allen Anwesenden gegenüber als wahrhaftige Person auftreten und ehrlich zu uns sein?“ Die „Wahrheit sagen“ ist eine Erwartung, die sich an einem Ideal orientiert. An Idealen ist aber die Menschheit noch immer gescheitert.
26.2.24
Das Menschliche ist wichtig – auch in der Kirche. Und manchmal ist ein Mensch einfach nicht zu ertragen – auch in der Kirche. Wie wohltuend ist ein Mensch, der auf einen zukommt und eine Zurückhaltung ausstrahlt, noch bevor er ein Wort gesprochen hat. Und es kommt ein Mensch auf einen zu, der einem die Luft nimmt, nachdem er einen Satz gesprochen hat, weil er sein dominantes Wesen verbergen kann. Gegenwart ist etwas sehr Heikles. Und gerade in ihr geschehen die wesentlichen Dinge des Lebens.
25.2.24
Der heutige Sonntag „Reminiscere“ („Gedenke!“) nimmt uns mit zur Barmherzigkeit Gottes. Er hat seinen Namen aus Psalm 25, wo es in Vers 6 heißt: „Gedenke, Herr, an deine Barmherzigkeit und an deine Güte, die von Ewigkeit her gewesen sind.“ Das dürfen wir und zu Zeiten, die zum Himmel schreien, sollen wir Gott wachrütteln und ihn an sein Wesen erinnern – sein Barmherzig sein. Sie ist es, die Jesus in Person war. Er war es, der sein Herz bei den Armen hatte, was im eigentlichen Sinn „Barmherzigkeit“ bedeutet.
24.2.24
Soll Kirche politisch sein? Auf jeden Fall. Allein schon ihre Existenz ist ein Politikum. Deshalb befremdet mich das Wort der katholischen Bischofskonferenz, demnach ein Christ niemals die AfD wählen dürfte, weil sie im Kern eine völkische Partei sei. Wenn die Kirche politisch sein will, dann darf sie nicht parteipolitisch argumentieren. Sie muss geistlich argumentieren. Aber sind wir im Blick auf die AfD schon so weit wie 1934, als sich die Bekennende Kirche leider zu spät zum Barmer Bekenntnis durchrang? Wenn schon, dann muss die Kirche in ihrem wegweisenden Wort auf ihrem Niveau bleiben. Und das ist geistlich. Die Frage an einen Christen würde dann heißen: Wenn du an Jesus, den auferstandenen Juden glaubst – kann du in diesem Glauben guten Gewissens die AfD wählen?
23.3.24
Wirklichkeitsmensch und Möglichkeitsmensch – eine hilfreiche Unterscheidung von Robert Musil. Von Franz Kafka sagt man, er sei ein Virtuose der Möglichkeiten gewesen. Doch was macht ein solcher Virtuose mit dem Nadelöhr der Wirklichkeit? Und muss sich ein Wirklichkeitsmensch nicht immer wieder mal fragen, ob er hinter seinen Möglichkeiten bleibt?
22.2.24
Der transzendente Mensch hat die wichtigste Frage des Lebens beantwortet: Was lohnt es, gewollt zu werden? Mit seiner Antwort, die er lebt, hat er keinen Platz in der Tagesordnung der Welt, zu der auch die Kirche gehört. Nach Kierkegaard kann nur der Einzelne die Wahrheit sein. Und das ist der transzendente Mensch. Deshalb fasziniert mich Jesus. Seine Antwort auf die Frage „Was lohnt es, gewollt zu werden?“ war das „Reich Gottes“. Deshalb war er nicht verheiratet. Das war der entscheidende Punkt, um von seiner Familie als „verrückt“ bezeichnet zu werden. Transzendenz und „laufender Betrieb“ kommen niemals zueinander. „Was sich gehört“ und „sein muss“ passen nicht zu einem transzendenten Menschen. Seine Antwort, die er lebt, ist sein Preis für ein „anderes“ Leben, das ihn zum Außenseiter macht. Der Antipode des transzendenten Menschen ist der Oberflächliche.
21.2.24
Großes Leid gibt es da, wo ein Mensch bevormundet wird und sich nicht entfalten kann.
20.2.24
Freiheit und Abstand sind Wohltaten des Alters.
19.2.24
Der Mensch hat eine Schieflage. Er möchte allmächtig sein. Das drückt sich in seinem Sorgen und seinem Hadern aus. Mit den Sorgen meint er, die Zukunft in den Griff zu bekommen. Mit dem Hadern meint er, die Vergangenheit ändern zu können. Wer kapiert, dass das keinen Sinn macht, lebt leichter. Jesus meinte, es sei eh besser, sich nicht zu sorgen und lieber die Blumen zu betrachten und über den Flug der Vögel zu staunen. Im JETZT leben könnte eine tägliche Übung sein.
18.2.24 Sonntag Invocavit
Im Bezug auf das Glaubensbekenntnis könnte man sich fragen: Was ist eigentlich passiert zwischen „Begraben“ und „Hinabgestiegen“? Wer das möchte, kann sich mit der aktuellen Predigt auf dieser Homepage unter „Predigten“ beschäftigen.
17.2.24
„Dem Herren musst du trauen, wenn dir´s soll wohlergehn; auf sein Werk musst du schauen, wenn dein Werk soll bestehn. Mit Sorgen und mit Grämen und mit selbsteigner Pein lässt Gott sich gar nichts nehmen, es muss erbeten sein.“ (Evangelisches Gesangbuch Nr. 361,2 Paul Gerhardt)
16.2.24
Die Kirche muss es vormachen. Sie muss sich der ständigen Aufgabe unterwerfen, ihre Worte und ihre Taten zu reflektieren und sich ihrer Wurzel bewusst zu werden. Das muss sie tun, wenn sie sich nicht verlieren will an Parteien und gesellschaftliche Strömungen. Dieser Prozess der Selbstreflexion ist die Grundbedingung dafür, dass Kirche als Botschafterin der Transzendenz geschätzt wird. Kirche ist für alle da. Aber nicht für jede Meinung.
15.2.24
Als ich in den 1980er Jahren mit meinen Konfirmanden das KZ Dachau besuchte, wollten wir in München auch in die Synagoge gehen. Sie lag in der Reichenbacherstraße. Als wir da ankamen, war das eine lange Straße mit Wohnblocks. Da also musste die Synagoge sein. Wir mussten nicht lange suchen. Denn sie wurde (damals schon) von einem Polizeiauto bewacht.
14.2.24
Aschermittwoch! Wird ab heute bis Ostern so hart gefastet wie zuvor ausgelassen gefeiert wurde? Oder geht man einfach nur zur Tagesordnung über? Und verpasst damit die Chance zur Transformation des eigenen Lebens?
13.2.24
Wer gegen Antisemitismus auf die Straße geht, sollte auch wissen, wofür er sich einsetzt. Was weiß ein so Demonstrierender von den Semiten und den Juden? Von Dietrich Bonhoeffer stammt der Ausruf: „Nur wer für die Juden schreit, darf gregorianisch singen.“ Sein Freund Eberhard Bethge hat das festgehalten. Ob es eine Reaktion Bonhoeffers auf die Rassengesetze von 1935 oder die Reichskristallnacht von 1938 war, ist nicht belegt. Was bedeutet die Überzeugung Bonhoeffers heute? Schön singen reicht nicht. Wer Lieder singt, die Jesus preisen, muss wissen, dass Jesus Jude war. Aus einem Lobpreislied muss der engagierte Einsatz für die Judenheit in Deutschland werden, sonst sind solche Lieder nur Geplärr (vgl. die Kultkritik des Propheten Amos).
12.2.24
Was ist die Wahrheit? Nach Sören Kierkegaard muss die Frage heißen: Wer ist die Wahrheit? Und seine Antwort war: der Einzelne. Nur ein einzelner Mensch kann die Wahrheit sein. Konsequenterweise war die Masse für Kierkegaard suspekt bis verdächtig.
11.2.24
Fasnetsonntag! Fasnetsonntag? Die Fasnet hat mit dem Sonntag so wenig zu tun wie der Sonntag mit der Fasnet. Der „Narr um Christi willen“ (1. Korinther 4,10) ist keine Silberberghexe. Die Kirche sollte „verrückt nach Christus“ sein. Attraktiv ist die Kirche, wenn sie bei ihrer eigenen „Verrücktheit“ bleibt.  Dem Fasten als christliche Tugend muss nicht ein Fress- und Saufgelage vorausgehen – wie seit dem 13. Jahrhundert belegt. Die Zeiten sind vorbei, in denen den Menschen bestimmte Speisen und Getränke von einer moralischen Institution für bestimmte Zeiten verboten werden. Fasten im modernen Sinn ist Maßhalten das ganze Jahr über. Extreme in jede Richtung sind nicht gesund.
10.2.24
Man kann Menschen nur gewinnen, wenn man sie nicht verloren gibt.
9.2.24
„Was passiert an Fastnacht?“, fragte ich heute in der 4. Grundschulklasse. Antwort: „Da wird der Winter vertrieben.“ Ich frage zurück: „Welcher Winter? Wieso soll etwas vertrieben werden, was es gar nicht mehr gibt?“ Die Schüler schauen mich fassungslos an, stimmen mir zu und kommen von selbst auf das Thema „Klimawandel“. „Man könnte aber die Autos vertreiben und alles Böse in der Welt“, schlug ein Schüler vor. Fastnacht verbinden die Kinder mit Verkleiden und Spaß. Und nicht vergessen, wo das Ganze herkommt: Carne valis  = „Fleisch lebe wohl!“.
8.2.24
Das Leben kann kein Spiel sein. Siegen und verlieren sind keine Kategorien für das Leben. Siegen und verlieren machen so gesehen auch keinen Sinn. Sie sind nicht nachhaltig. Ich frage mich ernsthaft: Was überwiegt beim Spielen mehr: die Lust zu gewinnen oder die Angst, nicht verlieren zu können?
7.2.24
Seit einiger Zeit beschäftigt mich die Frage: Was lohnt es, gewollt zu werden? Die Frage führt mich über mich selbst hinaus. Nur wohin? Jesus hat diese Frage für sich mit dem Einsatz für das „Reich Gottes“ beantwortet. Deshalb hat er auf einen zentralen Lebensinhalt eines damaligen jüdischen Mannes und Rabbis verzichtet: heiraten und Familie haben. Es geht also nicht darum zu fragen: Was will ich? Sondern darum zu fragen (wenn man sich denn auf diese Fährte begeben will): Was lohnt es, gewollt zu werden?